Au sein des banques européennes, les gérants d’actifs sont bien soignés. Les bonus n’y sont en effet par forcément plafonnés. Selon l'étude de l’Autorité bancaire européenne (EBA), parue ce 2 février et portant sur les banques et leurs filiales soumises aux règles CRD 4, le rapport entre rémunération variable et fixe y a atteint 468% pour les gérants ayant touché plus d’un million d’euros en 2015. Selon l’EBA, les assets managers de banques ont bénéficié de dérogations qui leur ont permis d’aller bien au-delà du plafond réglementaire des 200%. L’EBA indique que 715 professionnels de la gestion ont dépassé le million de rémunération en 2015 pour atteindre en moyenne 2,12 millions d’euros. Ce montant moyen est dépassé uniquement par les banquiers membres de comités de direction. En France, 23 gérants sont concernés, avec un ratio bonus/fixe de 353%. Le nombre total de salariés en Europe ayant reçu une rémunération supérieure à 1 million d’euros dans les établissements bancaires est passé de 3.865 en 2014 à 5.142 en 2015, principalement en raison de la variation du taux de change entre euro et livre sterling. La proportion la plus importante de personnes ayant un revenu élevé dans l’Union européenne (4.133 personnes) est située au Royaume-Uni, représentant 80,4% du nombre total de salariés à revenus élevés (+ 41,25% par rapport à 2014) et la plupart est rémunérée en livre sterling. Dans la plupart des autres États membres, le nombre de hauts salaires a également augmenté.L’industrie de la gestion fait aussi exception sur autre élément : 64% seulement de ces hauts revenus sont considérés comme preneurs de risques par leurs entreprises (un tiers en France), contre 90% à 95% dans les autres activités des banques. L’EBA note que ce niveau est en hausse par rapport à 2014 mais rappelle aussi qu’elle doit «être informée» lorsqu’un salarié est exclu du champs des preneurs de risques. «L’EBA n’ayant reçu l’information que pour un nombre très limité d’exclusions, une investigation complémentaire est en cours», note-t-elle.
Le Département fédéral des finances a mis hier en consultation jusqu’au 13 avril un projet portant sur 20 nouveaux pays affiliés au programme d’échange automatique des données bancaires, rapporte L’Agefi suisse. Sont concernés la Chine, l’Indonésie, la Russie, l’Arabie saoudite, le Liechtenstein, la Colombie, la Malaisie, les Emirats arabes unis, Montserrat, Aruba, Curaçao, le Belize, le Costa Rica, Antigua-et-Barbuda, la Grenade, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, les Îles Cook et les Îles Marshall. Les premiers échanges devraient avoir lieu en 2019. Ils s’appuieront sur l’accord multilatéral en la matière. Une autre liste est déjà en consultation: Afrique du Sud, Andorre, Argentine, Barbade, Bermudes, Brésil, Chili, Groenland, Iles Caïman, Iles Féroé, Iles Turques-et-Caïques, Iles Vierges britanniques, Inde, Israël, Maurice, Mexique, Monaco, Nouvelle-Zélande, Saint-Marin, Seychelles et Uruguay.
