Europerformance et l’Edhec ont créé un classement européen des sociétés de gestion jugées sur leur capacité à créer de l’alpha (Cf.classement Alpha League Table 2015 et la méthodologie en pièces jointes). Dans sa version 2015, Newsmanagers a interrogé les responsables des cinq meilleures sociétés qui, après avoir détaillé les caractéristiques de leur gestion et de leurs meilleurs fonds créateurs d’alpha, ont fait part de leurs convictions pour les mois à venir… N° 1 DNCA Finance confirme son statut de centre d’expertise sur l’EuropeEn dépit d’une ADN value marquée, DNCA Finance est parvenue à tirer son épingle du jeu en 2014. La société de gestion termine lauréate de l’Alpha League Table (ALT) 2015 avec des chiffres impressionnants comme une fréquence d’alpha de 86,11 % et une note de 3,11 %, sensiblement supérieure à l’année dernière (1,50 %) où DNCA avait fini en deuxième position. Interrogé sur le succès de sa société, Jean-Charles Mériaux qui préside DNCA et dirige sa gestion, a rappelé les maitres-mots de l’établissement : « Prudence, patience, persévérance ». « Après un bon premier semestre, les choses se sont compliquées, avec des creux de l’ordre de 10 % », a-t-il résumé en expliquant que la gestion avait cependant maintenu ses positions et s’était gardée de faire du trading. « Au contraire, nous avons renforcé nos positions», a-t-il ajouté. Dans le détail, la surexposition au secteur des télécoms, la sous exposition au secteur bancaire et aux valeurs pétrolières ont largement aidé à la performance de la gestion. Parmi les fonds ayant contribué aux résultats de DNCA Finance, outre DNCA Invest Value Europe, les OPCVM LIFE investi sur les infrastructures et DNCA Invest South Europe Opportunities se sont distingués – comme l’an dernier. « Ces deux fonds affichent un track record de près de dix ans et ne sont pas exposés à des risques particuliers en étant sectoriels ou investis sur une zone étroite de la zone euro », a insisté Jean-Charles Mériaux. « A propos de LIFE », a-t-il ajouté, « les besoins sont importants et nous allons très loin dans le thème en accueillant par exemple des infrastructures sociales. Pour le fonds investi sur le sud de l’Europe, le dirigeant a par d’ailleurs réaffirmé ses convictions sur l’intérêt de jouer encore la convergence des économies des pays du sud vers les pays du nord. « Ce thème est durable et porteur », a-t-il rappelé. Enfin, compte tenu des très bons résultats d’ensemble des fonds alpha – à l’exception de Centifolia plus à la peine en cours d’année – Jean-Charles Mériaux ne s’est pas dit tenté par un élargissement de sa gestion vers l’international. « Nous l’avons déjà fait, a-t-il rappelé, en indiquant que la société disposait de DNCA Invest Global Leaders dans sa gamme, piloté par Rajesh Varma. A ce titre, ce dernier va être épaulé prochainement par une nouvelle personne de nationalité chinoise, a annoncé le dirigeant. La gestion internationale va être complétée car le responsable a reconnu qu’il était bon de savoir ce qu’il se passe hors d’Europe. Cela étant, Jean-Charles Mériaux l’a réaffirmé : DNCA se veut avant tout un centre d’expertise sur l’Europe… N°2 : Comgest recrée de l’alpha à l’international mais l’Europe reste son terrain de prédilectionComgest revendique une image d’investisseur de long terme. La société de gestion ne boude pas pour autant sa deuxième place au classement annuel de l’Alpha League Table 2015. Directeur des investissements, Arnaud Cosserat a justifié ce bon résultat sur un an par les objectifs de sa gestion fixés plutôt à… cinq ans. D’où en général une détention peu ou prou équivalente des titres au sein des portefeuilles des fonds émergents. « Cette stratégie connait de bonnes et mauvaises année », a reconnu Arnaud Cosserat qui n’en a pas moins rappelé les bons classements « habituels » de la société de gestion à l’ALT. Sur le plan de la gestion pure, le responsable a admis que le ralentissement de la croissance mondiale et d’inflation faible a servi sa gestion puisque Comgest investit dans des entreprises maintenant une croissance durable de leurs résultats. Concernant la configuration de cette année, et le retour à de meilleures fortunes pour les fonds à l’international - contrairement à l’année passée ou les fonds européens avaient été les créateurs d’alpha - Arnaud Cosserat a rappelé que la Chine et l’Inde ont fortement contribué à générer de l’alpha. Les fonds de la société de gestion investis sur ces deux marchés ont très nettement battu les indices, a insisté le responsable. Moyennant quoi, sur les émergents, l’ensemble de la gamme s’est trouvé dans le premier quartile, voir décile de leur