Depuis le début de l’année, l’encours des fonds de droit français est en progression de 12,5 %. Mais c’est bien une baisse des actifs sous gestion qui a été enregistrée en mai, selon Europerformance A SIX Company. Le recul de 0,3% porte à 860,66 milliards d’euros le montant global sous gestion. Cette diminution s’explique principalement par les fonds de trésorerie qui ont perdu 6,48 milliards d’euros durant le mois. Cependant, dans ses commentaires mensuels, Europerformance ajoute que les transferts d’encours de droit français vers des fonds de droit luxembourgeois, dans le cadre d’une nouvelle vague de fusions transfrontalières, a aussi constitué un important facteur de baisse Toutefois, tous les produits de taux n’ont pas été boudés par les investisseurs. Les fonds obligataires ont collecté dans leur ensemble 819,90 millions, essentiellement en raison de la forte demande de fonds investis en obligations de la zone euro (670 millions) et dans une moindre mesure, les fonds d’obligations internationales et à haut rendement (+49,81 millions et +60,29 millions respectivement). A l’inverse, ceux investis sur l’Europe ont décollecté en net 22,36 millions d’euros. Quelles que soient ces classes d’actifs, les performances moyennes des catégories sont négatives. De -0,15 % pour les fonds d’obligations à haut rendement à -0,85 % pour ceux investis sur l’Europe. A noter que les fonds d’obligations convertibles ont également légèrement décollecté dans leur ensemble (-3,30 millions), les entrées nettes sur les fonds de convertibles européennes ayant plus que compensé les sorties nettes sur les fonds investis en obligations convertibles internationales (+19,52 millions contre -18,52 millions respectivement). Les performances moyennes des différentes catégories sont en moyenne positives dans tous les cas, comprises entre +0,03 % sur la zone euro et +0,42 % sur l’Europe. Enfin, les catégories de fonds de long terme ont décollecté. Globalement, de 144,63 millions, avec toutefois des comportements tranchés d’une catégorie à l’autre. Les fonds investis en actions européennes ont séduit en captant 704,62 millions d’euros. A l’inverse ceux portés sur le marché américain ont décollecté en net 805,88 millions comme ceux sur l’Asie/Pacifique (-215,52 millions). Les fonds à l’international ont également subi des rachats nets (-44,33 millions). En revanche, côté performances, toutes ces catégories se sont affichées dans le vert. Globalement, la progression est de 0,86 %, avec des performances de +1,02 % pour les fonds investis sur l’Europe par exemple, ou +1,35 % sur le marché américain ou encore +1 % pour les fonds d’actions Asie/Pacifique.
Lyxor International Asset Management (Lyxor) annonce avoir obtenu une licence sur le S&P China Sovereign Bond 1-10 Year Spread Adjusted Index, attribuée par S&P Dow Jones Indices (S&P DJI), afin de lancer et de lister en Europe un ETF sur les obligations souveraines chinoises. Le S&P China Sovereign Bond 1-10 Year Spread Adjusted Index comprend les obligations d'État émises par la République populaire de Chine, ayant une maturité comprise entre 1 et 10 ans et négociées sur les bourses de Shanghai ou de Shenzen, ainsi que sur le marché interbancaire chinois. L’indice offre actuellement un rendement à échéance de 3,2% en renminbi pour une duration moyenne de 4,2 années. Grâce aux 6 milliards de CNY RQFII (onshore Renminbi) quota accordés récemment par l’Administration d’Etat des Devises étrangères (SAFE), Lyxor est désormais en mesure de planifier le lancement d’un nouveau UCITS ETF. L’ETF sera sous-géré par la filiale de Hong Kong de la joint venture de Lyxor, Fortune SG.Lyxor propose d’ores et déjà une large gamme de solutions d’ETF pour investir dans les marchés domestiques des actions chinoises à travers le Lyxor Fortune SG UCITS ETF MSCI China A (DR) et le Lyxor UCITS ETF CSI 300 A-Shares. Lyxor offre en outre le plus important ETF en Europe exposé à des sociétés chinoises cotées à Hong Kong à travers le fonds Lyxor UCITS ETF China Enterprise (HSCEI).
