L’année 2008 a été l’année de la crise financière mais aussi celle de la découverte le 8 décembre 2008 de la gigantesque fraude commise par Bernard Madoff et sa société (Bernard L. Madoff Investment Services – BLMIS). Huit ans après, le dossier est loin d’être clos, des dizaines de procédures judiciaires étant encore en cours non seulement aux Etats-Unis, mais également en Suisse et en Europe, rapporte Le Temps. Certaines de ces actions ont conduit à des résultats concrets, essentiellement suite à des arrangements extrajudiciaires avec la masse de BLMIS. Le liquidateur de cette société a ainsi été en mesure de recouvrer au 28 octobre 2016 une somme de 11,2 milliards dollars et a distribué un dividende représentant au total 9,47 milliards de dollars, soit environ 58% des productions admises dans la masse de BLMIS. Le liquidateur conserve en outre des actifs importants, qui devraient être distribués à terme aux investisseurs floués, une fois certaines décisions judiciaires rendues. Un fonds séparé a par ailleurs été mis sur pied par le Département de Justice américain, le «Madoff Victim Fund» (MVF), lequel dispose de sommes substantielles (estimées à 4 milliards de dollars) destinées elles également à être distribuées aux victimes de Bernard Madoff. Au total, certains estiment qu’à terme, la quasi-totalité des productions admises pourrait être couverte par les remboursements du liquidateur et du MVF. Les prétentions admises par le liquidateur se négocient d’ailleurs actuellement aux alentours de 70% de leur valeur faciale.Cela dit, le taux de remboursement annoncé par le liquidateur de BLMIS est calculé par rapport au montant des productions admises. Or ce montant (aujourd’hui de 15,08 milliards dollars) ne reflète qu’une partie des pertes effectivement encourues par les investisseurs. En réalité, le montant total des pertes serait proche de 65 milliards de dollars. Près de la moitié des recouvrements du liquidateur correspond à un seul arrangement, le dossier Picower, qui a conduit au remboursement à lui seul de 5 milliards de dollars. Si l’on exclut ce paiement, les efforts des liquidateurs apparaissent bien moins concluants, notamment au vu des honoraires encaissés. Huit ans après la déconfiture de Madoff, un grand nombre d’investisseurs n’ont reçu aucun remboursement, en particulier ceux ayant investi au travers d’un fonds «feeder». Le MVF pour sa part n’a quasiment rien distribué à ce jour. Pour nombre d’investisseurs, la situation a par ailleurs été compliquée par le blocage de leurs avoirs par leur banque dépositaire, elle-même actionnée ou menacée d’actions révocatoires par le liquidateur de BLMIS ou les fonds «feeder».
On ne sait pas quand, ni encore vraiment comment, mais c’estun fait. L’Europe va réformer un marché de 1.200 milliards d’euros d’encours, celui des fonds monétaires. Et de l’avis des spécialistes, elle pourra s’inspirer de la toute dernière réforme appliquée par les Etats-Unis. « Vu les conséquences que cette réforme a eues, il y aura peut-être des leçons à en tirer pour le marché européen », estime Brian Reid, chef économiste de l’association américaine ICI. « Les enseignements de ces réformes et la potentielle disruption amenée par le Brexit vont probablement influencer les débats alors que l’Europe se prépare à introduire sa propre réforme sur les fonds monétaires », confirme de son côté Alastair Sewell, senior director dans l’équipe de recherche de FitchRatings. Le 14 octobre dernier, le système américain des valeurs liquidatives constantes à 1 dollar (les CNAV), qui existait pour les fonds monétaires diversifiés (appelés aussi les « prime funds »), a purement et simplement disparu. Leur valeur liquidative est devenue flottante. Comble du comble pour les investisseurs, la SEC les a en outre autorisés à utiliser des mécanismes visant à ralentir les demandes de rachats en cas de stress des marchés, tels que la fermeture temporaire du fonds ou l’augmentation des commissions de rachats. L’objectif est d’éviter le même type de panique systémique qui s’était emparée du marché en2008 quand de grands « prime funds », considérés comme les placements les plus sûrs, avaient dû revoir leur valorisation à la baisse compte tenu de la faillite de Lehman Brothers, un gros émetteur de titres courts.Aujourd’hui, seuls les fonds monétaires investis en dette d’Etat peuvent conserver la protection garantie du capital. L’effet collatéral a été saisissant. Par anticipation, 482 milliards de dollars d’encours ont disparu en un an des