Malgré la diminution de 21 % de l’activité de fusions et acquisitions dans le secteur européen des services financiers en 2014 par rapport à 2013, à 51 milliards d’euros, l’étude «Sharing Deal Insight» du cabinet d’audit et de conseil PwC note une progression significative des opérations impliquant des acteurs privés. La valeur totale des transactions réalisées par ce type d’acteurs en 2014 s’est établie à 46 milliards d’euros, en augmentation de 33% par rapport à 2013. L’année 2014 est également marquée par la croissance des transactions dans le secteur de l’assurance, le développement des opérations transfrontalières ainsi que la part croissante des opérations impliquant des acteurs du private equity. Selon Hervé Demoy, associé chez PwC spécialiste des transactions dans le secteur des services financiers, «l’environnement économique, marqué par des taux d’intérêt historiquement bas et un accès au financement retrouvé, devrait offrir un cadre favorable à la reprise de l’activité M&A en 2015 pour le secteur des services financiers en Europe. Le marché a ainsi été très actif au cours du premier trimestre 2015, notamment en France dans les secteurs de la gestion d’actifs (acquisition de DNCA par Natixis), du courtage en assurance (acquisition de Siaci St Honoré par Ardian) ou de la banque privée (cession des activités internationales de Coutts). Par ailleurs, de nombreuses institutions financières poursuivent le recentrage de leurs activités notamment au Royaume-Uni».
Le fonds d’investissement Permira va vendre pour 2,6 milliards d’euros le spécialiste européen des surgelés Iglo à Nomad, une entreprise basée dans les îles vierges britanniques spécialisée dans le rachat de firmes, selon un communiqué publié le 20 avril. Nomad, qui va se rebaptiser Nomad Foods à cette occasion, va financer cette acquisition par une combinaison de liquidités, d’actions et de fonds levés auprès d’investisseurs institutionnels. A l’issue de la transaction, Permira conservera une participation de 9% de Nomad Foods, précisent les deux partenaires.Iglo comprend les marques Birds Eye, Findus (en Italie) et Iglo. En France, c’est lui qui commercialise notamment les bâtonnets de poisson panés Captain Iglo. Hormis l’Hexagone, le groupe Iglo est présent sur le marché des surgelés de dix autres pays européens, dont le Royaume-Uni, l’Italie et l’Allemagne. «Avec cet investissement majeur dans Iglo Group, Nomad veut se constituer un portefeuille d’entreprises et de marques dans les catégories où le groupe est déjà présent, mais dans de nouvelles également», a expliqué Nomad dans un communiqué.Permira se félicite pour sa part d’avoir participé "à la mise en place d’une croissance durable» chez Iglo, qu’il avait formé en 2006 en rachetant les marques Iglo et Birds Eye au géant néerlandais de l’agroalimentaire Unilever. Permira a rappelé avoir conduit le rachat de Findus Italy par le groupe Iglo en 2010.
Face à la hausse du taux de défaut des entreprises du Brésil, de Chine ou d’Ukraine, certains gérants de portefeuille vendent la dette émise par les sociétés des marchés émergents, rapporte The Wall Street Journal. Depuis 2009, le marché des obligations d’entreprises des marchés émergents libellées en dollars et autres devises fortes a plus que doublé à 1.500 milliards de dollars, dépassant le montant de la dette américaine à haut rendement en circulation. Mais les prix ont chuté l’an dernier face aux inquiétudes relatives à la capacité des entreprises à servir la dette en raison de la montée du dollar et du ralentissement des économies du monde émergent. Les investisseurs sont revenus en masse sur les Etats-Unis. Les fonds investis sur la dette émergente d’entreprises ont accusé des rachats trois mois de suite, pour un total de 556 millions de dollars, selon EPFR.
