Credit Suisse a accepté de payer 400 millions de dollars pour régler des litiges portant sur la vente de créances immobilières titrisées (MBS) qui ont contribué à la disparition de trois organismes de crédit mutualistes américains (credit unions), a indiqué hier la National Credit Union Administration (NCUA), rapporte L’Agefi. Elle précise que la somme, qui ne constitue pas un aveu de culpabilité, solde les litiges avec Southwest Corporate, US Central et Western Corporate. La NCUA ajoute que cet accord amiable règle la 19e des vingt poursuites qu’elle a entamées ces six dernières années contre des banques à la suite de la faillite de cinq «credit unions». NCUA a pour l’instant récupéré 5,1 milliards de dollars.
La Société Générale a annoncé jeudi un bénéfice net comptable part du groupe de 747 millions d’euros au premier trimestre 2017, en baisse de 19,2%. Les analystes interrogés par Bloomberg tablaient sur un profit nettement supérieur de 863 millions d’euros, la différence s’expliquant notamment par une provision pour litiges supplémentaire de 350 millions, dont « une partie sera consommée au deuxième trimestre l’accord transactionnel avec la Libyan Investment Authority (LIA) », a précisé le directeur général de la Société Générale, Frédéric Oudéa. En marge de ses résultats, la banque rouge et noire a en effet dévoilé un accord post-clôture avec la LIA afin de solder un litige entre les deux parties remontant à 2007. Elle a accepté de payer 963 millions d’euros pour mettre fin aux poursuites du fonds souverain libyen.
Brian Moynihan, directeur général de Bank of America Merrill Lynch, a critiqué dans un entretien à Bloomberg les projets de l’administration américaine de remettre au goût du jour la séparation stricte des banques de détail et des banques d’investissement. «Casser les grandes banques irait à l’encontre des intérêts de l’Amérique», a-t-il expliqué. Lundi, le président Donald Trump a répété qu’il étudiait un éventuel Glass-Steagall Act, la loi de séparation bancaire adoptée en 1933 et abrogée en 1999.
L’assureur américain AIG a publié hier soir un résultat d’exploitation supérieur aux attentes au premier trimestre grâce à ses produits d’investissement et à des réductions de coûts. Son résultat d’exploitation a atteint 1,37 milliard de dollars (1,26 milliard d’euros) contre 765 millions un an auparavant.
Swiss Re, le deuxième réassureur mondial, a annoncé ce matin un bénéfice net à fin mars de 656 millions de dollars (601 millions d’euros), en baisse de 47% sur un an. Pénalisé par les conséquences du cyclone Debbie en Australie qui lui ont coûté 350 millions de dollars, le groupe suisse signe ainsi son plus mauvais résultat trimestriel depuis 2011. Ses profits sont aussi inférieurs à attentes des analystes interrogés par Reuters qui tablait sur 692 millions de dollars.
HSBC, la première banque européenne en termes d’actifs, a publié aujourd’hui un bénéfice net de 3,13 milliards de dollars (2,86 milliards d’euros) au premier trimestre, contre 3,89 milliards un an auparavant, mais au-dessus des prévisions des analystes à 2,67 milliards.
Le groupe de protection sociale Humanis s’est félicité aujourd’hui, lors de la publication de ses résultats annuels, d’avoir « atteint en 2016 l’objectif majeur de son redressement économique » : l’assurance de personnes est désormais rentable, puisque le ratio combiné de cette activité est passé sous le seuil des 100%. Il s’est établi à 99,9% en 2016 contre 102,4% en 2015. Le résultat opérationnel a ainsi progressé de 41 millions d’euros pour s’établir à 1,4 millions d’euros. « Chacun des affiliés à Humanis Développement Solidaire présente également un résultat opérationnel positif », insiste en outre le groupe.
Les banques d’investissement (BFI) vont devoir se battre pour maintenir leurs positions dans les marchés de capitaux, estime le Boston Consulting Group (BCG) dans son étude Global Capital Markets 2017 publiée hier. La part de marché globale de ces acteurs, spécialisés dans activités de conseil, d’intermédiation et d’exécution liées aux opérations dites de haut de bilan (introduction en Bourse, émission de dette, fusion/acquisition), a chuté de 47% à 34% en dix ans, estime cette étude.
La Société Générale a publié un bénéfice net en baisse et inférieur aux prévisions des analystes au titre du premier trimestre, en raison d’une provision complémentaire pour litiges et d’un effet de base défavorable. La banque a dégagé un résultat net de 747 millions d’euros pour la période de janvier à mars, en baisse de 19,2% par rapport aux trois premiers mois de 2016, malgré une hausse de 4,8% du produit net bancaire, à 6,47 milliards d’euros. Les analystes anticipaient en moyenne un bénéfice net de 776 millions d’euros et un produit net bancaire de 6,39 milliards d’euros pour le premier trimestre, selon le consensus FactSet.