catégorie, sur un an, trois ans et cinq ans... Pour 2015, Arnaud Cosserat dont la société de gestion a fêté ses vingt-cinq ans l’an passé entend se montrer « contrarian » et privilégier les marchés moins exposés. Comme les fonds investis sur le marché américain et japonais. N°3 SMA Gestion tire profit de sa gestion « tout terrain »Le « stock picking » qui constitue la base du processus de gestion de SMA Gestion aura joué son rôle. Sans macroéconomie, sans allocation sectorielle, sans style de gestion, la société dirigée par Philippe Desurmont se retrouve au classement Alpha League Table en troisième position, comme l’année dernière, en ayant affiché une meilleure fréquence d’alpha (52,78 %). Compte tenu de la liberté de la gestion que s’offre SMA Gestion, Philippe Desurmont a justifié son classement en revendiquant le terme de gestion « tout terrain », sans biais, si ce n’est de se porter vers des entreprises durablement rentables et à un bon prix. Dans le détail des fonds, un nouvel OPCVM a fait son apparition par rapport à l’an dernier parmi les différents fonds alpha de la société. Parmi les trois fonds investis sur le vieux Continent -dont deux uniquement sur la zone euro et le dernier sur l’Europe - Philippe Desurmont a justifié le très bon comportement de Bati Actions Investissement, « majoritairement investi sur la zone euro mais qui peut investir à titre de diversification sur des marchés hors zone comme la Suisse », a-t-il expliqué. Or, la Suisse via des sociétés pharmaceutiques un temps bradées a largement contribué à la performance du fonds. Quoi qu’il en soit, la gestion prudente et de long terme conforme à celle d’une filiale d’un assureur est aussi un élément à prendre en compte, a expliqué Philippe Desurmont. Et de rappeler, à titre d’illustration, que le taux d’investissement dans sa gestion était très faible, de l’ordre de 6 % -7 % Enfin, invité à se prononcer sur la nouvelle donne des marchés cette année et sur la façon d’en profiter, le dirigeant a naturellement relevé les points positifs liés à la baisse du pétrole et de l’euro, à la stimulation de la BCE et au retour à plus de croissance dans la zone euro. «Néanmoins, je serai plus prudent», a affirmé le responsable qui voit encore de nombreuses pierres d’achoppement, comme le surendettement des Etats, loin d’avoir disparu. «En outre», a-t-il ajouté, «les valorisations des deux côtés de l’Atlantique sont très élevées et de façon homogène, ce qui n’était pas le cas dans d’autres phases de marchés comme au début des années 2000. Dans ce cadre, nous sommes favorables à reprendre des stratégies d’arbitrages, neutre marché ou non, via deux fonds distincts figurant dans la gamme de SMA Gestion», a conclu Philippe Desurmont. N°4 : Lazard Frères Gestion a pu compter sur sa gestion en zone euroDirecteur de la gestion actions et de la recherche actions chez Lazard Frères Gestion, Régis Bégué ne le conteste pas. 2014 a été une année compliquée pour les gérants actifs. Quand bien même sa société de gestion, qui figure depuis cinq ans parmi les dix premiers de l’Alpha League Table, est entrée dans les cinq premiers cette année en améliorant sa fréquence d’alpha d’une année à l’autre (45,23 % contre 44,39 %). Pour le responsable, la recherche de dividende à tout crin a obéré les méthodes d’évaluation traditionnelles des entreprises. « Cette recherche n’est pas antinomique avec la gestion, a insisté Régis Bégué, mais si elle domine complétement la valeur d’appréciation de l’entreprise, elle peut perturber la gestion de nombreux gérants. » La prise en compte de cette donnée et le stock picking mené par la gestion de Lazard Frères Gestion lui aura néanmoins permis de surperformer le marché. Dans le détail, il ressort que ce sont via les fonds investis sur les grandes valeurs de la zone euro que la qualité de la gestion a été mise en valeur, et non sur le fonds investi sur le marché des petites et moyennes capitalisations, pourtant considéré comme le « jardin naturel » des stock pickers. Pour Régis Bégué, cette caractéristique s’explique du côté des grandes valeurs par une gestion très opportuniste couvrant un grand nombre de thèmes loin de s’enfermer dans une gestion typée. « Cela explique notre alpha parfois plus faible que celui produit par d’autres sociétés de gestion mais beaucoup plus fréquent, a précisé le gérant qui a insisté sur le fait que sa société croisait analyses micro-économique et macroéconomique. En revanche, sur le marché des petites valeurs, Régis Bégué a admis que la très forte déconnexion des choix de valeurs et de l’alpha du gérant avec l’indice de référence n’a pas payé comme attendu. Interrogé également