Alors qu’ils sont déjà 80% à utiliser les médias sociaux, les gestionnaires d’actifs reconnaissent qu’ils sont influencés par ces nouveaux vecteurs d’informations dans leur prise de décision, selon une étude d’impact réalisée par Greenwich Associates fin 2014. Près d’un tiers des gestionnaires interrogés ont pris une décision d’investissement ou ont émis une recommandation sur la base des données fournies par les médias sociaux, indique notamment l'étude. Un tiers de l'échantillon relève que des informations émanant des médias sociaux ont aussi amené les gestionnaires à débattre d’une problématique spécifique avec leurs consultants. La raison la plus communément avancée pour l’utilisation des médias sociaux est la réception d’informations ciblées et des mises à jour sur le secteur, 44% des personnes sondées suggérant qu’elles recherchent également du contenu pédagogique pour une meilleure information sur les possibilités d’investissements. Environ 36% de l'échantillon utilisent les médias sociaux pour rechercher des gestionnaires d’actifs, tandis qu’un tiers précisent qu’ils regardent les recommandations émises sur les produits d’investissement. Dans ce contexte, suggère l'étude, les gestionnaires d’actifs devraient mettre en œuvre des stratégies appropriées dans les médias sociaux dans la mesure où ils peuvent ainsi influencer la prise de décision des grands investisseurs institutionnels. La source préférée des sondés est LinkedIn, 85% de ceux qui l’utilisent la consultant au moins une fois par semaine. Cela dit, l'étude montre aussi que les établissements européens ont une préférence marquée pour LinkedIn alors que les gestionnaires américains penchent plutôt pour Twitter et que la région Asie-Pacifique a adopté YouTube. Facebook n’est généralement pas considéré comme un outil professionnel. Mais 78% des investisseurs institutionnels en Asie-Pacifique consultent Facebook au moins une fois par mois comme source d’information financière, contre seulement 23% aux Etats-Unis et 17% en Europe. A noter aussi que les fonds de pension publics et privés, peut-être pour des raisons réglementaires, utilisent beaucoup moins les médias sociaux que les compagnies d’assurances ou les fonds de dotation.
Au mois de mars, les investisseurs belges sont plus positifs sur l’économie belge. Le baromètre de l’investisseur, mesuré par ING en collaboration avec l’Université de Gand, a atteint en mars 127 points, un niveau qui n’avait plus été observé depuis le début de la crise financière. En conséquence, les investisseurs belges se disent prêts à prendre plus de risques. Ils sont 35% à déclarer vouloir investir dans des secteurs à risque, contre 22% il y a 6 mois. La faiblesse des taux obligataires les pousse également à délaisser cette classe d’actifs. Quelque 37% des personnes interrogées jugent inopportun d’investir en obligations.
Continental prévoit d’investir un milliard d’euros en Chine sur les cinq prochaines années, autant que sur la période 2010-2014, a déclaré mardi Elmar Degenhart, le président du directoire de l'équipementier automobile allemand. «Nous anticipons que la croissance sera impulsée par l’Asie, et particulièrement par les marchés en Chine ainsi qu’en Amérique du Nord», a-t-il déclaré lors d’une présentation au Salon automobile de Shanghai et dont le texte a été communiqué à Reuters. Le groupe de Hanovre réalise actuellement le cinquième de ses ventes en Asie, part qu’il entend faire passer à 30% d’ici à 2020.
Le groupe canadien a annoncé hier sa reprise par un consortium dirigé par le fonds d’investissement américain TPG, incluant le chinois Fosun. Si les modalités de l’opération n’ont pas été dévoilées, le prix de rachat atteindrait 1,5 milliard de dollars (1,4 milliard d’euros) selon la presse canadienne. Guy Laliberté, qui conservera une participation minoritaire, contrôlait jusqu’alors 90% du Cirque du Soleil et le solde du capital était détenu par des intérêts de Dubaï.
La banque publique d’investissement a lancé une activité d’hébergement, de conseils et de services à destination des jeunes entreprises françaises. Moyennant un loyer mensuel, ces start-up bénéficieront pour une période pouvant aller de 6 à 18 mois d’un espace de travail doté d’un bureau privé et de conseils pour se développer en France et à l'étranger. Pour cette nouvelle activité, appelée Le Hub start-up, onze jeunes entreprises françaises ont déjà été sélectionnées.
