Les fonds d’actions commercialisés en Europe ont collecté l’an dernier dans presque tous les principaux pays européens, avec toutefois quelques exceptions. Ces fonds ont collecté au total 92 milliards d’euros l’an dernier.Les statistiques de Lipper sur l’année 2013 montrent notamment que les fonds d’actions commercialisés en Allemagne ont subi une décollecte de près de 6 milliards d’euros. La décollecte approche les 3 milliards d’euros en Belgique et elle s'élève à 1,71 milliard d’euros pour les Pays-Bas. En France, les fonds d’actions ont engrangé une collecte nette de 2,43 milliards d’euros. La collecte a également été au rendez-vous en Espagne (2,83 milliards d’euros) et dans les pays scandinaves (4,2 milliards d’euros en Suède et 1,24 milliard d’euros en Norvège).Les fonds diversifiés ont eu beaucoup plus de succès auprès des investisseurs européens, entre autres auprès des investisseurs allemands qui ont engagé plus de 9,5 milliards d’euros dans ces stratégies. Les investisseurs italiens, peu attirés par les fonds d’actions (182 millions d’euros de collecte), ont engagé près de 18 milliards d’euros dans les fonds diversifiés et les investisseurs britanniques près de 12 milliards d’euros.
Le monde compte un nombre record de milliardaires, selon le magazine américain Forbes, cité par L’Echo. Ils sont désormais 1.645, soit une hausse de 15,3% sur un an. 75 % d’entre eux ont eux-mêmes construit leur fortune tandis que le reste en a totalement ou partiellement hérité. Tous ensemble, ils pèsent 6.400 milliards de dollars contre 5.400 milliards l’an dernier, selon Forbes.
Lyxor Asset Management (Lyxor) a annoncé le 3 mars le lancement de 3 ETF Double Short sur obligations d’Etat. qui offrent aux investisseurs une protection contre une hausse des taux. Ces trois produits, LYXOR UCITS ETF Daily Double Short 10Y US Treasury - C – USD (FR0011607084), LYXOR UCITS ETF Daily Double Short 10Y Japan Govt Bonds - C-USD (FR0011614189) et, enfin, LYXOR UCITS ETF Daily Double Short 10Y UK GILTS - C-GBP (FR0011614031), sont chargés à 0,20%.Les taux d’intérêt sont proches de leur plus bas de 30 ans et les emprunts d’Etat deviennent relativement plus exposés à des baisses qu'à des hausses de prix. Avec des niveaux d’endettement élevés, une croissance atone et des rythmes de réfome fiscale différents selon les régions, il devient nécessaire de disposer d’outils de couverture pour se protéger face à une éventuelle hausse des taux des emprunts d’Etat à long terme dans les différentes devises majeures, explique Lyxor. C’est à cet objectif que répondent les nouveaux ETF Double Short sur les bons du Trésor américain, les Gilts et les emprunts d’Etat japonais. Ils viennent compléter le Lyxor ETF Daily Double Short Bund dont les encours s’élèvent déjà à 600 millions d’euros d’actifs sous gestion au 20 février et le Lyxor ETF Double Short BTP (150 millions d’euros sous gestion). Grâce à leur exposition Double Short, ils permettent de couvrir les actifs d’un portefeuille obligataire, moyennant un investissement en capital inférieur et des frais limités. Ces ETF viennent enrichir la gamme de solutions obligataires proposées par Lyxor.