Ardian a annoncé, ce lundi 15 juin, l’acquisition d’une participation d’environ 40% au capital de Chal-Tech GmbH, une société d’e-commerce basée à Berlin. Cet investissement sera réalisé via le fonds Expansion Funds III dont la levée a été finalisée en mars 2015 pour un montant de 500 millions d’euros. En outre, «Ardian fournira les ressources financières nécessaires à la croissance de la société», précise la société d’investissement. Le montant de l’opération n’a pas été dévoilé.Créée en 2005, la société Chal-Tech a réalisé un chiffre d’affaires de 70 millions d’euros en 2014 et table désormais sur 100 millions d’euros de chiffre d’affaires pour l’exercice financier en cours. Elle compte 300 employés basés à Berlin, Bratislava et Hong Kong. Chal-Tech génère la moitié de ses ventes en Allemagne et environ un tiers dans les principaux pays européens à savoir la France, l’Italie, le Royaume-Uni et l’Espagne.
Les actions gagnent du terrain au sein de la gestion de fortune. La classe d’actifs représentait en 2014 un poids moyen de 39 % de l’allocation des portefeuilles des clients, selon l'édition 2015 du Global Wealth Report publié par le Boston Consulting Group (BCG). Il n'était que de 31 % en 2009 et devrait selon les prévisions du BCG atteindre 42 % en 2019. Le tendance à la hausse des actions a été fortement soutenue par la hausse des marchés mais également le renforcement de l’allocation dédiée. L’engouement n’est cependant pas le même selon les différents segments de clientèle, constate le BCG. Le segment des Ultra High Net Worth Individuals (UHNW), soit les personnes très fortunées disposant de plus de 100 millions d’actifs financiers ainsi que le segment bas des High Net Worth Individuals (HNW) possédant entre 1 et 20 millions de dollars d’actifs financiers sont les plus friands d’investissements en actions. Ces deux segments en détiennent en moyenne 41 %. Le segment haut des HNW (entre 20 et 100 millions de dollars d’actifs financiers) n’en détient en moyenne que 29 %, privilégiant des dépôts et le cash à 55 %, contre 42 % pour les deux autres segments. «Ce segment de clientèle représente une source d’opportunités pour le développement d’activités de gestion de fortune plus ciblées», analyse le BCG.D’un point de vue régional, la part des actions dans les portefeuilles est la plus élevée en Amérique du Nord (49 %), suivie de l’Asie Pacifique (38%), le Japon (34%) et l’Europe continentale (33%). Les actions sont moins prisées dans la région Moyen-Orient/Afrique (27%), en Europe de l’Est (24%) et en Amérique latine (13%).Les obligations pèsent 37 % au sein des portefeuilles de gestion de fortune en Amérique latine, suivi en termes de poids moyen par l’Europe continentale (27%), la région Moyen-Orient/Afrique (21%), L’Amérique du Nord (19%), l’Asie Pacifique (14%), l’Europe de l’Est (13%) et le Japon (7%).Le BCG ne s’attend pas à un changement significatif dans l’allocation moyenne d’ici à 2019, hormis le présence légèrement plus importante des actions.La fortune privée mondiale a bondi en 2014 de 12 % à 164.000 milliards de dollars, une progression similaire à celle de 2013. L’Amérique du Nord demeure la région la plus fortunée avec 51.000 milliards détenus par les personnes privées. L’Asie Pacifique hors Japon détrône cette année l’Europe et devient deuxième région la plus riche avec 47.000 milliards de dollars. Elle devrait surpasser l’Amérique du Nord l’année prochaine et devrait dès 2016 représenter 34 % de la richesse mondiale à elle seule. Le BCG anticipe une croissance de 6 % par an de la fortune mondiale au cours des 5 prochaines années pour atteindre les 222.000 milliards de dollars en 2019.