Le régulateur français estime que les chambres britanniques ne doivent pas bénéficier de régime d'équivalence si elles sont jugées critiques pour l'Union européenne.
Le conglomérat chinois HNA devient le premier actionnaire du groupe allemand, à l'heure où plusieurs cabinets réclament un audit extraordinaire de la banque.
Sous la pression des clients et tandis que s’amenuise l’espoir de garder un passeport financier, les banques basées à Londres accélèrent leurs projets de déménagement.
La société de conseil de vote en assemblées générales Institutional Shareholder Services (ISS) a recommandé aux actionnaires de RBS de se prononcer contre sa politique de rémunération en raison du flou qui entoure le mode de versement des bonus à l'égard du directeur général Ross McEwan et du directeur financier Ewen Stevenson. ISS estime que la réduction des montants de bonus potentiellement distribuables à ces deux dirigeants n'était pas suffisante pour compenser «l’incertitude qui entoure la manière dont la performance sera évaluée». L’AG de RBS se tiendra à Edimbourg le 11 mai.
La première banque française a quasiment doublé les bénéfices de sa banque d’investissement à fin mars grâce à un contexte porteur et des gains de parts de marché.
Fitch Ratings a haussé d’un cran la note de solidité financière de Groupama et de ses filiales principales, de BBB+ à A-, et a fait de même pour la note de crédit de Groupama, désormais de BBB+. Les perspectives sont stables. «Le relèvement concrétise les mesures mises en œuvre par la direction qui ont permis de réduire significativement l’exposition du groupe aux actifs risqués. Les notes reflètent également la solvabilité de Groupama et l’amélioration de son levier financier à la fin de l’année 2016», explique l’agence de notation dans son communiqué. Selon elle, le rapport actifs risqués/fonds propres est passé de 127% fin 2015 à 102% fin 2016
L’Etat belge a l’intention de céder environ 2,5% du capital de BNP Paribas , a annoncé hier Bank of America Merrill Lynch en charge du placement. Ce placement concerne 31,19 millions d’actions. L’Etat belge restera actionnaire de la banque française à hauteur d’environ 7,8%, contre 10,3% actuellement. Le placement se fera au prix de 65,10 euros par action, soit un montant total de 2,03 milliards d’euros. Le cours de BNP Paribas était établi à 66,15 euros hier à la clôture. L’Etat belge était entré à son capital à la suite de l’acquisition de Fortis par la banque française en 2009. Bank of America Merrill Lynch, BNP Paribas Fortis, Citigroup et Goldman Sachs sont chargées du placement. La banque Lazard et le cabinet d’avocats Allen & Overy ont quant à eux conseillé l’Etat belge.
Dix responsables en Espagne de BNP Paribas et Santander ont été mis en examen dans une affaire de blanchiment d’argent présumé impliquant la filiale suisse de HSBC, a annoncé hier la justice espagnole. Dans une décision datée du 3 mai, le juge José de la Mata de l’Audience nationale, haute juridiction chargée des affaires complexes, demande la comparution mi-juin de sept responsables de Santander et trois de la succursale espagnole de BNP Paribas. La plupart des personnes mises en examen étaient chargées de la prévention du blanchiment. Selon le juge, HSBC a disposé chez Banco Santander et BNP Paribas Espagne de «comptes omnibus», permettant de dissimuler l’identité de leurs titulaires, et a eu recours à des types de comptes et de transferts qui «présentent un haut risque d'être utilisés dans le blanchiment d’argent». Ces éléments ont été révélés par la «liste Falciani», document qui recense des comptes non déclarés de clients de la filiale suisse de HSBC et dérobé par un employé de l'établissement Hervé Falciani.
Dans un contexte économique incertain et un environnement réglementaire de plus en plus contraignant, la 10e édition de l'étude « Global Risk Management » du cabinet Deloitte analyse les pratiques de gestion des risques des institutions financières, et les défis auxquels elles font face. Cette enquête se base sur les réponses des directeurs des risques de 77 institutions financières internationales.
Fitch Ratings a haussé d’un cran la note de solidité financière de Groupama et de ses filiales principales, de BBB+ à A-, et a fait de même pour la note de crédit de Groupama, désormais de BBB+. Les perspectives sont stables. «Le relèvement concrétise les mesures mises en oeuvre par la direction, qui ont permis de réduire significativement l’exposition du groupe aux actifs risqués. Les notes reflètent également la solvabilité de Groupama et l’amélioration de son levier financier à la fin de l’année 2016», explique l’agence de notation dans son communiqué. Selon elle, le rapport actifs risqués/fonds propres est passé de 127% fin 2015 à 102% fin 2016
Commerzbank souhaite faire croître ses revenus annuels de plus d’un milliard d’euros, en recourant éventuellement à des acquisitions, a annoncé aujourd’hui son directeur général Martin Zielke. « En plus de gagner deux millions de nouveaux clients, nous voulons augmenter nos revenus de plus d’un milliard d’euros via la croissance organique et, si le prix est correct, par des acquisitions », a déclaré le dirigeant de la deuxième banque allemande aux actionnaires réunis pour l’assemblée générale annuelle.
