Les points de vue anxiogènes sur la Chine sont exagérés. «La croissance de l'économie chinoise s’est ralentie, c’est vrai, mais le point important est qu’elle en train de se stabiliser autour de 7,5%», soulignait à Newsmanagers en fin de semaine dernière Lilian Co, gérante du fonds EI Sturdza Strategic China Panda Fund. La décélération marquée de la croissance de la production industrielle au mois d’août ne semble pas inquiéter outre mesure Lilian Co. «L’atterrissage brutal de l’économie Chinoise que certains envisageaient n’a pas eu lieu et les mesures de stimulation prises par le gouvernement commencent à porter leurs fruits. L’indice des directeurs d’achat, le PMI, a d’ailleurs bien rebondi depuis le début de l’année, confirmant le regain de confiance des investisseurs», explique Lilian Co qui était le 12 septembre de passage à Paris. Point central dans la démonstration de Lilian Co, le rythme des réformes est en train de s’accélérer, affirme-t-elle. Entre autres, la réforme dite du «hukou», le passeport interne chinois, permettra à quelque 100 millions de travailleurs ruraux chinois d’accéder à un statut urbain d’ici à 2020; la réforme des sociétés d’Etat (SOE), avec en tête l'énergie et les télécoms, est bien engagée et devrait encourager l’investissement privé grâce au feu vert donné aux structures capitalistiques mixtes; la réforme du renminbi poursuit son chemin sur la voie de la convertibilité totale avec un élargissement de la bande de fluctuation à 2% contre 1% précédemment. Sans oublier la campagne anti-corruption qui fait régulièrement la une de la presse chinoise et qui devrait améliorer le climat des affaires. «Dans ce contexte, le pari sur la croissance chinoise n’a plus lieu d'être. La croissance est en train de se normaliser et les investisseurs doivent revenir aux fondamentaux des entreprises. C’est là que se trouvent les opportunités», estime Lilian Co. De son point de vue, le marché chinois est nettement sous-valorisé. Les ratios cours/bénéfice et les ratios cours/valeur comptable sont à leurs plus bas historiques alors que le rendement des dividendes affiche des niveaux exceptionnellement élevés. Avec un P/E de 9 sur l’année 2015, les actions chinoises sont bien moins chères que celles de la région Asie-Pacifique qui se négocient autour de 12. Lilian Co est d’autant plus optimiste pour les prochains mois que le marché chinois va se trouver stimulé par le programme de connexion entre les Bourses de Shanghai et de Hong Kong. Ce programme qui doit entrer en vigueur en octobre permettra aux investisseurs internationaux de négocier les actions A (Shanghai) à partir de Hong Kong tandis que les investisseurs chinois pourront acquérir des actions H (Hong Kong)à la Bourse de Shanghai. De très intéressantes possibilités d’arbitrage pour les investisseurs , selon Lilian Co. La gérante souligne que les actions A présentent une décote de l’ordre de 15% à 20% par rapport aux actions H. Le fonds géré par Lilian Co mise actuellement sur deux grandes tendances : d’une part, la nouvelle économie avec les entreprises qui travaillent à l’amélioration de la qualité de l’environnement et qui profitent des subventions de l’Etat, et l’internet avec notamment ces-jours-ci, l’entrée en Bourse emblématique d’Alibaba; d’autre part, la consommation, avec les marques dominantes sur leurs marchés, l’automobile et les produits laitiers. Depuis son lancement au quatrième trimestre 2008, le EI Sturdza Strategic China Panda Fund, dont les actifs sous gestion s'élèvent à plus de 400 millions de dollars, affiche une performance de 150,74%, très nettement supérieure à celle du MSCI China (44,86%).
