Les assureurs vie du marché français qui ont participé à l’exercice européen de stress tests organisé par l’Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles (Eiopa) présentent un ratio de solvabilité initial égal à la moyenne européenne (196%) a indiqué l’ACPR dans un communiqué. L’exercice avait pour objet de tester la résistance des acteurs de l’assurance vie en Europe dans un contexte de taux très bas, sans viser à identifier des besoins individuels de capitalisation. Les organismes participants (236, représentant 77% des provisions techniques vie et santé hors unités de compte) devaient appliquer deux chocs principaux : l’un correspondant à une situation de taux bas durable caractérisée par la baisse des rendements à long terme («low-for-long»), l’autre reflétant une augmentation soudaine des primes de risque combinée à une baisse des taux et une chute des marchés d’actifs (appelé «double hit»).L’analyse exhaustive des données remises à l’ACPR depuis l’entrée en vigueur de solvabilité 2 au 1er janvier 2016 confirme la bonne solvabilité du marché français, selon le rapport. La variation absolue du ratio actif sur passif (-1,38 point de pourcentage dans le scénario «double hit» et -1,34 point dans le scénario «low-for-long», sur un ratio initial de 105,4%, reste inférieure à la moyenne européenne. La variation relative de l’excédent des actifs sur les passifs (-32,1%) dans le scénario «double hit» et -21,8% dans le scénario «low-for-long») lui est très légèrement supérieure."Dans un contexte français où les taux garantis paraissent plutôt limités, l’ACPR ne peut qu’inviter les assureurs français à limiter et contrôler les risques qu’ils prennent afin de préserver dans la durée leur solvabilité et adopter une attitude prudente en matière de revalorisation pour l’année 2016", conclut le communiqué.