L’Etablissement de retraite additionnelle de la fonction publique (Erafp) se retrouve au centre du projet de relance de l’investissement voulu par le président de la République, à l’occasion des Assises du financement et de l’investissement lundi. Un décret doit notamment modifier d’ici à la fin de l’année les statuts de l’Erafp, qui est obligé de consacrer au moins 65% de ses placements aux obligations. «Tout ce qui peut mobiliser du capital long, patient en faveur de l'économie, en particulier des PME et des ETI, est une bonne nouvelle», déclare à L’Agefi Philippe Desfossés, son directeur, qui se positionne en effet comme un acteur clé du financement des entreprises. «L’Erafp n’a que dix ans d’existence; sa montée en charge durera encore une quarantaine d’année. Au cours de cette période, l’Erafp bénéficie de cash-flows nets positifs, évalués à 2 milliards d’euros par an pendant les dix prochaines années. Peu d’investisseurs longs peuvent s’en prévaloir», précise-t-il. L'établissement est aujourd’hui dans une position frustrante: ses engagements de passif sont de très longue durée, il bénéficie d’une liquidité importante, mais se voit très contraint dans son allocation d’actifs. En dehors du poids des obligations, dont les perspectives de rendement sont limitées étant donné la faiblesse durable des taux d’intérêt, l’Erafp ne peut investir dans aucun fonds ouvert. Une restriction dommageable, selon son directeur. «Ne pouvoir investir que dans des fonds dédiés présente plusieurs inconvénients: cela exige des procédures d’appel d’offres lourdes et nous empêche de nous associer avec d’autres investisseurs, ce qui peut pourtant se révéler nécessaire dans certaines classes d’actifs, où le montant de chaque investissement peut être très élevé, dans les infrastructures notamment», explique-t-il, mais aussi dans le private equity ou l’immobilier. Ce statut empêche également l’Erafp de répondre favorablement aux propositions de co-investissement, si ce n’est au prix de contournements coûteux - comme souscrire aux fonds Novo de prêts à l'économie, gérés par des sociétés de gestion qu’il faut rémunérer, alors que l'établissement aurait vocation à prendre directement ce type d’initiatives.
Une période un peu délicate pour Novethic. En attendant l’issue des groupes de travail gouvernementaux sur le projet de label ISR public annoncé en 2012, Novethic a publié le 12 septembre la liste des 118 fonds labellisés cette année par son centre de recherche. Une progression de 7% d’une année sur l’autre alors que les qualités ISR des fonds retenus sont de plus en plus solides.Le Label Novethic a en effet accru ses exigences ces deux dernières années et les sociétés de gestion labellisées ont su améliorer leurs pratiques. L’analyse porte non seulement sur les pratiques ESG des entreprises mais également sur l’impact de leurs activités et tendent aujourd’hui à privilégier les secteurs les moins risqués et les plus favorables au développement durable. Un tiers des fonds ISR disponibles sur le marché français est désormais labellisé par son centre de recherche.Novethic souligne que plus d’un quart des sociétés de gestion labellisées ISR (27%) opèrent hors de France contre seulement 18% en 2013. L'édition 2014 du Label ISR de Novethic compte notamment trois nouveaux candidats basés en Suisse, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni. Seule exception notable, les fonds allemands dont on ne compte aucun représentant pour la bonne raison qu’un label est en gestion outre-Rhin. Le projet de labellisation initié par le Forum allemand pour l’investissement responsable (FNG) avance lentement. Novethic précise avoir été candidat à l’appel d’offres lancé par le FNG pour mettre en place ce label et fait partie des finalistes pour ce projet qui devrait en principe être sur les rails en 2015.Selon Novethic, de plus en plus de fonds ISR mettent en place une analyse d’impact spécifique aux produits et services des entreprises. Cette année, 8 fonds utilisent une double matrice ESG et thématique. Autrement dit, ils regardent en priorité les impacts environnementaux et