Les fonds multi-classes d’actifs qui utilisent de nouvelles techniques d’allocation en budget de risques, telles que les approches intégrant le risque dynamique ou le risk parity ont eu quelques difficultés au second semestre, selon une étude que vient de publier l’agence Fitch Ratings («European Multi-Asset Funds Dashboard Dec 2013"). A l’inverse, les fonds qui ont adopté une approche plus statique avec une exposition limitée à la duration et une exposition élevée aux actions et au high yield, s’en sont beaucoup mieux tiré.Les fonds multi-classes d’actifs continuent à rencontrer des difficultés avec l’allocation dynamique durant les périodes de renversement de tendance comme en mai/juin 2013 et durant les mois qui ont suivi. Les problèmes liés au timing et à l’ampleur de la réduction du risque et le relèvement subséquent de l’exposition au risque ont eu un impact sur la performance cumulée. La calibration des techniques d’ajustement des budgets de risques reste un chantier, en raison notamment de la mesure du risque qui, à l’instar du VIX, dépend d’indicateurs moins solides, relève l'étude.Dans un contexte de remontée des taux d’intérêt, les fonds de risk parity ont connu une année 2013 difficile, avec un rendement moyen de -0,1% pour le groupe de référence de Fitch, à comparer à une performance de 5,1% pour les fonds flexibles globaux.Ces problématiques vont probablement perdurer avec des marchés caractérisés par une basse volatilité, une forte corrélation des actifs et la pression à la hausse sur les taux d’intérêt.La collecte des fonds multi-classes d’actifs en euro, qui s’est poursuivie au second semestre, s'élève à 36,6 milliards d’euros sur les onze premiers mois de l’année. Sur ce total, les trois quarts sont allés dans des fonds flexibles dont l’allocation est laissée à la discrétion du gestionnaire et des fonds conservateurs avec une allocation actions de moins de 35%. Dans leur ensemble, les fonds multi-classes d’actifs se sont mieux comportés au second semestre par rapport au premier, la variation de la performance étant due pour l’essentiel au niveau d’allocation dans les actifs plus risqués.
Pas vraiment dans le consensus, Pictet Asset Management estime que les actions émergentes devraient intéresser davantage les investisseurs. Selon Frédéric Rollin qui présentait hier ses principales convictions d’investissement pour 2014, les actions émergentes sont bon marché relativement à leurs valorisations historiques. Elles présentent de son point de vue une sous-valorisation de l’ordre de 20%.Les flux devraient revenir sur les émergents dans un contexte où la croissance bénéficiaire des entreprises émergentes, en berne depuis 2011, devrait retrouver des couleurs dans les prochains mois compte tenu de la reprise de la croissance mondiale. Pictet surpondère par ailleurs les actions des pays développés mais avec des perspectives peut-être moins intéressantes que sur les marchés émergents, avec toutefois une mention spéciale pour le Japon où les réformes engagées devraient favoriser le retour durable de la croissance qui, même si elle reste encore modeste, est enfin au rendez-vous.Du côté de l’obligataire, Pictet surpondère le high yield des deux côtés de l’Atlantique avec peut-être une petite préférence pour le haut rendement européen, plus résistant aux hausses de taux.
La CCI Paris Ile-de-France et la Banque de France se sont rapprochées pour proposer à l’ensemble des acteurs de la Place de Paris une initiative commune visant à favoriser le financement des entreprises, notamment pour des entreprises de taille intermédiaire (ETI). L’ambition affichée porte sur le développement des placements privés sous la forme d’Euro PP – financement à moyen ou à long terme entre une entreprise et un nombre limité d’investisseurs – et, pour le court terme, sur l’extension de l’utilisation des billets de trésorerie, selon un communiqué publié le 8 janvier. L’objectif est, pour la Place de Paris, d’offrir une palette de sources de financement diversifiées en complément de l’offre existante sur un continuum de maturités. Cette initiative s’inscrit dans le nouveau contexte prudentiel et dans une perspective de reprise économique où le financement devra être disponible, notamment pour les PME et les TPE qui constituent une part essentielle du tissu économique de notre pays. Cette diversification des sources de financement est également de nature à renforcer la stabilité financière. Alors que diverses évolutions réglementaires intervenues en 2013 ont permis d’étendre le périmètre des placements autorisés aux entreprises d’assurance et de faciliter le développement de fonds de prêts, la Banque de France et la CCI Paris Ile-de-France ont pris l’initiative de rassembler les acteurs de la place financière de Paris dans toutes ses composantes – émetteurs, investisseurs, intermédiaires et autorités - afin de définir un cadre des pratiques essentielles, destiné à accompagner le développement de l’Euro PP, à la fois robuste et adapté aux besoins de financement des entreprises.