fonds monétaires diversifiés, tandis que les encours des fonds investis exclusivement en emprunts d’Etat ont grossi de 550 milliards de dollars. Ces derniers sont passés à plus de 1.500 milliards. « La réforme de la SEC a provoqué un effondrement du nombre de sociétés de gestion qui proposent des fonds monétaires aux Etats-Unis, explique Brian Reid. Elles sont passées de 141 en 2008 à 77 cette année ».Autre effet collatéral, « le marché des‘commercial papers’ (titres de créance de court terme émis par les banques et les entreprises, NDLR) a été divisé par plus de deux depuis son pic de 2.200 milliards de dollars en 2007 », indique Bernard Aybran, directeur de la multigestion chez Invesco. Les banques américaines, mais aussi européennes, qui utilisent beaucoup ce marché pour refinancer leurs transactions en dollars, ont vu leur possibilité de financement court terme en dollars se réduire drastiquement.Autre effet de bord, le taux Libor, qui sert de référence à un nombre colossal de contrats de crédit à travers le monde pour les banques, les entreprises et les particuliers, a atteint son plus haut niveau depuis 2009. « L’effet sera permanent. Nous pensons que seule une petite partie de l’argent reviendra dans les ‘prime funds’, et ce uniquement après une longue période de transition. Et les coûts resteront élevés pour les banques européennes », commente Brian Reid. « Le fait que ces réformes américaines aient déclenché un flux aussi massif d’actifs sera un facteur important dans le débat réglementaire en Europe », assurent les analystes de FitchRatings. Cela devrait notamment conduire à une implantation plus lente et plus souple pour éviter les mêmes distorsions.Si le marché français ne connaît que les fonds monétaires à VL variable, le reste de l’Europe a commencé à adopter les fonds à VL constante, un produit finalement importé des Etats-Unis, jusqu’à représenter en un temps record la moitié des 1.200 milliards d’euros d’encours de fonds monétaires européens. Commencée en 2013, la réforme européenne a déjà été assouplie comparée à ses premières versions et cela devrait continuer en raison de l’expérience américaine. « En particulier, elle pourrait favoriser l’adoption des fonds monétaires à valeur liquidative à faible volatilité ‘low volatility’, (LVNAV). Ces fonds auraient en effet la capacité d’investir dans les titres de court terme des banques et des entreprises et offrir une alternative fiable aux fonds à VL constante s’ils sont adoptés de manière permanente », explique FitchRatings. Une des dernières propositions européennes se limitait à une période de transition pour l’installation des LVNAV mais qui pourrait effectivement être revue. De même, des mécanismes de limitation de la liquidité devraient leur être attachés. Les CNAV quant à eux devraient être réservés à la dette souveraine européenne.L’agence souligne que les mécanismes spécifiques pour freiner la liquidité de ces fonds pourraient affecter leur rendement, qui sont déjà à un niveau très bas, inférieur même à celui des fonds monétaires américains.« En attendant l’implantation de la réforme, le marché mondial des fonds monétaires fonctionnera à deux vitesses. D’un côté, les ‘prime funds’ aux Etats-Unis qui opéreront avec une VL variable et de potentielles limites à la liquidité. Et de l’autre, des fonds monétaires domiciliés en Europe mais qui pourront être libellés en dollars avec un portefeuille identique et fonctionneront avec une VL constante et des investisseurs moins soumis à des risques de limitations de la liquidité », note FitchRatings. Une preuve que l’internationalisation de la réglementation a encore du chemin à parcourir…
HSBC a fait état ce matin d’un recul de 86% de son bénéfice imposable du troisième trimestre, à 843 millions de dollars (762 millions d’euros), en raison de plusieurs éléments exceptionnels : une perte de 1,7 milliard de dollars (1,5 milliard d’euros) liée à la vente de sa filiale brésilienne, une charge de restructuration de 1 milliard de dollars, et une provision de 439 millions de dollars dans le dossier des assurances-emprunteurs.
Mario Greco, directeur général de Zurich Insurance, compte relever de 20% à 1 milliard de dollars (1,11 milliard d’euros) l’objectif de réduction des coûts de l’assureur helvétique, croit savoir le SonntagsZeitung. L’hebdomadaire ajoute que le dirigeant pourrait annoncer, à l’occasion d’une journée investisseurs prévue le 17 novembre prochain, un objectif de retour sur fonds propres supérieur à 12% à moyen terme.
