Axa n’a aucun intérêt à racheter Generali ou Zurich Insurance, a déclaré le directeur général Thomas Buberl. «Nous sommes suffisamment grands», dit-il, dans un entretien publié jeudi par le magazine suisse Bilanz. «Je n’ai besoin ni de Zurich ni de Generali. Beaucoup de groupes sont grands dans deux ou trois marchés pas plus; nous sommes dans le peloton de tête dans huit à dix marchés». Thomas Buberl a précisé qu’Axa se concentrait actuellement sur un meilleur service à la clientèle.
La mise en examen de la banque Julius Baer, mise en cause dans une des enquêtes sur la fraude à la «taxe carbone», a été annulée pour vice de procédure, a appris mercredi L’Agefi suisse de sources concordantes. Le groupe, spécialisé dans la gestion de fortune, avait été renvoyé le 24 février en correctionnelle ainsi que quatorze protagonistes de cette gigantesque arnaque, dont deux de ses cerveaux présumés: Grégory Zaoui et Cyril Astruc. Dans cette affaire dite «Crépuscule», du nom d’une société qui opérait sur le marché des quotas de carbone, les juges d’instruction estiment qu’entre avril 2008 et mars 2009 près de 146 millions d’euros de TVA ont été détournés au préjudice de l’Etat français.
C’est officiel, le Royaume-Uni a transmis ce 29 mars sa lettre dénonçant son appartenance à l’Union européenne dans laquelle elle était présente depuis 49 ans. Le premier ministre britannique, Theresa May, a indiqué qu’elle chercherait à obtenir un partenariat équitable avec l’UE mais elle a aussi spécifié que le Royaume-Uni se retirerait du marché unique. «Le Royaume-Uni ne cherche pas à devenir membre du marché unique : nous comprenons et respectons votre position selon laquelle les quatre libertés du marché unique sont indivisibles et qu’il ne peut y avoir aucune «cerise sur le gâteau». Nous comprenons également qu’il y aura des conséquences pour le Royaume-Uni de quitter l’UE: nous savons que nous allons perdre de l’influence sur les règles qui affectent l'économie européenne. Nous savons aussi que les entreprises britanniques, comme elles commercent avec l’UE, doivent s’aligner sur les règles décidées par les institutions dont nous ne sommes plus une part - de la même façon que les entreprises britanniques opèrent avec les autres marchés étrangers». Des phrases qui laissent entendre que le Royaume-Uni comprend qu’il n’aura plus droit au passeport européen pour ses produits financiers. Mais l'évènement n’a guère suscité de réaction de la part des marchés, cela étant prévu et attendu depuis plusieurs mois déjà. L’avenir pourrait toutefois réserver quelques surprises. « Selon nous, le déclenchement de l’Article 50 n’est pas un événement en soi, et il a déjà été largement intégré par les marchés. Sur le court terme, on peut même s’attendre à un rebond de la livre sterling alors que les investisseurs liquideront leurs positions courtes, commente Bill Street, directeur EMEA des investissements chez State Street Global Advisors. Il est impossible d’anticiper les grandes lignes des négociations futures, ce qui nous empêche aujourd’hui d’évaluer justement l’évolution des cours des marchés. Mais ce processus ne manquera pas d’attiser la volatilité et de provoquer des mouvements importants sur les prix durant les deux prochaines années. »
Better Finance, la fédération européenne des épargnants et usagers des services financiers, a salué le plan d’action relatif aux services financiers pour les consommateurs publié récemment par la Commission européenne. Ce plan d’action comprend plusieurs mesures qui vont dans la bonne direction, selon le fédération, par exemple dans le domaine des paiements transfrontières, avec la volonté d’introduire notamment plus de transparence sur les commissions. L’organisation professionnelle relève aussi l’intérêt de l’initiative visant à traiter le déficit d’informations «objectives et crédibles» sur les produits financiers disponibles. Les principes clés des outils de comparaison qui devraient être développés par le futur groupe des parties prenantes sur les outils de comparaison que doit mettre en place la Commission européenne est de ce point de vue une bonne nouvelle. De tels outils sont indispensables dans le contexte de digitalisation et des développement en cours (FinTech) pour améliorer les services financiers «retail» dans l’Union européenne, selon Better Finance.Ce plan d’action constitue à l'évidence «un premier pas dans la bonne direction» mais il ne semble pas avoir pour objectif la mise en place effective du marché unique pour les services financiers et ne fixe d’ailleurs aucune date cible allant dans ce sens, déplore Better Finance.