Le nombre de ménages disposant d’un patrimoine financier (hors immobilier) supérieur à 1 million de dollars a bondi de 16% sur un an selon l’étude « Global Wealth 2015 » du Boston Consulting Group (BCG), rapporte le quotidien Les Echos. Désormais 17 millions de ménages atteignent ce seuil symbolique de fortune, se partageant 41 % de l’ensemble du patrimoine financier mondial. Ces ménages se concentrent aux Etats-Unis (7 millions de ménages millionnaires), suivis de la Chine (4 millions de foyers) et du Japon (1 million de foyers). Toutefois, c’est en Suisse que la densité de millionnaires est la plus forte avec 13,5 % des foyers. Suivent Bahreïn (12,3 % des ménages), le Qatar (11,6 %) et Singapour (10,7 %). En outre, le nombre « d’ultrariches » (ceux disposant d’un patrimoine supérieur à 100 millions de dollars) a pour sa part progressé de 11% sur un an et concentre à lui seul 10.000 milliards de dollars d’actifs financiers. Tous niveaux de richesses confondus, l’épargne financière des ménages s’est accrue de 12 % sur un an, à 164.000 milliards de dollars, soit le même rythme de croissance que l’année précédente, rappelle l’étude.
84 % des entreprises des secteurs Technologie, Médias et Divertissement (TMD), s’attendent à une augmentation du nombre de fusions-acquisitions entre leurs secteurs respectifs dans les deux prochaines années. Telles sont les conclusions d’une étude réalisée par le cabinet d’avocats international Reed Smith et Mergermarket auprès de 100 cadres supérieurs (34 % US, 33 % Europe, 33 % Asie), qui attribue ce phénomène à la concurrence exacerbée entre les entreprises de ces secteurs. «En 2014, le nombre de transactions a atteint un record pour un montant de 34,5 milliards de dollars», explique-t-elle.Le rapport révèle cependant que la convergence varie considérablement d’un secteur à l’autre. Les entreprises de divertissement sont les plus disposées à se diversifier : plus de 33 % d’entre elles prévoient des acquisitions hors-divertissement. Ce type d’acquisition de convergence inter-sectorielle n’est pas sans risque.Les sociétés étrangères souhaitant investir dans les secteurs Media et télécoms en France doivent être conscientes de la vigilance du gouvernement français sur ce type d’opérations, précise Isabelle MacElhone, avocat associée du bureau parisien de Reed Smith et membre de l’équipe Corporate. L’acquisition d’une société exploitant une TV ou une radio en langue française est limitée à 20 % du capital ou des droits de vote et l’acquisition d’une société dans le secteur des Télécoms peut faire l’objet de l’autorisation préalable du gouvernement français. »L’apprentissage peut se révéler très rude, indique l'étude, notamment pour une importante entreprise technologique compte tenu des spécificités du nouveau secteur. Par ailleurs, le rapport montre que les sociétés des secteurs Technologie, Médias et Divertissement qui cherchent à se développer le font de plus en plus hors de leursfrontières : 57 % d’entre elles déclarant que leur prochaine acquisition se fera probablement hors de leur marché national. Parmi ces entreprises à la recherche d’opportunités transfrontalières, 37 % déclarent qu’elles viseront probablement la région Asie-Pacifique, suivie par l’Europe occidentale (23 %) et l’Amérique du Nord (17 %). Enfin, cet appétit pour la convergence ne se limite pas aux géants mondiaux de l’industrie, indique le rapport : les transactions dites d’offres quadruple play ont récemment connu une montée en puissance, transactions à travers lesquelles les fournisseurs télécoms cherchent à devenir un point de vente unique pour la TV, le haut débit, la téléphonie fixe et mobile.