Trois fonds de placement et immobiliers de Credit Suisse ont enrichi leur portefeuille immobilier, procédant à des achats pour un montant de 533 millions de francs suisses, a annoncé le 8 janvier le groupe suisse.Le fonds de placement CSF Real Estate Switzerland (CSF RES) s’est porté acquéreur de sept immeubles en Suisse romande et dans le canton de Berne pour un montant de plus de 293 millions de francs suisses.Le fonds immobilier Credit Suisse Real Estate Interswiss (CS REF) et le fonds de placement CSF RES Commercial ont en outre acquis des surfaces commerciales pour un montant de plus de 240 millions de francs suisses..
En 2013, les encours des ETP sur matières premières ont connu une baisse record, enregistrant une diminution de près de 78 milliards de dollars pour s’établir à 122 milliards de dollars, selon un rapport publié le 8 janvier par ETF Securities. Cette chute brutale s’explique pour 91 % par la baisse des actifs des ETP sur l’or. Les encours des ETP sur l’or sont en effet passés de 147 milliards de dollars en début d’année à 76 milliards de dollars fin 2013, les ramenant ainsi aux niveaux d’avril 2010. Selon ETF Securities, 46 % de ce recul est lié à la chute de 28 % du prix de l’or, le solde résultant des sorties des investisseurs. Les actifs des ETP non or ont connu une baisse plus modeste de 7 milliards de dollars pour ressortir à 46 milliards de dollars. 91 % de cette baisse s’explique par un recul des prix, les retraits des investisseurs n’ayant compté que pour 9 % (soit 606 millions de dollars). ETF Securities reste relativement prudent pour 2014, estimant que «les perspectives pour les matières premières dépendront en grande partie de l’environnement macro-économique».
Oddo & Cie a annoncé la nomination de Pierre Colin au nouveau poste de directeur général délégué de la banque d’investissement. L’ancien patron de Bank of America en France jusqu’en 2011 coiffera les différents métiers de la banque d’affaires (Oddo Corporate Finance, dirigé par Fatine Layt) et devra accroître les synergies entre ces activités et celles d’intermédiation (Oddo Securities). Ce renfort intervient alors qu’Oddo a enregistré en 2011 et 2012 plusieurs défections d’associés du corporate finance, tels Dan Azerval ou Franck Ceddaha, qui ont rejoint récemment Aforge.
Goldman Sachs a déclaré avoir franchi en hausse le 2 janvier le seuil des 5% du capital de Solocal, pour détenir 5,15% du capital et 4,55% des droits de vote du groupe d’annuaires. «Ce franchissement de seuil résulte d’une acquisition d’actions Solocal hors marché», indique un avis de l’AMF. A travers d’autres entités juridiques, Goldman Sachs est actionnaire de la holding de tête et avait déjà procédé cet été à des allers-retours au capital de Solocal Group.
La Commission européenne estime selon un rapport de travail préliminaire consulté par le quotidien qu’une politique volontariste en matière d’énergies vertes pourrait permettre à horizon 2030 la création au sein de l’Union de 1,25 million d’emplois. La Commission doit présenter ses recommandations le 22 janvier, et le sujet doit être inscrit à l’ordre du jour du sommet européen des 20 et 21 mars prochains. Il s’agit de prolonger les objectifs déjà visés pour 2020, en portant par exemple de 20 à 40% la réduction des gaz à effet de serre par rapport à 1990 ou de 20 à 30% la part des renouvelables dans la consommation finale d’énergie.
