D’un côté, la bonne forme. L’Association française de la gestion (AFG) recense 634 sociétés exerçant en France dont 430 affichent un profil entrepreneurial, et quatre groupes d’une taille mondiale. Par ailleurs, 200 sociétés ont été créées en France au cours des cinq dernières années, précise l’association dans son rapport annuel 2014-2015 diffusé hier. En outre, ce dernier note que, rien que pour l’an passé, 48 créations brutes - 21 sociétés en net - ont été enregistrées. Le dynamisme en matière de créations dans cette industrie est à mettre sur le compte de la mise en conformité des acteurs compte tenu de l’entrée en vigueur de la directive AIFM, explique l’AFG. Dans le détail, les nouvelles sociétés interviennent effectivement sur des classes d’actifs comme l’immobilier, le capital investissement ou la titrisation...De l’autre côté, une âpre concurrence... Au niveau européen, le tableau est terni par la montée en puissance d’autres places financières. La France garde bien sa troisième place en parts de marché (16,3 %) derrière la Grande-Bretagne (20,8 %) et l’Allemagne (18,4 %), mais, pour ce qui concerne les domiciliations et l’administration de fonds, l’AFG constate un double phénomène : la consolidation de la première place luxembourgeoise (27,3 %) et la progression rapide de concurrents comme l’Irlande (14,6 % de part marché). Moyennant quoi, la France se retrouve en troisième position à 14 %, à un souffle de l’Allemagne (13,9 %). L’AFG rappelle néanmoins ses incursions dans d’autres pays dans le cadre du Paris Fund Industry. «L’AFG est intervenue vingt fois hors de France, indique-t-elle dans son rapport annuel en recensant des voyages notamment en Australie, en Chine, Panama, Pekin ou Hong Kong, afin de faire savoir le savoir faire de ses gérants... Enfin, concernant les encours globaux sous gestion (mandats et OPC), l’AFG rappelle également la légère progression en 2014 (+3,5%). Les actifs sous gestion ont atteint 3 230 milliards d’euros à la fin de l’année, soit une croissance en volume de l’ordre de 100 milliards d’euros. L’encours des fonds de droit français a crû à un rythme de 2,7% (environ 6% hors fonds monétaires). Ensemble, les mandats et les fonds étrangers gérés en France ont augmenté de 4,2%. Cela étant, les valeurs mobilières, y compris les titres des OPC, sont toujours en nette décollecte, note L’AFG.