L’opérateur boursier a annoncé lundi lors d’un comité d’entreprise exceptionnel la suppression de 101 emplois sur environ 350 salariés en France, rapporte L’Agefi. Les structures Euronext Paris et Euronext Technologies (la partie informatique), qui emploient respectivement autour de 196 et 156 CDI, devraient supporter à parts égales les suppressions de postes. L’opérateur boursier justifie ces coupes claires par son objectif d'économies, porté de 60 à 80 millions d’ici à 2016, et d’une marge groupe de 53% à cet horizon, contre 45,8% fin 2014. Mais aussi par le changement lié à sa sortie du périmètre d’ICE et à son recentrage sur la zone euro. L’entreprise avait hérité de fonctions supports dimensionnées à l'échelle du groupe Nyse Euronext. Sa logique est de maigrir dans les pôles administratifs, tout en renforçant ses métiers, où il a recruté environ 50 salariés au niveau groupe, précise le quotidien.
Les offres d’emploi dans la finance publiées par des établissements suisses sont en hausse sur 12 mois. Elles s'élèvent à fin mars à 4.144, soit une augmentation de 6,8 % depuis le début de l’année, rapporte Finews dans son récent Finews-JobDirectory-Index. En début d’année, 3.880 postes étaient mis en ligne. Selon Finews, la demande ralentit toutefois ces dernières semaines. Dans le détail, les banques ont publié fin mars 1.482 offres d’emploi (+10,8 % sur un an), les assureurs 1.215 offres (+1,5 %) et les services financiers 1.446 postes (+7,5 %).
La société de conseil Millenium Associates, basée à Zurich et Londres, a annoncé le 14 avril le lancement d’une nouvelle plateforme d'échange à destination des gestionnaires indépendants. Cette nouvelle offre est mise en œuvre à la demande de la clientèle et vient compléter le programme CATCH® lancé l’an dernier et dédié aux banques privées et aux grands gestionnaires de fortune. La plateforme va notamment faciliter les travaux des gestionnaires indépendants dans leur recherche de partenaires. L’utilisation de la plateforme est gratuite et des commissions ne sont perçues que dans l'éventualité de la conclusion effective d’un partenariat.
Le fonds norvégien va commencer à dévoiler à l’avance sa façon de voter lors des assemblées générales afin d’être un investisseur plus actif, rapporte le Financial Times. Cette année, le fonds souverain va annoncer ses projets de vote pour 10 entreprises. L’ambition est d’étendre cette pratique à davantage de sociétés, sachant que l’investisseur en couvre 9.000. Dans le cadre de cette initiative, le fonds norvégien va aussi révéler qu’il soutient les résolutions de BP et Royal Dutch Shell d’obliger les compagnies pétrolières à être plus transparents sur la façon d’aborder le changement climatique.
La Financial Conduct Authority a infligé une amende de 126 millions de livres à Bank of New York Mellon, à la fois pour sa branche londonienne et pour la structure internationale. La FCA reproche au groupe américain des manquements dans la gestion des actifs des clients qui auraient pu les placer en position risquée en cas de faillite de la banque.
Castleton Commodities International serait en tête de liste des candidats à la reprise des activités de courtage et de stockage de pétrole physique de Morgan Stanley, indique le quotidien des affaires américain. Le négociant serait prêt à payer plus d’un milliard de dollars pour l’ensemble de la filiale, stocks compris. Cela fait plus de trois ans que la banque américaine tente de trouver un repreneur, rappelle le journal: une première tentative auprès du fonds souverain du Qatar avait échoué en 2012, avant que la crise ukrainienne ne fasse capoter un accord avec la compagnie russe Rosneft l’année dernière.
Les promesses de campagne des candidats aux élections britanniques sur la relance du logement donne des idées à 3i: selon la chaîne de télévision, la société d’investissement a l’intention de vendre sa participation de 40% dans MKM Building Supplies, le premier groupe indépendant britannique de matériaux de construction, pour une valeur d’environ 200 millions de livres sterling (277 millions d’euros).