BMO Wealth Management vient de lancer un indice national sur l'évolution de la richesse des ménages canadiens, le premier du genre, qui devrait fournir des indications sur la situation financière des ménages et leur capacité à gérer leur patrimoine. Le premier BMO Wealth Management Index propose un classement des provinces dont les ménages gèrent le mieux leur patrimoine, en prenant en compte toute une série de critères (avoirs financiers, endettement, contrats d’assurance, immobilier, contrats de retraite, d'épargne). Les résidents de la province du Saskatchewan arrivent en tête avec une note de 72,9 sur 100, devant le Québec (71,1) et l’Alberta (70,6). La moyenne nationale ressort à 69,3.
Ardian a acquis une participation d’environ 40% dans Chal-Tec, une société d’e-commerce dans l’aménagement de la maison et basée à Berlin. L’investissement sera réalisé via le fonds Expansion Fund III, dont la collecte a été finalisée en mars 2014. Le président fondateur de la société, Peter Chaljawski, reste en poste. Avec un taux de croissance autour de 50%, Chal-Tec prévoit un chiffre d’affaires d’environ 100 millions d’euros pour l’exercice financier en cours.
Perceva a signé un accord exclusif avec le fabricant américain de portes Masonite International pour lui racheter sa filiale française Premdor. Basé à Bordeaux, Premdor fabrique et distribue des portes, bloc-portes et huisseries à destination des marchés de l’habitat et du tertiaire. Il réalise un chiffre d’affaires d’environ 100 millions d’euros et emploie plus de 680 salariés. La semaine dernière, Perceva a annoncé l’acquisition de Vanitay Fair Brands Europe.
Deutsche Börse envisage d’acquérir la plate-forme de trading de change 360T, croit savoir Reuters. «Le groupe Deutsche Börse examine régulièrement pour sa croissance des options extérieures et décide de les poursuivre si elles peuvent créer de la valeur ajoutée», a réagi un porte-parole de l’opérateur. Le fonds Summit Partners aurait mandaté Jefferies pour vendre 360T, basée à Francfort, avait appris Reuters la semaine dernière. Il en attendrait 600 millions d’euros.
NextStage AM a officialisé hier le lancement de NextStage, une société d’investissement cotée dans des entreprises européennes de taille moyenne. La structure vise un capital de 250 millions d’euros. Une première augmentation de capital de NextStage à hauteur de 100 millions d’euros a été réalisée auprès de grands investisseurs institutionnels et privés. Jean-Francois Sammarcelli, l’ancien patron de la banque de détail de la Société Générale, en a été nommé président.
Alors qu’il avait vendu Vizada à Airbus en 2011, Apax Partners serait en passe de rachater la société de communications par satellite. Selon le quotidien économique, le fonds serait sorti vainqueur du processus de cession piloté par Lazard. La transaction ne porterait toutefois pas sur le même périmètre qu’il y a quatre ans: Airbus conserverait l’activité liée aux clients militaires et gouvernementaux.
Selon les informations de l’hebdomadaire financier, le groupe de clinique Vedici, contrôlé par CVC Capital Partners depuis l’année dernière, serait seul en lice pour acquérir son concurrent Vitalia auprès du fonds américain Blackstone, qui en est actionnaire depuis 2006. La valeur d’entreprise retenue serait située entre 950 millions et un milliard d’euros, soit un multiple proche de neuf fois son Ebitda. Fort de 42 établissements, Vitalia revendique une place de numéro deux français de l’hospitalisation privée. Son chiffre d’affaires s’élève à 705 millions d’euros, pour un Ebitda proche de 110 millions d’euros. Le secteur des cliniques poursuit sa consolidation.