sociaux du secteur d’activité avant d’analyser la performance ESG de l’entreprise.Par ailleurs, 30 fonds, soit 27% des fonds labellisés, ont abandonné l’approche «Best-in-class» pour adopter un mode de sélection plus universel, alors qu’ils ne représentaient que 4% des fonds labellisés en 2011. Ce processus de sélection, aussi appelé «best-in-universe», implique d'écarter les secteurs d’activités les plus risqués et de privilégier les secteurs les plus prometteurs.Concrètement, l’analyse des 30 fonds fait ressortir qu’aujourd’hui, les risques que présentent les secteurs financiers et extractifs sont considérés particulièrement problématiques, ce qui conduit leurs gérants à sous-pondérer ou même à complétement écarter les entreprises de ces secteurs de leurs fonds ISR.La qualité des fonds labellisés s’améliore également par le biais d’une prise en compte plus pertinente des controverses qui peuvent impacter la qualité ESG des titres en portefeuille. Autrement dit, les gérants ISR ne se contentent plus de l'évolution des notations d’agences spécialisées au gré des revues périodiques. Ils se sont équipés pour réagir rapidement, comme ils le font pour suivre l’actualité financière des entreprises.Illustration emblématique de cette évolution, l’amende de près de 9 milliards de dollars infligée en juin dernier à BNP Paribas par les autorités judiciaires américaines pour avoir violé les embargos économiques américains contre le Soudan, l’Iran et Cuba. Avant l'été 2014, BNP Paribas était présente dans plus de 70% des fonds ISR labellisés pour la qualité de sa politique RSE et une réputation préservée par rapport à d’autres banques depuis le début de la crise financière.Parmi les gérants de ces fonds labellisés, 80% ont rapidement réagi à la controverse. Pour un quart d’entre eux, la controverse affectant cette valeur a été considérée suffisamment grave pour vendre l’ensemble des titres de BNP paribas présents dans leurs fonds ISR. Parmi les autres sociétés de gestion, les réactions ont été plus nuancées : mise sous surveillance, gel ou réduction des investissements, prise de contact avec l’entreprise et engagement en vue d’obtenir des garanties d’actions correctives, ou encore baisse de la note ISR de BNP Paribas.Toutes ces évolutions ne devraient toutefois pas occulter un déficit fondamental de la sphère ISR, l’absence d’indicateurs de mesure de la performance ESG standardisés qui permettent de comparer les fonds entre eux."Nous sommes à la recherche d’indicateurs d’impact qui nous permettraient par exemple d’apprécier l’influence de nos stratégies sur la création d’emplois», a souligné Eric Loiselet, administrateur à l’ERAFP qui estime aussi que l’on devrait mesurer l’empreinte carbone. «L’harmonisation et la vérification systématique de l’impact des fonds ISR est incontestablement la clé de légitimité de l’ISR auprès des investisseurs», estime Novethic. Les acteurs en sont bien conscients puisque tous les travaux de place autour du projet de label ISR promu par les pouvoirs publics font des mesures d’impact de l’ISR une condition sine qua non des dispositifs crédibles de labellisation…
Beaucoup de bruit pour rien ? Le directeur général de Vontobel, Zeno Staub, estime que la vague d’acquisitions pressentie dans le domaine de la banque privée en Suisse se fait attendre. «Elle se déroule en tout cas moins vite que l’on pourrait penser au regard de la rhétorique en cours», estime-t-il dans un entretien avec l’agence Bloomberg. Lui même n’exclut pas d’ailleurs une éventuelle opération d’acquisition pour son établissement.Selon le patron de la banque suisse, ses homologues mènent de nombreuses négociations, qui ne débouchent souvent sur rien faute d’accord sur le prix de vente et en raison des risques juridiques hérités du passé. Vontobel aurait ainsi renoncé à plusieurs acquisitions pour ses motifs.Zeno Staub réitère son intérêt pour la banque Coutts, détenue par Royal Bank of Scotland (RBS). Un rapprochement permettrait de réduire les coûts opérationnels de Vontobel, mais RBS semble ne pas avoir encore pris de décision sur l’avenir de sa filiale.
