L’Afer ne digère toujours pas les dispositions du projet de loi Sapin II - adopté la semaine dernière en nouvelle lecture à l’Assemblée nationale - touchant directement les épargnants, rapporte Les Echos. « Même si nous comprenons l’intention louable de cette mesure, qui est de protéger les épargnants, elle repose sur une analyse techniquement infondée. Je n’ai jamais vu en France de krach obligataire et de faillite de compagnie d’assurance-vie pour cette raison », déclare dans un entretien avec le quotidien, Gérard Bekerman, le président de l’Afer. « Avec leur réserve de capitalisation, les compagnies ont par ailleurs déjà à leur disposition ce qu’il faut pour juguler les conséquences d’une remontée des taux obligataires. A l’Afer, cet outil nous permet d’absorber 2,8 points de hausse des taux », poursuit-il.Le quotidien rappelle que le texte du projet de loi donne la possibilité au Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) de restreindre les possibilités de rachats par les épargnants en cas de menace majeure sur le système financier. La mesure doit, selon ses promoteurs, permettre d'éviter qu’en cas de remontée brutale et franche des taux d’intérêt, les assurés ne vident leurs contrats pour aller placer leur épargne sur des placements mieux rémunérés, au risque de mettre en péril certains opérateurs. L’Afer s'élève aussi contre l’autre mesure prévue dans le projet de loi Sapin II permettant au HCSF de moduler les règles de dotation et de reprise de la provision pour participation aux bénéfices (PPB ou provision pour participation aux excédents, PPE) afin de peser sur la rémunération des fonds euros. « Pourquoi vouloir plafonner ce que nous pouvons donner à nos adhérents ? », demande-t-il. « Ma mission est de pouvoir assurer un bon niveau de pouvoir d’achat au fonds général », résume-t-il.Pour Gérard Bekerman, ces mesures, si elles devaient un jour être mises en oeuvre, reviendraient à organiser « un transfert de richesse » : « On enrichit les compagnies, au risque d’appauvrir les épargnants », assène-t-il dans le quotidien.
« ABN n’est pas en jeu. Nous avons été stupéfaits de la démarche de Nordea et l’avons renvoyé vers notre premier actionnaire (...) lequel a coupé court. Point final », a réagi ce matin un porte-parole d’ABN Amro, suite aux informations relayées par le NRC Handelsblat. Le quotidien affirmait hier que le gouvernement néerlandais aurait refusé cet été une offre de rachat de la banque par le suédois Nordea. Ce dernier aurait envisagé une fusion inversée via un échange de titres qui aurait conduit la banque scandinave à se délocaliser aux Pays-Bas pour échapper aux exigences de fonds propres plus fortes dans son pays.
La Société Générale a annoncé vendredi la création sur le marché français d’une centaine d’espaces dédiés à sa clientèle professionnelle (TPE, start-ups, artisans, commerçants). L’objectif est de mieux répondre aux demandes spécifiques de cette clientèle, qui représente aujourd’hui 20% du produit net bancaire de sa banque de détail. La banque compte actuellement 600.000 clients professionnels et espère augmenter son portefeuille d’un tiers d’ici 2020.
L’assureur néerlandais Delta Lloyd a rejeté ce matin l’offre hostile de son compatriote NN, au motif que les termes financiers ne sont pas acceptables et ne reflètent pas les bénéfices d’une consolidation. NN a proposé mercredi 2,4 milliards d’euros pour son projet d’OPA.
Un audit réalisé pour la Bafin chiffre à 10,5 milliards d’euros les montants en jeu, dont le montage destiné à maquiller les comptes de Monte dei Paschi.
Deutsche Bank a annoncé hier qu’elle avait passé un accord avec son comité d’entreprise sur des mesures de restructuration en vertu desquelles 1.000 emplois de plus seront supprimés en Allemagne. Un premier accord passé en juin prévoyait de supprimer 3.000 emplois en Allemagne. Le nombre total d’emplois supprimés en Allemagne sera de donc de 4.000, sur les 9.000 postes supprimés dans le monde entier suivant une restructuration d’ampleur annoncée l’an passé.
Andy Sieg sera le prochain directeur de la gestion de fortune chez Bank of America Merrill Lynch, a annoncé hier la banque. Agé de 49 ans, Andy Sieg travaille chez Merrill Lynch depuis 20 ans et dirige aujourd’hui les solutions de retraite au niveau mondial pour la banque. Il remplacera John Thiel, dont la démission sera effective à la fin de l’année mais qui restera chez Bank of America Merrill Lynch en qualité de vice-président.