La Commission européenne a interdit ce 29 mars le projet de fusion des Bourses de Londres et Francfort, LSE et Deutsche Börse. La fusion «entre Deutsche Börse et London Stock Exchange aurait considérablement réduit la concurrence», explique dans un communiqué la commissaire européenne à la concurrence Margrethe Vestager pour justifier sa décision.La concentration aurait notamment conduit à un monopole de fait sur le marché de la compensation des instruments à revenu fixe en Europe, où les parties sont les seules à fournir de tels services. Elle aurait en particulier débouché sur la réunion de la chambre de compensation de DBAG, Eurex, établie à Francfort, et des chambres de compensation de LSEG, à savoir LCH.Clearnet (Londres et Paris) et la Cassa di Compensazione e Garanzia (Rome). En outre, la concentration aurait supprimé toute concurrence horizontale en ce qui concerne la négociation et la compensation des produits dérivés sur actions individuelles (basés sur les actions de sociétés belges, néerlandaises et françaises)."Les parties n’ayant pas proposé les mesures correctives nécessaires pour lever les craintes en matière de concurrence que nous avions exprimées, la Commission a décidé d’interdire la concentration», indique le communiqué. Cette interdiction ne constitue pas vraiment une surprise. Les relations entre les deux opérateurs n'étaient pas au beau fixe ces derniers temps, en raison notamment du dossier de la localisation du centre de décision du nouvel ensemble. C’est la troisième fois que LSE et Deutsche Börse tentaient de s’unir: les deux opérateurs avaient déjà échoué par deux fois en 2000 et 2005. Deutsche Börse avait également essayé sans succès de se marier en 2011 à NYSE Euronext, avant qu’Euronext ne sorte du giron du groupe américain NYSE.
L’autorité européenne des marchés financiers, l’Esma, annonce la nomination de deux nouveaux membres à son «Management board» pour remplacer deux partants sur les trois dont le mandat prend fin le 31 mars prochain. Ces deux nouveaux membres sont : Sebastián Albella-Amigo, de la Commission nationale des marchés de valeurs («Comisión Nacional del Mercado de Valores») en Espagne, et Birgitte Søgaard Holm, une danoise venant de Finanstilsynet. Ils ont un mandat de deux ans et demi courant jusqu’au 30 septembre 2019. Les membres sortants sont : Cyril Roux, de la Banque centrale d’Irlande (CBI), Gérard Rameix, de l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) en France et Marek Szuszkiewicz de l’Autorité de supervision financière («Komisja Nadzoru Finanswego», KNF) en Pologne.
Afin de mieux protéger les épargnants, l’AMF a signé ce jour une convention de partenariat avec Signal Spam, plateforme nationale de signalement des spams. Signal Spam est une association à but non lucratif gérée par des autorités publiques, des entreprises et des représentants sectoriels. Elle mobilise depuis 2005 les internautes afin de signaler les spams reçus dans leur boîte mail. Sur la base de ces signalements, Signal Spam alimente les acteurs de l’économie numérique et les autorités publiques en informations permettant d’agir contre le spam et les menaces associées au cyber-crime. Etablie pour une durée d’un an, et tacitement reconductible, cette convention de partenariat prévoit notamment la mise à disposition par Signal Spam à l’Autorité des marchés financiers de toutes les informations issues des signalements des internautes portant sur des fraudes et arnaques transmises par voie de mail et concernant des produits financiers
Les autorités judiciaires de Cologne ont ouvert une enquête contre le propriétaire de l’établissement bâlois J. Safra Sarasin, Jacob Safra, sur des soupçons de fraude relative à un procès dans le cadre du litige entre la banque et l’entrepreneur Erwin Müller, indique le journal Handelszeitung dans son édition du 29 mars. L’entrepreneur reproche à la banque de l’avoir mal conseillé, ce qui aurait provoqué des dommages de 47 millions d’euros. Le procureur de Cologne a confirmé au journal qu’une procédure était en cours. La procédure civile de M. Müller contre J. Safra Sarasin a été lancée devant le tribunal d’Ulm et le procès doit s’ouvrir le 10 avril, selon les médias.