La plupart des sociétés de gestion saluent les avantages pour le front office de l’iBOR (investment book of record) qui permet de centraliser la tenue de position sur l’ensemble du cycle de vie de chaque transaction et donne aux gestionnaires une vue complète de leurs positions et expositions.Selon une enquête réalisée par SimCorp au cours d’un récent séminaire en ligne aux Etats-Unis, l’IBOR est de plus en plus pertinent pour le front-office puisque 60 % des répondants (136 responsables buy-side issus de 79 sociétés de gestion) indiquent que ce sont principalement les gestionnaires de portefeuille et les traders qui en récoltent les avantages.Selon 94 % des répondants, il est important que les dirigeants de l’entreprise mesurent tout l’intérêt de l’IBOR pour obtenir une vue intraday des opérations de trading et de gestion de portefeuille. 95 % des répondants reconnaissent l’importance d’avoir accès à la demande aux calculs de portefeuille pour l’ensemble des classes d’actifs mais pour autant, ils ne sont que 46 % à déclarer être en mesure de produire un aperçu instantané des positions intraday.On observe aussi que 63 % des répondants admettent que le front, le middle et le back-office ne partagent pas un même ensemble de données de position en temps réel et que 58 % des répondants indiquent qu’ils n’ont pas de projet d’IBOR en 2014. Pourtant, selon David Kubersky, directeur général de SimCorp pour l’Amérique du Nord, «la mise en place d’un IBOR est un projet d’entreprise, devant fédérer tous les acteurs concernés au sein des sociétés. Une étude récente montre, par exemple, qu’en se dotant de fonctionnalités de gestion d’actifs améliorées, les établissements financiers obtiennent des gains de productivité et de rentabilité qui génèrent entre 51 et 242 points de base de l’alpha retenu. C’est bien la preuve que l’IBOR n’est pas juste la dernière tendance à la mode de cette industrie. »
Virginie Maisonneuve, qui dirige depuis la mi-janvier les activités actions chez Pimco, laisse entendre dans un entretien au Börsen Zeitung que le pôle actions devrait connaître de nombreux changements au cours des douze prochains mois. Pimco, dont les actifs gérés pour compte de tiers s'élèvent à quelque 1.500 milliards de dollars, veut réduire sa dépendance vis-à-vis de l’obligataire en développant notamment son pôle actions. Actuellement, les stratégies actions gérées activement représentent 12 milliards de dollars, auxquelles s’ajoutent des stratégies indicielles qui pèsent quelque 43 milliards de dollars.
Le marché obligataire des PME allemandes a aussi eu son lot de déboires ces dernières années. Dans ce contexte, les entreprises allemandes semblent de plus en plus susceptibles d’introduire des covenants dans leurs contrats alors que parallèlement, les investisseurs manifestent un intérêt croissant pour ces clauses spécifiques.Selon une étude réalisée par l’agence de notation allemande Scope sur un échantillon de 157 obligations cotées émises par des PME, la probabilité de trouver des covenants dans le cadre d’une émission est de plus en plus forte depuis 2010.En 2010, les émissions obligataires comprenaient en moyenne un covenant, elles en proposaient 3,5 en 2013. Moins de 6% des obligations émises depuis 2010 ne comprenaient aucun covenant. Si la tendance est bien là, le contenu est encore très loin de donner satisfaction. L'étude a constaté des écarts spectaculaires dans la qualité des covenants. «De notre point de vue, les obligations sont encore trop nombreuses à ne proposer que des covenants convenus qui n’offrent pas une réelle protection aux porteurs obligataires», estime Scope.Le marché obligataire allemand est encore loin de disposer d’une gamme standardisée de covenants équivalente à celle existante sur des marchés bien établis comme celui des grosses capitalisations allemandes ou encore du segment high yield aux Etats-Unis. Les covenants financiers notamment, qui sont censés apporter une protection substantielle au porteur obligataire, ont été jusqu’ici très peu utilisés, relève l'étude. Seulement une émission sur dix proposait l’an dernier des covenants financiers.L'étude relève aussi que les émissions obligataires assorties de structures complexes de covenants obtiennent des taux de souscription supérieurs à la moyenne. Autrement dit, les investisseurs semblent attacher beaucoup d’importance à des covenants exhaustifs qui peuvent contribuer à un retour de la confiance chez les investisseurs.
