La banque Piguet Galland, filiale de la Banque cantonale vaudoise (BCV), serait en litige avec l’une de ses clientes, qui lui réclamerait environ 1 million de francs suisses. Le compte de cette cliente historique, petite-fille de l’un des fondateurs, a été vidé en 2013 suite à une escroquerie commise depuis Hong Kong, rapporte Le Temps. De faux courriels auraient abusé un gestionnaire de Piguet Galland. La banque n’a pas souhaité commenter cette affaire.Selon Le Temps, le compte concerné a été vidé en deux versements, de 250.000 et de 400.000 euros, effectués par le gestionnaire en l’espace de dix jours. Ce dernier a reçu en juillet 2013 un courrier électronique d’une personne se faisant passer pour le mari de ladite cliente, en utilisant son adresse électronique. Le message était rédigé en mauvais français et demandait l’envoi du premier versement vers Hong Kong. Le gestionnaire a accédé à cette demande en l’absence de contact oral ou d’ordre signé par la cliente.Un deuxième courriel serait parvenu à la banque deux jours plus tard, réclamant cette fois un versement de 400.000 euros, toujours vers Hong Kong. Cette fois, le gestionnaire se serait s’entretenu, en anglais, avec l’auteur présumé du message puis aurait envoyé la somme début août, après des vérifications d’usage. La cliente aurait découvert l’escroquerie en revenant de vacances. Elle réclamerait désormais le remboursement de la somme, plus les intérêts. Selon le quotidien, Piguet Galland a proposé une indemnisation partielle, ce qu’a refusé la principale intéressée. La banque aurait déposé plainte à Hong Kong pour tenter de retrouver l’escroc, sans succès pour l’instant. Le banquier qui a procédé aux transferts a été licencié, «officiellement sans liens avec cette affaire», précise Le Temps, qui affirme que la plainte déposée par la cliente suite à cette affaire ne vise pas l'établissement vaudois.