En réaction aux propositions des candidats à l’élection présidentielle sur d’éventuelles évolutions de la fiscalité avantageuse de l’assurance-vie, la Fédération française de l’assurance (FFA) a publié aujourd’hui les résultats d’un sondage en ligne réalisé en février par l’institut Ipsos auprès d’un échantillon représentatif de la population française. Un alourdissement de la fiscalité détournerait de l’assurance-vie 66% des détenteurs de contrats, selon l’étude. En réponse à la réforme de « flat tax » proposée par Emmanuel Macron, la FFA souligne que « près de 9 épargnants de long terme sur 10 sont hostiles à l’abandon du lien entre la durée du contrat et sa fiscalité ».
BNP Paribas Cardif a annoncé jeudi que son résultat net avant impôts a augmenté de 2,8% en 2016 malgré une baisse de 2,1% de son chiffre d’affaires, à 27,1 milliards. La division d’assurance de la banque a enregistré une stabilité de son chiffre d’affaires dans l’Hexagone, à 11,7 milliards d’euros, tandis que l’activité a baissé de 4%, à 4,5 milliards, en Italie. Le chiffre d’affaires de Cardif Lux Vie a en revanche grimpé de 13% au Luxembourg, à 2,4 milliards d’euros. Sur les marchés internationaux hors marchés domestiques, l’activité a enfin chuté de 8%, à 8,5 milliards d’euros, du fait d’une réduction volontaire de la collecte épargne en Corée et à Taïwan pour répondre à des conditions de marché peu favorables.
Afin de mieux protéger les épargnants, l’une de ses missions, l’Autorité des marchés financiers (AMF) a signé une convention de partenariat avec Signal Spam, plate-forme nationale de signalement des spams. Etablie pour une durée d’un an, et tacitement reconductible, l’accord prévoit notamment que Signal Spam mette à la disposition du gendarme des marchés toutes les informations issues des signalements des internautes portant sur des fraudes et arnaques transmises par voie d’email et concernant des produits financiers.
Il faudra attendre pour connaître le verdict de la justice concernant le changement de statut de la Confédération nationale du Crédit Mutuel (CNCM). Programmée le 28 mars puis repoussée une première fois d’une journée, la décision de la cour d’appel de Paris, qui sursoit à statuer, a en effet été reportée ce mercredi sans précision d’un nouveau calendrier. L’instance avait été saisie par la CNCM dans le sillage du verdict du tribunal de grande instance de Paris, qui avait annulé l’an dernier les résolutions de son assemblée générale du 14 octobre 2015 à la demande de Crédit Mutuel Arkéa. Le feuilleton judiciaire entourant la transformation de l’association CNCM, organe central du groupe Crédit Mutuel, en société coopérative continue donc.
Un juge en droit commercial a ordonné à Bank of America de payer 45 millions de dollars (41,7 millions d’euros) en dommages et intérêts punitifs pour avoir procédé à la saisie et à la vente d’une maison, en juin 2010, bien que les créanciers hypothécaires avaient obtenu la protection du droit des faillites. Bank of America rappelle dans un communiqué que les événements se sont déroulés durant la crise financière. La banque estime que certaines décisions du juge sont sans précédent et infondées, et réfléchit aux suites à engager.
L’assureur britannique va vendre ses opérations hongkongaises à sa joint-venture chinoise, Heng An Standard Life Insurance (HASL), selon un communiqué publié hier. Les activités de Standard Life à Hong Kong sont menées par la filiale Standard Life Asia, aujourd’hui détenue à 100% par Standard Life. De son côté, la co-entreprise chinoise HASL a été créée en 2003 avec le conglomérat chinois Tianjin TEDA. Standard Life continuera d’en détenir 50%. La transaction est sujette à l’approbation des autorités et pourrait prendre jusqu’à 18 mois. Les montants n’ont pas été dévoilés mais ils seront réglés en numéraire.
La filiale américaine de Santander a accepté de payer 25,9 millions de dollars (24 millions d’euros) pour mettre fin à une enquête sur ses prêts automobiles subprimes au Massachussetts et au Delaware. Il est reproché à la banque d’avoir sciemment prêté à des clients qu’elle savait insolvables. Santander et ses filiales contrôlent près d’un tiers du marché des prêts auto subprimes et de leur titrisation aux Etats-Unis.