Crédit Agricole Assurances, en association avec la Caisse régionale de Crédit Agricole Centre Est, annonce l’acquisition auprès d’Eiffage du Grand Hôtel-Dieu de Lyon. Conjointement, InterContinental Hotels Group(IHG), annonce la signature de son cinquième hôtel InterContinental en France, l’InterContinental Lyon Hôtel-Dieu, qui fait partie de l’ensemble du Grand Hôtel-Dieu. Le Grand Hôtel-Dieu, entièrement classé Monument Historique, est situé ?au bord du Rhône dans l’hyper centre-ville de Lyon?, au cœur de la Presqu'Île, sur un foncier appartenant aux Hospices Civils de Lyon avec lesquels un bail à construction de 99 ans a été conclu. «Je suis vraiment très heureux de voir aboutir aujourd’hui le travail accompli sur les derniers mois. Cette signature nous permet de franchir une étape décisive dans la mise en œuvre du projet du Grand Hôtel-Dieu qui va devenir le site de référence pour l’attractivité internationale de notre métropole ainsi qu’un très beau lieu à vivre pour l’ensemble des Lyonnais», a commenté Gérard Collomb, sénateur-maire de Lyon, président de la Métropole de Lyon. Eiffage Immobilier et Generim interviennent en qualité de promoteurs associés. L’opération a été confiée aux architectes Albert Constantin et Claire Bertrand (AIA associés) et Didier Repellin, architecte en chef des Monuments historiques. Eiffage assure en offre intégrée, avec ses filiales Eiffage Construction et Eiffage Energie, l’ensemble des travaux de reconversion du Grand Hôtel-Dieu. «Ce projet immobilier de 51 500 m² représente aujourd’hui la plus grande opération privée de reconversion de Monument Historique en France», souligne l’acquéreur. En 2018, au terme des travaux, le site accueillera 17 100 m² de commerces et restaurants ainsi qu’un pôle tertiaire de près de 13 600 m² (livrables dès fin 2017), un hôtel 5 étoiles de 143 chambres (13 500 m²), un Centre de Conventions de 2 500 m², 1 000 m² de logements et une Cité Internationale de la Gastronomie (3 600 m² hors acquisition). La gestion de l’InterContinental Lyon Hôtel-Dieu sera assurée par IHG en vertu d’un accord de gestion avec Crédit Agricole Assurances. Le futur établissement vient compléter un portefeuille de marque qui comprend déjà l’InterContinental Paris - Le Grand, l’InterContinental Marseille Hotel Dieu, l’InterContinental Paris - Avenue Marceau et l’InterContinental Carlton Cannes. Le Grand-Hôtel Dieu bénéficiera à sa livraison de la certification « Breeam Bespoke » niveau «Very good». Pour cette transaction, Crédit Agricole Assurances et la Caisse régionale de Crédit Agricole Centre Est ont été conseillés par Crédit Agricole CIB, le cabinet De Pardieu Brocas Maffei, l'étude Cheuvreux, Orfeo Développement, Financière Scaprim. Eiffage a été conseillé par Herbert Smith et l’étude Ginon. IHG a été conseillé par le cabinet DLA Piper. L’acquisition sera portée par un OPCI dont la gestion est confiée à Crédit Agricole Immobilier.
Deutsche Börse étudie la possibilité d’acquérir la plate-forme de trading de change 360T, indique Reuters en citant une source informée du projet. «Le groupe Deutsche Börse examine régulièrement pour sa croissance des options extérieures et décide de les poursuivre si elles peuvent créer de la valeur ajoutée», a réagi un porte-parole de l’opérateur boursier, en refusant de se prononcer spécifiquement sur une offre éventuelle sur 360T, qui n'était pas joignable dans l’immédiat. La société américaine de capital-investissement Summit Partners a décidé de mettre en vente cette plate-forme basée à Francfort et a mandaté Jefferies pour gérer une transaction qui pourrait atteindre 600 millions d’euros, avait appris l’agence de presse la semaine dernière.
Nadège Dufossé est responsable de l’allocation d’actifs chez Candriam Investors Group. Elle souhaite conserver une approche constructive sur les actions européennes, anticipant une prolongation au moins temporaire du plan d’aide à la Grèce, «et une poursuite de l’amélioration économique favorable à moyen terme aux actifs risqués», dit-elle dans L’Agefi. «Les turbulences sur le marché obligataire, largement occasionnées par une liquidité insuffisante, ne vont pas disparaître pour autant. Les taux se rapprochant d’une valeur plus cohérente avec les fondamentaux, la pression vendeuse devrait néanmoins être moins forte. Ces mouvements devraient nous offrir l’opportunité de renforcer notre exposition globale aux actions», souligne Nadège Dufossé.
