La banque Julius Baer a réagi vivement aux affirmations du journal Handelszeitung selon lequel le gestionnaire de fortune serait impliqué dans le scandale de la Fifa, rapporte L’Agefi suisse. Le journal économique a affirmé mercredi dans une version préimprimée de l’article que «plus de dix fonctionnaires de la Fifa», éclaboussée par un vaste scandale de corruption, avaient des comptes chez Julius Baer. Selon un règlement interne à la banque, confirmé par un porte-parole de Julius Baer, chaque compte détenu par un cadre de l’organisation internationale du football était chapeauté par un membre de la direction de l’établissement. L’établissement zurichois évoque de «fausses affirmations» et veut poursuivre en justice l’auteur de l’article ainsi que le journal. La Handelszeitung, qui a partiellement retouché son article publié hier, a omis d’en faire autant pour la préinformation envoyée mercredi aux autres médias qui ont repris de «fausses informations», s’est insurgé Julius Bär. L’établissement «va se défendre avec tous les moyens contre ces affirmations nuisant à sa réputation et qui n’ont aucun fondement». La banque zurichoise va engager une action en justice contre l’auteur de l’article, Lukas Hässig, et contre la Handelszeitung.
Les dirigeants européens ont renoncé jeudi, face au refus de l’Allemagne, à un projet d’achèvement accéléré de l’union bancaire via un système de mutualisation européenne des garanties des dépôts des épargnants, a appris l’agence Reuters auprès de diplomates. Dans le projet d’union bancaire européenne, toutes les grandes banques de la zone euro sont désormais placées sous la seule supervision de la Banque centrale européenne (BCE). Le projet définit aussi comment la BCE, désormais «gendarme» du secteur bancaire, doit procéder pour fermer une banque en faillite, avec la mise en place d’un fonds conjoint, financé par les banques elles-mêmes, pour en couvrir les coûts. Mais le dernier élément du projet - un mécanisme de garantie communautaire des dépôts - est sujet à controverse: l’Allemagne s’oppose fermement à cette mutualisation européenne qui ferait que l’argent garantissant les dépôts bancaires des épargnants allemands pourrait servir à garantir les dépôts d'épargnants de pays tiers. Les discussions sont dans l’impasse et on s’attend désormais à Bruxelles à ce que plusieurs années soient nécessaires pour parvenir à un compromis acceptable par Berlin sur ce point.
Le groupe bancaire a annoncé le lancement opérationnel de sa filiale BPCE Infogérance et Technologies, structure commune regroupant les activités de production informatique pour les Caisses d’Epargne, les Banques Populaires, certains métiers de Natixis et BPCE SA. Structuré sous forme de GIE, BPCE IT comprend 1.200 collaborateurs. Révélé en juin 2014 par L’Agefi, la mutualisation de la production informatique est censée faire économiser au groupe 70 millions d’euros par an, selon les présentations faites en interne à l’époque.
BNP Paribas Fortis a annoncé le lancement d’Hello crowd, une plate-forme de financement participatif montée par l’enseigne de banque en ligne du groupe, Hello bank. Développé en partenariat avec Ulule, la plate-forme de crowdfunding sera basée sur le don ou la contrepartie et «destinée à soutenir des projets entrepreneuriaux, créatifs ou solidaires», indique un communiqué.
Mark Wilson, directeur général d’Aviva, a indiqué hier à CNBC que l’assureur britannique était concentré sur l’intégration de Friends Life, racheté fin 2014 pour 5,6 milliards de livres. Le dirigeant a estimé que le groupe ferait de petites acquisitions pour muscler ses activités dans certains pays. «Mais je parle en dizaines de millions [de valeur]. Je ne parle de rien de transformant. Nous regardons pays par pays», a précisé Mark Wilson. L’assureur table en revanche sur une poursuite de la consolidation au sein du secteur. «Nous verrons d’autres fusions et acquisitions. Certaines seront des opérations de M&A contraintes», pronostique-t-il.
Le gouvernement britannique a renoncé à appliquer de nouvelles règles de responsabilité qui auraient contraint les dirigeants d’établissements financiers à prouver qu’ils avaient pris toutes les mesures nécessaires pour prévenir le non-respect de la régulation, sous peine d’être reconnus comme responsables. Cette disposition, qui inquiétait les professionnels, faisait partie d’un projet d’extension du régime de responsabilité des dirigeants à l’ensemble de l’industrie des services financiers, dont les détails ont été publiés hier par le Trésor et qui doit entrer en vigueur en 2016.