La Société Générale va lancer prochainement un agrégateur de comptes, une première pour une grande banque de réseau en France, ce service étant pour le moment surtout proposé par les banques en ligne. L’enseigne Crédit du Nord devrait sauter le pas en premier et sera suivie par la Société Générale, a indiqué à Reuters une source proche du dossier. La banque s’appuiera sur la technologie de Fiduceo, une fintech rachetée en 2015, et qui est à l’origine du service d’agrégation déjà offert à ses clients par Boursorama, la banque en ligne du groupe. « Un projet est en cours », a confirmé un porte-parole de la banque, sans donner de calendrier.
Paul Hilal, un ancien associé de Pershing Square Capital Management, qu’il a quitté en janvier dernier, se prépare à lancer un nouveau fonds, d’après des documents réglementaires américains. Le nouveau fonds d’investissement se nommerait Mantle Ridge et serait basé à New York. Contacté, Paul Hilal n’a pas souhaité faire de commentaire dans l’immédiat.
Thomas Béhar, directeur technique et membre du comité exécutif de CNP Assurances, a été élu à la vice-présidence de l’Association actuarielle européenne (AAE) pour un mandat d’un an. Il devrait en prendre la présidence en septembre 2017.
La Suisse, qui enquête depuis 2015 sur l’immense scandale financier 1MDB, a adressé hier une demande d’entraide judiciaire complémentaire à la Malaisie suite à la découverte d’un détournement de fonds de 800 millions de dollars via un système de fraude de type Ponzi, rapporte L’Agefi suisse. Le ministère public de la Confédération (MPC) a annoncé que l’enquête menée en Suisse a montré «un important détournement au détriment du fonds souverain» SRC, une filiale du fonds malaisien 1MDB, évalué à 800 millions de dollars, ainsi que la réalisation d’une fraude de type Ponzi. Selon le MPC, ces opérations ont «affecté la place financière suisse». Cette fraude de type Ponzi, au coeur de l’affaire Madoff aux Etats-Unis, aurait servi à cacher le détournement de fonds de 800 millions de dollars, ainsi que «d’autres perpétrés au détriment de 1MDB et faisant l’objet de la première demande d’entraide judiciaire de la Suisse à la Malaisie, lancée le 29 janvier».
La Société Générale va lancer prochainement un agrégateur de comptes, une première pour une grande banque de réseau en France, ce service étant pour le moment surtout proposé par les banques en ligne, désireuses de capter la relation clients de leurs concurrentes traditionnelles. L’enseigne Crédit du Nord devrait sauter le pas en premier et sera suivie par la Société Générale, a indiqué à Reuters une source proche du dossier. La banque s’appuiera sur la technologie de Fiduceo, une fintech rachetée en 2015, et qui est à l’origine du service d’agrégation déjà offert à ses clients par Boursorama, la banque en ligne du groupe. « Un projet est en cours », a confirmé un porte-parole de la banque, sans donner plus de précision quant au calendrier prévu pour le lancement de ce nouveau service.
La banque suisse a accepté de régler une amende de 90 millions de dollars aux Etats-Unis auprès de la Securities and Exchange Commission pour avoir faussé la présentation de ses flux de collecte en banque privée entre 2011 et 2012. Pour tenir leurs objectifs commerciaux, des dirigeants de Credit Suisse avaient qualifié en encours gérés des flux simplement conservés pour le compte de la clientèle.
Une reprise économique et une hausse des taux ne suffiraient pas à renflouer les banques européennes. Consolidation et réformes structurelles sont nécessaires.
Polymont a annoncé son acquisition par Carmin, groupe financier créé par Nicolas Mérindol, l’ex-directeur général du groupe Caisses d’Epargne. L’opération renforce les fonds propres de Polymont de 22 millions d’euros, dont une augmentation de capital de 8 millions. Polymont, qui affiche un chiffre d’affaires de 80 millions d’euros, exerce la majeure partie de son activité avec les grandes banques, les assureurs et le secteur public ; elle revendique son expertise dans les sujets entourant la blockchain, le big data et la sécurité numérique. Polymont s’installera à la Défense aux côtés du cabinet de conseil en management Investance, dont Carmin est actionnaire depuis fin 2015. Carmin est organisé autour de la société de conseil financier Carmin Finance et totalise désormais 100 millions d’euros de chiffre d’affaires.
Les banques européennes ont besoin de mesures « urgentes et exhaustives » pour traiter le problème des créances douteuses et revoir leurs modèles économiques, qui menacent de peser durablement sur leur rentabilité, a déclaré aujourd’hui le Fonds monétaire international (FMI) dans la nouvelle édition de son Rapport sur la stabilité financière dans le monde. Il évalue la part des banques européennes « saines » à 17% en 2015.