Alors que la publication d’ordonnances portées par le gouvernement se fait toujours attendre, l’AMF a fait état de plus de soixante réponses à la consultation publique menée avec l’ACPR sur la réforme du financement participatif (crowdfunding). Les participants présentent des profils variés : plates-formes et associations professionnelles de crowdfunding, avocats, associations de consommateurs et associations professionnelles représentant les acteurs du financement «classique». En ce qui concerne le «crowdinvesting», c’est-à-dire la souscription de titres financiers selon un modèle participatif, le nouveau statut exclusif de conseiller en investissement participatif est bien accueilli. Celui-ci n’impose pas d’exigence de capital réglementaire à condition de ne pas dépasser 300.000 euros par projet. En revanche, le nouveau seuil d’exemption de prospectus pour les offres de titres, fixé à 300.000 euros, ne fait pas consensus.
Sans doute encouragé par le succès de l’émission de Dublin le 7 janvier, le Trésor portugais a fait part hier de son intention d’abonder sa ligne 4,75% d’échéance juin 2019. L’opération pourrait se dérouler dès aujourd’hui, pour un montant selon Reuters de 2,0 à 2,5 milliards d’euros. Barclays, Caixa BI, Goldman Sachs, HSBC, Morgan Stanley et la Société Générale ont été mandatées en vue de syndiquer cet emprunt. «La demande sera certainement là», selon le stratégiste obligataire de Natixis Cyril Regnat, qui estime que l’opération «va venir affirmer un peu plus la capacité du pays à sortir de son plan d’aide». Moody’s demain puis Standard & Poor’s la semaine prochaine doivent dévoiler leur actualisation de la note souveraine du Portugal. Les analystes de la Société Générale en attendent de «bonnes nouvelles», l’abondement prévu par Lisbonne étant susceptible de prouver aux agences que le Portugal est «de retour dans la partie».
Le crédit à la consommation a augmenté en novembre à son rythme le plus faible en sept mois outre-Atlantique, l’utilisation des cartes de crédit ayant fortement ralenti, signe que les ménages américains continuent à chercher à se désendetter. La production s’est élevée à 12,32 milliards de dollars, l’encours atteignant 4.810 milliards, selon la Fed.
La stratégie d’investissement responsable du FRR s’est initialement déclinée dans deux directions : Une politique active de vote aux assemblées générales des entreprises dont le FRR est actionnaire, par l’intermédiaire de ses gestionnaires, et ce conformément aux dispositions du décret du 19 décembre 2001. Le FRR a publié, le 10 février 2005, les lignes directrices en matière d’exercice des droits de vote que devront suivre ses gestionnaires. Ceux-ci ont d’ailleurs été en partie sélectionnés sur leur capacité à exercer à une large échelle ce droit, en tenant compte des orientations de leur client. Cette politique active est actuellement mise en ??uvre. La prise en compte dans la gestion des portefeuilles actions européennes de critères environnementaux, sociaux et de gouvernance. Dans le cadre de son premier appel d’offres (2003), le FRR a souhaité que les gestionnaires qu’il avait sélectionnés sur les mandats de gestion active des actions européennes (larges capitalisation) prennent un certain nombre d’engagements : un engagement de recherche et d’analyse pour intégrer des informations relatives au comportement social ou environnemental des entreprises, et ainsi évaluer leur qualité et fiabilité, sur la base en particulier des dix principes du Pacte Mondial de l’ONU (cf. document joint) ; un effort pour tenir compte des conclusions de cette recherche dans leur processus de sélection de valeurs ; un engagement de transparence et de reporting sur la manière dont les critères extra financiers auront été intégrés, et sur les éventuelles difficultés rencontrées ; un engagement d'échanges avec le FRR en matière de méthode et de recherche. Cette démarche a été approfondie à travers l’attribution de mandats dédiés à l’investissement socialement responsable, qui ont permis de répondre à la philosophie du Fonds, notamment à ses principes d’investissement socialement responsables et de mesurer, sur la durée, la valeur ajoutée en matière de performance financière et extra-financière d’un processus spécifiquement ISR. L’appel d’offres du FRR, lancé le 28 juin 2005 et finalisé le 25 avril 2006 a permis de sélectionner les gestionnaires de ces mandats dédiés à l’ISR. Le FRR a entrepris en 2006 une démarche