Les banques de la zone euro n’ont pas fait assez de progrès dans la levée de capital destinée à amortir des pertes, et elles s’exposent à des conditions de marché plus difficiles en raison d’une plus forte volatilité et d’un creusement des écarts entre les rendements des dettes souveraines, estime l’Autorité bancaire européenne (EBA). Sa réflexion concerne les banques grandes et moyennes, mais pas les établissements d’importance systémique. Suivant le droit bancaire international et européen, les grandes banques doivent émettre de la dette dont le but est d’absorber les pertes, un dispositif connu sous les noms de «capacité d’absorption des pertes» (Total Loss Absorbing Capacity, TLAC) au niveau international pour les banques systémiques et d’exigence minimale de fonds propres et passifs exigibles (MREL) pour l’ensemble des banques européennes. Cette dette peut être convertie en capital si une crise vient altérer leurs fonds propres durs.
La banque américaine a enregistré un profit avant impôt de 9 milliards de dollars au troisième trimestre grâce notamment aux effets de la hausse des taux.
Le gestionnaire d’actifs Fidelity Investments a lancé une nouvelle société pour ses clients institutionnels, qui va gérer et stocker des actifs numériques tels que le bitcoin, a-t-il annoncé hier. Fidelity Digital Asset Services va acheter et vendre par voie électronique des cryptomonnaies pour le compte de fonds spéculatifs, de family offices et d’autres institutions financières. Il va s’approvisionner auprès de sociétés de courtage. Fidelity va d’abord offrir ses services pour les deux principales cryptomonnaies, le bitcoin et l’ether, mais envisage d'élargir son offre d’actifs l’année prochaine.
Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a fermement démenti hier avoir laissé faire le pillage organisé d’une banque du pays, VBS Mutual. La semaine dernière, un rapport commandé par la Banque centrale a révélé que les comptes de VBS Mutual, célèbre pour avoir accordé un prêt à l’ancien président Jacob Zuma, avaient été frauduleusement vidés de l'équivalent de 110 millions d’euros. L’affaire éclabousse le parti des Combattants pour la liberté économique (EFF, gauche radicale), et le vice-président Floyd Shivambu. Samedi, il a démenti avoir reçu de VBS un virement de 10 millions de rands (590.000 euros). Plusieurs membres du Congrès national africain (ANC) au pouvoir ont aussi été mis en cause. Plusieurs médias ont affirmé que le président, par ailleurs riche homme d’affaires, avait été informé des fraudes en cours dans la banque dès 2017.
L'Association française des investisseurs institutionnels (Af2i) a consacré son dernier Club de prospective, ce lundi 15 octobre, à l'innovation et à l'apport des fintech dans la gestion institutionnelle. Et le moins qu'on puisse dire est que la fintech à la française fait plutôt bonne figure...
Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et des Finances, a annoncé vendredi le lancement d’une mission visant à soutenir l’introduction en Bourse des entreprises, notamment des entreprises technologiques et innovantes, confiée à Philippe Tibi, président de Pergamon Campus, professeur d’économie à l’Ecole polytechnique, ancien président de l’Association française des marchés financiers (Amafi) et d’UBS Investment Bank en France. Le ministre a demandé à Philippe Tibi de conduire une réflexion visant à identifier les obstacles au financement en fonds propres par le marché et à formuler des propositions permettant de les lever. En 2017, seulement une quinzaine d’entreprises françaises ont fait le choix d’une introduction en Bourse, contre près d’une centaine au Royaume-Uni et en Suède. Or la France dispose d’un vivier prometteur de jeunes entreprises, incluant des entreprises technologiques ou innovantes, potentiellement candidates à la cotation et dont il convient d’encourager l’accès au marché afin de financer leur industrialisation et leur internationalisation. Cette réflexion vient compléter le plan d’action engagé par le Gouvernement pour améliorer le financement en fonds propres des entreprises, notamment petites et moyennes, qui inclut la réforme de la fiscalité du capital et les mesures adoptées dans le projet de loi pour la croissance et la transformation des entreprises (PACTE).La remise du rapport est prévue pour le début de l’année 2019. « Le renforcement des fonds propres des entreprises est une priorité pour le renforcement de notre tissu économique. Nous l’avons mis au cœur de la loi PACTE. La mission confiée à Philippe Tibi permettra d’identifier des leviers pour aider les entreprises à accéder aux marchés financiers, étape cruciale sur leur chemin de croissance. » Bruno Le Maire.
