L’industrie mondiale des hedge funds a enregistré une collecte de 7,7 milliards de dollars (soit 0,3 % des actifs totaux) au cours du mois de juin, en net retrait par rapport aux 19,1 milliards de dollars collectés au mois de mai (0,8 % des actifs totaux), selon des données publiées par BarclayHedge et TrimTabs Investment Research. «La collecte du premier semestre 2014 pour les hedge funds s’élève à 82,5 milliards de dollars (3,8 % des actifs totaux), soit la meilleure collecte depuis 2007», note Sol Waksman, président et co-fondateur de BarclayHedge, cité dans un communiqué. De fait, au premier semestre 2013, la collecte était modestement ressortie à 26,8 milliards de dollars (soit 1,5% des actifs totaux).Grâce à cette performance, les encours de l’industrie atteignent 2.350 milliards de dollars à fin juin, soit le niveau le plus élevé depuis six ans, sur la base de données portant sur 3.441 fonds. Au cours des douze derniers mois, les actifs sous gestion ont progressé de 21% mais ils demeurent en baisse de 3,6 % par rapport au record de juin 2008, date à laquelle les encours s’élevaient à 2.400 milliards de dollars.Selon les données de BarclayHedge et TrimTabs, l’industrie des hegde funds a dégagé un rendement de 1,4% en juin. Bien que cette performance soit la meilleure au cours des quatre derniers mois, elle est toutefois en-deçà du S&P 500 qui a gagné 2,1 % sur la même période de référence. Au cours des douze derniers mois, les hedge funds ont réalisé un rendement de 10,8% contre 24,6% pour le S&P 500.
La firme d’investissement KKR et l’australien Abacus Property Group vont prendre une participation de 70% dans les tours 2,3 et 4 du World Trade Centre de Melbourne, a annoncé Abacus dans un communiqué publié le 18 août. Le vendeur, Asset 1 WTC, gardera une participation de 30%.Le coût de l’opération s'élève à 120,4 millions de dollars australiens, soit environ 112 millions de dollars US, ce qui représente un rendement initial de 9,3% par an, précise Abacus. KKR finance 75% de l’opération. Il s’agit du premier investissement de KKR sur le marché immobilier australien.
La société d’investissement cotée a refinancé séparément les dettes de Materis Paints et de Chryso. Il a cédé cette dernière à LBO France pour 290 millions d’euros, soit 8,3 fois l’Ebitda, achevant ainsi la restructuration du LBO sur Materis
AllianceBernstein a annoncé le 14 août le lancement prochain de fonds à horizon multi-classes d’actifs, les AllianceBernstein Multi-Manager Select Retirement Funds, qui seront cogérés avec la société de conseil Morningstar Associates, une entité à 100% de Morningstar. Les nouveaux fonds investiront dans des fonds gérés, parallèlement à AllianceBernstein, par les principaux gestionnaires de fonds, dont AQR, Franklin Templeton, MFS et Pimco. Si la procédure d’enregistrement auprès de la Securities and Exchange Commission (SEC) se déroule normalement, les nouveaux fonds pourraient être disponibles à la vente début novembre 2014, précise AllianceBernstein dans un communiqué.
Les actifs sous gestion de la société de gestion alternative Gotham approchent la barre des 4 milliards de dollars, rapporte DailyAlts. La société, créée en 1985 par Joel Greenblatt, vient par ailleurs de lancer son quatrième fonds, le Gotham Absolute 500, une stratégie actions long/short qui offre la possibilité d’une exposition brute de 250% et qui vise des rendements positifs dans la plupart des configurations et une appréciation du capital à long terme.Le fonds ne propose que des parts institutionnelles, avec un investissement minimum de 250.000 dollars, une commission de gestion de 2% et des frais de 3,2%.Les trois autres fonds de Gotham affichent de très bonnes performances, à l’instar du Gotham Absolute Return Fund, lancé fin août 2012, et qui affichait au 8 août un rendement de 42,5% depuis le lancement et de 4,9% depuis le début de l’année.
Les fournisseurs de données financières Bloomberg et Markit s’intéressent toutes deux au rachat du pôle indices obligataires de Barclays, qui propose notamment un indice de référence très utilisé par les gestionnaires de portefeuille obligataires, rapporte The Wall Street Journal qui cite des sources proches de la transaction. Les offres porteraient sur un montant de l’ordre du milliard de dollars, précisent les sources qui ajoutent que d’autres candidats potentiels surveillent l’avancée des discussions.