Les réserves pour fluctuation de valeur des caisses de pension de droit privé affichent une stabilité sur le premier trimestre 2015. Le taux de couverture pondéré en fonction de la fortune s'établissait fin mars à 116,3%, contre 115,9% trois mois auparavant, indique lundi le moniteur des caisses de pension compilé par Swisscanto. Le promoteur de fonds de placement et prestataire de solutions de prévoyance des banques cantonales suisses souligne que les caisses de droit public à capitalisation totale ont suivi la même évolution, à 105,8%. La couverture pondérée en fonction de la fortune sur les caisses à capitalisation partielle s’est en revanche contractée de 0,2 point de pourcentage, à 77,9%. «L’effondrement survenu en janvier en raison de l’abolition du taux plancher de l’euro par la Banque nationale suisse (BNS) a pu être compensé pratiquement en totalité», assurent les auteurs de l’enquête périodique. Le taux de caisses de droit public à découvert a néanmoins progressé de 3 points de pourcentage à 21,2%. Celles-ci peinent toujours à prendre des risques, n’ayant pu encore reconstituer les réserves nécessaires. Ce ratio atteint 3,5% concernant les institutions de droit privé. Une proportion de 81,6% des caisses de droit privé et 30,4% des caisses de droit public a franchi la limite de couverture de 110%, permettant de procéder à la constitution de réserves pour fluctuation. Le rendement estimé, pondéré en fonction de la fortune, s’est établi dans l’ensemble à 9,3%. L'étude de Swisscanto se base sur les indications effectives fournies au 31 décembre par les 370 institutions de prévoyance participant à l’enquête et représentant une fortune cumulée de 506 mrd CHF. Les estimations au 31 mars correspondent aux projections selon les évolutions du marché et la stratégie de placement choisie au début de l’année dernière par les établissements sondés.
Le fonds d’investissement britannique Permira a accepté de céder le contrôle du groupe de surgelés Iglo Foods pour 2,6 milliards d’euros à Nomad Holdings. Ce dernier est un véhicule ad hoc qui s'était coté à la Bourse de Londres en avril 2014 en vue de réaliser des acquisitions. Il a été créé par les financiers Martin E. Franklin et Noam Gottesman, ce dernier étant l’un des co-fondateurs du hedge fund GLG.
La banque publique d’investissement a lancé une nouvelle activité d’hébergement, de conseils et de services à destination des jeunes entreprises françaises. Moyennant un loyer mensuel, ces start-up, accueillies dans les bureaux de Bpifrance au centre de Paris, bénéficieront pour une période pouvant aller de 6 à 18 mois d’un espace de travail doté d’un bureau privé et de conseils pour se développer en France et à l'étranger et trouver des financements. Pour cette nouvelle activité, appelée Le Hub start-up, onze jeunes entreprises françaises ont déjà été sélectionnées.
Le fait est encore suffisamment rare pour mériter d’être souligné. Dans sa forme comme dans son fond, le rapport annuel de Bpifrance (pour Banque publique d’investissement) surprend le lecteur habitué aux documents plus conventionnels. La mise en bande dessinée de ce rapport lui confère un ton plus ludique et surtout a obligé ses auteurs à une sélection drastique des informations communiquées, ce qui facilite et encourage la lecture. La performance de l’illustrateur Guillaume Lefèvre peut être saluée.