Le marché boursier américain a clôturé hier en hausse (+0,75% pour le S&P500 et le Nasdaq, +0,59% pour le Dow Jones, après une ouverture en repli) sur fond d’une rumeur concernant la terminologie que la Réserve fédérale emploiera ce soir à l’issue de deux jours de réunion de son comité de politique monétaire. La Fed s’en tiendrait à sa formule d’un maintien de ses taux directeurs à leurs bas niveaux actuels pendant une «durée considérable». De quoi soutenir le marché actions, les investisseurs saluant l’espoir du maintien à moyen terme de conditions de crédit avantageuses. Selon une récente enquête Reuters, la Fed commencerait probablement à resserrer sa politique monétaire au deuxième trimestre 2015 dans un contexte de forte croissance et d’intensification des pressions inflationnistes. Mais les prix à la production aux Etats-Unis sont restés inchangés en août selon le département du Travail, une stabilité qui confirme que la Fed n’a pas un besoin urgent de relever ses taux.
Viveris Management et Bpifrance ont participé à la reprise du leader français indépendant de la pièce de rechange pour suspension de véhicules lourds (camions et wagons de chemin de fer), aux côtés d’Alain Haag, nouveau président. Cette opération de transmission a été conseillée par Ed:mond de Rothschild CF. L’opération a été financée par deux Caisses d’Epargne, BNP Paribas et la Société Générale.
L’Assemblée nationale a accordé hier par 269 voix contre 244 et 53 abstentions sa confiance au Premier ministre, qui présentait son nouveau gouvernement constitué le 27 août. Outre le groupe socialiste, celui des radicaux de gauche a voté la confiance, mais 32 «frondeurs» du PS se sont abstenus ainsi que les écologistes et les 3 élus du mouvement républicain et citoyen, empêchant l’atteinte de la majorité absolue de 289 députés.
Le ministère russe de l’Economie a revu à la hausse sa projection d’inflation 2014, à 7,5% au lieu de 7,2% précédemment. Présentant la nouvelle prévision, le ministre Alexeï Oulioukaev n’a pas exclu un taux d’inflation de 8% en fin d’année. Ce taux était de 7,7% début septembre, le coût de la vie ayant notamment été affecté par l’embargo sur les importations occidentales de nombreux produits alimentaires décidé par Moscou en août en représailles aux sanctions économiques des Etats-Unis et de l’Union européenne.
L’Etablissement de retraite additionnelle de la fonction publique devrait voir sa politique d’allocation et de gestion assouplie en faveur des actifs risqués pour financer les entreprises. Aujourd’hui, il doit investir au moins 65% de ses actifs en obligations
L’institut de recherche économique DIW estime selon le quotidien que Berlin devra compter avec des rentrées moins élevées que prévu d’impôt sur le revenu en 2014 et 2015. L’impôt serait inférieur de 3,1 milliards d’euros à la prévision de 637 milliards cette année et de 200 millions par rapport à 666 milliards l’an prochain. Une nouvelle estimation officielle est attendue en novembre.
Le quotidien cite le rapport annuel de la Cour des comptes sur les comptes de la Sécurité sociale présenté aujourd’hui, selon lequel il est peu probable que le gouvernement respecte son objectif de retour à l’équilibre en 2017, dans le sillage d’un «effort insuffisant en 2013» et d’un «risque de dérapage en 2014». Le document dresse ainsi «un bilan à mi-parcours peu flatteur pour le gouvernement».
Le Parlement ukrainien a validé l’accord d’association et de libre-échange avec les 28. Les séparatistes pro-russes ont rejeté une proposition de «statut spécial»
Viveris Management et Bpifrance ont participé à la reprise de la société DPIA, le leader français indépendant de la pièce de rechange pour suspension de véhicules lourds (camions et wagons de chemin de fer), aux côtés d’Alain Haag, nouveau président. Cette opération de transmission a été conseillée par Ed:mond de Rothschild CF. L’opération a été financée par deux Caisses d’Epargne, BNP Paribas et la Société Générale.