UBS Group a versé 445 millions de dollars (408,25 millions d’euros) pour régler des litiges portant sur la vente de créances immobilières titrisées (MBS) à des organismes de crédit mutualistes («credit unions) américains, a dit lundi un organisme de régulation américain, cité par Reuters. La National Credit Union Administration (NCUA) a dit que le versement soldait les litiges sur la vente par UBS aux organismes de crédit mutualistes Central and Western Corporate de 1,15 milliard de dollars de MBS en 2006 et 2007. UBS avait déjà versé 79,3 millions de dollars l’année dernière pour le règlement de plaintes similaires de la NCUA concernant deux autres établissements mutualistes faillis. La banque n’a reconnu aucune infraction, a dit la NCUA.La NCUA a dit avoir récupéré près de 4,8 milliards de dollars auprès de différentes banques pour des cessions de prêts hypothécaires qui avaient conduit à la faillite de cinq établissements mutualistes en 2009 et 2010.
La banque britannique Standard Chartered a annoncé ce mercredi qu’elle a choisi Francfort pour y établir une nouvelle filiale, afin de faire face aux conséquences d’une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. A l’occasion de l’assemblée générale annuelle du groupe, José Viñals, le président de Standard Chartered, a expliqué qu’il discutait avec les régulateurs allemands pour transformer le bureau local de la banque en filiale à part entière. Il a répété que le Brexit aurait un impact très limité sur les activités de StanChart, tournée vers le Moyen-Orient et l’Asie.
Pour parer au Brexit, la banque américaine JPMorgan va faire déménager des centaines d’employés londoniens vers Dublin, Francfort et Luxembourg, les sièges sociaux de ses filiales installées sur le continent européen. « Nous allons utiliser les trois banques que nous avons déjà en Europe comme des points d’ancrage pour nos opérations, a déclaré hier soir à Bloomberg Daniel Pinto, responsable de la division de banque d’investissement. Nous allons devoir faire déménager des centaines de salariés à court terme afin d’être prêts dès la fin des négociations, et ensuite nous nous pencherons sur les nombres de long terme ».
L’assemblée générale de la SAS La Boétie, qui porte la participation des caisses régionales dans Crédit Agricole SA (CASA) a élu mercredi matin Raphaël Appert au poste de premier vice-président de la Fédération nationale du Crédit Agricole (FNCA). L’actuel directeur général de la caisse Centre Est succède dans ces fonctions à Jack Bouin, le patron de la caisse d’Aquitaine, qui devait être atteint d’ici deux ans par la limite d'âge.
Première banque française à publier ses résultats trimestriels, BNP Paribas a dégagé un résultat net à fin mars en hausse de 4,4% à 1,894 milliard d’euros, bien supérieur au consensus des analystes (1,5 milliard d’euros selon Bloomberg, 1,54 milliard pour FactSet et 1,6 milliard d’après Reuters/Inquiry Financial). Le produit net bancaire (PNB) a progressé de 4,2% à 11,297 milliards d’euros et le coût du risque s’est replié de 21,8% à 592 millions d’euros.
A l’occasion de son assemblée générale qui se tient aujourd’hui à Munich, l’assureur allemand Allianz a publié les grandes lignes de ses résultats trimestriels, qui s’avèrent solides. Sur les trois premiers mois de l’année, Allianz a réalisé un bénéfice d’exploitation de 2,9 milliards d’euros, en hausse de 9,4% par rapport à l’année dernière. Son chiffre d’affaires, à 36,2 milliards, a augmenté de 2,5% sur un an.
Le Sénat américain a voté hier soir la confirmation de la nomination de Jay Clayton à la tête de la Securities and Exchange Commission (SEC), par 61 voix contre 37. Suite à ce vote, Jay Clayton pourrait prendre ses fonctions dès demain, même si la Maison-Blanche doit encore le désigner formellement en charge du gendarme américain des marchés financiers.
BNP Paribas a profité pleinement du regain d’activité sur les marchés financiers provoqué par l'élection de Donald Trump fin 2016. La banque française, la première à publier ses résultats trimestriels, a dégagé un résultat net en hausse de 4,4% à 1,894 milliard d’euros, bien au dessus du consensus Reuters/Inquiry Financial qui s'établissait à 1,602 milliard. Les revenus ont progressé de 4,2% à 11,297 milliards d’euros et le coût du risque s’est replié de 21,8% à 592 millions d’euros. La banque a par ailleurs profité de ses résultats pour renforcer son ratio de solvabilité CET 1 qui progresse à 11,6% au 31 mars, contre 11,5% à la fin de 2016.