Les Britanniques apprécient les classes d’actifs «maison». La confiance des investisseurs dans les classes d’actifs britanniques a fortement progressé d’une année sur l’autre, selon le dernier sondage réalisé par Lloyds Bank Private Banking. Au mois d’août, l’Investor Sentiment Index affiche pour les actions britanniques et pour les obligations britanniques des gains de respectivement 11% et 14% d’une année sur l’autre. En revanche, la confiance en l’immobilier britannique en tant que classe d’actifs a chuté pour le troisième mois consécutif. L’indice de confiance a reculé de 5% au mois d’août. La zone euro continue de susciter la méfiance, avec une baisse de 3% au mois d’août à -21% en net. L’indice global a baissé entre juillet et août mais reste très positivement orienté, les tendances de court terme signalant une modération plutôt qu’un renversement, estime la banque privée britannique.
La société britannique Partnership Assurance Group a annoncé, le 14 août, la signature d’un accord d’investissement avec Rothschild visant à investir 150 millions de livres dans l’immobilier commercial et les prêts commerciaux. Partnership cherche ainsi à «diversifier encore davantage notre portefeuille d’investissement», a expliqué la société britannique dans un communiqué. «Partnership bénéficiera de la grande expérience de Rothschild dans la gestion de ce type de classe d’actifs et Rothschild co-investira aux côtés de Partnership», a ajouté le groupe anglais.
Le gestionnaire d’actifs Blackstone et le fonds d’investissement TPG sont en passe de racheter l’établissement de crédit britannique Kensington, spécialisé dans les prêts immobiliers, auprès de son propriétaire Investec, rapporte le Financial Times.Invectec a mis en vente Kensington au début de l’année 2014, soit sept ans après son acquisition à la veille de la crise financière. Kensington est estimé entre 200 et 250 millions de livres, selon le quotidien britannique.
Plus d’une soixantaine de gérants de fonds alternatifs détiennent plus de 16 milliards de dollars de dette portoricaine, selon l’agence d'évaluation financière Fitch Ratings. Les hedge funds et les spécialistes de la dette distressed sont en train de prendre la place des mutual funds traditionnels sur le marché local de la dette. Les mutual funds américains, traditionnellement les investisseurs les plus présents sur un marché local des obligations municipales habituellement très calme, ont vu leur taux de détention de la dette portoricaine (65,1 milliards de dollars) tomber à 52%. Porto Rico, confronté à une économie atone, devrait restructurer une partie au moins de sa dette.
Le fonds d’investissement TPG a conclu un accord avec la banque sri-lankaise Union Bank of Colombo (UBS) en vue d’acquérir une participation majoritaire au capital de l’établissement financier pour 113 millions de dollars, à annoncé le groupe bancaire sri-lankais dans un communiqué. En vertu de l’accord, TPG, via sa filiale Culture Financial Holdings, va ainsi acquérir 75 % du capital d’UBC à travers une combinaison de titres primaires et secondaires et de «warrants», a précisé la banque.
A la mi-août, les investisseurs ont continué de réduire leur exposition aux actions européennes, la reprise de la croissance européenne n'étant toujours pas au rendez-vous. La décollecte sur les actions européennes s’est ainsi élevée à près de 3,5 milliards de dollars, son plus haut niveau depuis plus de deux ans, selon les données communiquées par EPFR Global. Le cabinet spécialisé souligne que les fonds d’actions italiennes ont subi une décollecte massive mais relève que tant les actions que les obligations allemandes ont continué d’attirer les investisseurs. Par ailleurs, les fonds d’actions japonaises ont enregistré une forte collecte malgré des statistiques plutôt médiocres sur l'évolution de l'économie nippone au deuxième trimestre. En revanche, la panne de croissance de l'économie européenne a eu l’effet inverse sur les obligations européennes qui ont drainé près de 2 milliards de dollars, les investisseurs pariant sur une poursuite de la politique accommodante de la Banque centrale européenne. Au total, les fonds obligataires ont terminé la semaine au 13 août sur une collecte nette de 3,75 milliards de dollars, les fonds actions attirant 2,84 milliards de dollars. Les fonds monétaires ont de leur côté enregistré une collecte de 8,5 milliards de dollars.