La demande croissante des investisseurs internationaux pour les actions chinoises ont conduit plusieurs fournisseurs d’ETF, y compris Deutsche Bank, à fermer des produits à tout nouvel investissement, révèle le Financial Times FM. De nombreux ETF chinois sont directement liés au programme RQFII (investisseur institutionnel étranger qualifié pour la gestion en renminbi), un système de quotas grâce auquel les autorités chinoises accordent l’accès à leur marché financier et ainsi d’acheter des actifs locaux pour soutenir les fonds. Or, à Hong Kong, le principal centre financier à avoir bénéficié du plan RQFII avec 270 milliards de renminbi (44 milliards de dollars) de quotas, le bassin d’investissement est rapidement en train de s’épuiser en partie grâce à plusieurs semaines de fortes collectes pour les fonds RQFII. Ainsi, les actifs détenus dans les ETF ont presque doublé cette année pour atteindre 12,6 milliards de dollars. Dans un tel contexte, Deutsche Bank a décidé de limiter l’accès des investisseurs américains à ses ETF chinois qui investissent en utilisant le programme RQFII, la banque allemande ayant même temporairement fermé des fonds similaires à tout nouvel investissement en provenance de clients européens. Le discours est à l’avenant pour le gestionnaire d’actifs CSOP Asset Management, basé à Hong Kong, qui a utilisé plus de 96% de ses quotas et qui a annoncé ne plus prendre de nouvel argent frais pour son fonds actions chinois phare, pourtant le plus grand ETF RQFII.
Interrogé par L’Agefi, Marc Olivier, directeur général France de Nordea Investment Funds indique qu’au sein de la classe d’actifs « actions », il privilégie les actions américaines aux européennes, car les bénéfices et la situation économique sont meilleurs aux Etats-Unis. Alors que l’Europe peut sembler moins chère car elle souffre en réalité d’un manque de rendements et d’un environnement économique fragile. «Par conséquent, le risque baissier est plus élevé sur le Vieux Continent et si une croissance des bénéfices plus faible que prévu est à craindre, son impact sera négatif sur les marchés actions européens», indique le responsable.
Depuis le début de l’année, 545 milliards de dollars de valeur combinée d’entreprises ont été visés dans des acquisitions agressives au niveau mondial, rapporte le journal Les Echos. Jamais les tentatives de prise de contrôle hostiles n’ont atteint cette échelle, selon Thomson Reuters, même dans les années 2000, voire 1970. Les groupes européens sont devenus en majorité des cibles et les groupes américains des attaquants.
Les prochaines semaines vont être très riches en évènements susceptibles d’infléchir les stratégies des investisseurs, sur le front des élections avec, entre autres, des rendez-vous aux Etats-Unis, au Brésil, en Ukraine, au Royaume-Uni avec un référendum en Ecosse, et enfin, du côté de la politique monétaire, avec de nombreuses réunions de banquiers centraux aux Etats-Unis, dans la zone euro et au Japon.Conséquence classique de ce calendrier très chargé, les investisseurs sont dans l’expectative et préfèrent se ménager une pause avant de reprendre des positions. Durant la semaine au 10 septembre, les fonds d’actions ont ainsi enregistré une collecte nette de seulement 41 millions de dollars, les fonds obligataires attirant de leur côté 448 millions de dollars, selon les dernières statistiques communiquées par EPFR Global. Les fonds monétaires ont en revanche engrangé 22,3 milliards de dollars, les fonds américains et européens, représentant environ 45% de ce total.En Europe, la perspective d’une sécession de l’Ecosse s’est soldée, malgré des sondages contradictoires, par une décollecte nette de 672 millions de dollars pour les fonds d’actions britanniques. Par ailleurs, l'érosion des devises régionales s’est soldée par une baisse mécanique de plus de 15 milliards de dollars de la valeur des actifs gérés dans l’ensemble des fonds d’actions
Selon le rapport de l’investissement alternatif 2014 (AIR pour Alternative Investment Report) publié par Intelligent Partnership, on dénombre aujourd’hui entre 150 et 200 distributeurs sur le marché de l’investissement alternatif contre 500 en 2012. Par ailleurs, en 2014, l’immobilier représente 70% de l’investissement alternatif très loin devant la sylviculture (11%), l’énergie (10%), les terrains (4%), les métaux précieux (3%) et les terres agricoles (3%).Parmi les distributeurs de solutions d’investissement, 60% déclarent avoir constaté une augmentation du nombre de sociétés souhaitant lancer des produits alternatifs au cours des 12 derniers mois. Ils sont 52% à recommander les investissements alternatifs pour se diversifier, 19% les recommandent pour leur niveau de rendement et 6% au regard de leurs vertus éthiques. Les deux raisons principales qui incitent un conseiller d’investissement à délaisser un produit alternatif sont : une mauvaise performance historique (dans 36% des cas) et un manque de transparence sur les informations disponibles pour le produit (32% des cas).