Compte tenu de la bataille judiciaire engagée avec des fonds spéculatifs à New York sur le remboursement de sa dette, l’Argentine ne se porte pas sur les marchés internationaux pour émettre de la dette, rapporte l’AFP. Aussi, le pays a procédé en fin de semaine à une nouvelle émission d’obligations. «L’adjudication de bons du Trésor (Bonac) à échéance 2016 a eu lieu, avec l’adjudication de 5,929 milliards de pesos» à un taux d’intérêt annuel de 27%, selon un communiqué du ministère. L’Argentine émet des obligations sur le marché national de la dette depuis le mois de mars.
Matthieu Grouès, associé-gérant, responsable des gestions chez Lazard Frères, explique dans L’Agefi pourquoi la société de gestion est l’une des plus optimistes sur les actions européennes à horizon un an. «Notre optimisme sur les actions découle de notre optimisme sur la conjoncture. Parmi les éléments positifs, la baisse de l’euro et celle du pétrole sont bien identifiées mais le retournement du cycle du crédit nous semble sous-estimé : il soutiendra les financières et permettra une accélération de l’investissement de nature à aider les valeurs cycliques», souligne-t-il. Dans ce contexte favorable, il reste selon lui un facteur de risque : le dossier grec qui pourrait causer une correction s’il venait à mal finir.
Pékin envisage d’investir plusieurs milliards de dollars dans le nouveau Fonds européen pour les investissements stratégiques, le plan de relance de 315 milliards d’euros voulu par le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, rapporte l’agence Reuters qui a eu accès à un projet de communiqué. La Chine devrait prendre des engagements en ce sens à l’occasion d’un sommet programmé pour le 29 juin à Bruxelles.Avec cette diplomatie du carnet de chèques, les autorités chinoises tenteraient de prendre l’ascendant sur les Etats-Unis dans la gouvernance économique mondiale et renverraient ainsi l’ascenseur aux gouvernements européens qui ont décidé de rejoindre la banque asiatique d’investissement pour les infrastructures (AIIB).
Le vent, le solaire et les autres énergies renouvelables vont dépasser le charbon et devenir la principale source au monde d’électricité dans 15 ans si les engagements pris par les pays pour l’accord sur le changement climatique sont respectés, selon l’agence internationale de l’énergie, citée par le Financial Times. Selon l’agence, les énergies renouvelables pourraient représenter un tiers de la production mondiale d’électricité d’ici à 2020, contre un cinquième actuellement. Ce qui représente une part plus importante que le charbon, le gaz ou le nucléaire.
Les fonds obligataires ont enregistré 5,9 milliards de dollars de rachats nets sur la semaine au 10 juin, les plus importants au cours des 18 derniers mois, en réponse à la poursuite de la correction sur les taux longs, selon une étude de Bank of America Merrill Lynch Global Research publiée le 12 juin.Les fonds spécialisés sur les actions ont accusé des retraits d’environ 5,9 milliards de dollars sous l’effet de rachats nets sur les marchés émergents, selon cette étude qui reprend des données d’EPFR Global. Les sorties nettes sur les fonds dédiés aux actions émergentes ont totalisé 9,3 milliards de dollars sur la période dont 5,1 milliards sur un seul fonds indiciel coté spécialisé sur les actions chinoises, le fonds Huatai-Pinebridge CSI 300. Les fonds spécialisés sur les actions japonaises ont en revanche bénéficié d’entrées nettes de 1,2 milliard de dollars. Elles ont été de 93 millions de dollars sur les fonds spécialisés sur les actions européennes. Les fonds actions américaines ont enregistré des sorties nettes limitées de 300 millions de dollars. Les fonds monétaires ont terminé la semaine au 10 juin sur une décollecte nette de près de 16 milliards de dollars.