Des créances affacturées fictives chez sa filiale Cofacrédit ont gonflé la perte trimestrielle de l’assureur-crédit de 7,8 millions d’euros, à 11,2 millions.
Les eurodéputés devraient voter ce jeudi une résolution insistant pour qu'il n'y ait pas d'augmentation significative des exigences en capital des banques.
La division d'infrastructures informatiques du groupe, Axa Tech, négocierait la vente de sa filiale indienne à un prestataire externe. Elle emploie un millier de salariés.
Le fonds de private equity Lone Star envisage de déposer une offre ferme pour le rachat de Novo Banco, mis en vente pour la deuxième fois par la banque centrale portugaise, indiquait vendredi Bloomberg de source proche. Le Portugal espère attirer de nouvelles propositions pour cette banque qui regroupe les actifs sains de Banco Espirito Santo après avoir jugé trop faibles celles qu’il avait reçues l’an dernier. En juin, la Banque du Portugal aurait déjà reçu quatre nouvelles offres. Parmi les candidats figureraient Banco Comercial Portugues et le fonds américain Apollo allié à son compatriote Centerbridge.
Intesa Sanpaolo a publié vendredi un bénéfice net trimestriel en repli de 13% à 628 millions d’euros en raison de la hausse des provisions pour pertes sur prêts et de la baisse des revenus. Son résultat ressort néanmoins au-dessus du consensus qui tablait sur 552 millions. Le groupe dit avoir comptabilisé des pertes sur prêts de 917 millions d’euros au troisième trimestre, un chiffre inchangé par rapport au deuxième trimestre, mais en progression comparé aux 769 millions d’euros relevés sur la même période de 2015. Il a aussi renforcé ses fonds propres, avec un ratio de solvabilité CET 1 qui ressort à 13%, contre 12,9% fin juin.
L’assureur santé américain Humanaa vu son bénéfice avant impôt bondir de 39% à 902 millions de dollars (813 millions d’euros) au troisième trimestre, grâce à sa mutuelle «Medicare Advantage» pour les personnes âgées ou handicapées. Le ratio sinistres/primes du groupe est ainsi passé de 83,9% il y a un an à 81,5% au 30 septembre 2016, principalement grâce au moindre recours aux remboursements de «Medicare Advantage». En outre, le nombre d’adhérents pour ce produit a augmenté de 3% à 2,83 millions. Au troisième trimestre, son chiffre d’affaires s’est établi à 13,69 milliards de dollars contre 13,36 milliards un an plus tôt.
Le premier prêteur autrichien a déclaré vendredi que sa profitabilité allait baisser l’année prochaine, en raison des taux bas et de la réduction de voilure de certaines activités. Il vise désormais un rendement sur fonds propres tangibles de 10% en 2017, contre plus de 12% en 2016. La baisse ou la stagnation de ses revenus ne permettra pas de compenser la hausse du coût du risque et des dépenses digitales. Erste Bank s’estime en bonne voie pour doubler son dividende 2016 à un euro par action, après une hausse de 22% de son résultat net au troisième trimestre, à 337 millions d’euros.
China International Capital Corp. (CICC) a annoncé ce vendredi le rachat du courtier China Investment Securities pour 16,7 milliards de yuans (2,2 milliards d’euros). La banque d’investissement introduite en Bourse en novembre dernier entame ainsi un virage vers la banque des particuliers. Le cours de CICC a été suspendu jusqu’à lundi à la Bourse de Hong Kong, qui a accordé une dérogation au groupe pour que son opération ne soit pas considérée comme une prise de contrôle inversée.
Intesa Sanpaolo a publié cet après-midi un bénéfice net en repli de 13% au troisième trimestre en raison de la hausse des provisions pour pertes sur prêts et de la baisse des revenus. Son résultat net s’est établi à 628 millions d’euros, contre 722 millions d’euros il y a un an, un chiffre au-dessus du consensus moyen des analystes, de 552 millions d’euros. L’action du numéro un de la banque de détail en Italie reculait de 1,2% à la Bourse de Milan en début d’après-midi. Le groupe dit avoir comptabilisé des pertes sur prêts de 917 millions d’euros au troisième trimestre, un chiffre inchangé par rapport au deuxième trimestre, mais en hausse comparé aux 769 millions d’euros relevés sur la même période en 2015.