Les banques de la zone interrogées dans le cadre de la dernière enquête trimestrielle de la BCE ont rapporté un nouvel assouplissement plus important que prévu des conditions de crédit aux entreprises au premier trimestre. Elles comptent s’appuyer sur les fonds des TLTRO.
Fondations Capital, qui a racheté la chaîne de restaurants en 2011, et ICG, qui a financé le LBO, se disputent le contrôle de l’entreprise sur le terrain judiciaire, a appris L’Agefi. Courtepaille est rentable mais sa holding de reprise a cassé son covenant de dette fin 2014.
Selon l’Association nationale des fonctionnaires épargnant pour la retraite (Arcaf), le défaut de provisionnement du complément retraite mutualiste par points de l'Union mutualiste retraite (UMR) se serait détérioré, pour atteindre aujourd'hui 2,9 Md€, explique L'Argus de l'Assurance. Solvabilité 2 devrait , en effet, mettre à mal le mode de calcul dérogatoire des engagements.
Les fonds communs de placement domiciliés en Finlande ont enregistré au mois de mars une collecte nette de 1,7 milliard d’euros, ce qui a porté le total des actifs sous gestion au niveau record de 95,5 milliards d’euros, selon des statistiques communiquées par Investment Research Finland. Durant le mois sous revue, les fonds obligataires ont attiré 777 millions d’euros tandis que les fonds d’allocation enregistraient une collecte nette de 285 millions d’euros. Renversement de tendance du côté des fonds actions, avec des rachats pour un montant net de 130 millions d’euros. Les fonds obligataires sont les produits les plus recherchés depuis le début de l’année, avec une collecte d’environ 1,8 milliard d’euros. Les principaux acteurs sont Nordea Funds, avec une part de marché de 37,8%, OP Fund Management Company avec une part de 20,2% et Danske Invest Fund Management avec 12,8%.
La performance agrégée des hedge funds s’est repliée de 0,17% au mois de mars mais sur l’ensemble du premier trimestre, le secteur des hedge funds a fait mieux que l’indice S&P 500, avec un gain de 1,23% sur la période contre 0,94% pour l’indice de référence, sur le dernier Hedge Fund Performance Report de eVestment Durant le mois sous revue, les stratégies de managed futures ont progressé de 0,27% mais avec de fortes disparités selon la taille des fonds. Sur l’ensemble du premier trimestre, les fonds de managed futures disposant de plus de 1 milliard de dollars d’actifs sous gestion ont progressé de 7,71%, contre seulement 2,91% pour les fonds de taille plus modeste. Les plus mauvaises performances du mois de mars ont été enregistrées par les stratégies de crédit directionnelles avec un recul de 1,57%. Les fonds de crédit spécialisés sur l’Europe ont reculé en moyenne de 4,87% sur l’ensemble du trimestre.
Un travail ennuyant, un salaire qui n’augmente pas et des collègues nuls. C’est le lot de nombre de salariés dans les services financiers, selon un sondage mondial réalisé entre janvier et mars par Options Group cité par le Financial Times. Seulement un cinquième des 100 personnes interrogées – parmi des salariés haut placé dans les banques, les courtiers et les sociétés de gestion – affirment être satisfaites de leur travail, de leur société, de leur rémunération et de leurs perspectives. La moitié d’entre elles ont déclaré qu’elles étaient mécontentes dans tous ces domaines. Beaucoup aimeraient partir, mais les opportunités ne sont pas forcément disponibles...