Selon des prévisions rendues publiques hier par les autorités américaines de la santé, dix millions d’Américains seront affiliés d’ici la fin de 2016 à des plans de couverture maladie via des plates-formes d’assurance au niveau des Etats. Plus d’un quart des Américains éligibles non assurés devraient s’inscrire cet automne.
UniCredit a indiqué hier qu’une première enquête en interne diligentée à la suite d’une instruction judiciaire portant sur des liens présumés entre certains de ses responsables et la mafia n’avait rien détecté de répréhensible et la banque a ajouté qu’elle leur renouvelait sa confiance. Trois responsables de la banque, dont le vice-président Fabrizio Palenzona, font l’objet d’une instruction de la part du Parquet de Florence, ces derniers étant soupçonnés d’avoir eu des rapports d’affaires avec un chef d’entreprise lié à la mafia sicilienne.
OPC non monétaires (1068 milliards d’euros d’encours non consolidé) : après deux mois de décollecte, les souscriptions nettes de titres d’OPC non monétaires sont de nouveau positives en août (+2,0 milliards en données cvs) grâce aux fonds mixtes (+1,7 milliard) et aux fonds actions (+1,3 milliard). A l’inverse, les « fonds autres »(b) enregistrent des rachats (-1 milliard), notamment les fonds d’épargne salariale (-0,5 milliard) et les fonds à formule (-0,6 milliard). L’encours global diminue de 3,7 %, du fait de la baisse des valeurs liquidatives (toutes catégories confondues), particulièrement marquée pour les fonds actions (-8 %). **OPC monétaires (298,9 milliards d’euros d’encours consolidé(a)) : reprise des retraits nets en août (-2,5 milliards en données cvs) après les souscriptions nettes du mois précédent (+12 milliards). (a) L’encours consolidé des titres d’OPC monétaires exclut la détention de titres des OPC monétaires résidents. (b) La catégorie des « autres fonds » regroupe les fonds d’épargne salariale, fonds à formule, fonds à risque, fonds innovation, fonds d’investissement de proximité et « hedge funds ».
La banque américaine a fait état jeudi d’un bond de 51% de son bénéfice au titre du troisième trimestre, la réduction de ses coûts ayant plus que compensé la baisse de ses revenus dans un contexte de volatilité des marchés et d’incertitude sur le calendrier de la remontée des taux de la Réserve fédérale. Les dépenses d’exploitation de Citi ont diminué de 18% à 10,7 milliards de dollars (9,40 milliards d’euros) sur juillet-septembre. Les revenus de Citicorp, qui réunit les principales activités du groupe, ont baissé de 2%, tandis que ceux de Citi Holdings, où sont placés les actifs en vente, ont chuté de 32%.
Mark Wilson, directeur général d’Aviva, a indiqué jeudi à CNBC que l’assureur britannique était concentré sur l’intégration de Friends Life, racheté fin 2014 pour 5,6 milliards de livres. Le dirigeant a estimé que le groupe ferait de petites acquisitions pour muscler ses activités dans certains pays. «Mais je parle en dizaines de millions [de valeur]. Je ne parle de rien de transformant. Nous regardons pays par pays», a précisé Mark Wilson.
Dans un contexte de désintermédiation accru du financement des entreprises, la société Aether Financial Services se positionne comme le spécialiste de l’accompagnement d’émissions de valeurs mobilières. Dans ce cadre, la société a lancé récemment le premier service professionnel de Représentant de la Masse, afin de contribuer au juste équilibre de la relation émetteurs-investisseurs et d’assurer le suivi des intérêts communs des obligataires sur le long terme. Henri-Pierre Jeancard, fort de 20 ans d’expérience dans la banque de financement et d’affaires (Citibank, CACIB, Oddo & Cie, Bryan Garnier & Co.) et son équipe, unissent aujourd’hui leur connaissance approfondie des marchés et des produits financiers pour fournir aux investisseurs et aux émetteurs de valeurs mobilières un service professionnel de Représentant de la Masse. L’expansion du financement des entreprises européennes, et plus particulièrement des sociétés françaises via l’intervention d’investisseurs institutionnels au détriment des solutions bancaires, se traduit depuis 2014 par de fortes augmentations d’émissions de titres, ainsi qu’un éventail d'émetteurs de plus en plus large. En conséquence, la gestion des risques liés à ces opérations de plus en plus complexes est l’un des enjeux majeurs pour les investisseurs, qui manifestent aujourd’hui un besoin croissant de sûretés (garanties, covenants), de suivi de l’information financière des émetteurs (notamment les groupes non cotés) et d’interlocuteurs dédiés, professionnels et indépendants, pour traiter l’ensemble des sujets liés à leur représentation auprès des émetteurs. Le Représentant de la Masse doit donc fournir un suivi objectif, dénué de tout conflit d’intérêt avec l’émetteur. Pour cela, Aether Financial Services allie sa connaissance des relations émetteurs-investisseurs à son expertise de l’écosystème des émissions, pour accompagner les différentes parties et assurer un service conforme aux meilleures pratiques du marché.
