Trente introductions ont été enregistrées sur le marché parisien au premier semestre, avec 4,2 milliards d’euros de fonds levés, contre seulement 11 introductions sur le second semestre et 0,2 milliard de fonds levés. L’essoufflement s’est donc confirmé, surtout au quatrième trimestre marqué par seulement 4 introductions et 5 millions d’euros de fonds levés, selon la dernière étude de KPMG sur le sujet ( «IPO News» n°12). Sur Euronext, si l’on fait abstraction ds trois derniers mois de l’année où aucune introduction n’a eu lieu, l’activité en 2014 a été positive : 21 sociétés se sont introduites sur le marché (+40% par rapport à 2013) en levant 4,3 milliards d’euros, soient 4 fois et demi plus qu’en 2013. Le marché primaire a vu le retour de plusieurs large cap avec 89% des fonds levés lors de 5 opérations, précise l’enquête, qui cite le cas d’Elior (955 millions d’euros), Euronext (845 millions d’euros), Coface (975 millions d’euros), GTT (621millions d’euros) et Worldline (575 millions d’euros). A titre de comparaison, les 14 autres opérations avec levée ont engrangé un total de 469 millions, soit 33 millions en moyenne par opération.En ce qui concerne Alternext Paris, 20 sociétés se sont introduites l’an dernier, soit un peu plus du double qu’en 2013, dont la moitié avec levée de fonds, pour un total de 96 millions d’euros (63 millions en 2013) soit 10 millions en moyenne par opération. Le quatrième trimestre a vu 4 opérations (dont 2 avec levée de fonds) pour 5 millions de fonds levés par marché. Le marché parisien est marqué par l’accueil d’une proportion importante de sociétés opérant dans les secteurs des biotechnologies et de l’équipement médical, avec avec un tiers des opérations en 2014 (contre 23% en 2013) telles que SuperSonic Imagine, Pixium Vision, Genticel ou encore Genomic Vision. Ces opérations ne représentent toutefois que 5% des fonds levés. Le secteur des technologies qui regroupe des émétteurs opérant dans le software, l’internet ou les télécommunications demeure prédominant et en légère croissance avec 22% des listings 2014. Ces opérations ne représentent toutefois que 2% des fonds levés. Avec les introductions de Coface, Euronext et Worldline, le secteur financier réapparait en 2014 dans les listings à hauteur de 15% des opérations, et celles-ci représentent 51% des fonds levés en 2014 (soit 2,3 milliards d’euros).L'étude de KPMG passe égalment en revue les valorisations proposées par les émetteurs au moment de l’offre. Considérées comme trop élevées pour certaines, la proportion des offres ayant atteint la fourchette haute au moment du listing s’est réduite de 100% en mars 2014 à 20% au troisième trimestre 2014. «Beaucoup d’émetteurs ont consenti à la réalisation de l’opération avec une valorisation des titres émis en bas de fourchette ou pour un montant inférieur à celui de la fourchette, afin de parvenir à remplir le carnet d’ordre», constate KPMG, ce qui explique en partie le très faible nombre d’opérations en fin d’année.Parmi les entreprises ayant réalisé leur introduction en Bourse en 2014, la performance moyenne du cours boursier de l’introduction au 31 décembre s’établit à -15%. Les large cap ont plutôt mieux résisté avec une évolution de +6% pour les 5 plus importantes levées de fonds. En outre, près de 40% des cours ont chuté de plus de 20% depuis la première cotation : les secteurs les plus affectés sont les technologies (70% des cours ont chuté de plus de 20%) et les biotechnologies/ équipement médical (36% des cours ont chuté de plus de 20%).A titre de repère, à l’international, au cours de 2014, l'étude a recensé 1 200 opérations. Les fonds levés à travers le monde ont dépassé 215 milliards de dollars, dont 44% (94 milliards de dollars) sur le continent américain. D’un point de vue géographique, 37% des fonds levés (80 milliards de dollars) l’ont été en Asie / Pacifique, ce qui reste en deça des volumes records levés en 2010 (avec 197 milliards de dollars) mais également 2007 (avec 110 milliards de dollars) ou 2011 (avec 93 milliards de dollars). Enfin, 19% des fonds levés (42 milliards de dollars) l’ont été en Europe, qui retrouve un plus haut depuis 2007 (avec 114 milliards de dollars), conclut KPMG.