sur le très bon comportement du fonds de la gamme investi au Japon, qui a créé de l’alpha chaque mois au cours de la période d’observation, le responsable a indiqué que l’univers d’investissement retenu par la gestion était limité aux seules grandes valeurs. Depuis de nombreuses années, le Japon subit une mue très importante de la gouvernance de ses entreprises, de leur façon de communiquer, a-t-il détaillé. Par ailleurs, ce marché profite d’une politique accommodante de la banque centrale. « L’expérience de notre gérant est un de nos atouts pour ce marché qui offre pour 2015 un potentiel intéressant », a conclu Régis Bégué. N°5 : State Street améliore nettement sa fréquence d’alpha et sa note Très connue pour sa gestion systématique passive et ses ETF, State Street Global Advisors dispose également d’une gestion quantitative active et performante. Ce qui vaut à la société de gestion de figurer parmi les cinq premiers du classe ALT en gagnant cinq places par rapport au classement de l’ALT 2014, tout en améliorant à la fois sa fréquence d’alpha, son alpha moyen et sa note. Directeur des investissements de la société de gestion, Frédéric Jamet est revenu sur la capacité de la gestion quantitative de State Street à travailler des univers d’investissement large comme le MSCI Europe et à réaliser une construction de portefeuilles en optimisant le couple rendement/risque sous le contrôle d’une équipe de gestion. Dans ce cadre, l’Europe a permis à State Street de s’illustrer grâce, entre autres, à un fonds « min vol ». Les marchés émergents d’Asie ont également permis à State Street de créer de l’alpha. « Notre gestion quantitative s’exprime bien dans des marchés qui ne sont pas chaotiques», a confirmé Frédéric Jamet. Sur l’Europe, la gestion s’est illustrée via des titres de qualité, à faible volatilité et appartenant à des secteurs défensifs. De la même façon, l’Asie et la Chine en particulier aura permis à la gestion de s’illustrer. En revanche, dans des marchés heurtés, les résultats sont moins en vue. « Au Brésil, nous n’avons pas pu réitérer avec la même force nos résultats enregistrés en Asie », a concédé le dirigeant. Pour 2015, considérant les performances des marchés et leur valorisation, le directeur des investissements considère le marché américain comme étant plutôt cher. En revanche, en Europe, les marchés vont profiter de la baisse de l’euro et de la mise en place du QE par la Banque centrale européenne. Le tout dans un contexte de taux négatif. « Il faudra tenir compte d’un changement de thématique », a-t-il assuré « avec une rotation qui favorise désormais les valeurs cycliques, de croissance et petites capitalisations ».Cela étant, Frédéric Jamet ne compte pas négliger les marchés émergents. A un horizon d’un an, ils paraissent peu chers, a-t-il reconnu. « Mais il faudra mener une gestion active », prévient-il, et faire des choix de pays et des choix de titres car ces pays ne constituent pas un ensemble homogène.
Pour la troisième année consécutive, l’alpha généré par les gérants actions des sociétés de gestion figurant au classement de l’Alpha League Table (ALT) est en baisse. Bien qu’elle regroupe une bonne part des meilleurs de la gestion active en France, la neuvième édition du classement d’Europerformance (cf. tableau ci-joint) établi en partenariat avec l’Edhec, confirme ainsi les difficultés pour cette gestion de créer de la surperformance. En chiffres, le niveau moyen d’alpha ressort à 1,64% contre 1,70 % l’an passé, un niveau en baisse de 32 points de base par rapport à l’année précédente. Certes, l’alpha moyen ne baisse que de 0,06 point cette année, contre 0,32 point l’an passé et 0,50 point en 2013. Mais le fait est là : quand on les compare à leurs références respectives, la surperformance des fonds s’effrite depuis trois ans. Qui plus est, sur les 295 sociétés de gestion intervenant sur le compartiment de la gestion d’actions en France, 24 sociétés ont reçu une note alors que le « club » des meilleurs gérants actifs figurant au classement l’année dernière était composé de 32 sociétés de gestion… Par ailleurs, dans son étude, Europerformance constate une nouvelle réduction du nombre de fonds ayant réussi à battre leur univers d’investissement. Et la baisse est sensible : de 16% par rapport à son niveau de l’an passé. Pis, comparés aux chiffres d’il y a trois ans, la population des fonds alpha « ALT » est en baisse de… 40%.Reste à savoir pourquoi il en a été ainsi. Selon l’étude d’Europerformance, « les difficultés à maintenir dans le temps un niveau d’alpha positif semblent avoir été plus nombreuses en 2014. En outre, il aura été difficile, au