L’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma) a sanctionné la banque Coutts & Co en raison «de clarifications insuffisantes de relations d’affaires et de transactions enregistrées en Suisse» liées au fonds souverain malaisien 1MDB (1Malaysia Development Berhad), selon un communiqué publié le 2 février. Le régulateur a confisqué 6,5 millions de francs de gains «indûment acquis». Le gendarme des marchés financiers va également examiner l’ouverture de procédures «d’enforcement» (mise en oeuvre effective de la réglementation, NDLR) à l’encontre des collaborateurs de la banque, précise-t-il.Suite à l’enquête lancée début 2016, la Finma a constaté «de graves lacunes en matière de lutte contre le blanchiment d’argent, en lien avec des relations d’affaires et des transactions conclues dans le contexte de l’affaire de corruption supposée touchant le fonds souverain malaisien 1MDB». Coutts a «insuffisamment clarifié les dessous de certaines relations d’affaires ainsi que de transactions anormalement risquées et impliquant des montants inhabituellement élevés», enfreignant «gravement» les exigences de garantie d’une activité irréprochable. Selon la Finma, les fonds versés sur les comptes suisses de Coutts en lien avec 1MDB se montaient au total à 2,4 milliards de dollars. Le régulateur a souligné que Coutts était impliquée depuis longtemps dans cette affaire.Les enquêteurs ont ainsi relevé que Coutts avait ouvert une relation commerciale avec un jeune homme d’affaires malaisien à l'été 2009 à Zurich. Alors que les indications fournies à l’ouverture du compte mentionnaient que 10 millions de dollars provenant de la fortune de la famille seraient versés sur le compte, le fonds malaisien 1MDB y a transféré près de 700 millions de dollars à l’automne 2009. «Les explications à ce sujet étaient contradictoires et ont, pour certaines, été modifiées a posteriori», ont indiqué les spécialistes de la Finma. D’après ces derniers, «la banque n’a (...) pas clarifié avec le soin requis l’arrière-plan de cette transaction peu commune».D’autres versements ont été effectués sur ce compte par la suite jusqu’au début 2013 pour un total de 1,7 milliard de dollars. Coutts n’a notamment pas clarifié l’utilisation de 35 millions de dollars pour la fréquentation de casinos et pour des services de luxe comme des trajets en yachts et avions privés. Malgré les révélations dans les médias concernant le fonds 1MDB et les recherches en interne menées par la banque autant à Singapour qu’en Suisse, «les responsables n’ont (...) pas donné d’autre suite à ces indices et préoccupations. Il a au contraire été décidé de maintenir ces relations d’affaires économiquement intéressantes et d’exécuter les transactions».Dans le cadre de l’enquête sur le détournement de centaines de millions du fonds souverain 1MDB, la Finma a ouvert des procédures à l’encontre de cinq autres banques, en dehors de Coutts. En 2016, la Finma avait clos ses procédures à l’encontre de BSI et Falcon Private Bank.
La sixième banque espagnole Banco Popular a publié aujourd’hui une perte nette de 3,5 milliards d’euros au titre de l’année 2016. Les analystes attendaient en moyenne une perte nette annuelle de 2,4 milliards d’euros. Cette perte sans précédent intègre des charges exceptionnelles de 5,7 milliards d’euros, principalement pour des dépréciations de prêts immobiliers, soit un milliard d’euros de plus qu'évoqué auparavant par la direction. Pour comparaison, en 2012, Banco Popular avait enregistré une perte de 2,5 milliards d’euros.
Donald Trump doit signer dans la journée deux décrets permettant d’engager la réforme de la loi Dodd-Frank et de la «règle Volcker» régissant le secteur financier américain depuis la crise financière de 2008. Le département du Trésor devra déterminer les éventuels changements qui pourront être apportés à la loi Dodd-Frank, promulguée en 2010. Les républicains n’ont pas caché leur aversion pour l’agence de protection des consommateurs et leur intention de la réformer. Toute abrogation substantielle de la loi Dodd-Frank nécessitera toutefois l’accord du Congrès.
CCMO Mutuelle, spécialiste de la santé et de la prévoyance depuis 74 ans, et Groupama ont décidé d’initier un partenariat global. Les deux groupes partageront leurs expertises et lanceront plusieurs actions ambitieuses de collaborations opérationnelles. Cette alliance permettra à CCMO Mutuelle d’étoffer son offre de services, notamment avec des produits de prévoyance. Les deux structures envisagent également de conquérir ensemble, en France, de nouveaux marchés en santé et en prévoyance. Dans un premier temps, des travaux seront menés conjointement autour d’offres de garantie accident de la vie et d’assurance dépendance, avant d’être élargis à d’autres produits et d’autres activités.
ING a annoncé hier un résultat imposable en hausse de 63% au quatrième trimestre, à 1,96 milliard d’euros, contre un consensus à 1,5 milliard. Le groupe a bénéficié d'éléments exceptionnels, de marges de crédit stables et d’une hausse de sa clientèle. ING se démarque de ses concurrents grâce aux investissement dans ses plates-formes numériques qui lui permettent d’optimiser une partie de ses charges fixes. Le revenu sous-jacent a augmenté de 10% à 4,46 milliards. Les prêts ont augmenté de 6,5% à 34,8 milliards, tandis que les provisions pour créances douteuses ont reculé de 302 millions à 138 millions d’euros.
Il faut espérer que la nouvelle administration américaine ne remette pas en cause la coopération internationale en matière économique et de régulation financière mise en place depuis la crise financière, a déclaré hier soir Benoît Coeuré, membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE). «La question la plus importante n’est pas dans quelle mesure cela va changer la composition de la croissance mondiale (...) c’est de quelle manière cela change les mécanismes d'équilibrage, les dynamiques stabilisantes ou déstabilisantes dans l'économie mondiale», a ajouté celui-ci.