L’opérateur boursier européen Euronext a annoncé, le 11 septembre, le lancement de l’indice Euronext Southern European Banks Index NR (SEBI), un nouvel outil reflétant le secteur bancaire des pays du Sud de l’Europe. Cet indice servira comme sous-jacent pour de nouveaux indices sur les contrats futures qui devraient être disponibles à la négociation sur Euronext Amsterdam à compter du 2 octobre, suivi du lancement d’indices sur options le 9 octobre. Ce nouvel indice Southern European Banks Index NR (Net Return) est composé initialement de 20 valeurs espagnoles, portugaises, italiennes et françaises du secteur financier (hors compagnies d’assurances). L’indice comprend des entreprises dont la valorisation boursière est comprise entre 1 milliard et 25 milliards d’euros. Parmi elles, on trouve Banco de Sabadell, Mediobanca, Natixis, Bankinter, Bankia, Azimut Holding ou encore Anima Holding. Trois variantes de l’indice seront lancées: après le «Net Return» déjà annoncé, un «Price Return» et un «Gross Return» seront ainsi lancés prochainement.
Les actifs sous gestion des fonds communs de placement espagnols ont atteint 191 milliards d’euros à la fin du mois d’août, en croissance de 1,76% sur un mois, selon des données publiées par le cabinet VDOS Stochastics. Cette progression est à mettre au crédit d’une très bonne dynamique commerciale, la collecte nette mensuelle s’établissant à 2,25 milliards d’euros. Au cours du mois écoulé, Caixabank a enregistré la plus forte collecte nette du secteur, à 795,8 millions d’euros. Le groupe bancaire devance Santander (226,9 millions d’euros de souscriptions nettes), Banco Sabadell (192,4 millions d’euros), Bankinter (125,7 millions d’euros) et Bankia (121,7 millions d’euros). A contrario, Espirito Santo enregistre la plus forte décollecte, comme en juillet, avec 75,9 millions de flux nets sortants, devant Barclays (-1,38 million d’euros).A fin août, Santander préserve sa place de numéro un du secteur avec près de 34,5 milliards d’euros d’encours et une part de marché de 18,06%. La banque espagnole est suivie par Caixabank (27,16 milliards d’euros d’encours), BBVA (27,10 milliards d’euros), Kutxabank (9,99 milliards d’euros) et Banco Sabadell (9,8 milliards d’euros). Les dix premiers acteurs du marché concentrent 145,4 milliards d’euros d’actifs sous gestion, soit 76,15 % des encours totaux.
L’opposition de centre-gauche a remporté une courte victoire aux élections législatives de dimanche en Suède, après huit années de gouvernement de centre-droit, mais elle n’a pas obtenu la majorité absolue. Le Parti social-démocrate et ses alliés écologistes et du Parti de gauche auraient recueilli 43,7% des voix, soit 160 sièges, contre 39,1% (142 sièges) à la coalition du Premier ministre sortant Fredrick Reinfeldt.