sein d’une même entité de gestion, de décliner les bons résultats sur l’ensemble des fonds composant la gamme actions. » Dans les faits, ce sont les gestions d’actions (France, zone euro, Europe) qui accusent une concentration de l’alpha sur un nombre plus restreint de fonds cette année. Un net revirement par rapport à la précédente édition dans la mesure où l’an dernier, c’est l’international au sens large du terme - incluant également les gammes actions émergentes ou Japon - qui connaissaient ce phénomène.La gestion active trouvera néanmoins quelques motifs de satisfaction. Et notamment, le fait que la fréquence d’alpha des gestionnaires récompensés atteint une moyenne de 28,57%, contre 26,76% l’an passé. De la même façon, alors que l’alpha moyen des sociétés se tasse, l’alpha par zones géographiques progresse. Notamment celui sur les Actions Europe qui atteint un pic. Attention cependant aux effets « moyennes » qui font ici leur oeuvre. La fréquence d’alpha par exemple présente de très fortes disparités entre gestionnaires, ce que confirme celle du lauréat – DNCA Finance - du classement ALT, à 86,11 % ( !) tandis que la plus faible fréquence des établissements classés – EdRAM - n’est que de 9,99 %. Quant au bon niveau de l’alpha par zones géographiques, il peut simplement mettre en évidence la difficulté pour de nombreux gestionnaires classés à exercer leur talent avec une même réussite sur l’ensemble de leur gamme…
Les émissions d’obligations vertes, qui financent des projets favorables à l’environnement, continuent. Les émissions de green bonds corporate pourraient atteindre cette année quelque 30 milliards de dollars, ce qui représenterait une progression de près de 50% par rapport aux 19,1 milliards de dollars émis l’an dernier, selon des projections de l’agence d'évaluation financière Standard & Poor’s (in «The Greening of the Corporate Bond Market»). Selon l’association Climate Bond Initiative, les émissions d’obligations vertes dans leur ensemble, c’est-à-dire pas seulement celles des entreprises mais en tenant compte des autres émetteurs comme les établissements supranationaux, pourraient facilement atteindre 50 milliards de dollars avec une bonne probabilité pour les 100 milliards de dollars contre 36,6 milliards de dollars l’an dernier, un montant qui marque un triplement des émissions par rapport à l’année précédente. Outre la poursuite des émissions des entreprises et des collectivités locales, le marché pourrait recevoir une impulsion significative de l’entrée sur ce marché des entreprises chinoises. L’an dernier, 44% des émissions ont été lancées par des banques multilatérales, 38% par des entreprises et 13% par des collectivités locales. L’encours des émissions vertes s’inscrivait fin 2014 à 53,2 milliards de dollars.
New York, London, Hong Kong et Singapour restent en tête des grands centres financiers internationaux, selon le dernier indice annuel proposé pour la dix-septième fois par Z/Yen Group. On observe toutefois que Londres talonne New York avec seulement un point de handicap à 784 sur 1.000 points possibles contre 785 pour New York. Tokyo, qui arrive en cinquième position dans ce classement réalisé auprès de 3.527 professionnels des services financiers au cours des 24 derniers mois à fin décembre 2014, affiche un déficit de 32 points par rapport au numéro un. Les cinq principaux centres financiers européens dans leur ensemble, Londres, Zurich, Genève, Luxembourg et Francfort, maintiennent leurs positions. Seul le centre financier de Dublin progresse dans le classement, de la 70ème à la 52ème place. En revanche, Paris cède six places pour se retrouver en 37ème position.
«Les marchés européens des IPO doivent devenir beaucoup plus accessibles qu’aujourd’hui aux entreprises plus petites», selon la «European IPO Task Force», groupe de travail qui rassemble les associations européennes des Bourses (Fese), des émetteurs (EuropeanIssuers) et du capital investissement (Evca). Elle a a publié lundi 23 mars une série de recommandations. La Task Force suggère à la Commission européenne de prendre un arsenal de mesures qui permettraient de réduire de 30% à 50% les coûts administratifs de cotation. Elle propose notamment d’alléger les obligations d’information ou encore exempter les PME de croissance des règles de gouvernance européennes en matière de rémunérations (say on pay) ou de comités d’audit. Selon L’Agefi, entre 2001-2011, le nombre d’IPO et le montant de capitaux levés a baissé dans l’OCDE par rapport à la période 19 93-2000, et le rebond de 2012-2013 est moins important que par le passé. Un recul surtout imputable au désintérêt des PME pour la Bourse.