Le Portugal souhaiterait négocier un accord à l’amiable avec les créditeurs de Novo Banco. Fin 2015, le gouvernement portugais avait mis à contribution les créanciers seniors non-résidents de Novo Banco quelques jours avant l’entrée en vigueur des nouvelles règles sur la résolution bancaire, provoquant une onde de choc chez les investisseurs. Plusieurs d’entre eux, menés par BlackRock et Pimco, ont attaqué la décision en justice. D’après Bloomberg, le gouvernement portugais et le fonds de résolution bancaire seraient prêts à débourser environ 600 millions d’euros.
Afin de mieux protéger les épargnants, l’une de ses missions, l’Autorité des marchés financiers (AMF) a signé une convention de partenariat avec Signal Spam, plate-forme nationale de signalement des spams. Etablie pour une durée d’un an, et tacitement reconductible, l’accord prévoit notamment que Signal Spam mette à la disposition du gendarme des marchés toutes les informations issues des signalements des internautes portant sur des fraudes et arnaques transmises par voie d’email et concernant des produits financiers.
La banque russe VTB compte se retirer de France et restructurer l’ensemble de son pôle européen cette année, a déclaré aujourd’hui Iouri Soloviev, son premier directeur général adjoint, cité par Reuters. Début mars, VTB Bank (France) avait annoncé à ses clients sa décision d’arrêter son activité d’épargne en ligne dans l’Hexagone au mois de juin.
Il faudra attendre pour connaître le verdict de la justice concernant le changement de statut de la Confédération nationale du Crédit Mutuel (CNCM). Programmée le 28 mars puis repoussée une première fois d’une journée, la décision de la cour d’appel de Paris, qui sursoit à statuer, a en effet été reportée ce mercredi sans précision d’un nouveau calendrier. L’instance avait été saisie par la CNCM dans le sillage du verdict du tribunal de grande instance de Paris, qui avait annulé l’an dernier les résolutions de son assemblée générale du 14 octobre 2015 à la demande de Crédit Mutuel Arkéa.
Amundi franchit une étape supplémentaire dans l’acquisition de Pioneer. En vertu du règlement européen sur les concentrations, la Commission européenne vient en effet d’approuver l’acquisition de Pioneer, filiale de gestion d’actifs d’UniCredit, par Amundi. « La Commission a conclu que l’acquisition envisagée ne soulèverait pas de problème de concurrence compte tenu de la complémentarité entre les activités des entreprises, du faible accroissement résultant de la transaction et de l’existence d’un certain nombre de concurrents, assurant un choix suffisant pour les clients », indique la Commission dans un communiqué. Cette dernière précise que « la transaction a été examinée dans le cadre de la procédure normale du contrôle des concentrations ».
La Financial Conduct Authority (FCA) prévoit de mener des enquêtes financières plus courtes et d’arriver à des accords sur les individus et leurs employeurs en même temps, ce qui permettrait pour la première fois d’identifier les traders par leur nom dans les avis d’amendes, a déclaré lundi à Bloomberg Mark Steward, responsable de l’application des règles. La FCA utilise traditionnellement des surnoms tels que «Trader A» dans les avis d’amendes, identifiant seulement les établissements et les divisions mis en cause. Il s’agissait ainsi de contourner une exigence légale selon laquelle une personne publiquement mise en cause et identifiée doit avoir la possibilité de se défendre. Cette méthode a facilité la conclusion d’accords jusqu'à présent, mais a laissé les employés accusés incapables de répondre clairement aux allégations .
La Securities and Exchange Commission a infligé un deuxième revers ce mois-ci au concept d’un ETF sur le bitcoin en rejetant le projet d’un tel produit de SolidX Management, rapporte le Wall Street Journal. En début de mois, le régulateur avait déjà repoussé le projet similaire de Cameron et Tylor Winklevoss et le Bats BZX Exchange. Les raisons dans le deux cas sont les mêmes : le manque de transparence autour de la monnaie, qui pourrait ouvrir la voie à de la fraude et des manipulations.