La banque américaine Goldman Sachs a lancé mardi l'émission de ses premières obligations sukuks respectant les principes du droit islamique. Le placement, de 500 millions de dollars à 5 ans, a été réalisé à un spread de 90 points de base au-dessus des swaps, un prix jugé agressif mais qui reste plus large que les obligations traditionnelles de Goldman Sachs de même maturité. En 2011, le groupe avait mis sur pied un programme sukuk de 2 milliards de dollars, mais la structure du dispositif s'était attiré les critiques des spécialistes de la charia, forçant la firme de Wall Street à le mettre en sommeil.
La place de Paris redouble d’efforts pour consolider sa position de centre financier en renminbi (RMB) off shore en Europe. En marge de la visite à Paris du Vice-Premier Ministre chinois, M. Ma Kai, et de la réunion annuelle du dialogue économique de haut niveau franco-chinois co-présidée par M. Ma Kai et Michel Sapin, Ministre des Finances et des Comptes publics, plusieurs initiatives ont en effet été dévoilées, ce lundi 15 septembre, visant à permettre depuis Paris de développper l’investissement, les échanges commerciaux et les activités financières en renminbi (RMB) entre la zone euro et la Chine.Ainsi, l’opérateur boursier Euronext a annoncé hier la première cotation, sur son marché réglementé, d’une émission obligataire RMB off shore d’une banque chinoise. Cette cotation concerne l’obligation RMB, baptisée « Arc de Triomphe », émise le 8 juillet dernier par le groupe Bank of China (BoC) pour le compte de sa succursale française d’un montant de 2 milliards RMB (voir NewsManagers du 9 juillet). Par ailleurs, Euronext et le groupe Bank of China ont annoncé avoir signé un accord de coopération stratégique visant à développer une coopération étroite au service des investissements d’entreprises chinoises en Europe et en France, notamment en facilitant la cotation d’entreprises chinoises sur Euronext et en développant leurs investissements sur des produits conjoints, ainsi qu’en développant des actions de formation. D’autre part, BNP Paribas (lire par ailleurs) a obtenu l’agrément des autorités chinoises pour investir en Chine, ainsi que Carmignac Gestion. Cette annonce met la place de Paris en position opérationnelle pour réaliser les premiers investissements d'établissements financiers français en Chine. Enfin Bank of China est désignée banque de compensation et de règlement des transactions en RMB off-shore à Paris. Ce système permettra d’effectuer les paiements en RMB dans un cadre sécurisé, encadré et efficace, pour traiter les opérations de la zone euro et des zones proches. Ce projet placé sous l'égide de Paris Europlace, avec le concours central de la Banque de France, mobilise les grandes banques françaises et internationales implantées à Paris. « Ces nouvelles annonces résultent de la démarche collective menée par la place de Paris […] pour devenir un centre financier RMB off-shore leader en Europe. La mise en place d’une chambre de compensation va permettre d'élargir et accélérer l’offre de produits de la place de Paris, au service de la zone euro et des échanges entre les pays d’Afrique et la Chine […] », a déclaré Gérard Mestrallet, président de Paris Europlace.
Morgan Stanley a décidé de fermer sa plateforme de comptes gérés TRAK Fund Solution aux nouveaux investisseurs, rapporte l’agence Reuters, au motif qu’il existe désormais des solutions d’investissement plus intéressantes et plus flexibles que les seules solutions proposées par TRAK. L’agence précise que Morgan Stanley a fermé la plateforme le 1er juillet dernier. Les clients existant peuvent rester sur la plateforme mais environ 40% de leurs actifs ont été transférés depuis la décision annoncée par Morgan Stanley, selon James Tracy, qui pilote le le Consulting Group Wealth Advisory Solutions. Les actifs sous gestion de TRAK, créé en 1994 par Smith Barney, ainsi qu’un programme affilié s'élevaient à 34,7 milliards de dollars au 30 juin 2014, selon des données communiquées par Cerulli Associates.