La société de gestion alternative Ares Management, basée aux Etats-Unis, a renforcé son portefeuille immobilier en Allemagne avec l’acquisition d’immobilier résidentiel et commercial totalisant 22.000 m2 d’espaces à louer. Les propriétés sont situées en Rhénanie du Nord-Westphalie et ont été acquises auprès de la société de gestion Obligo Investment Management, basée en Norvège.Le portefeuille résidentiel d’Ares totalise désormais plus de 108.800 m2. Ares continuera de travailler avec la société spécialisée dans l’immobilier Forte Capital, basée à Francfort, qui l’accompagne depuis ses débuts sur le marché immobilier allemand.Les actifs sous gestion d’Ares Management s'élèvent à environ 86 milliards de dollars.
Le groupe bancaire américain Bank of America a augmenté sa participation au capital d’Aena, le gestionnaire aéroportuaire espagnol, à 4,65%, ce qui représente l’équivalent de 6,97 millions d’actions. Bank of America devient ainsi le troisième actionnaire du groupe espagnol derrière l’Etat, qui détient 51% du capital à travers la holding Enaire, et le fonds TCI (The Children’s Investment Fund), qui contrôle 7,714 % d’Aena. D’après les informations transmises au régulateur boursier espagnol, la CNMV, Merrill Lynch International détient 4,64% du capital, le solde de 0,010 % étant détenu par Merrill Lynch Pierce Fenner & Smith Incorporated.
La filiale de BPCE est intervenue en qualité de chef de file associé et teneur de livre dans l’émission obligataire inaugurale en renminbis (« Dim Sum ») du groupe bancaire français. Cette émission d’obligations à 10 ans Tier 2 non rachetables avant 5 ans de 750 millions de renminbis (110 millions d’euros) –conformes aux critères de Bâle 3– porte un coupon de 5,75 % par an.
La filiale bancaire du constructeur automobile PSA Peugeot-Citroën a annoncé hier le succès de l’opération de rachat de plusieurs de ses émissions obligataires existantes, à échéance juin 2015 et septembre 2015 pour les souches non garanties, et avril 2016 et juillet 2017 pour les souches bénéficiant de la garantie de l’Etat français. Le montant apporté atteint 1,85 milliard d’euros, soit 67,4% du montant total ouvert au rachat, démarré le 11 mars dernier. L’opération fait suite au remboursement de crédits syndiqués le 5 février et s’inscrit dans le cadre du démarrage du partenariat entre Banque PSA et l’établissement espagnol Santander. La filiale de PSA avait annoncé qu’elle n’utiliserait plus la garantie de l’Etat français. Suite au dernier rachat, la dette obligataire de Banque PSA bénéficiant de la garantie d’Etat ne représente plus que 297 millions d’euros contre 1,5 milliard initialement. Le rachat a été dirigé par BNP Paribas, HSBC et Société Générale.
Le groupe agro-alimentaire breton a refinancé sa dette par le biais d’un placement privé au format Euro PP de 40 millions d’euros (à échéance 2021) et d’un financement bancaire de 70 millions. L’Euro PP a été arrangé par Kepler Capital Markets et le financement par la banque Arkéa. L’opération a notamment pour objet de refinancer l’acquisition des sociétés Petit Basque et Laiterie de Saint-Malo et la construction d’une usine de poudre de lait infantile.
Eric de Montgolfier rejoint la société d’investissement européenne Gimv en tant que responsable pour la France. Cofondateur d’Astorg Partners en 1998, associé d’Edmond de Rothschild Capital Partners en 2002, il y a occupé le poste de directeur général pendant 11 ans. Cette annonce fait suite à une volonté de Gimv de se renforcer sur le marché français et de développer les stratégies d’acquisitions et de croissance internationale pour ses participations.
La filiale du groupe bancaire BPCE va recruter une cinquantaine de personnes dans ses activités de marchés, dont la moitié à Londres, une quinzaine à New York et le solde en Asie, affirme le quotidien économique, sans citer de sources. En Asie, la banque envisage de constituer une équipe de 10 à 15 personnes à Taïwan au cours des deux ans qui viennent.
L’opérateur de marché des valeurs technologiques va fournir à Noble Markets sa technologie pour lancer une place de marché pour l'échange de bitcoins et d’autres devises virtuelles, indique le quotidien américain, qui a eu accès au projet de communiqué. La start-up new-yorkaise va pouvoir utiliser le système de trading X-stream, utilisé par plus de 30 opérateurs et Bourses à travers le monde.
Le Groupe des investisseurs institutionnels sur le changement climatique (IIGCC), qui représente plus de 100 investisseurs européens en charge de la gestion de 10 000 milliards d’euros d’actifs, publie un document présentant douze mesures à adopter pour accroître sensiblement l’investissement dans les infrastructures en Europe.