d'évaluation de l’ensemble de son portefeuille au regard de critères extra-financiers. Enfin, en 2008, le Conseil de surveillance a adopté une Stratégie d’investissement responsable qui comporte 5 axes principaux : aller plus loin dans l’intégration des enjeux ESG dans la gestion des portefeuilles. Le FRR souhaite élargir progressivement sa démarche d’investissement responsable à l’ensemble des classes d’actifs, améliorer la prévention des risques extra-financiers. A cette fin, est créé un Comité de l’investissement responsable du Conseil de surveillance, continuer à exercer activement les droits de vote du FRR, analyser de manière plus précise l’impact des questions environnementales sur la stratégie d’investissement du FRR, participer de manière active aux travaux de recherche français et internationaux sur l’investissement responsable. Stratégie d’investissement socialement responsable pour 2013 - 2017 : cliquez ici
Le groupe de protection sociale B2V a créé une institution de prévoyance en partenariat avec la compagnie Allianz. Et cela afin de pouvoir proposer une offre en assurance de personnes aux entreprises du secteur interprofessionnel qu’il couvre en retraite complémentaire. L’agrément de l’institution de prévoyance B2V Prévoyance par l’ACPR est paru au Journal officiel du 29 décembre. L’aboutissement d’un dossier engagé depuis plusieurs années par le groupe de protection sociale (GPS) B2V. Si ce GPS intervient pour toute la protection sociale complémentaire de la branche assurance et se positionne comme groupe de référence de l’enseignement privé, il compte également quelque 20 000 entreprises du secteur interprofessionnel adhérentes en retraite complémentaire. «A la demande de nos clients, les administrateurs ont souhaité pouvoir leur proposer une offre complète en assurance de personnes, ce qui exigeait la création de cette IP», explique Isabelle Pécou, directeur général du groupe B2V. En partenariat avec Allianz Cette création a été réalisée en partenariat avec le groupe Allianz. «Nous avions besoin d’un partenaire en capacité de prêter les fonds propres nécessaires au démarrage de l’IP, d’intervenir en tant que réassureur de référence et disposant également d’un réseau de distribution nationale», poursuit la dirigeante de B2V, qui insiste sur le caractère «modeste» de la démarche, en cohérence avec l’orientation stratégique d’un développement raisonné de ce groupe paritaire de taille moyenne qui affiche 2 Md€ d’encaissement de cotisations par an, pour 960 000 participants et 30 000 entreprises adhérentes. Qualité de gestion et proximité L’objectif est de parvenir à un chiffre d’affaires de 100 M€ d’ici à cinq ans. Positionnée sur les garanties santé, prévoyance, rente de conjoint et d’orphelin ainsi que les indemnités de fin de carrière (IFC), cette institution de prévoyance interviendra sur trois segments : les adhérents interprofessionnels du GPS donc, mais également les accords de branche et les affaires apportées par le courtage. Et cela en faisant valoir notamment son expérience - «Nous sommes gestionnaires de contrats de branche depuis près de 60 ans», précise Isabelle Pécou - , sa «qualité de gestion» et sa « proximité » avec les entreprises.
Goldman Sachs a déclaré avoir franchi en hausse, le 2 janvier 2014, le seuil des 5% du capital de Solocal, pour détenir 5,15% du capital et 4,55% des droits de vote du grope d’annuaires. «Ce franchissement de seuil résulte d’une acquisition d’actions Solocal hors marché», indique un avis de l’AMF. A travers d’autres entités juridiques, Goldman Sachs est actionnaire de la holding de tête et avait déjà procédé cet été à des allers-retours au capital de Solocal Group.
Oddo & Cie a annoncé mercredi la nomination de Pierre Colin au nouveau poste de directeur général délégué de la banque d’investissement. L’ancien patron de Bank of America en France jusqu’en 2011 coiffera les différents métiers de la banque d’affaires (Oddo Corporate Finance, dirigé par Fatine Layt) et devra renforcer les synergies entre ces activités et celles d’intermédiation (Oddo Securities). Enarque, Pierre Colin était depuis 2012 directeur général et membre du Directoire de Yam Invest, une société d’investissement indépendante créée par des entrepreneurs européens. Ce renfort intervient alors qu’Oddo a enregistré en 2011 et 2012 plusieurs défections d’associés du corporate finance, tels Dan Azerval ou Franck Ceddaha, qui ont rejoint récemment Aforge.
