Le marché français de l’investissement a démarré l’année en trombe. «Avec 11,5 milliards d’euros investis au 1er semestre 2014, la hausse est de 72 % par rapport à la même période en 2013. Le marché français renoue avec des niveaux inédits depuis le début de la crise, signant sa meilleure performance, sur un semestre, depuis 2007», annonce Olivier Gérard, président de Cushman & Wakefield France.Ce boom tient pour une large part à la finalisation de trois transactions supérieures au milliard d’euros, qui figurent parmi les plus importantes jamais enregistrées en France, explique Cushman & Wakefield dans son dernier bilan semestriel sur le marché français de l’immobilier. «L'évolution du marché locatif des bureaux d’Ile-de-France est moins impressionnante. Mais avec 1027 094 m² placés, la hausse est tout de même de 23% sur un an, un résultat assez honorable compte-tenu de la morosité du climat économique et du net rebond de la demande à Paris et dans certains pôles tertiaires de l’ouest, comme La Défense», poursuit Olivier Gérard. Au deuxième trimestre, 7,7 milliards d’euros ont été investis. La hausse est de 133 % par rapport à la moyenne des volumes enregistrés chaque trimestre depuis le début de 2009. Il s’agit par ailleurs du meilleur résultat sur un trimestre depuis 2005. S’ajoutant aux 3,8 milliards d’euros du 1er trimestre 2014 (+ 103 %), ce volume permet au marché français de totaliser 11,5 milliards à la fin du premier semestre, soit une forte hausse de 72 % sur un an liée à la finalisation de quelques très grandes transactions. Ainsi, sur les 22 transactions de plus de 100millions d’euros du semestre, 8 sont supérieures à 200 millions d’euros et concentrent à elles seules 57 % des volumes investis. Parmi celles-ci figurent trois des plus importantes opérations jamais enregistrées en France : l’acquisition de Coeur Défense par Lone Star, la cession à Carrefour du portefeuille Klépierre et celle du portefeuille Risanamento. En revanche, le nombre total de transactions a sensiblement diminué (155 au 1er semestre 2014 contre 208 au 1er semestre 2013), illustrant une certaine mollesse des autres segments de marché. Les transactions inférieures à 50 millions d’euros voient ainsi leur volume chuter de 26 % sur un an tandis que les opérations comprises entre 50 et 100 millions d’euros enregistrent une baisse plus modérée de 6 %.