La Banque d’Angleterre a publié jeudi sa consultation définitive sur la séparation des activités de banque de détail et de banque d’investissement outre-Manche (ringfencing). La consultation est ouverte jusqu’au 15 janvier. L’objectif du ringfencing est d’isoler les activités de détail collectant au moins 25 milliards de livres de dépôts auprès des particuliers et des PME pour les mettre à l’abri des difficultés qui pourraient surgir dans d’autres parties de la banque. L’activité cantonnée engendrera des contraintes en capital spécifique. Le texte de la BoE régit aussi les relations entre les deux parties d’une banque.
Le Conseil d’Etat a annulé le 14 octobre une sanction infligée l’an dernier à la Société Générale par l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution, révèle L’Agefi Actifs sur son site internet. Le 11 avril 2014, la commission des sanctions avait prononcé à l’encontre de la banque un blâme et une sanction pécuniaire d’un montant de 2 millions d’euros pour non-respect du droit au compte.
La société de paiement fondée par Jack Dorsey a officialisé hier son projet d’introduction sur le New York Stock Exchange sous le symbole SQ. Jack Dorsey, qui vient de faire son grand retour aux commandes de Twitter, détient 24,4% du capital de la société, tandis que le fonds Khosla Ventures possède une participation de 17,3%.
L’assureur belge Ethias a mandaté ABN Amro, BNP Paribas et JPMorgan pour organiser des rencontres avec les investisseurs à partir du 16 octobre. Ces roadshows doivent préparer une émission obligataire en euros. L’opération constituera un bon test de l’appétit des investisseurs. L’assureur belge a comptabilisé une perte nette de 111 millions d’euros au premier semestre 2015 en raison d’une charge liée à des primes de sortie de contrats d’assurance vie à taux garantis, et avait lancé en juillet sur sa dette subordonnée une offre d’échange à des conditions jugées agressives.
Jonathan Hill, le commissaire européen chargé des services financiers, a démarré hier devant les députés européens les travaux sur le label de titrisation sûre, transparente et standardisée (STS) dont le but « n’est absolument pas d’encourager le retour aux excès de l’ancien temps », a-t-il précisé, rapporte L’Agefi. Le projet suscite d’ores et déjà des réserves et des critiques à l’image de Frédéric Oudéa, président de la Fédération Bancaire Française (FBF), qui reproche à la Commission de ne pas suffisamment ajuster les exigences en capitaux et de n’avoir pas prévu un système public de certification, voire de garantie, des titrisations propre à rassurer les investisseurs. Alors qu’il y a 57 critères utilisés pour définir ce label STS, « je m’attends même plutôt à un recul dans les 2 ou 3 prochaines années », a déploré Frédéric Oudéa. Selon lui en effet, le « solde » des titrisations nouvelles induites par l’introduction du label et de celles qui disparaîtront du fait des nouvelles règles de liquidité et prudentielles devrait être selon lui «négatif» à court terme. Pour sa part, Guillaume Eliet, secrétaire général adjoint de l’Autorité des marchés financiers (AMF), « le choix de l’autocertification n’est pas un bon signal ». La réforme ne devrait toutefois pas être adoptée avant 2017.