Dans un guide publié hier, l’Autorité des marchés financiers précise ses attentes en matière de rachat d’actions et de mesures de stabilisation à destination des sociétés cotées sur Euronext Paris, sur Alternext Paris et au Marché libre. Désormais, «les émetteurs doivent désormais publier les rachats auxquels ils ont procédé de façon effective et intégrale dans un délai de 7 jours». Les contrats de liquidité sur actions ont été reconduits mais «ils sont toutefois appelés à être modifiés afin de respecter les nouvelles exigences, plus strictes, du règlement européen sur les abus de marché».
EDF a confirmé la prochaine mise en oeuvre d’un plan de suppressions de postes qui devrait conduire à une diminution des effectifs d’environ 6% entre 2017 et 2019, «sans aucun licenciement», ce qui équivaudrait à 4.110 suppressions de postes sur la base des effectifs de fin 2016. Il a ajouté que ses autres sociétés, comme EDF Energies Nouvelles, devraient voir leur effectif français rester stable sur la période. EDF prévoit de recruter environ 1.500 salariés en 2017 et 1.000 en 2018.
La banque d’investissement a annoncé hier une baisse de 19% de son bénéfice net au quatrième trimestre 2016, à 128 millions de dollars (119 millions d’euros). Ajusté d'éléments comptables liés à des sujets fiscaux en 2015, il ressort en hausse de 22% à 150 millions. Les revenus ont progressé de 16,7% à 706 millions, grâce à une hausse de 22,3% dans le conseil. Dans la gestion, les revenus progressent de 6% au dernier trimestre mais sont en recul de 5% sur l’année en raison de moindres commissions de performance. Lazard AM gérait 198 milliards de dollars fin 2016.
Intesa Sanpaolo a démenti hier préparer une offre entièrement en actions sur l’assureur Generali dont le titre a grimpé à la Bourse de Milan sur des rumeurs d’annonce imminente. «Intesa Sanpaolo dément catégoriquement étudier une offre en actions sur Generali», a déclaré un porte-parole à Reuters, sans spécifier si le groupe n'était plus intéressé par Generali ou s’il privilégiait d’autres options pour en prendre le contrôle. Generali fait depuis plusieurs semaines l’objet de spéculations d’OPA. Axa, Allianz ou Zurich Insurance ont été cités comme prétendants possibles.
ING a annoncé un résultat imposable en hausse de 63% au quatrième trimestre, à 1,96 milliard d’euros contre 1,2 milliard un an auparavant. Le consensus Reuters tablait sur 1,5 milliard d’euros. La premier groupe néerlandais de services financiers a bénéficié d'éléments exceptionnels, de marges de crédit stables et d’une hausse de sa clientèle. ING se démarque de ses concurrents grâce aux investissement dans ses plates-formes numériques qui lui permettent d’optimiser une partie de ses charges fixes.
EDF a confirmé la prochaine mise en oeuvre d’un plan de suppressions de postes qui devrait conduire à une diminution des effectifs d’environ 6% entre 2017 et 2019. Un porte-parole du groupe public a précisé que les effectifs d’EDF SA, c’est-à-dire de l’entreprise en France sans ses filiales, s'élevaient à 68.464 personnes à fin 2016 (contre 71.580 à fin 2015). Sur cette base, une réduction de 6% équivaudrait à 4.110 suppressions de postes d’ici à fin 2019.
Dans un guide publié jeudi, l’Autorité des marchés financiers précise ses attentes en matière de rachat d’actions et de mesures de stabilisation à destination des sociétés cotées sur Euronext Paris, sur Alternext Paris et au Marché libre. Ce document remplace la précédente position de l’AMF actualisée par la publication en avril 2014 de la directive européenne sur les abus de marché (MAR). Plusieurs modifications sont précisées par ce guide.
CCMO Mutuelle, spécialiste de la santé et de la prévoyance depuis 74 ans, et le groupe Groupama ont décidé d’initier un partenariat global. Les deux groupes partageront leurs expertises et lanceront plusieurs actions ambitieuses de collaborations opérationnelles. Cette alliance permettra à CCMO Mutuelle d’étoffer son offre de services, notamment avec des produits de prévoyance. Les deux structures envisagent également de conquérir ensemble, en France, de nouveaux marchés en santé et en prévoyance. Dans un premier temps, des travaux seront menés conjointement autour d’offres de garantie accident de la vie et d’assurance dépendance, avant d’être élargis à d’autres produits et d’autres activités.