Forte de son expertise dans une gestion à vocation patrimoniale avec sa gamme «Manageurs» de fonds d’actions et sa gamme de fonds totalement flexibles, la société de gestion indépendante Dorval Finance a annoncé le 7 janvier à l’occasion de la présentation de sa stratégie d’investissement 2014 qu’elle avait décidé d'étendre sa gamme «Manageurs» en lançant le fonds Dorval Manageurs Small Cap Euro.La société pourrait ainsi mettre à profit dans ce fonds son expérience de plus de huit ans dans la sélection de manageurs de qualité et de petites sociétés. Des petites sociétés qui ont représenté historiquement près de la moitié des allocations actions du fonds Dorval Manageurs et ont contribué en grande partie à ses bonnes performances.Pour le nouveau fonds, Dorval Finance a élargi son spectre d’investissement à un univers small cap de 785 valeurs éligibles au PEA, réparties sur toute la zone euro, parmi lesquelles 235 valeurs en Allemagne, 172 en France, 97 en Italie représentant près des deux tiers de l’univers d’investissement, dotées d’une capitalisation boursière comprise entre 50 millions d’euros et 7 milliards d’euros, en adéquation avec le filtre managérial développé par l'équipe de gestion et répondant à ses thématiques d’investissement transversales ou sectorielles.Le fonds, qui a une capacité de 100 millions d’euros, sera investi à 80% environ dans des sociétés cotées d’une capitalisation comprise entre 250 millions d’euros et 2 milliards d’euros (40%), ainsi que dans des sociétés d’une capitalisation inférieure à 250 millions d’euros (40%).La méthodologie flexibles propre à Dorval Finance sera mise en œuvre au travers notamment de la variation du taux d’exposition dans les limites réglementaires, à savoir 75% à 100% en actions éligibles au PEA, le solde du portefeuille étant investi en cash ou en grosses capitalisations afin d’assurer la liquidité du fonds. La méthodologie prend également en compte l'évolution du style de gestion entre valeurs de croissance et valeurs décotées, ainsi que le scénario macro-économique, d’un processus de sélection de sociétés fondé sur l’analyse de la cohérence du couple «manageurs-entreprises» et des perspectives de croissance des résultats et des niveaux de valorisation.Le président de Dorval Finance, Louis Bert, a estimé que le lancement de ce fonds intervenait à un moment favorable du cycle et au début d’une année qui devrait à nouveau être favorable aux actions en raison d’un mix croissance/politique monétaire porteur. Dans ce cadre, la société de gestion favorise l’Europe et plus particulièrement les valeurs décotées et les petites et moyennes capitalisations qui bénéficieront de la matérialisation de la croissance économique. Pour Louis Bert, l’année 2014 se présente sous les meilleurs auspices après une année 2013 durant laquelle Dorval Finance a réalisé une collecte nette de 53 millions d’euros, qui a porté ses actifs sous gestion à environ 360 millions d’euros.