La faiblesse des taux d’intérêt pourrait coûter cher aux assureurs-vie allemands. Outre-Rhin, où le taux à 10 ans stationnait à seulement 0,16% ce lundi, cette configuration pourrait conduire le secteur à multiplier d’ici à 2020 de 3,5 à 8,8 fois la provision spécifique visant à prendre en compte le décalage entre rendements anémiques et taux garantis élevés, estime Natixis dans une étude, citée par L’Agefi. Selon les normes allemandes, les filiales d’assurance-vie sont tenues depuis 2011 de constituer une provision spécifique (la ZZR), calculée par génération de contrats. Elle est constituée en capitalisant l'écart entre la moyenne mensuelle du taux swap à 10 ans de la zone euro et le niveau des taux garantis. Les provisions visant à prendre en compte la faiblesse des retours sur investissement pourraient grimper de 22 à 60 milliards d’euros, toujours selon Natixis.
La chaîne de restauration Courtepaille, rachetée début 2011 par Fondations Capital, pourrait passer sous le contrôle du fonds ICG, selon un avis publié par l’Autorité de la concurrence. ICG avait mis en place la ligne unitranche de 160 millions d’euros qui avait servi à financer le rachat du groupe il y a quatre ans. Le coup est dur pour Fondations Capital, qui avait signé avec Courtepaille son investissement le plus emblématique, pour un prix jugé cher à l'époque (245 millions d’euros). Le fonds LBO avait cherché depuis l'été dernier à renégocier la dette de la chaîne de restaurants.
La facilité de 285 millions d’euros destinée à financer le rachat du courtier en assurances Siaci Saint-Honoré a été bouclée la semaine dernière à des conditions plus favorables (reverse flex) qu’au départ. BNP Paribas, Natixis, qui dirigeaient la syndication, ont pu placer 250 millions d’euros de prêts au pair, contre un prix initial de 99-99,50. La marge est de Euribor+450 points de base, tout comme celle de la ligne de capex et d’acquisitions de 35 millions d’euros.
Le fonds d’investissement américain D.E. Shaw a engagé des négociations exclusives en vue du rachat des activités de prêts non-performants d’Archon, une division immobilière de Goldman Sachs. Le périmètre comprend un portefeuille de prêts immobiliers en Italie de 2 milliards d’euros, ainsi que la plate-forme permettant de le gérer, révèle Reuters.
Le Conseil d’Etat chinois a indiqué dimanche avoir approuvé les projets de réforme de la China Development Bank, de la Banque d’Importation et d’Exportation de Chine (Exim) et de la Banque de développement agricole. Pékin espère renforcer le soutien aux entreprises chinoises à l'étranger, fournir un meilleur financement au secteur du commerce et éviter que les missions de ces banques ne se chevauchent ou soient redondantes avec celles des banques commerciales.
Après le remplacement de son directeur exécutif Jean-Yves Gilet, l’ex-Fonds stratégique d’investissement, rebaptisé Direction ETI grandes entreprises, devrait enregistrer le prochain départ d’un autre personnage-clé, indiquent Les Echos : Catherine Dupont-Gatelmand, responsable du Fonds de modernisation des équipementiers automobiles. D’autres mouvements pourraient suivre au sein de la direction ETI grandes entreprises.
Une centaine de postes pourraient être supprimés chez Euronext, affirme le quotidien économique, alors que deux comités d’entreprise se sont tenus hier chez l’opérateur boursier. Ces réductions concerneraient à la fois le département technologie et les services de support. Le site de Paris, qui emploie 350 salariés, serait le principal affecté, même si les autres sites en Europe seront touchés. Le projet doit encore être discuté avec les instances du personnel, prévient toutefois le quotidien, qui évoque une nouvelle réunion demain. A l’occasion de la publication de ses comptes 2014 en février, Euronext avait prévenu d’une restructuration.
Au coude à coude dans les sondages avec le parti conservateur pour les élections générales en mai, les travaillistes veulent augmenter la fiscalité sur le carried interest, système de rémunération à la performance en vigueur dans les fonds de capital-investissement. Cette rémunération variable serait requalifiée en revenu du travail (taxé à 45% pour toute tranche supérieure à 150.000 livres annuels) plutôt qu’en revenu du capital (taxé à 28%), en cas de contribution insuffisante des gérants au moment de l’acquisition des sociétés.