L’organisme de concertation et de réflexion France Stratégie, rattaché au Premier ministre, propose sept indicateurs pour mesurer la qualité de la croissance française à long terme et suggère l’ouverture d’un débat sur la sélection de ces indicateurs et la définition des seuils de référence, selon un communiqué publié le 15 septembre.La crise économique et financière de 2008 a remis à l’ordre du jour les interrogations sur la finalité de la croissance. Au début des années 1970, le Club de Rome alertait sur « les limites à la croissance » : au-delà de la seule augmentation du PIB, comment être certain qu’une société progresse sur le long terme ?D’après la commission Brundtland (1987), le développement d’une économie est dit soutenable quand il est capable de répondre aux besoins d’une population et de transmettre aux générations futures les ressources nécessaires pour satisfaire leurs propres besoins. Ainsi, pour viser une croissance « soutenable », il est nécessaire de prendre en compte le legs social, environnemental et productif que nous ferons aux générations suivantes. Sans se substituer à la mesure du PIB, France Stratégie suggère ainsi sept indicateurs pour mesurer la croissance soutenable : · l’évolution des stocks d’actifs, incorporels et physiques, du secteur productif ; · la proportion de titulaires d’un diplôme supérieur au brevet des collèges parmi les 25 à 64 ans ; · la proportion artificialisée du territoire national ; · l’empreinte carbone française annuelle, importations incluses ; · le rapport entre les revenus détenus par le cinquième le plus riche de la population et ceux détenus par le cinquième le plus pauvre ; · la dette publique nette rapportée au PIB ; · la dette extérieure nette rapportée au PIB Les sept indicateurs ne se substituent pas à la mesure du PIB mais la complète afin de mieux piloter la trajectoire d’une société vers une croissance soutenable. «Puisque les moyens budgétaires que nous pouvons consacrer aux objectifs sont limités, des arbitrages seront nécessaires pour déterminer les trajectoires que nous allons suivre dans les années à venir. Un débat public devra également s’ouvrir, à la fois sur la sélection des indicateurs de soutenabilité mais aussi sur les seuils de référence dans les domaines socioéconomiques, deux dimensions qui sont autant de choix de société», conclut France Stratégie.
Selon Le Temps, la place financière de Jersey sera la première au monde à lancer un fonds dédié au bitcoin. Un véhicule d’investissement consacré à cette monnaie virtuelle a été enregistré début août par la société de gestion d’actifs Global Advisors, basée à Saint-Hélier, en collaboration avec le cabinet de conseil Carey Olsen.
Le taux de défaut des entreprises en catégorie spéculative est demeuré inchangé au mois d’août pour s'établir à 2,1%, a indiqué l’agence Moody’s.Ce taux de défaut pourrait s'établir à 2,3% fin 2014, nettement en dessous de sa moyenne historique de 4,7%.
Les fonds passifs sont non seulement moins coûteux que les fonds gérés activement, ils affichent également de meilleures performances, nettes des coûts, selon une étude réalisée par le gestionnaire multi-classes d’actifs Charles Stanley Pan Asset (CSPA).Selon l'étude, une stratégie passive peut procurer à de grands programmes de pension (environ 500 millions de livres d’encours ) un rendement supplémentaire de 3,8 millions de livres par an. Sur une période de cinq ans à fin avril 2014, les fonds passifs dans 14 classes d’actifs liquides ont surperformé les fonds actifs médians de 4,73% en moyenne. Dans une catégorie, les obligations émergentes, la différence en faveur des stratégies passives atteint 12% sur la période de cinq ans.Le même exercice de comparaison sur les cinq ans à fin juin 2013 donne une surperformance de 6,5%. Un revenu supplémentaire qualifié de «prime de fonds passif», autrement dit le rendement attendu d’un portefeuille de fonds passifs par rapport à un portefeuille équivalent de fonds actifs. Déjà en 2013, CSPA avait suggéré que les programmes de pension institutionnels britanniques, notamment les programmes les plus modestes avec environ 50 millions de livres d’actifs, adoptent une approche passive à 100%, ce qui leur permettrait d'économiser 3 millions de livres sur cinq ans.