Les fonds Ucits de long terme ont enregistré l’an dernier une collecte nette de 313 milliards d’euros, contre 233 milliards d’euros en 2012, selon les dernières statistiques communiquées par l’association européenne des gestionnaires d’actifs (Efama).Les fonds diversifiés ont attiré 114 milliards d’euros, les fonds d’actions 99 milliards d’euros et les fonds obligataires 70 milliards d’euros.La collecte des fonds non coordonnés s’est élevée à 181 milliards d’euros en 2013 contre 114 milliards d’euros l’année précédente. Les fonds institutionnels ont engrangé 154 milliards d’euros contre 107 milliards d’euros en 2012, grâce à la forte demande des assureurs, des fonds de pension et d’autres acteurs insitutionnels.Dans un environnement de taux d’intérêt toujours très bas, la décollecte des fonds monétaires s’est accentuée l’an dernier à 84 milliards d’euros contre 37 milliards d’euros en 2012.La collecte cumulée des fonds Ucits et non-Ucits ressort à 410 milliards d’euros pour 2013, à comparer à 307 milliards d’euros l’année précédente.Les actifs des fonds en Europe se sont accrus l’an dernier de 8,9% à 9.788 milliards d’euros, avec notamment une progression de 9% des actifs des fonds coordonnés à 6.866 milliards d’euros. Les actifs des fonds représentaient ainsi 68% du PIB à fin 2013 contre 63% un an plus tôt.On relève toutefois que les actifs des fonds Ucits ont enregistré des progressions à deux chiffres entre autres au Royaume-Uni (13,1%), en Allemagne (11,8%), en Espagne (24,2%), en Italie (13,5%), en Suède (17,7%) alors qu’ils reculaient de 0,5% en France.
Fidelity Worldwie Investment a annoncé le 3 mars le lancement sur le marché allemand de nouveaux fonds à horizon, Fidelity Target Fund 2045 et Fidelity Target Fund 2050. Ces deux produits viennent compléter la gamme de fonds à horizon disponibles (2015 à 2040 avec des intervalles de cinq ans).Fidelity, qui propose des fonds à horizon outre-Rhin depuis 2003, estime que le marché allemand des fonds à horizon pourrait fortement augmenter au cours des dix prochaines années. D’ici à 2020, les actifs gérés dans ces fonds pourraient atteindre 15 à 20 milliards d’euros contre 2 à 5 milliards d’euros actuellement.
La Commission européenne a adopté aujourd’hui des normes techniques de réglementation définissant les critères de recensement des catégories de personnel dont les activités professionnelles ont une incidence significative sur le profil de risque d’un établissement (les «preneurs de risques significatifs»), selon un communiqué. Cette catégorie pouvait varier significativement entre des banques ayant le même profil, ou d’une année à l’autre au sein d’un même établissement. Elaborés avec l’Autorité bancaire européenne (EBA), ces normes fixent 15 critères qualitatifs (par exemple, être membre de l’organe de direction) et des critères quantitatifs. A cet égard, un membre du personnel auquel ne s’applique aucun des critères qualitatifs peut néanmoins être considéré comme un preneur de risques significatifs si sa rémunération totale est supérieure à 500.000 euros par an, ou s’il fait partie des 0,3% des membres du personnel de l'établissement les mieux payés, ou s’il gagne plus que le membre le moins payé de la direction générale ou que d’autres preneurs de risques significatifs. Les règles de plafonnement des bonus (à 100% ou 200% du fixe) adoptées en 2013 s’appliquent à ces professionnels.
Le courtier américain a fait part lundi du rachat du gérant alternatif Fintan Partners. Fondé en 2005, Fintan est un spécialiste des fonds de hedge funds fixed income. Il gérait près d’un milliard de dollars au 1er novembre 2013. Cantor Fitzgerald essaie de diversifier ses activités dans la gestion de fonds et les actifs alternatifs alors que son activité traditionnelle ralentit.
A l’occasion d’une nouvelle augmentation de capital, la société d’investissement cotée a augmenté sa participation dans le fournisseur africain d’infrastructures de téléphonie IHS, dont la valeur a triplé depuis un premier investissement réalisé en 2012. Il accroît ses parts dans la société
Alors que le ton monte entre la Commission européenne et le régulateur britannique, accusé par la première de chercher à contourner ses règles, le président du Treasury Select Committee, l'équivalent de la Cour des comptes, estime que les pratiques des banques britanniques sont «viciées».