Le fonds de private equity Lone Star envisage de déposer une offre ferme pour le rachat de Novo Banco, mis en vente pour la deuxième fois par la banque centrale portugaise, indique Bloomberg de source proche. Le Portugal espère attirer de nouvelles propositions pour cette banque qui regroupe les actifs sains de Banco Espirito Santo après avoir jugées trop faibles celles qu’il avait reçues l’an dernier. Lone Star n’a pas fait de commentaire.
Dans son étude «Vers une expérience digitale de la Banque», le cabinet Colombus Consulting a dressé un panorama des performances de 18 banques basées en France sur la thématique du digital. Le bilan laisse apparaître un niveau pour le moins perfectible des banques françaises sur certaines missions.
Commerzbank a annoncé une perte de 288 millions d’euros au troisième trimestre en raison de mesures de restructuration dévoilées fin septembre à l’occasion de la présentation de sa nouvelle stratégie. La deuxième banque allemande a en effet comptabilisé une dépréciation de goodwill de 627 millions d’euros, ainsi qu’une charge de restructuration de 57 millions. Le profit ressort à 96 millions d’euros de janvier à septembre, contre 891 millions un an plus tôt.
Le premier prêteur autrichien a déclaré ce matin que sa profitabilité allait baisser l’année prochaine, en raison des taux bas et de la réduction de voilure de certaines activités. Son cours a baissé de 7,1% à la Bourse de Vienne, soit son plus fort recul en quatre mois. Erste Bank vise désormais un rendement sur fonds propres tangibles de 10% en 2017, contre plus de 12% en 2016. La baisse ou la stagnation de ses revenus ne permettra pas de compenser la hausse du coût du risque et des dépenses digitales.
L’assureur santé américain Humanaa vu son bénéfice avant impôt bondir de 39% à 902 millions de dollars au troisième trimestre, grâce à sa mutuelle « Medicare Advantage » pour les personnes âgées ou handicapées. Le ratio sinistres / primes du groupe est ainsi passé de 83,9% il y a un an à 81,5% au 30 septembre 2016, principalement grâce au moindre recours aux remboursements de « Medicare Advantage ». En outre, le nombre d’adhérents pour ce produit a augmenté de 3% à 2,83 millions.
La presse britannique faisait ce 3 novembre ses choux gras du cas Gina Miller. Le «Telegraph» a publié une photo pleine page de cette splendide Guyanaise, gérante de fonds, qui arbore un large et magnifique sourire alors que la Haute Cour de justice de Londres a statué que le Parlement britannique devra voter sur le déclenchement par le gouvernement de la procédure de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. «Qui est Gina Miller ?», s’interrogent en cœur la BBC et le Telegraph. Elle est en fait gérante pour le compte de la société de private equity SCM Private qu’elle a cofondée en 2014 avec son mari. Connue pour ses nombreuses actions philanthropiques, Gina Miller est née en Guyane mais a grandi au Royaume-Uni. «Elle est la chef de file de l’action en justice historique menée contre le Premier ministre (britannique) en faisant valoir que les membres individuels du Cabinet n’ont pas le pouvoir légal de déclencher l’article 50 du Traité de Lisbonne qui vise à quitter l’Union européenne sans l’autorisation préalable du Parlement et des députés», indique le journal. Sur ce point, la Haute Cour de justice de Londres a été très claire : «La Cour n’accepte pas l’argument avancé par le gouvernement» qui ne jugeait pas utile ce vote. «La Cour accepte l’argument principal des requérants», ont ajouté les juges. Cette décision pourrait être lourde de conséquences sur la poursuite du processus de sortie des Britanniques de l’UE, même si le gouvernement a fait appel car le Parlement était en majorité pour le «Remain» avant le vote de la population.Au pied des marches de la Haute Cour, et avant que le gouvernement n’ait annoncé qu’il allait faire appel de la décision, Gina Miller, 51 ans, s’est réjouie devant un parterre de photographes et cameramen de cette décision. Celle qui affirme avoir reçu des menaces de mort pour son engagement, a déclaré : «le résultat d’aujourd’hui nous concerne tous, il ne s’agit pas de moi ou de mon équipe. Cela concerne notre Royaume-Uni et toutes ses perspectives. Ce n’est pas comment chacun de nous a voté. Chacun d’entre nous a voté pour un pays meilleur et pour un meilleur avenir. Dans cette affaire, il s’agit de processus pas de politique», explique-t-elle, appelant le gouvernement a prendre une «sage décision». Reste que pour beaucoup de sociétés de gestion, l’implication d’une gérante dans un processus qui ne fait que poser plus d’incertitude sur le déroulé du Brexit et donc sur le secteur de la gestion, doit être des plus surprenantes. La Cour suprême, la plus haute juridiction de Grande-Bretagne, pourrait examiner le recours du gouvernement entre le 5 et le 8 décembre.