Andreas Dombret, membre du comité exécutif de la Bundesbank, a indiqué jeudi à berlin que les négociations en cours sur la finalisation de la réforme des règles de Bâle 3 ne devaient pas conduire à un mauvais accord. «Mieux vaut pas d’accord du tout qu’un mauvais accord», a-t-il souligné, en ajoutant que «la Bundesbank continuera à travailler à un compromis sur Bâle 3, un compromis qui soit bon pour l’Allemagne». Il a aussi souhaité que les établissements de petite taille, nombreux outre-Rhin, bénéficient d’exigences allégées.
La banque d’investissement Lazard affiche une baisse de 19% de son bénéfice net du quatrième trimestre 2016 à 128 millions de dollars. Ajusté d'éléments comptables liés à des sujets fiscaux en 2015, il ressort en hausse de 22% à 150 millions.
Dans les établissement financiers de l’Union européenne, le nombre de salariés ayant touché une rémunération annuelle de plus d’un million d’euros a augmenté de 33,04% en 2015, pour atteindre 5.142 personnes concernées, a annoncé ce matin l’Autorité bancaire européenne (EBA). Son rapport annuel sur les hauts revenus de la finance explique cette hausse par l’appréciation de la livre sterling face à l’euro, un phénomène qui a précédé sa forte chute après le vote du Brexit l’an dernier. 80% des banquiers les mieux pays étaient domiciliés au Royaume-Uni en 2015, soit une hausse de 41% sur un an, et la plupart d’entre eux étaient rémunérés en livres. La France comptait seulement 178 financiers millionnaires, l’Allemagne 279 et l’Italie 174.
CNP Assurances a annoncé aujourd’hui avoir renoncé à racheter la participation de 51% du groupe Banco BTG Pactual (BTGP) dans les sociétés d’assurance brésiliennes Pan Seguros et Pan Corretora. L’accord avait été signé le 21 avril 2016 mais il était « soumis à différentes conditions suspensives », rappelle la compagnie française dans un communiqué. « Certaines d’entre elles n’ayant pas été satisfaites, CNP Assurances et BTGP ont toutes deux constaté la caducité de leur accord », ajoute-t-elle.
Deutsche Bank a publié jeudi une perte nette de 1,9 milliard d’euros au quatrième trimestre, supérieure aux attentes du marché. Les analystes attendaient en moyenne une perte nette de 1,16 milliard d’euros pour la première banque allemande. Deutsche Bank a augmenté ses provisions pour litiges à 7,6 milliards d’euros à fin 2016, contre 5,9 milliards à fin septembre, pour couvrir ses accords à l’amiable liés à la vente de prêts immobiliers toxiques aux Etats-Unis avant la crise de 2008 et à l’affaire des «transactions miroirs» entre la Russie, Londres et New York.
Deutsche Bank a publié jeudi une perte nette de 1,9 milliard d’euros au quatrième trimestre, supérieure aux attentes du marché, le coût de ses litiges hérités du passé ayant annulé les gains dégagés de son activité de trading obligataire. Les analystes attendaient en moyenne une perte nette de 1,16 milliard d’euros pour la première banque allemande. Deutsche Bank a augmenté ses provisions pour litiges à 7,6 milliards d’euros fin 2016, contre 5,9 milliards fin septembre, pour couvrir les accords à l’amiable en justice sur des dossiers tels que celui de la vente de prêts immobiliers toxiques avant la crise de 2008 et l’affaire des «transactions miroirs» entre la Russie, Londres et New York.
Les banques allemandes, déjà parmi les moins profitables en Europe, sont exposées au risque d’une forte contraction de leurs marges si les taux d’intérêt ne remontent pas dans les prochaines années, prévient la Bundesbank dans une étude publiée hier et cosignée par Andreas Dombret, l’un des membres de son directoire. La marge d’intérêt des banques baisserait de 16% si les taux restent stables au cours des quatre prochaines années en raison de l’arrivée à échéance de prêts consentis lorsque les taux étaient à des niveaux plus élevés. A cet horizon, une banque allemande sur cinq seulement couvrirait son coût du capital estimé à 8%, selon cette étude.