La banque américaine va verser 400 millions de dollars afin de solder des poursuites engagées par l’assureur obligataire Syncora Guarantee concernant des MBS défaillants. Cette transaction apparaît dans les comptes 2013 de Syncora publiés vendredi.
La société d’investissement américaine a conclu le rachat de l’activité sud-coréenne «incendie et sécurité» de Tyco International pour un montant de 1,93 milliard de dollars. Il s’agit de la plus grosse opération de capital-investissement valorisée en dollar depuis plus de 5 ans. Carlyle a sécurisé un financement obligataire auprès de Korea Exchange Bank, Kookmin Bank, Industrial Bank of Korea, Korea Investment & Securities et UBS.
Le courtier américain Cantor Fitzgerald a annoncé lundi le rachat du gérant alternatif Fintan Partners. Fondé en 2005, Fintan est un spécialiste des fonds de hedge funds fixed income. Il gérait près d’un milliard de dollars au 1er novembre 2013. Cantor Fitzgerald essaie de diversifier ses activités dans la gestion de fonds et les actifs alternatifs alors que son activité traditionnelle ralentit.
La croissance du secteur manufacturier américain s’est accélérée en février, soutenue par les nouvelles commandes, après avoir touché en janvier un plus bas de huit mois. L’indice ISM est ressorti à 53,2 contre 51,3 en janvier. L’enquête montre une inversion de tendance après deux mois de ralentissement d’affilée mais l’indice reste inférieur à son pic de 57 atteint en novembre dernier.
Les dépenses de consommation des ménages aux Etats-Unis ont augmenté plus qu’attendu en janvier, ce qui peut s’expliquer par la forte demande de chauffage provoquée par des températures bien inférieures aux normales saisonnières. Le département du Commerce a fait état d’une hausse de 0,4% de ces dépenses, qui fait suite à une augmentation de 0,1% (révisé de +0,4%) en décembre.
En dépit des craintes de surévaluation que le marché du crédit suscite ici ou là, les panélistes de L’Agefi restent surpondérés. On ne peut nier que le crédit soit à un niveau historiquement cher, et pourtant il est soutenu par de solides fondamentaux, précisent certains membres. Les entreprises ont globalement amélioré leur profil d’endettement grâce à l’ouverture constante des marchés de crédit, et surtout le cash abonde, la demande dépassant l’offre. Les conditions accommodantes créées par les banques centrales y sont pour beaucoup. Et à l’heure où la théorie d’un assouplissement quantitatif (QE) à venir de la BCE gagne en crédibilité aux yeux des investisseurs, la situation pourrait perdurer.
Durant la dernière semaine de février, les investisseurs sont restés figés sur leurs positions. La sous-valorisation des actions émergentes et des perspectives mitigées dans les marchés développés n’ont pas modifié la direction des flux. Les investisseurs ont aussi réagi à la crise en Ukraine et à la dépréciation de la monnaie chinoise.La collecte dans les fonds actions et obligations des pays développés s’est élevée à 15,9 milliards de dollars alors que les fonds actions et obligations des pays émergents ont subi des rachats pour un montant de 4,8 milliards de dollars, selon les estimations communiquées par EPFR Global. Depuis le début de l’année, les premiers ont ainsi engrangé près de 90 milliards de dollars alors que les seconds marquent une décollecte de 41 milliards de dollars.Durant la semaine au 26 février, les fonds actions dans leur ensemble ont attiré en net 8,2 milliards de dollars tandis que les fonds obligataires terminaient la période sur une décollecte de 2,9 milliards de dollars. Les fonds monétaires ont enregistré une collecte nette de 14,7 milliards de dollars malgré les rachats significatifs observés sur les fonds monétaires européens. EPFR Global souligne que la collecte dans les fonds d’actions japonaises, qui avait atteint plus de 1 milliard de dollars durant la semaine au 19 février, s’est élevée à seulement 5 millions de dollars durant la semaine au 26 février. Les flux libellés en yen sont devenus négatifs pour la première fois depuis la mi-décembre en raison de l’augmentation prochaine de la TVA qui va passer de 5% à 8% à compter du 1er avril.