L’Etablissement de retraite additionnelle de la fonction publique (Erafp) se retrouve au centre du projet de relance de l’investissement voulu par le président de la République, à l’occasion des Assises du financement et de l’investissement lundi. Un décret doit notamment modifier d’ici à la fin de l’année les statuts de l’Erafp, qui est obligé de consacrer au moins 65% de ses placements aux obligations. «Tout ce qui peut mobiliser du capital long, patient en faveur de l'économie, en particulier des PME et des ETI, est une bonne nouvelle», déclare à L’Agefi Philippe Desfossés, son directeur, qui se positionne en effet comme un acteur clé du financement des entreprises. «L’Erafp n’a que dix ans d’existence; sa montée en charge durera encore une quarantaine d’année. Au cours de cette période, l’Erafp bénéficie de cash-flows nets positifs, évalués à 2 milliards d’euros par an pendant les dix prochaines années. Peu d’investisseurs longs peuvent s’en prévaloir», précise-t-il. L'établissement est aujourd’hui dans une position frustrante: ses engagements de passif sont de très longue durée, il bénéficie d’une liquidité importante, mais se voit très contraint dans son allocation d’actifs. En dehors du poids des obligations, dont les perspectives de rendement sont limitées étant donné la faiblesse durable des taux d’intérêt, l’Erafp ne peut investir dans aucun fonds ouvert. Une restriction dommageable, selon son directeur. «Ne pouvoir investir que dans des fonds dédiés présente plusieurs inconvénients: cela exige des procédures d’appel d’offres lourdes et nous empêche de nous associer avec d’autres investisseurs, ce qui peut pourtant se révéler nécessaire dans certaines classes d’actifs, où le montant de chaque investissement peut être très élevé, dans les infrastructures notamment», explique-t-il, mais aussi dans le private equity ou l’immobilier. Ce statut empêche également l’Erafp de répondre favorablement aux propositions de co-investissement, si ce n’est au prix de contournements coûteux - comme souscrire aux fonds Novo de prêts à l'économie, gérés par des sociétés de gestion qu’il faut rémunérer, alors que l'établissement aurait vocation à prendre directement ce type d’initiatives.
Une période un peu délicate pour Novethic. En attendant l’issue des groupes de travail gouvernementaux sur le projet de label ISR public annoncé en 2012, Novethic a publié le 12 septembre la liste des 118 fonds labellisés cette année par son centre de recherche. Une progression de 7% d’une année sur l’autre alors que les qualités ISR des fonds retenus sont de plus en plus solides.Le Label Novethic a en effet accru ses exigences ces deux dernières années et les sociétés de gestion labellisées ont su améliorer leurs pratiques. L’analyse porte non seulement sur les pratiques ESG des entreprises mais également sur l’impact de leurs activités et tendent aujourd’hui à privilégier les secteurs les moins risqués et les plus favorables au développement durable. Un tiers des fonds ISR disponibles sur le marché français est désormais labellisé par son centre de recherche.Novethic souligne que plus d’un quart des sociétés de gestion labellisées ISR (27%) opèrent hors de France contre seulement 18% en 2013. L'édition 2014 du Label ISR de Novethic compte notamment trois nouveaux candidats basés en Suisse, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni. Seule exception notable, les fonds allemands dont on ne compte aucun représentant pour la bonne raison qu’un label est en gestion outre-Rhin. Le projet de labellisation initié par le Forum allemand pour l’investissement responsable (FNG) avance lentement. Novethic précise avoir été candidat à l’appel d’offres lancé par le FNG pour mettre en place ce label et fait partie des finalistes pour ce projet qui devrait en principe être sur les rails en 2015.Selon Novethic, de plus en plus de fonds ISR mettent en place une analyse d’impact spécifique aux produits et services des entreprises. Cette année, 8 fonds utilisent une double matrice ESG et thématique. Autrement dit, ils regardent en priorité les impacts environnementaux et sociaux du secteur d’activité avant d’analyser la performance