Dans quelques jours, la banque américaine Citigroup va ouvrir les enchères pour un partenariat de distribution de produits d’assurances dommages en Asie Pacifique, selon une source proche du dossier citée hier soir par Reuters. La transaction pourrait représenter au moins 500 millions de dollars. L’accord conclu pour 15 ans sera l’un des plus gros dans la région et donnera l’accès aux 15 millions de clients de Citigroup dans 12 pays dont Singapour, Hong Kong, la Chine, l’Inde et l’Australie. AIG et Allianz feraient partie des assureurs à qui l’opération sera présentée. Citigroup, AIG et Allianz n’ont pas commenté.
L’assureur britannique va vendre ses opérations hongkongaises à sa joint-venture chinoise, Heng An Standard Life Insurance (HASL), selon un communiqué publié aujourd’hui. Les activités de Standard Life à Hong Kong sont menées par la filiale Standard Life Asia, aujourd’hui détenue à 100% par Standard Life. De son côté, la co-entreprise chinoise HASL a été créée en 2003 avec le conglomérat chinois Tianjin TEDA. Standard Life continuera d’en détenir 50%.
Un juge en droit commercial a ordonné à Bank of America de payer 45 millions de dollars (41,7 millions d’euros) en dommages et intérêts punitifs pour avoir procédé à la saisie et à la vente d’une maison, en juin 2010, bien que les créanciers hypothécaires avaient obtenu la protection du droit des faillites. Dans son jugement publié le 23 mars, le juge californien estime que la banque a agi « en connaissance de cause et avec une indifférence insouciante » en violant la mise entre parenthèses automatique de la procédure de saisie, lorsque les propriétaires ont fait une déclaration de faillite. Le juge estime qu’elle a en outre harcelé le couple d’emprunteurs et terrorisé l’un de ses enfants, les poussant à déménager.
Aviva étudie la vente de sa filiale Friends Provident International, notamment spécialisée dans les produits d’assurance vie, une opération qui pourrait lui rapporter entre 500 millions et 700 millions de dollars (461-645 millions d’euros), rapportait hier Reuters, confirmant une information du Wall Street Journal. Une demi-douzaine d’entreprises chinoises et de fonds européens ont signalé leur intérêt à l’assureur britannique, a indiqué cette source préférant garder l’anonymat.
Les dommages économiques dus aux inondations aux Etats-Unis devraient atteindre 15 milliards de dollars (13,8 milliards d’euros) par an, estime Swiss Re dans la dernière mise à jour de son étude annuelle sur les catastrophes naturelles, publiée lundi. Mais seulement 5 milliards de dollars de ces dommages sont assurés, plaçant le déficit de protection à 10 milliards de dollars. Il arrive ainsi en deuxième position derrière l’insuffisance de couverture du risque sismique, attendue à 20 milliards de dollars par an. Mais tandis que le risque sismique est relativement concentré en termes de géographie et de fréquence, le risque d’inondation est réparti selon ces deux échelles.
Banca Popolare di Vicenza a enregistré une perte de 1,9 milliard d’euros en 2016 et a précisé hier avoir souffert de sorties de fonds sur les dépôts de la clientèle, au risque que les autorités de tutelle, chargées d’examiner sa demande de renflouement, s’interrogent sérieusement sur sa viabilité. La perte de Popolare di Vicenza tient surtout à 1,1 milliard d’euros de dépréciations de créances douteuses, qui ont eut pour effet de faire tomber son ratio de fonds propres brut à 8,21% fin 2016, bien en deçà du seuil minimal de 10,25% établi par la BCE. La banque précise qu’elle a réclamé la garantie de l’Etat pour un nouvel emprunt obligataire pouvant atteindre 2,2 milliards d’euros.
Aviva étudie la vente de sa filiale Friends Provident International, notamment spécialisée dans les produits d’assurance vie, une opération qui pourrait lui rapporter entre 500 millions et 700 millions de dollars (461-645 millions d’euros), rapporte Reuters d’après une source au fait du dossier. Une demi-douzaine d’entreprises chinoises et de fonds européens ont signalé leur intérêt à l’assureur britannique, a indiqué cette source préférant garder l’anonymat. Une porte-parole d’Aviva s’est refusée à tout commentaire. L’information avait été rapportée plus tôt par le Wall Street Journal.