NextStage AM annonce lundi le lancement de NextStage, une société d’investissement en fonds propres dans des entreprises européennes de taille moyenne (ETM). La structure, qui vise un capital cible de 250 millions d’euros, a vocation à être cotée rapidement. Une première augmentation de capital de NextStage à hauteur de 100 millions d’euros a été réalisée auprès de grands investisseurs institutionnels et privés. La société augmentera à nouveau son capital, d’un montant de 150 millions d’euros, d’ici à la fin de l’exercice. Le conseil de surveillance de NextStage a nommé comme président Jean-Francois Sammarcelli, l’ancien patron de la banque de détail de la Société Générale.
Perceva a signé un accord exclusif avec le fabricant américain de portes intérieures et extérieures Masonite International pour lui racheter sa filiale française, Premdor. Le projet a été présenté aux instances représentatives du personnel et reste soumis à l’autorisation des autorités de la concurrence compétentes. Basé à Bordeaux, Premdor fabrique et distribue des portes, bloc-portes et huisseries bois ou métal à destination des marchés de l’habitat et du tertiaire. Il réalise un chiffre d’affaires d’environ 100 millions d’euros avec plus de 680 collaborateurs. Il s’agit du deuxième investissement de Perceva en quelques jours après l’annonce du rachat de Vanitay Fair Brands Europe.
Ardian, ex-Axa Private Equity, a annoncé aujourd’hui l’acquisition d’une participation d’environ 40% dans Chal-Tec, une société d’e-commerce dans l’aménagement de la maison basée à Berlin. L’investissement sera réalisé via le fonds Expansion Fund III dont la levée a été finalisée en mars 2014 pour un montant de 500 millions d’euros. Le président fondateur de la société, Peter Chaljawski, reste en poste. Avec un taux de croissance autour de 50%, Chal-Tec prévoit d’atteindre un chiffre d’affaires d’environ 100 millions d’euros pour l’exercice financier en cours. Les détails de la transaction n’ont pas été révélés.
La taille du système financier parallèle, ou shadow banking, en France ne doit pas être source d’inquiétude : il « reste d’une taille limitée et est largement réglementé » et « ne pose pas aujourd’hui de risques majeurs », écrit le Haut Conseil de stabilité financière dans son rapport annuel.
La société Europcar a détaillé lundi les termes de son introduction en Bourse, qui pourrait valoriser l’entreprise à près de 2 milliards d’euros. Le loueur a annoncé que «la fourchette indicative du prix de l’offre applicable à l’offre à prix ouvert et au placement global avait été fixée entre 11,50 euros et 15 euros». La taille initiale de l’offre totale est d’environ 854,5 millions, ajoute Europcar dans un communiqué. La valeur boursière du groupe «serait comprise environ entre 1,7 milliard d’euros et 2 milliards d’euros en fonction du pricing de l’opération», a déclaré Caroline Parot, directrice financière, au cours d’une conférence téléphonique.
IK Investment Partners a annoncé avoir reçu une offre d’achat ferme d’International Flavors & Fragrances, l’un des leaders mondiaux de la création d’arômes et de parfums pour la grande consommation, pour Lucas Meyer Cosmetics, division québécoise du groupe Unipex, contrôlé par IK. L’offre valorise Lucas Meyer, qui fabrique des ingrédients pour l’industrie cosmétique, 283 millions d’euros.
La banque américaine a annoncé vendredi dans un memo interne le recrutement de Clive Adamson. Ce dernier est l’ancien responsable de la supervision au sein de la Financial Conduct Authority (FCA) britannique, qu’il avait quittée avant la publication d’un rapport critiquant la manière dont la FCA avait communiqué sur une enquête à venir sur le secteur de l’assurance. Chez JPMorgan, Clive Adamson fera des recommandations sur les procédures internes relatives à la gestion des risques et à la réglementation.
Alors que la Commission devrait publier ses propositions à l’automne, les chambres mettent en garde contre un régime inspiré de celui réservé aux banques.