Aurel BGC a annoncé vendredi avoir signé un partenariat avec le Paris Saint-Germain lui permettant de se présenter comme le «courtier officiel» du club de football. L’entreprise d’investissement, filiale du groupe américain BGC Partners, bénéficiera entre autres du droit d’utilisation de l’image des joueurs en France et aux Etats-Unis ainsi que d’une loge privative au Parc des Princes. Le montant du contrat n’a pas été dévoilé.
Le cabinet d’audit et de conseil prévoit d’investir 200 millions de dollars dans les cinq prochaines années sur le continent africain, dont 70 millions en Afrique francophone. Les effectifs dans son activité conseil seront doublés. La croissance du marché africain du conseil est estimée à 5,8% pour la période 2011-2015, indique PricewaterhouseCoopers.
Tuillet va intégrer le groupe Grant Thornton. Tuillet dégage un chiffre d’affaires de 15 millions d’euros, répartis entre des activités d’audit légal (40%), d’expertise-comptable (10%) et de conseils spécialisés. Les revenus annuels de Grant Thornton s'élèvent à 140 millions. Les modalités ne sont pas précisées.
L’agence a relevé vendredi la note de crédit du pays d’un cran, de «B-» à «B» avec une perspective stable. S&P évoque les progrès réalisés par la Grèce dans la consolidation de ses finances publiques. L’endettement public pourrait ainsi représenter 164% du PIB en 2017 contre un pic à 177% cette année. Le pays a atteint ses objectifs budgétaires et n’aura pas besoin de demander un troisième plan de sauvetage international, a assuré le Premier ministre Antonis Samaras.
La production industrielle chinoise a augmenté de 6,9% en août sur un an, sa plus faible croissance depuis 2008. Ce chiffre, bien inférieur au consensus qui était de 8,8%, dénote un ralentissement marqué par rapport à la hausse de 9,0% enregistrée en juillet. D’autres indicateurs officiels publiés ce week-end laissent songeurs, comme la hausse de 11,9% des ventes au détail le mois dernier, une progression également inférieure à celle de juillet (+12,2%) et en-deçà du consensus (+12,1%). «Les chiffres d’août tendent peut-être vers un atterrissage difficile. Le degré de ralentissement de l'économie au troisième trimestre ne sera pas modeste et cela accroît la possibilité d’une baisse des taux ou du coefficient de réserves obligatoires des banques», selon Xu Gao, chef économiste chez Everbright Securities à Pékin. Certains économistes n'écartent pas une glissade de la croissance chinoise vers 7% au troisième trimestre, loin de l’objectif de 7,5% fixé pour l’ensemble de l’année.
Le spécialiste français du prêt participatif auprès des TPE-PME a levé 100 millions d’euros sous forme d’obligations auprès d’AG2R La Mondiale, AXA France, CNP Assurances et Natixis Assurances, déjà présents lors du lancement en 2012, dans le cadre de la transformation de son véhicule de refinancement. L’opération a été réalisée le 31 juillet. «Surfant sur la réglementation créant les fonds de prêt à l’économie, Isodev a créé un nouveau véhicule doté d’actifs à l’ouverture de 50 millions d’euros, qui pourra être porté à 300 millions d’euros d’ici fin 2016», précise la société.
La contraction de l'économie ukrainienne pourrait atteindre 10% cette année selon la banque centrale du pays, bien plus que les 6,5% anticipés par le FMI. «Je suppose que ce pourrait être -9%, voire -10%», a déclaré Valeria Hontareva, directrice de l’institut d'émission. Au deuxième trimestre, l'économie ukrainienne s’est contractée de 2,3% par rapport aux trois mois précédents et de 4,6% sur un an. Les deux régions de l’Est du pays où se déroulent les combats représentent habituellement 16% du PIB.
A quelques jours du référendum de jeudi sur l’indépendance de l’Ecosse, l’incertitude prévaut toujours après la publication de sondages contradictoires ce week-end. Le vif débat secouant le Royaume-Uni a même poussé la Reine Elizabeth II a sortir de son silence. «J’espère que le peuple réfléchira avec beaucoup d’attention à l’avenir», a-t-elle indiqué. La gestion des conséquences du vote empêchera le gouverneur de la Banque d’Angleterre Mark Carney et le ministre des finances britannique George Osborne d’assister au prochain G20 des banquiers centraux et des grands argentiers mondiaux, une réunion prévue les 20 et 21 septembre à Cairns en Australie.