Le cabinet de recherche indépendant New City Initiative (NCI) estime que sept ans après la crise financière, les régulateurs européens n’ont pas réussi à identifier les différences clés entre sociétés de gestion et banques, ce qui les incite à poursuivre des réformes dommageables pour les sociétés de plus petite taille. Dans sa dernière étude «The next five years; regulatory challenges that will impact asset managers», le NCI écrit qu’une approche un peu trop dirigiste du secteur de la gestion d’actifs étouffe l’innovation chez les plus petits acteurs et limite la concurrence alors que la charge réglementaire continue d’augmenter. Dans cette étude, le «think tank» étudie l’impact potentiel sur les sociétés de gestion d’une dizaine de réglementations telles que la directive AIFM, la taxe sur les transactions financières, les standards de reporting de l’OCDE ou encore Solvabilité II. La pression réglementaire réduit la disponibilité des gestionnaires auprès des investisseurs à un moment où il est difficile de générer du rendement. Selon le NCI, 46% des sociétés de gestion participant à un sondage dépensent entre 10 et 20% de leur temps sur la réglementation, nombre d’entre elles étant contraintes d’accroître leurs effectifs dans les départements chargés de la compliance. «Pour certains, le coût de leur activité est devenu excessivement élevé, et cela risque d'étouffer l'émergence et le développement de gestionnaires prometteurs dans un secteur qui a toujours été très concurrentiel et innovant», souligne l'étude.
Le groupe Crédit Agricole devrait signer un accord dans les prochains jours avec les autorités américaines pour clore le litige lié aux embargos américains, rapporte le quotidien Les Echos. Selon les informations du quotidien économique, le groupe bancaire mutualiste se verrait ainsi infliger une amende d’environ 800 millions de dollars (soit 700 millions d’euros) pour avoir facilité des transactions avec le Soudan, l’Iran, Cuba et la Birmanie. Contrairement à BNP Paribas, qui avait écopé d’une amende de 9 milliards de dollars, le Crédit Agricole n’aurait pas à plaider coupable. D’après Les Echos, les autorités américaines auraient identifié un peu plus de 2.000 transactions effectuées entre mi-2003 et 2008, représentant un total d’environ 16 milliards de dollars.
UBS a conclu un accord avec la Securities and Exchange Commission (SEC) américaine pour le paiement d’une amende de 19,5 millions de dollars, rapporte L’Agefi suisse. Cela permet de régler une affaire de produit indexé sur des devises que la grande banque a offert à des investisseurs américains durant la période de 2009 à 2010. UBS a fait de fausses déclarations ou a induit en erreur les clients américains qui ont acheté de tels produits, ne leur fournissant pas les informations nécessaires, selon la SEC. Environ 1900 investisseurs américains ont acquis ces produits pour un montant de 190 millions de dollars. UBS ne conteste ni n’admet les reproches de la SEC et elle a accepté l’accord de compromis.
Le FBI et le Département américain de la justice cherchent à réunir des informations sur le rôle de Goldman Sachs dans des transactions effectuées par le fonds malaisien 1Malaysia Development, selon le Wall Street Journal, qui cite des personnes proches du dossier. Le fonds est concerné par des accusations de milliards de dollars d’argent manquant, ce qui le met au centre d’une crise politique pour le premier ministre malaisien Najib Razak, qui supervise le fonds. Les enquêteurs ont retrouvé 700 millions de dollars sur les comptes de Najib Razak pouvant être reliés au fonds.
La Société Générale «va utiliser Swift pour échanger ses flux de paiements domestiques avec STET, la chambre de compensation automatisée européenne qui détient près de 52 % de parts de marché des transactions euros traitées dans les systèmes de compensations», a annoncé la banque dans un communiqué. STET a été lancé par six grandes banques françaises en 2004 en réponse au développement de Sepa, l’Espace unique des paiements en euros.
Bank of America a annoncé mercredi un bénéfice de 4,07 milliards de dollars au troisième trimestre, contre une perte de 470 millions un an auparavant, imputable à une charge juridique de 5,6 milliards de dollars. BofA, qui a réglé plus de 70 milliards de dollars de frais de litige depuis 2008, a déclaré que ce poste avait diminué pour le troisième trimestre d’affilée, ne représentant plus que 231 millions de dollars contre six milliards un an auparavant. «Les principaux moteurs de notre activité, la prise de dépôts et le prêt aux ménages et aux entreprises, ont évolué dans la bonne direction (...) et nos résultats de trading pour le compte de nos clients sont restés pratiquement stables dans des conditions de marché difficiles», explique le PDG Brian Moynihan dans un communiqué.