ESG de l’entreprise.Par ailleurs, 30 fonds, soit 27% des fonds labellisés, ont abandonné l’approche «Best-in-class» pour adopter un mode de sélection plus universel, alors qu’ils ne représentaient que 4% des fonds labellisés en 2011. Ce processus de sélection, aussi appelé «best-in-universe», implique d'écarter les secteurs d’activités les plus risqués et de privilégier les secteurs les plus prometteurs.Concrètement, l’analyse des 30 fonds fait ressortir qu’aujourd’hui, les risques que présentent les secteurs financiers et extractifs sont considérés particulièrement problématiques, ce qui conduit leurs gérants à sous-pondérer ou même à complétement écarter les entreprises de ces secteurs de leurs fonds ISR.La qualité des fonds labellisés s’améliore également par le biais d’une prise en compte plus pertinente des controverses qui peuvent impacter la qualité ESG des titres en portefeuille. Autrement dit, les gérants ISR ne se contentent plus de l'évolution des notations d’agences spécialisées au gré des revues périodiques. Ils se sont équipés pour réagir rapidement, comme ils le font pour suivre l’actualité financière des entreprises.Illustration emblématique de cette évolution, l’amende de près de 9 milliards de dollars infligée en juin dernier à BNP Paribas par les autorités judiciaires américaines pour avoir violé les embargos économiques américains contre le Soudan, l’Iran et Cuba. Avant l'été 2014, BNP Paribas était présente dans plus de 70% des fonds ISR labellisés pour la qualité de sa politique RSE et une réputation préservée par rapport à d’autres banques depuis le début de la crise financière.Parmi les gérants de ces fonds labellisés, 80% ont rapidement réagi à la controverse. Pour un quart d’entre eux, la controverse affectant cette valeur a été considérée suffisamment grave pour vendre l’ensemble des titres de BNP paribas présents dans leurs fonds ISR. Parmi les autres sociétés de gestion, les réactions ont été plus nuancées : mise sous surveillance, gel ou réduction des investissements, prise de contact avec l’entreprise et engagement en vue d’obtenir des garanties d’actions correctives, ou encore baisse de la note ISR de BNP Paribas.Toutes ces évolutions ne devraient toutefois pas occulter un déficit fondamental de la sphère ISR, l’absence d’indicateurs de mesure de la performance ESG standardisés qui permettent de comparer les fonds entre eux."Nous sommes à la recherche d’indicateurs d’impact qui nous permettraient par exemple d’apprécier l’influence de nos stratégies sur la création d’emplois», a souligné Eric Loiselet, administrateur à l’ERAFP qui estime aussi que l’on devrait mesurer l’empreinte carbone. «L’harmonisation et la vérification systématique de l’impact des fonds ISR est incontestablement la clé de légitimité de l’ISR auprès des investisseurs», estime Novethic. Les acteurs en sont bien conscients puisque tous les travaux de place autour du projet de label ISR promu par les pouvoirs publics font des mesures d’impact de l’ISR une condition sine qua non des dispositifs crédibles de labellisation…
Selon le rapport de l’investissement alternatif 2014 (AIR pour Alternative Investment Report) publié par Intelligent Partnership, on dénombre aujourd’hui entre 150 et 200 distributeurs sur le marché de l’investissement alternatif contre 500 en 2012. Par ailleurs, en 2014, l’immobilier représente 70% de l’investissement alternatif très loin devant la sylviculture (11%), l’énergie (10%), les terrains (4%), les métaux précieux (3%) et les terres agricoles (3%).Parmi les distributeurs de solutions d’investissement, 60% déclarent avoir constaté une augmentation du nombre de sociétés souhaitant lancer des produits alternatifs au cours des 12 derniers mois. Ils sont 52% à recommander les investissements alternatifs pour se diversifier, 19% les recommandent pour leur niveau de rendement et 6% au regard de leurs vertus éthiques. Les deux raisons principales qui incitent un conseiller d’investissement à délaisser un produit alternatif sont : une mauvaise performance historique (dans 36% des cas) et un manque de transparence sur les informations disponibles pour le produit (32% des cas).