On ne change pas une formule qui gagne. Tel est le credo de Diamant Bleu Gestion, la société de gestion détenue à 15 % par La Française AM via NextAM. Ainsi, après avoir «envoyé un message fort et contrariant en 2013 qui était de dire qu’il fallait acheter des actions de la zone euro», selon Hugues Le Maire, son associé fondateur, Diamant Bleu Gestion persiste et signe. «2014 sera à nouveau l’année des actions et en particulier des actions européennes, affirme Christian Jimenez, associé fondateur de la société de gestion. Les actions vont être la seule classe d’actifs qui va payer en cette année, et en particulier dans la zone euro.» La société de gestion estime en effet que les opportunités ont rarement été si nombreuses sur ce terrain, les actions demeurant la classe d’actifs la plus attractive et parmi les moins chères au monde. «Des groupes de sociétés sont aujourd’hui sous-valorisés et constituent de ce fait un gisement de valeur considérable», observe Hugues Le Maire qui accorde ses faveurs à trois secteurs d’activités en particulier: les matières premières, les banques et l’automobile. De fait, son pari en 2013 sur les actions a porté ses fruits. Ses deux fonds phares, Diamant Bleu et Diamant Bleu Monde ont affiché des rendements respectifs de +5,25 % et +17,34 % l’an dernier. A contrario, la société de gestion reste volontairement à l’écart de l’obligataire et du monétaire. «Sur le monétaire, les taux bas devraient le reste et ce n’est pas un actif sur lequel investir, souligne Christian Jimenez. Sur l’obligataire, le risque d’une remontée des taux demeure élevé et les obligations souveraines et corporate sont trop chères.» En 2014, Diamant Bleu Gestion compte surtout poursuivre sa croissance. Après l’acquisition d’Orchidée Finance en 2012 et l’ouverture fin décembre 2013 de Diamant Bleu Gestion Canada à Montréal, sa première implantation internationale, la société de gestion a actuellement d’autres projets en cours. «Nous avons des discussions en France en vue d’une acquisition dans le but de compléter notre expertise», ne cache pas Christian Jimenez, sans en dévoiler davantage sur sa cible. De même, ses regards restent tournés vers l’international, ayant «toujours une arrière-pensée en Asie mais cela ne se fera pas avant 2015», précise Christian Jimenez. Enfin, alors que sa clientèle est composée à 95 % d’investisseurs institutionnels, Diamant Bleu Gestion entend pousser les feux auprès des particuliers. «Nous avons commencé à discuter avec des groupements de CGPI et c’est un des nos objectifs pour notre développement de s’ouvrir aux particuliers», reconnaît Christian Jimenez. A fin 2013, Diamant Bleu Gestion affiche un encours sous gestion de 179 millions d’euros, en progression de 26 millions sur un an grâce notamment à une collecte nette d’environ 20 millions d’euros.
Avec 17,5 milliards d’euros engagés sur l’année 2013, le marché de l’investissement en immobilier d’entreprise en France aura confirmé sa solidité, avec un niveau similaire à celui enregistré en 2012 (17,8 milliards d’euros), note BNP Paribas Real Estate à l’occasion de la publication des indicateurs Immostat pour le 4ème trimestre. «Cette apparente stabilité masque néanmoins des évolutions», précise l’acteur spécialisé. Les transactions de plus de 100 millions d’euros affichent une proportion importante (près 50 %) grâce en particulier à des transactions emblématiques en hôtellerie, qui représentent 10 % des acquisitions.Les bureaux sont toujours en tête de l’allocation des investissements, avec 64 % du total, mais leur positionnement évolue. « En 2012, 52 % des acquéreurs en bureaux s’étaient positionnés dans Paris intra-muros. À l’inverse, en 2013, la part des investissements dans la capitale a fondu (37 %) et la première périphérie francilienne est devenue la localisation privilégiée (48 %). C’est le signe d’une moindre aversion au risque des acteurs », explique Richard Malle, directeur Research France de BNP Paribas Real Estate.
Les petites valeurs cotées en Bourse affichent en moyenne des performances supérieures aux grandes entreprises du CAC 40, observe Les Echos. De fait, en 2013, l’indice CAC Mid & Small a progressé de presque 27 % contre 18 % pour le CAC 40. Depuis 2000, c’est la 11ème année sur 14 que les PME et ETI (entreprises de taille intermédiaire) font mieux que leurs grands groupes. Plusieurs spécialistes interrogées par le quotidien s’attendent à une poursuite de cette tendance en 2014. Ainsi, les analystes prévoient une croissance des bénéfices par action de 13 % sur les douze prochains mois, contre 10% pour le CAC 40.
Alan Wu, ancien gérant de portefeuille de la société CSOP Asset Management basée à Hong Kong, envisage de lancer en ce début d’année un fonds quantitatif dédié à la Chine, rapporte Hedge Fund Intelligence.Alan Wu a quitté CSOP il y a quelques mois pour créer sa propre structure.