Pour la treizième semaine consécutive, les fonds spécialisés sur les actions européennes ont enregistré des souscriptions durant la semaine au 8 avril, mais sur un rythme plus modéré que pendant la période courant de la mi-février à fin mars. Cela dit, les tendances observés ces dernières semaines sont toujours là, avec des flux sortants du côté des fonds d’actions américaines et chinoises et des flux rentrants pour les fonds diversifiés et les fonds d’actions européennes, globales, hors Etats-Unis et japonaises. Au niveau mondial, la semaine au 8 avril s’est terminée à l'équilibre pour les fonds actions tandis que les fonds obligataires affichaient une collecte nette de plus de 6 milliards de dollars, selon les statistiques communiquées par le cabinet spécialisé EPFR Global. Les fonds monétaires ont pour leur part attiré environ 14 milliards de dollars. EPFR Global relève que la décollecte des fonds d’actions chinoises, qui s'élève désormais à plus de 9 milliards de dollars, est surtout le fait des investisseurs institutionnels alors que la clientèle retail continue de plébisciter la classe d’actifs dans un contexte où le marché redoute une correction sévère après que l’indice de la Bourse de Shanghai a retrouvé ses plus hauts niveaux depuis sept ans.
Romain Boscher, directeur des gestions actions d’Amundi, constate dans L’Agefi que l’environnement est favorable aux actions européennes. Il cite le rendement des actions qui est structurellement supérieur à celui des emprunts d’Etat, «une situation inédite depuis 1945". Par ailleurs, les rendements procurés par les dividendes sont six fois plus élevés en Europe, voire plus sur les marchés à taux zéro ou négatifs comme l’Allemagne et la Suisse. «Qui plus est, la plupart des sociétés cotées peuvent maintenant émettre de la dette à un taux bien inférieur non seulement au ratio bénéfices-prix mais aussi au rendement de dividendes. Ce qui incite les entreprises à augmenter leur endettement et à accélérer les rachats d’actions comme les acquisitions, étant donné l’impact relutif évident sur leurs bénéfices. Ce contexte justifie le maintien de notre vue positive sur les actions même après un début d’année en fanfare, car il laisse présager un cercle vertueux», souligne Romain Boscher.
Tim Carr, gérant multi-asset chez Schroders, déclare dans L’Agefi que compte tenu de la conjoncture globalement favorable et de l’abondance de liquidités, les actions restent sa classe d’actifs préférée. «Les valorisations attractives n'étant plus si répandues, nous devons déceler les opportunités dans les secteurs et régions détenteurs de valeurs», souligne-t-il. Au sein des marchés développés il donne la priorité à l’Europe et au Japon «où les responsables politiques encouragent activement l’assouplissement monétaire et une monnaie plus faible, un contexte propice à la surperformance», selon Tim Carr. «En revanche, le dollar fort nous pousse à réduire notre exposition au marché américain», ajoute le gérant. Pour les marchés émergents, il privilégie l’Asie, les pays de cette région étant les principaux bénéficiaires des prix plus bas du baril.
La facilité de 285 millions d’euros destinée à financer le rachat du courtier en assurances Siaci Saint-Honoré a été bouclée la semaine dernière à des conditions plus favorables (reverse flex) que celles proposées au départ. BNP Paribas, Natixis, qui dirigeaient la syndication avec en soutien Bank of Ireland, CA CIB, le CM-CIC, ING et SG CIB, ont pu placer 250 millions d’euros de prêts au pair, contre un prix initial de 99-99,50. La marge est de 450 points de base au-dessus de l’Euribor, tout comme celle de la ligne de capex et d’acquisitions de 35 millions d’euros qui complète le LBO monté par Ardian.