Le ministre argentin de l’Economie Axel Kicillof a assuré que le pays pourra bien assurer le versement des coupons aux porteurs de sa dette restructurée grâce à une loi votée par le Congrès. La loi permet au pays de contourner les Etats-Unis pour le versement des coupons. Cette loi «nous permet d’assurer que le prochain versement, prévu dans quelques jours fin septembre, sera bien réalisé», a clamé le ministre sur l’antenne de Radio Nacional Rock. «Il ne peut être question de défaut» a-t-il indiqué.
Le Premier ministre japonais a confié à la chaîne de télévision ne pas savoir encore s’il confirmera une nouvelle hausse de la TVA au Japon en 2015, ou s’il repoussera son application. La décision reposera sur les indicateurs économiques du troisième trimestre. «L'économie est une chose vivante et nous réfléchissons à cette question de façon neutre» a indiqué Shinzo Abe.
Le quotidien a consulté un document que le Medef a prévu de publier mercredi et intitulé «Comment relancer la dynamique de création d’emplois en France?». Le document liste «toute une série de freins» qui devant être levés en priorité. Chaque mesure, comme la suppression de jours fériés, est quantifiée en termes de créations d’emplois attendues.
Le Secrétaire américain au Trésor, Jack Lew, a selon le quotidien récemment adressé un courrier au vice-Premier ministre chinois Wang Yang pour lui indiquer que la récente vague d’enquêtes antitrust visant des groupes étrangers pourrait bien avoir un impact dommageable sur les relations entre les Etats-Unis et la Chine. Au moins 30 groupes étrangers dont Microsoft et Qualcomm sont visés par des enquêtes.
Le spécialiste français du prêt participatif auprès des TPE-PME a levé 100 millions d’euros sous forme d’obligations auprès d’AG2R La Mondiale, AXA France, CNP Assurances et Natixis Assurances, déjà présents lors du lancement en 2012, dans le cadre de la transformation de son véhicule de refinancement. L’opération a été réalisée le 31 juillet. «Surfant sur la réglementation créant les fonds de prêt à l’économie, Isodev a créé un nouveau véhicule doté d’actifs à l’ouverture de 50 millions d’euros, qui pourra être porté à 300 millions d’euros d’ici fin 2016», précise la société.
Le fournisseur d’information sur le développement durable RepRisk a indiqué le 11 septembre avoir fourni, grâce à son partenariat avec RobecoSAM, des données ESG pour l'évaluation des sociétés retenues dans les Dow Jones Sustainability Indices (DJSI).L’indice DJSI, qui sélectionne les 10% des sociétés les plus en pointe en matière de développement durable parmi les 2.500 plus grandes sociétés de la planète, est géré conjointement par S&P Dow Jones Indices et RobecoSAM.