Le fonds de retraite californien a annoncé jeudi qu’il allait investir 300 millions de dollars dans le fonds Morgan Stanley Infrastructure Partners II et 250 millions dans UBS International Infrastructure Fund II. Quelques jours plus tôt, Calpers s’était déjà engagé à mettre 485 millions de dollars dans un fonds commun de 500 milliards avec UBS, destiné à des projets d’infrastructures.
Le Trésor américain compte à nouveau réduire sa participation résiduelle d’environ 16% dans le prêteur automobile, après son introduction en Bourse en avril qui lui avait déjà permis de s’en désengager substantiellement. «Nous allons sortir prudemment de notre participation dans Ally, en ajustant notre rapidité afin de maximiser le rendement des contribuables», a indiqué Charmian Uy, directeur des investissements du département du Trésor américain.
Le gestionnaire américain Van Eck prépare le lancement d’un ETF dédié aux obligations émergentes, selon un dossier remis à la Securities and Exchange Commission (SEC). Le Market Vectors Emerging Markets Corporate Bond ETF sera basé sur un indice propriétaire regroupant les obligations émergentes corporate et quasi souveraines libellées en dollar et en euro.Au 30 mai 2014, l’indice comprenait une cinquantaine de pays émergents, avec des titres à la fois en catégorie d’investissement et en catégorie spéculative.
L’investisseur activiste Bill Ackman envisage de lever près de 4 milliards de dollars en introduisant en Bourse à Londres un nouveau véhicule d’investissement, révèle le Financial Times. Le gérant américain espère ainsi marcher dans les pas d’autres grands gérants de hedge funds, à l’instar de Daniel Loeb et Alan Howard, qui ont récemment lancé des « closed-end funds » sur le London Stock Exchange.Bill Ackman a dévoilé ses plans ce mercredi 13 août dans une lettre adressée aux investisseurs de son hedge fund Pershing Square. « Parce que nous sommes des investisseurs actifs, nous avons évité d’être pleinement investi à cause du risque de rachats des investisseurs, explique-t-il dans cette lette que le Financial Times s’est procurée. Nous espérons pouvoir répondre à cette problématique avec l’introduction en Bourse de Pershing Square Holdings, prévue d’ici à la fin de l’année et qui augmentera le montant de capital disponible. »
Après une année 2013 exceptionnelle, le marché de l’or semble en voie de stabilisation. La consommation d’or a reculé de 16% au deuxième trimestre 2014, le métal jaune ayant eu moins d’attrait aux yeux des consommateurs chinois et indiens après des achats records en 2013, selon le rapport trimestriel du Conseil mondial de l’or (CMO) publié le 14 août.La demande mondiale d’or s’est élevée à près de 964 tonnes entre avril et juin, soit 16% de moins qu’au deuxième trimestre 2013, selon les calculs du CMO. Ce sont tout particulièrement les achats de bijoux - représentant une bonne moitié de la demande mondiale - qui ont provoqué cette baisse, ayant reculé de 30% au cours du trimestre, à 510 tonnes.Du côté des investisseurs financiers, les ETF dédiés à l’or ont enregistré au deuxième trimestre 2014 une décollecte modeste de 39,9 tonnes, qui n’a plus rien à voir avec le plongeon observé l’année dernière (-402,2 tonnes au deuxième trimestre), en grande partie responsable de la chute du cours de l’or en 2013.
Alors que l’économie mondiale reste dans les starting-blocks, les ventes aux enchères publiques d’œuvres d’art bondissent, rapporte Le Temps. Après une progression de 13% l’an dernier, le produit des ventes aux enchères de peintures, sculptures, dessins, photographies et estampes a crû de 17% au premier semestre, atteignant un record historique pour cette période. Hors frais, elles ont atteint 7,15 milliards de dollars, selon une étude d’Artprice, qui se présente comme le numéro un mondial des données sur le marché de l’art.La croissance n’est pas seulement alimentée par les collectionneurs avisés ou les investisseurs en quête de rendements intéressants en cette période de taux d’intérêt au plancher. La clientèle ne se limite plus à une tranche plus âgée de la population et compte de plus en plus de cadres supérieurs trentenaires.
Tahnoon Pasha, l’ancien CEO d’Aviva Investors à Singapour, fait équipe avec un ex-cadre de Macquarie, Giles Heyring, pour développer une activité de multi-family office, Inner Sanctum, rapporte Asian Investor.Parti en juin dernier d’Aviva Investors à l’occasion d’une restructuration, Tahnoon Pasha développe parallèlement une activité de gestion de données financières, Cynopsis Solutions.