Selon le panel actions de l’Agefi, la prudence prévaut. Sur les trois marchés occidentaux, les gestions n’ont pratiquement pas modifié leurs objectifs à un an. Elles ont été légèrement plus agressives à horizon six mois, avec même plus de 60% de révision à la hausse sur l’indice parisien. Pour autant, d’ici début septembre le Panel n’anticipe qu’une progression de 2,3% du CAC 40, de 3,3% de l’EuroStoxx 50 et de 1,5% du S&P 500. Sur le marché japonais, après un recul de 0,5% du Nikkei le mois dernier, les gestions ont réduit leurs cibles de 1,6% à six mois et à un an. Désormais, le Panel table sur un rebond de près de 10% dans six mois et de 16% dans un an.
L’investissement mondial dans l’immobilier commercial devrait augmenter de plus de 55% en 2020 par rapport à 2012, avec une hausse de 27% en Europe, selon une étude PwC «Real Estate 2020".Cette forte augmentation s’explique principalement par la croissance démographique et économique des pays émergents. Selon Geoffroy Schmitt, Associé PwC, responsable de l’activité Immobilier, «même si ces tendances peuvent apparaître évidentes, il y a toujours une tendance à sous-estimer l’ampleur des changements attendus en 2020. En 2050, la population urbaine aura augmenté de 75%, avec 6,3 milliards d’habitants contre 3,6 milliards en 2010."Les villes se développant rapidement présenteront une plus large échelle de risques, du plus faible dans le centre-ville des économies développées au plus élevé dans les pays en développement, prédit l'étude. Les migrations urbaines conduiront à une demande de construction jamais vue auparavant. «Des migrations massives de la campagne vers les villes sont déjà constatées en Asie, au Moyen-Orient et en Amérique latine. En 2020, ces migrations seront pleinement établies et de nouvelles villes vont apparaître», analyse Geoffroy Schmitt.L’innovation technologique et le développement durable seront clés pour la création de valeur, selon l'étude. Tous les bâtiments sont appelés à respecter des critères environnementaux et l’enjeu sera davantage d’offrir un cadre de vie agréable. Dans ce contexte, la collaboration avec les Etats deviendra cruciale, permettant de limiter les risques. Dans les pays émergents, les Etats seront moteurs du développement urbain. Par ailleurs, la concurrence pour les actifs «prime» va s’intensifier avec le développement des économies émergentes. Afin d’obtenir des retours sur investissement intéressants, les investisseurs devront se diversifier avec des actifs plus risqués dans les pays émergents, ou se spécialiser sur des sous-segments. Enfin, de nouveaux risques vont surgir, avec notamment le risque climatique, le risque politique et le changement de comportement des citoyens.
Sale temps pour les hedge funds exposés aux marchés émergents. Depuis le début de l’année, les fonds alternatifs investis en Amérique Latine et en Europe de l’Est ont en effet enregistré des contre-performances significatives, selon le dernier rapport «HFR Emerging Markets Hedge Funds Industry», publié le 28 février par Hedge Fund Research (HFR). De fait, après avoir gagné 7,1 % sur les quatre derniers mois de l’année 2013, le HFRI Emerging Markets (Total) Index a chuté de 2,5 % en janvier, pénalisé par la faiblesse de l’Amérique Latine et de l’Europe de l’Est. Dans le détail, l’indice HFRI EM: Latin America a connu un recul de 1,7 % au quatrième trimestre 2013 puis une nouvelle baisse de 6 % en janvier, soit «le déclin mensuel le plus important depuis septembre 2011», selon HFR. De même, l’indice HFRI EM: Russia/Eastern Europe a perdu 5,4 % en janvier, après un gain de 2,3 % au quatrième trimestre 2013.Dans les autres pays émergents, les hedge funds ont connu des performances contrastées. Si l’indice HFRI EM: Asia ex-Japan a enregistré une baisse de 1,3 % en janvier (après un gain de 6,7 % au quatrième trimestre), l’indice HFRX Mena (Moyen Orient) a progressé de 0,5 % en janvier, après + 5,2 % au quatrième trimestre.En dépit de ces contre-performances, l’appétit des investisseurs ne se dément pas. Les capitaux totaux des hedge funds investis dans les marchés émergents ont en effet progressé de 9 milliards de dollars au quatrième trimestre 2013 pour atteindre plus de 170 milliards de dollars, grâce à une collecte nette de 2,1 milliards de dollars sur les trois derniers mois de l’année. Sur l’ensemble de l’exercice 2013, les encours des hedge funds investis dans ces marchés a augmenté de près de 20 milliards de dollars, avec une collecte nette annuelle de 6,4 milliards de dollars.