Le scénario des semaines précédentes s’est reproduit durant la semaine au 15 avril, peut-être avec un peu moins de conviction. Les investisseurs continuent de privilégier les fonds d’actions européennes et les fonds d’actions internationales hors Etats-Unis au détriment des fonds d’actions américaines qui enregistrent les plus fortes décollectes. Mais l’environnement plutôt anxiogène, notamment les interrogations sur les résultats des entreprises américaines, les données mitigées en provenance de Chine, les mises en garde du Fonds monétaire international sur la liquidité ou encore les inquiétudes concernant la situation grecque, ont poussé les investisseurs à la prudence. Sur l’ensemble de la semaine au 15 avril, les fonds obligataires ont attiré environ 5,4 milliards de dollars tandis que les fonds actions accusaient une décollecte nette autour du milliard de dollars, selon les estimations communiquées par EPFR Global. Les fonds monétaires ont subi une décollecte de plus de 30 milliards de dollars. Les contribuables américains ont dû faire face à des échéances fiscales qui ont entraîné une décollecte que n’ont pas compensé les flux dans les fonds monétaires européens.Du côté des pays émergents, les fonds spécialisés sur l’Asie restent acquis aux perspectives ouvertes par les réformes, même si l’examen des flux quotidiens montre un ralentissement ces derniers jours en raison du projet du gouvernement de taxer rétroactivement les fonds étrangers pour un montant de plus de 6 milliards de dollars. En revanche, les fonds spécialisés sur l’Amérique latine enregistrent des retraits massifs liés à la résistance des pays de la région aux réformes structurelles.
Bulle ou pas bulle? L’interrogation ne s’est jamais posée de manière si évidente, avec des valorisations à un niveau encore jamais atteint, dépassant largement le seuil de la bulle des années 2000-2001, et sans commune mesure avec la crise de 2008 qui s’était achevée sur un massacre généralisé, écrit L’Agefi suisse. Aujourd’hui, tout s’achète, tout se vend, toutes les valeurs sont au plafond, tous les deals sont surdotés. Le spectre d’un nouvel éclatement imprègne donc logiquement les stratégies d’investissement et le climat d’avant bulle se traduit par une grande nervosité sur les marchés. Les spéculations portent essentiellement sur la solidité des fondamentaux: le biotech est-il devenu plus mature, plus fiable, plus résistant? Certains y croient fermement, arguant que l’environnement scientifique est mieux contrôlé, moins expérimental qu’il l’était il y a encore quelques années. Les grands thèmes d’innovation apparaissent aussi plus clairs, en oncologie, en immunologie par exemple. Mais il n’y a bien sûr pas de réponse unanime et définitive. Les pessimistes et les optimistes se rejoignent pourtant sur un point: il y aura des corrections et certaines seront violentes. Côté fondamentaux, on repère toutefois des signes objectifs de soutien. La première raison tient dans la montée du volume de médicaments homologués sur les dernières années. Une création de substance très encourageante pour le potentiel commercial de l’innovation, et qui contraste nettement avec la crise de confiance des années 2010-2012, où les argumentaires étaient dominés par les pertes de patentes, la concurrence des génériques et la chute brutale des revenus du big pharma.
Malik Haddouk est directeur de la gestion diversifiée chez CPR AM. Il se montre de plus en plus prudent sur les actions. Après un début d’année qui a vu les marchés actions grimper de 15 %, «les niveaux de valorisation nous semblent excessifs», souligne-t-il dans L’Agefi. «Même si nous maintenons une exposition actions proche de 50% qui atteste de notre volonté de rester investis sur cette classe d’actifs, nous avons mis en place des positions de couverture sur les actions de la zone euro pour nous prémunir d’un éventuel retour brutal», ajoute-t-il. Quant au marché obligataire, il n’a pas été en reste avec des rendements orientés à la baisse. Les emprunts d’Etat ont fortement bénéficié de l’entrée en action de la BCE, enregistrant de belles progressions notamment sur les maturités supérieures à 10 ans. «Plus de 35% du gisement obligataire européen en dette d’Etat traite en territoire négatif, d’où notre prudence sur ce compartiment», indique Malik Haddouk.