Les fonds de droit français reprennent des couleurs. L’ensemble du marché a atteint fin août 787,98 milliards d’euros, soit une progression de 1,37 % d’un mois à l’autre, après avoir enregistré des souscriptions nettes de 2,52 milliards d’euros. Toutes les classes d’actifs ont également profité d’un «effet marché» positif comme l’indiquent les statistiques mensuelles d’Europerformance SIX Telekurs. Cela étant, les OPCVM de moyen long terme n’ont pas eu les faveurs des investisseurs, qui se sont une nouvelle fois massivement reportés sur les fonds monétaires. A eux seuls, ces derniers ont capté 2,62 milliards dont 2,55 milliards pour les fonds de trésorerie classique. De leur côté, les fonds obligataires ont collecté en net 290,75 millions. Quant aux fonds actions, ils ont enregistré des sorties nettes de 160,04 millions d’euros, comme les fonds convertibles qui ont subi une décollecte de 45,31 millions. Quelques différences peuvent cependant être relevées ici ou là, tant du côté des fonds obligataires que des fonds actions, où certaines catégories sont parvenues à tirer leur épingle du jeu tandis que d’autres ont été durement affectées. Au sein de la catégorie obligataire, deux types de fonds se sont illustrés. Les fonds investis en titres de la zone euro ont suscité l’intérêt des investisseurs. La collecte nette sur le mois a atteint 415,15 millions d’euros. A l’inverse, les fonds investis en obligations à haut rendement et dans une moindre mesure, ceux investis sur des titres de pays émergents ont fait face à des sorties nettes. De 235,10 millions d’euros pour les premiers et de 53,87 millions pour les seconds. Concernant les performances des différentes catégories, on relèvera que les fonds d’obligations de la zone euro et ceux investis en titres à haut rendement ont fait jeu égal : +0,64% pour les premiers et +0,63 % pour les seconds. Par ailleurs, les OPCVM obligataires sur l’Europe ont progressé de 1,06 %. Les fonds actions ont connu des comportements assez similaires. Ainsi les fonds investis sur le marché américain et ceux portés sur l’Asie/ Pacifique ont décollecté en net respectivement 124,8 millions et 69,24 millions, quand les fonds d’actions investis sur l’Europe ont enregistré des entrées nettes de 50,97 millions, soit un montant équivalent à la collecte des fonds à l’international (50,22 millions). En matière de performances, on notera que les fonds investis outre Atlantique ont progressé en moyenne de 5,60 % sur le mois, entraînant une hausse de l’encours de la catégorie (+5,51 %) en dépit de sa décollecte. Les fonds sur l’Europe et à l’international ont pour leur part progressé de 1,34 % et 2,80 % respectivement.Enfin, en ce qui concerne les fonds d’obligations convertibles, deux catégories ont décollecté : celles investies en titres de la zone euro (-49,99 millions) et à l’international (-38,32 millions). Les fonds d’obligations convertibles ont fait exception avec des entrées nettes de 43 millions d’euros. Les performances moyennes sur le vieux Continent sont comparables (+0,37 % sur la zone euro et +0,35 % sur l’Europe). A l’international, la progression a été plus élevée (+0,80 %).
Alors que les entreprises se disent elles-mêmes bien préparées pour se lancer dans un processus d’acquisition, il semble en être tout autrement dans la pratique. Un tiers des entreprises n’évalue pas a posteriori si une acquisition a atteint les résultats escomptés, et la moitié d’entre elles ne prend pas en compte les expériences antérieures. C’est ce qui ressort de la récente étude « The Well-Prepared Dealmaker », réalisée par le cabinet de conseil Mercer auprès de 80 multinationales, qui représentent plusieurs millions de salariés.The Well-Prepared Dealmaker, a analysé la manière dont les multinationales font face à des acquisitions. Ses auteurs ont interrogé des professionnels des Ressources Humaines, ainsi que des experts en fusions et acquisitions, afin de dresser l’inventaire des facteurs déterminants pour mener à bien une fusion-acquisition. Il apparaît donc qu’un solide plan d’acquisition et une évaluation approfondie constituent les deux facteurs clés du succès, notamment en vue d’une plus grande efficacité après l’intégration d’une entreprise. Une raison supplémentaire au manque d’évaluation est que les entreprises ne savent pas, selon leurs propres termes, ce qu’elles doivent exactement évaluer. Elles déclarent cela alors que 80% des répondants avaient indiqué avoir défini avant le deal les critères mesurables et les ICP (Indicateurs clés de performance).Une autre étude réalisée par Mercer montre également que 