L’opérateur boursier européen Euronext a annoncé, le 11 septembre, le lancement de l’indice Euronext Southern European Banks Index NR (SEBI), un nouvel outil reflétant le secteur bancaire des pays du Sud de l’Europe. Cet indice servira comme sous-jacent pour de nouveaux indices sur les contrats futures qui devraient être disponibles à la négociation sur Euronext Amsterdam à compter du 2 octobre, suivi du lancement d’indices sur options le 9 octobre. Ce nouvel indice Southern European Banks Index NR (Net Return) est composé initialement de 20 valeurs espagnoles, portugaises, italiennes et françaises du secteur financier (hors compagnies d’assurances). L’indice comprend des entreprises dont la valorisation boursière est comprise entre 1 milliard et 25 milliards d’euros. Parmi elles, on trouve Banco de Sabadell, Mediobanca, Natixis, Bankinter, Bankia, Azimut Holding ou encore Anima Holding. Trois variantes de l’indice seront lancées: après le «Net Return» déjà annoncé, un «Price Return» et un «Gross Return» seront ainsi lancés prochainement.
Interrogé par L’Agefi, Marc Olivier, directeur général France de Nordea Investment Funds indique qu’au sein de la classe d’actifs « actions », il privilégie les actions américaines aux européennes, car les bénéfices et la situation économique sont meilleurs aux Etats-Unis. Alors que l’Europe peut sembler moins chère car elle souffre en réalité d’un manque de rendements et d’un environnement économique fragile. «Par conséquent, le risque baissier est plus élevé sur le Vieux Continent et si une croissance des bénéfices plus faible que prévu est à craindre, son impact sera négatif sur les marchés actions européens», indique le responsable.
Depuis le début de l’année, 545 milliards de dollars de valeur combinée d’entreprises ont été visés dans des acquisitions agressives au niveau mondial, rapporte le journal Les Echos. Jamais les tentatives de prise de contrôle hostiles n’ont atteint cette échelle, selon Thomson Reuters, même dans les années 2000, voire 1970. Les groupes européens sont devenus en majorité des cibles et les groupes américains des attaquants.
Les prochaines semaines vont être très riches en évènements susceptibles d’infléchir les stratégies des investisseurs, sur le front des élections avec, entre autres, des rendez-vous aux Etats-Unis, au Brésil, en Ukraine, au Royaume-Uni avec un référendum en Ecosse, et enfin, du côté de la politique monétaire, avec de nombreuses réunions de banquiers centraux aux Etats-Unis, dans la zone euro et au Japon.Conséquence classique de ce calendrier très chargé, les investisseurs sont dans l’expectative et préfèrent se ménager une pause avant de reprendre des positions. Durant la semaine au 10 septembre, les fonds d’actions ont ainsi enregistré une collecte nette de seulement 41 millions de dollars, les fonds obligataires attirant de leur côté 448 millions de dollars, selon les dernières statistiques communiquées par EPFR Global. Les fonds monétaires ont en revanche engrangé 22,3 milliards de dollars, les fonds américains et européens, représentant environ 45% de ce total.En Europe, la perspective d’une sécession de l’Ecosse s’est soldée, malgré des sondages contradictoires, par une décollecte nette de 672 millions de dollars pour les fonds d’actions britanniques. Par ailleurs, l'érosion des devises régionales s’est soldée par une baisse mécanique de plus de 15 milliards de dollars de la valeur des actifs gérés dans l’ensemble des fonds d’actions
Les actifs sous gestion des fonds communs de placement espagnols ont atteint 191 milliards d’euros à la fin du mois d’août, en croissance de 1,76% sur un mois, selon des données publiées par le cabinet VDOS Stochastics. Cette progression est à mettre au crédit d’une très bonne dynamique commerciale, la collecte nette mensuelle s’établissant à 2,25 milliards d’euros. Au cours du mois écoulé, Caixabank a enregistré la plus forte collecte nette du secteur, à 795,8 millions d’euros. Le groupe bancaire devance Santander (226,9 millions d’euros de souscriptions nettes), Banco Sabadell (192,4 millions d’euros), Bankinter (125,7 millions d’euros) et Bankia (121,7 millions d’euros). A contrario, Espirito Santo enregistre la plus forte décollecte, comme en juillet, avec 75,9 millions de flux nets sortants, devant Barclays (-1,38 million d’euros).A fin août, Santander préserve sa place de numéro un du secteur avec près de 34,5 milliards d’euros d’encours et une part de marché de 18,06%. La banque espagnole est suivie par Caixabank (27,16 milliards d’euros d’encours), BBVA (27,10 milliards d’euros), Kutxabank (9,99 milliards d’euros) et Banco Sabadell (9,8 milliards d’euros). Les dix premiers acteurs du marché concentrent 145,4 milliards d’euros d’actifs sous gestion, soit 76,15 % des encours totaux.