Mirova, Natixis Asset Management et trois autres investisseurs - l’Erafp, l’Ircantec et Prefon - sont à la tête d’un groupe d’investissement à l’initiative d’une déclaration dénonçant les activités d’exploration pétrolières et gazières dans l’Arctique. Cette déclaration réunit 19 signataires au total, dont Actiam, Axa Group, Bank J. Safra-Sarasin, BNP Paribas Investment Partners, Boston Common, Church of Sweden, Danske Capital, EdenTree, Friends Fiduciary Corporation, Nei Investments, Pax World Mutual Funds, Skandia, Trillium Asset Management et Zevin Asset Management. Les actifs sous gestion de ces investisseurs s’élèvent à plus de 5.000 milliards d’euros.Selon un communiqué, cette déclaration s’adresse aux sociétés pétrolières et gazières actives dans la région ainsi qu’aux membres du Conseil de l’Arctique. C’est un appel urgent à la protection de la zone contre les activités d’exploration pétrolière, ainsi qu’au respect des engagements nationaux en matière de lutte contre le changement climatique dans cette région particulièrement riche en hydrocarbures. « Nous sommes extrêmement fiers de mener cette action, qui représente un engagement fort de la part des investisseurs internationaux, a commenté Philippe Zaouati, directeur général de Mirova. L’ensemble des signataires appellent au respect des engagements pris en matière de lutte contre le changement climatique. A la veille du Climate Finance Day de Casablanca, nous souhaitons que les entreprises et les responsables politiques fassent de la question de l’Arctique une priorité, et qu’ils recherchent des solutions pour une meilleure protection de la région. » La déclaration sera envoyée aux Etats membres du Conseil de l’Arctique, ainsi qu’aux participants permanents et aux observateurs de ce Conseil. Les signataires demandent un moratoire à durée indéterminée sur toutes les activités pétrolières et gazières dans les hautes mers arctiques. Ce sont en effet les seules zones de l’océan Arctique qui ne dépendent d’aucune souveraineté nationale. De plus, les investisseurs demandent à ce que les territoires souverains de l’Arctique et les Etats membres du Conseil tiennent compte des engagements nationaux de lutte contre le changement climatique avant de délivrer des licences d’exploitation ou d’en prolonger. Ils demandent également aux Etats d’appliquer des critères communs plus stricts, pour que seules les entreprises présentant des risques opérationnels minimaux reçoivent des autorisations, et que les populations autochtones participent davantage au processus d’approbation des projets. Les investisseurs plaident également en faveur d’un moratoire volontaire des entreprises pétrolières et gazières susceptibles de mener des activités de forage dans les mers gelées de l’Arctique, du fait des incertitudes technologiques qui entourent aujourd’hui les mécanismes de récupération du pétrole. De plus, ils souhaitent que les entreprises pétrolières s’abstiennent d’explorer les zones qualifiées « de haute importance écologique » par le Conseil de l’Arctique, et ce quelles que soient leurs autorisations légales, en vertu du principe de précaution. Enfin, ils appellent les entreprises pétrolières à rendre publiques leurs licences pour cette région, c’est-à-dire à dévoiler leurs zones d’exploitation, l’échéance de ces licences et leurs intentions de les prolonger ou non, pour ainsi s’aligner avec leurs engagements plus larges de lutte contre le changement climatique.