70% des entreprises n’accordent pas de rétributions supplémentaires à leurs salariés pour le travail considérable d’accompagnement lié au processus d’intégration. Au sein des entreprises restantes, ces incentives ne s’appliquent qu’aux postes de high management et uniquement lors de la conclusion du marché (et ne concernent donc pas le travail d’intégration qui suit).Selon Mandy Schreuder, consultante en fusions et acquisitions au sein de Mercer, le problème majeur serait de ne pas identifier clairement les experts chargés d’accompagner au quotidien une fusion-acquisition dans l’entreprise. « L’achat et l’intégration d’une autre entité se produit le plus souvent de manière ponctuelle, les collaborateurs concernés doivent par conséquent réaliser tout ce travail d’accompagnement en plus de leurs tâches régulières. Ce n’est pas bénéfique pour le processus d’intégration. Cela explique aussi pourquoi il n’y a pratiquement jamais d’évaluation a posteriori : une fois le projet terminé, les collaborateurs impliqués retournent à leur routine quotidienne. C’est dommage car une telle évaluation est extrêmement précieuse en vue de faciliter les prochaines acquisitions, et les rendre moins onéreuses.""Dans la majorité des cas, même si les salariés qui accompagnent le processus d’intégration sont valorisés pour le travail supplémentaire que cela occasionne, ils ne reçoivent aucune compensation financière formelle à cet effet. Certains interprètent cette mission comme une expérience précieuse qui leur donne une meilleure compréhension des changements, qui contribue également à leur visibilité au sein de l’entreprise. Mais d’un autre côté, des collaborateurs peut-être déjà démotivés, qui n’ont pas vu leurs efforts supplémentaires récompensés, risquent de quitter l’entreprise. Ne pas récompenser l’ensemble de l’équipe impliquée dans un deal depuis les travaux préparatoires jusqu’à une intégration complète réussie est également une décision négative. Cette rémunération supplémentaire encouragerait pourtant le travail d’équipe au sein de la société et influencerait favorablement le succès à long terme de l’acquisition » explique Mandy Schreuder.Par conséquent, Mercer recommande aux entreprises qui se sont engagées dans une acquisition de trouver un bon équilibre entre la rétribution et le développement personnel des salariés, et la nécessité de les conserver. Cela signifie qu’il ne faut pas seulement s’intéresser aux récompenses à court terme, comme un bonus pour la conclusion du deal, mais qu’il est aussi indispensable de réfléchir sur le long terme: comment s’assurer que l’intégration se passe bien, comment garder des salariés motivés de manière pérenne, comment les retenir durablement, et comment s’assurer que le but ultime de cette acquisition soit atteint.
Au premier trimestre 2014, l’épargne des ménages européens reste élevée : le taux d’épargne se stabilise en Allemagne, en Italie et en Belgique et atteint un record en France pour atteindre près de 16% du revenu disponible, souligne l’Observatoire de l'épargne européenne dans son dernier bulletin mensuel. Seule exception, l’Espagne où une nouvelle baisse du revenu disponible des ménages et la reprise de leur consommation ont pesé négativement sur leur capacité d’épargne. Au Royaume-Uni, le taux d’épargne repart à la hausse.
Le groupe allemand Universal Investment a fait alliance avec la boutique danoise spécialisée sur les marchés émergents Global Evolution pour lancer une stratégie de performance absolue, rapporte Citywire Global.Le fonds CGS FMS Global Evolution EM Debt and FX, au format Ucits et domicilié au Luxembourg, investira dans les obligations et les devises de marchés émergents et frontières et sera piloté par l'équipe d’investissement de la boutique danoise.La stratégie vise un rendement de 10% par an assorti d’une volatilité limitée par rapport aux indices de référence des marchés émergents.
Natixis Global Asset Management renforce son offre de fonds Ucits à destination d’une clientèle retail en Asie, soulignant l’intérêt croissant pour les fonds alternatifs liquides, rapporte Asian Investor.Les investisseurs institutionnels sont égaleement très intéressés par les produits alternatifs liquides, relève Madeline Ho, responsable Asie-Pacifique pour la distribution des fonds wholesale pour Natixis GAM, qui évoque l’exemple des fonds de hedge funds à liquidité quotidienne.Au deuxième trimestre, les fonds de fonds ont ainsi enregistré une collecte nette de 565 millions de dollars, selon des statistiques de Hedge Fund Research. Du jamais vu depuis le premier trimestre 2011.