Les gestionnaires d’actifs considèrent qu’un changement de la politique monétaire américaine constitue le principal risque pour les actions au cours des six prochains mois. Ils ont aussi quelques interrogations sur l'évolution des bénéfices des entreprises américaines et affichent une préférence pour les actions non américaines, selon le dernier sondage trimestriel publié par Northern Trust Asset Management et réalisé auprès d’une centaine de gestionnaires Le risque monétaire est donc en train de prendre le dessus sur le risque géopolitique, considéré comme le risque majeur au cours de l’année écoulée. Le point de vue des gestionnaires sur les bénéfices est également en train d'évoluer, 35% des participants au sondage prévoyant un recul des bénéfices contre seulement 5% au trimestre précédent. De leur point de vue, les opportunités se trouvent plutôt hors des actions américaines : 88% d’entre eux jugent les marchés européens correctement valorisés ou sous-évalués, à comparer à 82% qui pensent la même chose des marchés émergents. «Dans le dernier sondage, les gestionnaires sont plus nombreux à prévoir une croissance économique américaine stable plutôt qu’une accélération, tandis que les valorisations des actions américaines sont un peu moins intéressantes et que la volatilité devrait croître», estime Christopher Vella, chief investment officer pour les solutions multi-manager chez Northern Trust. " Pour la première fois depuis plusieurs trimestre, les gestionnaires sont plus optimistes sur les actions non américaines et les petites capitalisations américaines que sur les grandes capitalisations américaines».
La société de participation Spice Private Equity (ex-Apen) a acheté des parts dans quatre fonds sud-américains appartenant à deux partenaires différents, rapporte L’Agefi suisse. Le volume des investissements se monte en tout à 7,9 millions de dollars. Parmi les participations figure une part limitée dans DLJ South America Partners, une société dirigée par Victoria Capital Partners. Dans une autre transaction, Spice a décidé d’investir dans les trois fonds GP Capital Partners IV, Magma Fund et Magma Fund II de GP Investments. Les transactions secondaires représentent une nouvelle étape dans la mise en oeuvre de la stratégie de marché de Spice, qui est de se concentrer sur l’Asie et le Pacifique, l’Afrique subsaharienne et justement l’Amérique latine.
Le fonds de capital investissement Baring Private Equity Asia pourrait prendre 40% de Weetabix, le fabricant britannique de céréales pour le petit-déjeuner, aujourd’hui contrôlé à 60% par le groupe chinois Bright Food. La transaction valoriserait la société à 1,28 milliard de livres dette comprise, soit 10 fois son Ebitda 2014, selon Bloomberg, qui a révélé l’information. Baring PE achèterait la part de 40% encore détenue par Lion Capital, qui dispose d’une option de vente à Bright Food. Le fonds a annoncé en février la levée d’un nouveau véhicule de près de 4 milliards de dollars. Les sociétés n’ont pas fait de commentaire.
L’aventure de la gestion alternative pour les particuliers tourne court chez Carlyle. La société de gestion va fermer le mois prochain deux fonds destinés aux investisseurs individuels, selon un avis envoyé à la Securities and Exchange Commission américaine. Le fonds Carlyle Core Allocation Fund gérait seulement 53 million de dollars à fin novembre, tandis que le Carlyle Enhanced Commodity Real Return Fund n’avait pas encore levé de capitaux.
A l’image d’autres poids lourds de Wall Street comme Goldman Sachs, Morgan Stanley a annoncé lundi une hausse de 60% de son bénéfice trimestriel grâce à la croissance des revenus de ses activités de courtage d’obligations et d’actions. Le bénéfice net attribuable aux actionnaires de la banque d’investissement américaine a atteint 2,31 milliards de dollars (2,15 milliards d’euros), soit 1,18 dollar par action, contre 1,45 milliard (0,74 dollar/action) sur la période correspondante l’an dernier. Hors éléments exceptionnels, le bénéfice par action (BPA) ressort à 1,14 dollar.