L’assureur japonais Sompo Holdings a annoncé aujourd’hui le rachat de son concurrent américain Endurance Specialty pour 6,3 milliards de dollars (5,8 milliards d’euros). Sompo propose 93 dollars par action et indique qu’il financera sur sa propre trésorerie une opération qu’il prévoir de boucler d’ici fin mars 2017.
La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé ce matin une modification de ses règles en matière de collatéral pour tirer les conséquences des régulations européennes et internationales sur le renflouement interne (bail-in) des banques. Celles-ci poussent les banques à créer des coussins de dettes (TLAC et MREL) susceptibles d’absorber les pertes en cas de crise. Dans ce contexte, la BCE a fait savoir qu’elle maintiendrait l’éligibilité à son guichet de refinancement des dettes financières seniors non protégées, après le 1er janvier 2017. Y compris pour les dettes qui ont été décrétées subordonnées par la loi (statutory subordination) et qui n’auraient pas pu servir aux banques pour se refinancer auprès de la banque centrale en vertu des règles actuelles. Alors que l’Allemagne et la France ont fait des choix différents pour respecter les nouvelles règles sur le bail-in, la BCE appelle de ses vœux l’adoption d’une approche européenne commune en matière de hiérarchie des créanciers.
Polymont Group a annoncé ce matin l’entrée à son capital en actionnaire majoritaire de Carmin. Le groupe créé par Nicolas Mérindol, l’ex-directeur général du groupe Caisses d’Epargne, permet au spécialiste du conseil aux métiers du numérique et de l’ingénierie industrielle de renforcer ses fonds propres de 22 millions d’euros, dont une augmentation de capital de 8 millions.
NN Group crée la surprise. Le premier assureur néerlandais par la capitalisation a annoncé mercredi matin le lancement d’une OPA hostile de 2,4 milliards d’euros sur son homologue Delta Lloyd. NN, scindé d’avec le groupe financier ING, propose 5,30 euros en numéraire par action du numéro quatre néerlandais de l’assurance, soit une prime de 29% sur le cours de clôture de mardi et de 53% sur la moyenne de trois mois. L’assureur prévoit de financer l’opération sur ses ressources propres et par de la dette. Il a annoncé également la suspension de son programme de rachats d’actions.
Orange a obtenu les autorisations réglementaires et prudentielles françaises et européennes pour devenir l’actionnaire majoritaire de Groupama Banque, qui sera rebaptisée Orange Bank dès janvier. Cette offre en ligne sera disponible en France au premier semestre et distribuée dans les réseaux de l’assureur mutualiste à partir du second, précisent les deux groupes dans un communiqué. L’opérateur télécoms a acquis 65% du capital de Groupama Banque en mars 2016. Orange Bank compte dépasser les deux millions de clients en France.
La banque américaine Citigroup a déclaré aujourd’hui qu’il investirait d’ici à 2020 plus d’un milliard de dollars (894 millions d’euros) dans sa filiale Banco Nacional de Mexico (Banamex), qui sera rebaptisée Citibanamex. Cette somme s’ajoute aux 1,5 milliard de dollars que Citigroup s’est déjà engagé à mobiliser, en septembre 2014.
Barclays a conclu la vente de ses activités en Egypte au marocain Attijariwafa Bank. La cession va réduire les actifs pondérés du risque (RWA) de 2 milliards de livres sterling (2,3 milliards d’euros), ce qui aura pour résultat de renforcer le ratio de fonds propres durs de 0,1 point de pourcentage, déclare la banque, qui poursuit son recentrage sur le Royaume-Uni et les Etats-Unis. Le prix n’est pas communiqué mais une valorisation de 400 millions de dollars avait circulé. Barclays conserve d’importants actifs en Afrique, le principal étant Barclays Africa Group (composé essentiellement du sud-africain ABSA), dont la vente prend du temps.
La société de gestion de fonds immobiliers Sofidy a annoncé hier la nomination de Grégoire Gas, 41 ans, au poste de directeur adjoint des investissements en charge des opérations. Grégoire Gas sera sous la responsabilité du directeur des investissements Olivier Loussouarn. Il aura pour mission de suivre l’ensemble des opérations d’investissements et d’assurer l’exécution des opérations inférieures à 5 millions d’euros. Il était auparavant responsable en financement d’opération au sein de la direction de l’immobilier d’Aéroports de Paris.