Le breton Sill a refinancé sa dette existante par le biais d’un placement privé au format Euro PP de 40 millions d’euros (à échéance 2021) et d’un financement bancaire d’un montant maximum de 70 millions. L’émission Euro PP a été arrangée par Kepler Capital Markets et le financement par le pôle entreprises et institutionnels d’Arkéa. Le conseil juridique de Kepler, d’Arkéa et des autres banques participantes a été assuré par CMS Bureau Francis Lefebvre. Le financement a notamment pour objet de refinancer l’acquisition des sociétés Le Petit Basque et Laiterie de Saint-Malo et les investissements relatifs à la construction d’une usine de poudre de lait infantile.
Eric de Montgolfier rejoint la société d’investissement Gimv en tant que Responsable pour la France. Associé cofondateur d’Astorg Partners en 1998, puis d’Edmond de Rothschild Capital Partners en 2002, il y a occupé le poste de directeur général pendant 11 ans. Cette annonce fait suite à une volonté de Gimv de se renforcer sur le marché français et de développer les stratégies de «buy-and-build», de «roll-out» et de développement international.
Les statistiques de croissance exceptionnelle du secteur des ETF masquent une réalité peut-être moins connue. Moins d’un tiers des investisseurs individuels ont des ETF dans leur portefeuille. Selon une étudé réalisée par Fidelity Investments et BlackRock auprès d’un échantillon de plus de 1.000 investisseurs particuliers, 61% de ceux qui n’ont pas d’ETF en portefeuille indiquent qu’ils manquent de connaissances sur ces produits. Cela dit, ceux qui ont déjà acheté des ETF ont trouvé quelques vertus au produits puisque 46% d’entre eux envisagent d’accroître leurs investissements dans les ETF au cours des trois prochaines années, tandis qu’un investisseur sur cinq prévoit d’acheter son premier ETF dans les douze prochains mois. L'étude relève aussi que les investisseurs plus jeunes (de 25 à 49 ans) sont beaucoup plus susceptibles de recourir aux ETF. Et près d’un tiers (30%) des jeunes détenteurs d’ETF envisagent d’en acheter dans les prochains mois contre seulement 18% chez les plus de 50 ans. Quelque 88% des investisseurs indiquent qu’ils utilisent des ETF dans le cadre de la mise en œuvre de leurs objectifs d’investissement de long terme, tandis que les trois quarts des conseillers financiers (72%) prévoient d’accroître leur allocation ETF au cours des trois prochaines années, un quart d’entre eux envisageant même un accroissement significatif de leur allocation. Le déficit d’information évoqué par les non-investisseurs dans les ETF concerne notamment l'évaluation des ETF (pour 55% d’entre eux), les avantages des ETF (51%) et le fonctionnement des ETF (49%). Et l'étude relève aussi que les trois quarts des conseillers financiers souhaiteraient en savoir plus. Autrement dit, les ETF, qui continuent de connaître une très forte croissance, seraient peut-être encore plus appréciés si l’information, pourtant déjà abondante, était mieux distillée auprès des investisseurs.
Selon Edmond de Rothschild Asset Management (EdRAM), plusieurs facteurs plaident en faveur des actions en 2015. « La croissance américaine, le contre-choc pétrolier et le scepticisme ambiant des investisseurs sont trois éléments positifs majeurs pour les actions en 2015, et ce d’autant que les impacts de nombreux événements clé n’ont pas encore été pleinement intégrés par les marchés financiers internationaux : retour du risque géopolitique, anticipation d’une remontée des taux qui ne s’est finalement pas produite en 2014, effondrement du prix des matières premières… », souligne la société de gestion. Toutefois, Christophe Foliot, responsable de la gestion actions internationales d’EdRAM, estime que la bonne performance des actions en 2014 et le rallye du début d’année 2015 « masquent de nombreuses disparités auxquelles il faut être particulièrement attentif ». Il privilégie dans ce contexte une stratégie adoptant un biais value « afin de tirer parti au maximum de ces disparités », qui s’illustrent notamment par des écarts de valorisation très importants entre valeurs cycliques et non-cycliques. « L’aversion au risque des investisseurs a favorisé ces dernières qui ont largement surperformé les valeurs cycliques et sont aujourd’hui très chères », remarque-t-il. Alors qu’au contraire les valeurs cycliques, « délaissées malgré un environnement macroéconomique porteur et fortement décotées », présentent aujourd’hui un réel potentiel. La sélection de titres est cependant indispensable et EdRAM préconise dans ce cadre de s’affranchir des biais sectoriels ou géographiques. « Nous cherchons à détecter les thématiques d’investissement sur un univers mondial et à nous forger une conviction valeur par valeur», explique Christophe Foliot. « Certains thèmes d’investissement retiennent particulièrement notre attention comme la normalisation du marché immobilier, le cycle automobile global, la reprise de la consommation des classes moyennes, ou encore l’augmentation des dépenses de santé », conclut-il.