Le London Pensions Fund Authority (LPFA), l’un des plus gros fonds de pension britanniques dédié aux collectivités locales (4,6 milliards de livres d’actifs sous gestion), a annoncé la nomination de Susan Martin au poste de chief executive officer.Susan Martin, qui travaille pour le fonds de pension depuis 2007, aura notamment en charge l’adaptation du fonds de pension aux exigences de l’environnement économique et réglementaire.
La niche de l’investissement émotionnel ou «passion investment» peut mieux faire qu’une allocation classique en actions. Selon un nouvel indice que vient de lancer le britannique Coutts en partenariat avec Fathom Consulting, le Coutts Index: Objects of Desire, les investissements liés par exemple à une passion pour les objets d’art dégagent généralement des performances supérieures aux investissements en actions.L’indice tente d'évaluer le rendement en devises locales (net des coûts de détention) d’une quinzaine d’actifs dans deux grandes catégories : l’immobilier de prestige et les investissements alternatifs qui comprennent notamment les beaux-arts, les objectifs de collection ou encore les objets précieux. Ce sont les voitures de collection qui affichent les meilleures performances depuis 2005, avec un gain de 257% qui dépasse tous les autres investissements de plus de 80 points de pourcentage sur la période considérée de sept ans et demi. Les montres de collection tiennent également le choc avec une progression de 176% entre 2005 et le 30 juin 2013. Les bijoux affichent une progression de 146% sur la période, tandis que dans le secteur des beaux-arts, les œuvres chinoises traditionnelles se distinguent avec un gain de 163%. Le nouvel indice Coutts, exprimé en dollars, a progressé pour l’ensemble de l'échantillon considéré de 82% sur la période de référence alors que l’indice MSCI All Country Equity a enregistré dans le même temps une hausse de seulement 53%, toujours exprimé en dollars.
En décembre, l’indice HSBC EMI (*) s’est fixé à 51,6, marquant une baisse par rapport au mois précédent (52,1). « En termes relatifs, la performance des marchés émergents est décevante, tout au moins par rapport aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni où les mêmes indices ont atteint des niveaux autour de 60. L’indice agrégé cache cependant une multitude d’expériences différentes : quelques pays sont beaucoup plus dynamiques que d’autres », explique dans un communiqué Stephen King, chef économiste pour le groupe HSBC. " La tentative de la Chine de passer d’une croissance pré-crise tirée par les exportations, à une croissance post-crise tirée par la demande intérieure, a engendré une croissance excessive du crédit, beaucoup d’investissements gaspillés dans les infrastructures et un marché de la propriété en surchauffe, indique le cadre : inévitablement, la moindre baisse de pression dans ce système entraîne des taux de croissance plus modestes », ajoute-t-il. De leur côté, « l’Inde, le Brésil et l’Indonésie ont connu un accroissement rapide de leurs déficits courants ces dernières années, dus en partie à l’afflux substantiel de capitaux spéculatifs. Dans le contexte de « tapering » de la FED et de taux à long terme qui remontent dans les économies matures, ces afflux ont commencé à diminuer, faisant baisser la pression sur les monnaies et l’augmentant sur les coûts de financement internes, et ralentissant de fait le rythme de la croissance économique.(*) Indice basé sur les indices PMI des 16 principaux pays émergents : Arabie Saoudite, Brésil, Chine, Corée du Sud, Egypte, Emirats Arabes Unis, Hong Kong, Inde, Indonésie, Mexique, Pologne, République Tchèque, Russie, Taiwan, Turquie et Vietnam
Les actifs des fonds d’investissement dans le monde se sont accrus de 1,9% au troisième trimestre pour s'établir à 23.370 milliards d’euros à fin septembre, selon les derniers chiffres communiqués par l’association européenne des gestionnaires d’actifs (Efama). Exprimés en dollars, les actifs ont progressé de 5,2% durant la même période pour s'établir à 31.560 milliards de dollars.La collecte nette s’est élevée au troisième trimestre à 182 milliards d’euros, contre 109 milliards d’euros au trimestre précédent. A l’origine de cette évolution, le retour des fonds monétaires en territoire positif, avec une collecte nette de 81 milliards d’euros, à comparer à une décollecte nette de 84 milliards d’euros au deuxième trimestre. La collecte du troisième trimestre est due pour l’essentiel aux fonds monétaires américains qui ont enregistré une collecte nette de 71 milliards d’euros alors que les fonds monétaires européens ont encore décollecté pour un montant net de 9 milliards d’euros.Les fonds de long terme (c’est-à-dire hors fonds monétaires) ont encore attiré 100 milliards d’euros au troisième trimestre, un montant substantiel mais nettement en retrait par rapport au trimestre précédent (193 milliards d’euros).Les fonds d’actions ont terminé le troisième trimestre sur une collecte nette de 61 milliards d’euros, contre 28 milliards d’euros au deuxième trimestre. Les fonds obligataires ont en revanche subi leur première décollecte depuis le quatrième trimestre 2008, pour un montant net de 37 milliards d’euros, alors qu’ils avaient enregistré une collecte nette de 31 milliards d’euros au deuxième trimestre. Les fonds diversifiés ont vu leur collecte nette diminuer à 47 milliards d’euros contre 57 milliards d’euros au deuxième trimestre.