Plus de 3,6 milliards d’euros ont été levés par des sociétés françaises depuis le début de l’année, soit près de cinq fois plus qu’à la même période l’an dernier, selon Dealogic (qui inclut les sociétés Altice et Constellium), révèle les Echos. Il s’agit du plus fort volume sur les deux premiers mois de l’année depuis 2002. Cette forte croissance est liée à un environnement porteur, le CAC 40 ayant grimpé de 2,6 % depuis le début de l’année. Pour le quotidien économique, le phénomène le plus marquant est le retour des introductions en Bourse (IPO), à l’image de GTT et en attendant celles d’Elior, Coface ou encore Alstom Transport. Au total, Euronext table sur une dizaine de cotations avec des levées de plus de 500 millions d’euros à Paris, cette année.
La société cotée d’investissement Wendel a exercé la totalité de ses droits de souscription dans l’augmentation de capital de 420 millions de dollars du fournisseur d’infrastructures de télécommunications en Afrique IHS. Elle a injecté 152 millions, pourtant son investissement total à 428 millions. Entré à hauteur de 25% en octobre 2012, Wendel a porté sa participation à 35%. IHS s’est révélé être un bon placement pour ses actionnaires: la société est désormais valorisée près d’un milliard de dollars, soit une hausse de 30% par rapport à la précédente augmentation de capital, réalisée il y a neuf mois. Trois nouveaux actionnaires ont fait leur apparition à l’occasion de l’appel au marché : Goldman Sachs, IFC Global Infrastructure Fund et African Infrastructure Investment Managers. Parallèlement, IHS a levé 70 millions de dollars de dette.
La banque américaine a détaillé dans un document enregistré auprès de la SEC les performances quotidiennes de ses activités de marché. La firme de Wall Street a connu l’an dernier 27 journées dans le rouge dans ses activités de vente et de trading, contre 16 en 2012. Aucune des pertes quotidiennes n’a excédé la limite de risque fixée en VaR (Value at Risk) de la banque. Par ailleurs, à 34 reprises, les traders de Goldman Sachs ont engrangé plus de 100 millions de dollars de profits en une seule journée, une performance en retrait par rapport aux 41 jours enregistrés en 2012. Plus tôt dans la semaine, Morgan Stanley s’est livrée au même exercice en dévoilant seulement 33 jours de pertes en 2013 dans ses activités de trading, contre 37 l’année précédente. Chez JPMorgan, en revanche, le nombre de journées de pertes a augmenté en raison d’un changement de méthode: la banque a publié des gains pendant 177 des 260 jours de trading en 2013.
Wendel a de la compagnie dans IHS Towers, société nigériane qui construit des tours de télécommunications, dans laquelle la holding est entrée au capital en octobre 2012. Goldman Sachs a pris une participation minoritaire, aux côtés d’actionnaires existants et de nouveaux investisseurs, dans le cadre d’une augmentation de capital de près de 500 millions de dollars. L’opération devrait être officialisée dans les prochains jours.
Le fonds Montagu Private Equity a mandaté PricewaterhouseCoopers afin de piloter le processus de cession de Maplin. Le distributeur britannique de produits électroniques est valorisé jusqu'à 500 millions de livres. Selon le journal, son propriétaire actuel a écarté la possibilité d’une introduction en Bourse, laissant la voie ouverte à un autre fonds de private equity ou à un acteur concurrent. Des approches auraient déjà été effectuées.