Selon des données d’Aurel BGC, les rachats d’actions des sociétés américaine en 2014, à savoir 553 milliards de dollars pour les entreprises du S&P 500, ont été plus de six fois plus importants que les flux dans les mutual funds et les ETF, rapporte le quotidien Les Echos. Il faut dire que le phénomène de rachats d’actions monte en puissance ces dernières années aux Etats-Unis. Depuis 2005, les groupes de l’indice S&P 500 ont acquis presque 4.000 milliards de dollars de leurs propres titres, selon des données de S&P Dow Jones Indices. Un montant qui représente presque un quart de la capitalisation du S&P 500 à fin 2014 et plus de la moitié de leurs profits cumulés sur dix ans.
Sylvain Goyon, responsable de la stratégie actions chez Natixis, juge que les éléments constitutifs du choc d’offre (dollar et prix du pétrole) bénéficient plus à la croissance européenne qu'à celle du monde. «Sur les deux derniers mois, nos économistes ont révisé en hausse de 0,5%, à 1,7% (en volume), la croissance de la zone euro pour 2015 et 2016, mais seulement de 0,1% à 2,6% la croissance mondiale sur la même période. C’est un argument solide en faveur des cycliques européennes et du secteur financier mais défavorable aux secteurs plus exposés à la croissance mondiale». Aussi, il mise sur «le retour de la croissance bénéficiaire en Europe (+13,4% selon nos modèles) alors que celui-ci n’est toujours pas acté par le consensus (+5%)». Sylvain Goyon note par ailleurs que la rotation value n’a pas vraiment commencé en Europe.
Marc Olivier, directeur général France de Nordea Investment Funds, commente dans L’Agefi la souspondération des actions dans le portefeuille. «Les actions mondiales restent attrayantes avec une prime de risque de 4,4% pour l’indice MSCI World, en ligne avec sa moyenne historique. Malgré le récent rally des marchés actions, cette dynamique n’a pas été confortée par une amélioration de la croissance bénéficiaire des entreprises, qui a plutôt déçu. Cette situation rend la valorisation des actions incertaine», explique-t-il. Il estime que si les investisseurs se tournent vers les actifs risqués, ils restent encore trop prudents pour soutenir durablement les marchés. «Nous avons identifié un risque potentiel avec la hausse du prix de l’or en comparaison avec d’autres métaux, et avec la baisse d’intérêt pour les carry trades en devises. Historiquement, ces tendances ont eu un impact négatif sur les marchés actions dès lors qu’il existe une forte corrélation entre les actifs risqués», précise Marc Olivier.
La Réserve fédérale américaine a continué à préparer le marché à un retour à une politique monétaire conventionnelle mais en laissant entendre que ce retour serait malgré tout très progressif compte tenue de la vigueur du dollar et de l’inflation très faible. Les fonds spécialisés sur les actions américaines ont ainsi enregistré leur plus forte collecte depuis la mi-décembre et les fonds d’obligations américaines ont renoué avec les souscriptions.Ce regain d’intérêt pour les actifs américains n’a pas arrêté le mouvement en faveur des actions et obligations européennes qui ont continué de bénéficier de la politique d’assouplissement quantitatif de la Banque centrale européenne et ont collecté durant la semaine au 18 mars plus de 8 milliards de dollars, dont plus de 5 milliards de dollars pour les seuls fonds d’actions européennes, selon les données communiquées par EPFR Global.Dans l’ensemble, les fonds d’actions ont enregistré une collecte nette de 20 milliards de dollars tandis que les fonds spécialisés sur les obligations attiraient 6,4 milliards de dollars. Les fonds monétaires ont de leur côté subi une décollecte de 11,4 milliards de dollars.EPFR Global souligne par ailleurs l’intérêt persistant des investisseurs pour les fonds spécialisés sur les actions indiennes. Depuis le début de l’année, ces fonds ont absorbé plus de 6 milliards de dollars et ils affichent une collecte cumulée de plus de 17 milliards de dollars depuis le début du troisième trimestre 2014. En revanche, les investisseurs manifestent une certaine méfiance vis-à-vis de l'économie chinoise et les fonds d’actions chinoises ont terminé la semaine au 18 mars sur une décollecte nette de plus de 600 millions de dollars.