Le quotidien brésilien cite le responsable local de Standard & Poor’s, Joydeep Mukherji, assurant que les élections générales prévues en octobre ne sauraient empêcher l’agence de notation de dégrader la notation du pays. Une décision possible selon le représentant de S&P, qui n’attendra pas le résultat des élections.
Matteo Renzi, le nouveau chef de file du Parti démocrate, s’est déclaré partisan d’une hausse de la fiscalité sur les revenus financiers en Italie afin de pouvoir abaisser les coûts du travail. Il présentera cette proposition dans le cadre d’un ensemble plus large de réformes. Le maire de Florence a été élu en décembre à la tête de la principale composante du gouvernement de coalition d’Enrico Letta.
La direction générale du travail d’Ile-de-France exige que Natixis modifie les conditions de son plan de départs volontaires, dans un courrier adressé fin décembre à la banque et consulté par L’Agefi. Après un accord d’entreprise signé en septembre dernier, la filiale de BPCE a annoncé 700 suppressions de postes, dont 537 d’ores et déjà programmées. Or l’administration pourrait «faire obstacle à la validation ou à l’homologation d(u) projet de plan de sauvegarde» indique le courrier, en se référant aux règles sur les licenciements collectifs prévues par la loi de sécurisation de l’emploi promulguée en juin. La direction du travail conteste notamment la notion de départs «volontaires» car le projet prévoit «des suppressions de postes voire des fermetures d’activités». Elle critique aussi les règles des congés de fin de carrière et demande un chiffrage du plan et des précisions sur les mobilités internes, notamment les transferts de postes de fixed income à Londres. Enfin le calendrier des négociations devra être allongé.
La direction régionale du travail (Direccte) d’Ile-de-France a mis en garde fin décembre Natixis SA contre légalité de son projet de 537 suppressions de postes, premier volet d’une restructuration qui prévoit 700 suppressions de postes d’ici à 2015. Depuis la réforme des règles de licenciement collectif votée en juin, tout projet de plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) doit recevoir en amont un avis positif de l’administration, qu’il ait fait l’objet ou pas d’un accord avec les syndicats. La Direccte invite Natixis à modifier certaines conditions de son plan.
Les fonds de capital investissement ont levé un total de 431 milliards de dollars sur l’ensemble de l’année 2013, soit une progression de 12 % par rapport à 2012, selon les données publiées par Preqin. Il s’agit du niveau le plus élevé de levées de fonds enregistré depuis la crise financière, révèle le cabinet d’étude, même si les montants affichés restent encore bien loin du pic de 2008 (688 millions de dollars). La croissance enregistrée en 2013 a été portée par les fortes levées de fonds des fonds centrés sur l’Amérique du Nord et l’Europe. De fait, les fonds de capital investissement axés sur l’Amérique du Nord ont levé 266 milliards de dollars en 2013, en progression de 33 % par rapport à 2012, observe Preqin. En parallèle, les fonds orientés sur l’Europe ont enregistré 104 milliards de dollars de levées de capitaux, contre 94 milliards en 2012. En revanche, les véhicules centrés sur l’Asie et le reste du monde ont totalisé 61 milliards de dollars de levées de fonds en 2013, contre 86 milliards un an plus tôt.