General Electric affiche une perte nette de 13,6 milliards de dollars (12,6 milliards d’euros) au premier trimestre 2015, sous le coup de charges de restructuration de 16 milliards de dollars liées à la cession de l’essentiel de GE Capital, sa filiale financière. Hors impact de cette cession, son bénéfice opérationnel par action ressort à 0,31 dollar, légèrement supérieur aux attentes des analystes. En revanche le chiffre d’affaires, en baisse de 12% à 29,36 milliards, ressort 14% en-dessous du consensus.
L’Arabie saoudite va ouvrir son marché boursier de 530 milliards de dollars aux investissements étrangers le 15 juin, un geste très attendu qui va donner aux investisseurs internationaux un accès direct à la principale économie du Moyen-Orient, rapporte The Wall Street Journal. La Saudi Tadawul rassemble plusieurs sociétés parmi les plus importantes de la région, dont le géant de la pétrochimie Saudi Basic Industries ou Sabic. C’est aussi l’un des marchés les plus actifs en termes d’introductions en Bourse. L’Arabie saoudite devrait obtenir le statut de marché émergent par MSCI. Une fois dans l’indice émergent du promoteur d’indices, le pays devrait avoir un poids d’environ 4 %.
Les épargnants chinois devraient-ils prendre plus souvent le taxi ? Sans doute si l’on s’en remet aux conseils d’un vieux - et riche - sage d’Omaha dans le Nebraska. Assis sur la banquette arrière du véhicule, en écoutant le chauffeur leur parler de Bourse, ils se méfieraient d’un engouement qui a d’ores et déjà fait peur aux grands investisseurs, et inquiété le régulateur… Reconnaissons cependant que, au plan mondial, la grande forme des marchés peut séduire. Y compris les entreprises qui se sont introduites en Bourse depuis le début de l’année. Attention toutefois, les montants atteints constituent des records depuis une référence de sombre mémoire : la bulle internet. Certains n’ont pas oublié en tout cas. Notamment ceux qui pointent les surévaluations au sein des deux grandes classes d’actifs, actions et obligations. Sur le marché français, ce n’est pas cette crainte qui a freiné les investisseurs si l’on se réfère au dernier bulletin de santé mensuel de la gestion collective hexagonale, en nette décollecte. Ce sont notamment des arbitrages qui ont pénalisé la gestion active au profit des ETFs. Voilà qui a pu donner des idées à de nouveaux concurrents qui vont investir le marché européen. Les derniers comptes trimestriels de BlackRock et les chiffres concernant ses ETFs auront probablement fini de les convaincre. Avec 4 700 milliards de dollars d’encours, le patron de la société de gestion pense pouvoir être entendu lorsqu’il exhorte les entreprises américaines à être moins généreuses avec leurs actionnaires. Voilà qui hypothèque le long terme selon lui… Ce dont ne semble pas faire grand cas les entreprises dans les pays émergents où une étude a trouvé un nombre de sociétés distribuant des dividendes de plus en plus important. En France, avec plus de 630 sociétés de gestion, le monde de la gestion d’actifs s’est doté d’un club très fermé : ceux des indépendants revendiquant des actifs sous gestion ayant franchi la barre des 50 milliards d’euros d’encours. Les membres s’y comptent sur les doigts d’une main. De fait, l’entrée d’un nouvel acteur dans ce groupe cette semaine fait l’événement. Franchir un seuil fatidique peut flatter. Imaginer qu’il constitue une fin en soi serait une erreur. Car la concurrence fait rage et tout le monde fourbit ses armes. A commencer par le géant mondial français de la gestion d’actifs qui vient de réorganiser sa gestion actions, un temps dégarnie après une succession de départs. Il fait bien car la bataille commerciale est féroce et se déroule à l’échelle de l’Europe. La «dolce vita» n’est plus le seul argument de séduction de l’Italie. Les asset managers internationaux lorgnent sur les opportunités que recèle son marché en pleine évolution. Attention néanmoins à ce nouveau champion en passe d'émerger, dans lequel la Poste transalpine a pris un ticket. Il pourra distribuer ses fonds via les 13.000 implantations locales que compte l’institution. Enfin, en cette fin de premier trimestre, les bulletins scolaires ont rempli il y a peu de nombreuses boîtes aux lettres. La France vient de recevoir le sien d’une grande agence de notation. Bulletin moyen à vrai dire. Avec une appréciation claire : «Doit mieux faire». Retrouvez ces articles ci-dessous. Bonne lecture !