Le Parquet national financier (PNF) a requis le renvoi en correctionnelle du groupe HSBC Holdings et de sa filiale suisse de banque privée dans l’enquête sur des soupçons de blanchiment de fraude fiscale par cette dernière en 2006-2007, indiquait ce 3 novembre Reuters, se basant sur une «source proche de l’enquête». Le réquisitoire date du 18 octobre dernier, a précisé la source. Le PNF demande que les deux entités soient jugées pour complicité de démarchage illégal et blanchiment aggravé de fraude fiscale. Il a par ailleurs requis le renvoi en correctionnel de deux anciens cadres de la filiale suisse pour démarchage illicite et blanchiment de fraude fiscale, a précisé la source.Les juges ont évalué à 2,27 milliards d’euros les fonds que la filiale suisse de banque privée du groupe HSBC aurait blanchi, un chiffre que conteste le groupe, selon une autre source. Les juges soupçonnent notamment la maison-mère de ne pas avoir suffisamment contrôlé sa filiale suisse.HSBC, qui conteste avoir eu connaissance de pratiques frauduleuses par HSBC Private Bank, a admis des manquements en matière de respect des procédures internes et de contrôle au sein de sa filiale. La holding a indiqué que, depuis 2007, l’ensemble de ses procédures de contrôle avaient été revues au sein de sa filiale de banque privée, dont le «business» a été réduit de près de 70%.
Les banques et sociétés d’assurance de la zone euro doivent se préparer à l'éventualité d’un «hard Brexit» qui limiterait l’accès du Royaume-Uni au marché unique de l’Union européenne (UE), a déclaré jeudi le gouverneur de la Banque de France lors d’une table ronde sur le Brexit à l’Assemblée nationale que Reuters a pu suivre."Je crois important que les banques et assureurs de la zone euro commencent à envisager une stratégie alternative en cas de hard Brexit», a dit François Villeroy de Galhau. Intervenant également lors de cette réunion, le président de l’Autorité des marchés financiers (AMF) Gérard Rameix a estimé que le secteur financier était le plus exposé aux risques liés au «divorce» entre Londres et l’UE. «Je ne vois pas le Brexit comme un choc pour la zone euro (qui serait) systémique (...), je n’y vois même pas une véritable menace pour le financement de l'économie», a-t-il indiqué. «En revanche, on a un risque fort (...) d’une moindre efficacité du système financier européen et donc d’un accroissement des coûts tant pour les émetteurs que pour les investisseurs», a-t-il précisé.
Axa a fait état jeudi d’un chiffre d’affaires quasiment stable sur les neuf premiers mois de l’année. Le numéro deux de l’assurance en Europe, après l’allemand Allianz, indique dans un communiqué que ses revenus ont progressé de 0,4% entre janvier et septembre pour atteindre 75,7 milliards d’euros. En assurance dommages, son chiffre d’affaires a tiré parti de la hausse des tarifs pour augmenter de 3,4% sur la période. Il a en revanche reculé de 1% en assurance vie, épargne et retraite et de près de 6% en gestion d’actifs, pénalisée par la contraction des commissions de gestion et la perte de deux mandats par sa filiale Alliance.
La banque centrale d’Italie a exprimé jeudi son souhait que les réformes passées cette année débouchent sur une consolidation rapide et drastique parmi les petites banques coopératives. En février 2016, le gouvernement a pris des mesures visant à obliger 355 petites banques coopératives (BCC) à fusionner sous une holding disposant d’au moins un milliard d’euros de fonds propres, ce qui devrait aboutir à un ou deux groupes. Le responsable de la vigilance bancaire à Bankitalia, Carmelo Barbagallo, a dit lors d’un séminaire que la banque centrale s’attendait à ce que les BCC se décident dès le début de l’an prochain malgré un calendrier qui leur donne jusqu’au 3 mai 2018 pour présenter une demande en vue de créer un groupe bancaire.
Standard Chartered aurait limogé le patron de son activité de private equity et envisagerait de fermer complètement cette branche dans les deux ans, indiquait jeudi Bloomberg de sources proches du dossier. Joseph Stevens, en charge de Standard Chartered Private Equity (SCPE), et Bert Kwan qui gérait cette activité en Asie du Sud-Est auraient ainsi été remerciés cette semaine. SCPE gère environ 5 milliards de dollars (4,5 milliards d’euros) et dispose de participations dans environ 80 sociétés en Asie, Afrique et au Moyen-Orient. La division qui inclut SCPE a enregistré une perte de 197 millions sur les neuf premiers mois de l’année.
Schroders a annoncé jeudi avoir atteint 375 milliards de livres (420 milliards d’euros) d’actifs sous gestion au 30 septembre, contre 295 milliards un an plus tôt. Son bénéfice avant impôt et éléments exceptionnels s’inscrit à 455 millions sur neuf mois, en légère hausse sur un an. La gestion d’actifs a enregistré un chiffre d’affaires de 1.071 millions de livres et la gestion de fortune de 162,6 millions.