L’industrie suédoise des fonds a enregistré une collecte nette de 14,5 milliards de couronnes suédoises (1,57 milliard d’euros) au cours du mois de juillet, selon des données publiées par Fondbolagens förening, l’association suédoise des fonds d’investissement. La moitié de la collecte nette mensuelle, soit 7 milliards de couronnes, s’est porté sur les fonds obligataires tandis que les «balanced funds» et les fonds actions ont respectivement capté 4 milliards et 1,8 milliard de couronnes. Depuis le début de l’année, les souscriptions nettes s’établissent à 95,6 milliards de couronnes suédoises (10,4 milliards d’euros). Résultat: à fin juillet, les encours totaux du secteur atteignent le niveau record de 2.779 milliards de couronnes, soit 302,5 milliards d’euros.
La croissance de l'économie des 18 a été nulle au deuxième trimestre, un coup d'arrêt logique après les contre-performances en Allemagne, en France et en Italie entre avril et juin
Le styliste italien négocie depuis le début de l’été la cession d’une participation majoritaire de sa maison de couture à VTB Capital, le fonds d’investissement de la banque russe VTB Bank, selon Reuters qui se réfère à deux sources proches de l’entreprise ayant confirmé une information du quotidien moscovite Vedomosti. Selon le journal, VTB Capital pourrait proposer plus de 500 millions d’euros pour 60% de la firme florentine. Un tel prix valoriserait l’entreprise à plus de 20 fois son excédent brut d’exploitation.
Selon l’Australian Financial Review, qui ne cite aucune source, la société de capital-investissement a nommé UBS et Morgan Stanley pour la conseiller sur la cession via une introduction en Bourse d’une partie du capital d’APN Outdoor, spécialisé dans l’affichage extérieur. La mise en Bourse aurait lieu au second semestre 2014.
Les revenus des cabinets d’avocats d’affaires internationaux ont été particulièrement portés par le dynamisme des transactions en général, et par celui des fusions-acquisitions en particulier. Baker & McKenzie, est le premier à franchir la barre des 2,5 milliards de dollars de revenus depuis la crise financière.
Devant la montée des risques géopolitiques et la perspective d’une remontée des taux d’intérêt américains, les investisseurs ont botté en touche. Ils se sont rabattus sur les liquidités et ils sont 27% en net à être surexposés en cash au mois d’août, contre seulement 12% le mois précédent, selon le dernier sondage BofA Merril Lynch réalisé entre les 1er et 7 août auprès d’un échantillon de 224 participants représentant des actifs sous gestion cumulés de 675 milliards de dollars.Le cash représente désormais 5,1% en moyenne des portefeuilles, contre 4,5% il y a un mois. Corollaire de cette évolution, la proportion des investisseurs surpondérés sur les actions a chuté de 17 points de pourcentage en un mois à 44%. Et la proportion des sondés qui se sont couverts contre une forte baisse des marchés actions au cours des trois prochains mois se retrouve à son plus haut niveau depuis octobre 2008.Les investisseurs restent pourtant optimistes sur les perspectives de croissance des douze prochains mois. Ils sont encore 56% à prévoir un renforcement des perspectives économiques durant l’année à venir, contre 69% un mois plus tôt. On observe toutefois une dégradation du sentiment des investisseurs vis-à-vis de l’Europe, avec une baisse jamais vue sur un mois des prévisions de bénéfices."Il faut s’attendre à une poursuite de la phase de désensibilisation au risque en Europe. Le sentiment négatif observé ce mois-ci en Europe reflète un ralentissement encore plus marqué des données économiques à la fois des pays core et des pays périphériques de la région», estime Manish Kabra, stratégiste quantitatif sur les actions européennes chez BofA Merrill Lynch Research.Autrement dit, le statut de marché préféré des investisseurs dont jouissait l’Europe depuis le début de l’année s’est évaporé ces dernières semaines. Seulement 13% des investisseurs sont surpondérés sur les actions européennes, un recul de 22 points de pourcentage sur un mois. Les actions américaines ont également perdu du terrain mais la baisse se limite à 4 points de pourcentage à 6%. Parallèlement, les pressions sur l’euro se sont accentuées, 40% des investisseurs estimant que la devise européenne est la plus susceptible de se déprécier, contre seulement 28% en juillet.