Un an jour pour jour après avoir ajourné sine die son projet d’introduction en Bourse, Virtu Financial a réussi son IPO sur le Nasdaq jeudi, rapporte L’Agefi. Le titre a bondi de 21% à l’ouverture à New York, à 23 dollars. L’opération signe une forme de retour en grâce du trading haute fréquence auprès du public. La firme avait reporté son projet en avril 2014, à la suite du scandale médiatique déclenché par la publication du livre-enquête «Flash Boys» de l’ancien trader Michael Lewis, qui accusait les acteurs du secteur de pratiques illégales. Néanmoins, Bloomberg rappelle que les deux plus gros gérants au monde, BlackRock et Vanguard, défendent certaines vertus du HFT, qui permettrait de réduire les coûts pour les investisseurs et de procurer de la liquidité au marché. En outre, l’IPO de Virtu devrait aider Silver Lake Partners, une société de private equity, à vendre les 10,7% qu’elle détient dans cette firme depuis 2011.
Les gérants actifs peuvent-ils dégager de meilleures performances en étant plus actifs, se demande le Financial Times ? Une étude publiée il y a six ans par les universitaires Martijn Cremers et Antti Petajisto laissait supposer que c’était le cas. D’après eux, plus la part active (la part d’un portefeuille qui diffère de l’indice) d’un fonds était élevée, meilleures étaient sa performance et ses chances de battre l’indice. Mais une nouvelle étude d’AQR, une société de gestion basée à New York, tacle ces conclusions. Pour les auteurs de cette recherche, la surperformance apparente des gérants actifs peut être attribuée à un effet « petite taille ». Après avoir séparé les fonds en fonction des indices suivis, ils ont découvert que ceux affichant la part active la plus élevée suivaient pour la plupart des indices petites capitalisations. Ce qui est logique : il y a davantage de petites capitalisations ; les fonds grandes capitalisations, qui ont un univers moins fourni, seront plus proches des indices. L’équipe d’AQR a refait des calculs pour chacun des 17 indices de référence utilisés dans l’étude. Et le résultat est que les fonds ayant une part active élevée ont battu la performance des fonds qui suivent l’indice dans huit cas, mais perdu dans neuf cas… En conclusion, les paris engagés qui dévient de l’indice ont une meilleure chance de surperformer. Mais une part active élevée s’accompagne aussi d’un risque de sous-performance…
Au cours du premier trimestre 2015, le marché des fonds de pension individuels en Espagne a enregistré une croissance de 5,88% de ses encours, selon des données publiées par le cabinet VDOS. Au 31 mars, les actifs sous gestion s’élèvent ainsi à 67,02 milliards d’euros contre 63,29 milliards d’euros au 31 décembre 2014. Cette progression a été principalement tirée par l’effet rendement des portefeuilles, à hauteur de 2,67 milliards d’euros, tandis que la collecte nette s’est élevée à 1 milliard d’euros au cours des trois premiers mois de l’année. Depuis le début de l’année, CaixaBank a réalisé la meilleure collecte nette du secteur, avec 1,11 milliard d’euros de souscriptions nettes. Suivent Renta 4 (72,2 millions d’euros de collecte nette), Mapfre (40,8 millions d’euros), ING Group (29 millions d’euros) et, enfin, Bankinter (25,6 millions d’euros).A l’inverse, Santander accuse la plus importante décollecte nette du secteur sur le trimestre écoulé, avec 80,45 millions de sorties nettes. La banque espagnole devance BBA (-76 millions d’euros), Caser (-67,76 millions d’euros), Catalunya Banc (-23,26 millions d’euros) et, enfin, Bestinver (-13,41 millions d’euros).