Beaucoup de bruit pour rien ? Le directeur général de Vontobel, Zeno Staub, estime que la vague d’acquisitions pressentie dans le domaine de la banque privée en Suisse se fait attendre. «Elle se déroule en tout cas moins vite que l’on pourrait penser au regard de la rhétorique en cours», estime-t-il dans un entretien avec l’agence Bloomberg. Lui même n’exclut pas d’ailleurs une éventuelle opération d’acquisition pour son établissement.Selon le patron de la banque suisse, ses homologues mènent de nombreuses négociations, qui ne débouchent souvent sur rien faute d’accord sur le prix de vente et en raison des risques juridiques hérités du passé. Vontobel aurait ainsi renoncé à plusieurs acquisitions pour ses motifs.Zeno Staub réitère son intérêt pour la banque Coutts, détenue par Royal Bank of Scotland (RBS). Un rapprochement permettrait de réduire les coûts opérationnels de Vontobel, mais RBS semble ne pas avoir encore pris de décision sur l’avenir de sa filiale.
La demande croissante des investisseurs internationaux pour les actions chinoises ont conduit plusieurs fournisseurs d’ETF, y compris Deutsche Bank, à fermer des produits à tout nouvel investissement, révèle le Financial Times FM. De nombreux ETF chinois sont directement liés au programme RQFII (investisseur institutionnel étranger qualifié pour la gestion en renminbi), un système de quotas grâce auquel les autorités chinoises accordent l’accès à leur marché financier et ainsi d’acheter des actifs locaux pour soutenir les fonds. Or, à Hong Kong, le principal centre financier à avoir bénéficié du plan RQFII avec 270 milliards de renminbi (44 milliards de dollars) de quotas, le bassin d’investissement est rapidement en train de s’épuiser en partie grâce à plusieurs semaines de fortes collectes pour les fonds RQFII. Ainsi, les actifs détenus dans les ETF ont presque doublé cette année pour atteindre 12,6 milliards de dollars. Dans un tel contexte, Deutsche Bank a décidé de limiter l’accès des investisseurs américains à ses ETF chinois qui investissent en utilisant le programme RQFII, la banque allemande ayant même temporairement fermé des fonds similaires à tout nouvel investissement en provenance de clients européens. Le discours est à l’avenant pour le gestionnaire d’actifs CSOP Asset Management, basé à Hong Kong, qui a utilisé plus de 96% de ses quotas et qui a annoncé ne plus prendre de nouvel argent frais pour son fonds actions chinois phare, pourtant le plus grand ETF RQFII.
Aurel BGC a annoncé vendredi avoir signé un partenariat avec le Paris Saint-Germain lui permettant de se présenter comme le «courtier officiel» du club de football. L’entreprise d’investissement, filiale du groupe américain BGC Partners, bénéficiera entre autres du droit d’utilisation de l’image des joueurs en France et aux Etats-Unis ainsi que d’une loge privative au Parc des Princes. Le montant du contrat n’a pas été dévoilé.