Selon Nordine Naam, stratégiste change chez Natixis, la probabilité d’une hausse de ses taux directeurs dès juin «reste importante». Il souligne dans L’Agefi que cela va se traduire par un dollar de plus en plus fort contre toutes les devises et en particulier les émergentes, «et ce avant même la première hausse des taux». «On devrait en effet observer des sorties de capitaux investis sur les fonds obligataires et actions des pays émergents. Ce n’est qu’au bout de quelques mois après la première hausse de taux que l’on devrait voir les devises émergentes se stabiliser contre dollar. D’ici là, la livre turque, le real brésilien et le rand sud-africain devraient tester des plus hauts de respectivement 2,75, 3,50 et 12,9», souligne-t-il.
Une vague de liquidité quitte la zone euro où les rendements sur les actifs sûrs sont infinitésimaux, voire négatifs, et se dirige vers les Etats-Unis et d’autres refuges comme le Danemark ou la Suisse, rapporte The Wall Street Journal. L’euro a chuté de 22 % face au dollar en moins d’un an, de 1,39 dollar à 1,08 dollar. Un phénomène provoqué par les politiques monétaires divergentes de part et d’autre de l’Atlantique, et exacerbée par la volonté des grands investisseurs de sortir leurs actifs de l’euro.
Un nombre croissant d’investisseurs professionnels mettent en garde contre une surévaluation des obligations, alors que les craintes augmentent qu’une bulle obligataire aboutisse à une liquidation désordonnée, rapporte le Financial Times. Quatre gérants sur cinq estiment que les obligations sont surévaluées selon un sondage de 300 gérants par le CFA UK. Les obligations d’Etats sont celles qui sont le plus surévaluées. Les obligations d’entreprises n’ont quant à elle jamais été aussi surévaluées.
Le hedge fund américain P Schoenfeld Asset Management prépare des résolutions pour l’assemblée générale de Vivendi prévue le mois prochain, selon trois sources citées par le Financial Times. Le fonds américain veut pousser le groupe a prendre des mesures destinées à faire monter le cours de l’action.
Récoltés, agrégés, finalisés, les collectes et les encours des grandes catégories de fonds ont été à l’origine de différentes informations publiées cette semaine. Avec pour scénario central des actions européennes surfant sur les récentes bonnes nouvelles venues de Francfort et de la BCE. Dans le détail, la gestion passive semble bien placée pour en tirer profit. Bêta mais smart en quelque sorte, et ce alors que des records d’encours pour les ETF/ETP sont aussi battus en Europe. Pendant ce temps, en manque de gérant star, la presse américaine sort de sa manche- et de Vanguard - le remplaçant de Bill Gross dans l’obligataire. Cet obligataire si peu rémunéré qui conduit désormais les institutionnels vers des placements alternatifs. Quant à la justice, elle poursuit inlassablement son oeuvre, toujours prompte à corriger les excès de la finance. Dans sa mire cette semaine: UBS aux Etats-Unis et HSBC Private Bank en France...
Le fournisseur d’indices MSCI lance une famille d’indices multi-factoriels. Les MSCI Diversified Multi-Factor Indexes utilisent les outils de risque Barra pour construire des indices qui répliquent la performance de quatre de ces facteurs : valeur intrinsèque, momentum, qualité et taille. Les nouveaux indices sont les suivants :MSCI ACWI Diversified Multi-Factor IndexMSCI EM Diversified Multi-Factor IndexMSCI USA Diversified Multi-Factor IndexMSCI USA Small Cap Diversified Multi-Factor IndexMSCI World ex USA Diversified Multi-Factor IndexMSCI World ex USA Small Cap Diversified Multi-Factor Index
Citigroup a indiqué hier qu’un tribunal de New York l’avait autorisé à procéder à deux remboursement liés aux obligations argentines. Citi est le dépositaire de certaines souches émises par l’Argentine, en situation de défaut. Le 12 mars, le juge américain Thomas Griesa lui avait interdit de procéder à tout paiement sur ces obligations, considérant que cela violerait les droits des fonds spéculatifs en conflit avec l’Argentine, dont le gouvernement avait en retour menacé la banque de supprimer sa licence dans le pays.
Le gérant alternatif Carlyle a annoncé vendredi avoir levé 2,5 milliards de dollars pour son premier fonds international consacré à l’énergie. Carlyle International Energy Partners (CIEP) avait commencé sa collecte mi-2013 et a attiré 160 investisseurs. Carlyle détient désormais plus de 10 milliards de dollars de capital prêts à être déployés à travers sa plateforme mondiale sur l’énergie.