UBS n’est pas traduit en justice devant le Tribunal correctionnel de Paris sur la base d’une ordonnance de renvoi en procès implacable et documentée. Au contraire: «UBS AG et UBS sont sur le banc des accusés en raison de l’imaginaire collectif qui, en France, considère les banques suisses comme délinquantes», a répété vendredi, devant la presse, l’un des avocats de la banque helvétique, Denis Chemla, rapporte le quotidien suisse Le Temps. «Il n’y a aucune preuve là-dedans, aucune», a pour sa part affirmé son directeur juridique, Markus Diethelm, venu dans la capitale française pour y suivre l’intégralité du procès qui se poursuivra, ce 15 octobre, avec sa troisième audience.Une telle prise de parole de la banque et de sa filiale, accusées de «blanchiment aggravé de fraude fiscale», de «démarchage bancaire ou financier illicite et de «complicité de blanchiment» (pour UBS France) est inédite. Jusque-là, ses porte-parole et ses défenseurs avaient ignoré les journalistes. Changement d’attitude. Une transparence destinée à riposter aux nombreux articles de presse qui, selon UBS, ont déformé la réalité et omis de mentionner les erreurs «multiples et flagrantes» de procédures commises par les juges d’instruction français et le Parquet national financier.«L’ordonnance de renvoi n’identifie aucune opération de démarchage bancaire illicite et aucun des ex-clients interrogés ne reconnaît avoir été démarché par UBS», poursuit Me Chemla. Lequel ironise sur le fait qu’un seule personne citée évoque un «contact» avec des banquiers suisses, et que les juges d’instruction considèrent, dans leur ordonnance, «99% des capitaux déposés en Suisse comme le résultat de fraudes». L’un des combats des avocats d’UBS est par ailleurs d’obtenir de la présidente du Tribunal, Christine Mée, que soit supprimée du dossier la reconnaissance de culpabilité d’un des anciens dirigeants d’UBS France, Patrick de Fayet, dont la procédure dite du «plaider-coupable» n’a pas été homologuée par sa prédécesseur: «On enlève la lettre et on oublie tout», propose l’avocat, en citant les «incohérences» relevées dans ce courrier d’aveux.
Ugo Bassi, directeur à la direction générale de la stabilité financière, des marchés financiers et de l’Union des marchés de capitaux de la Commission européenne, a confirmé vendredi que la révision de Priips pourrait commencer seulement en 2019 et non pas fin 2018 comme prévu. Il intervenait à l’occasion du Global Invest Forum organisé par L’Agefi. Compte tenu des délais réglementaires, les résultats ne seraient pas publiés avant 2021. Le report de cette révision avait déjà été annoncé fin août. Les opérateurs redoutent d’avoir à publier dès 2019 deux sortes de documentation d’information pour les OPCVM (prévu à la fois par Ucits et Priips). Lors d’une table ronde sur la distribution de fonds en Europe et l’intégration du marché européen de la gestion, sont intervenus également Karel Lannoo, Chief executive officer, du Centre pour les études des politiques économiques (CEPS) et Nick Miller, Head of Asset Management, de la Financial Conduct Authority (FCA) au Royaume-Uni. Ugo Bassi, a également jugé à cette table ronde que «le passeport est au coeur de notre système mais que la distribution transfrontalière des fonds était toujours sous-développée». Pour Karel Lannoo, le problème vient avant tout d’une trop grande fragmentation des marchés européens. L’union des marchés de capitaux a été jugé décevante, mais Karel Lannoo a expliqué qu’il est plus compliqué de centraliser les marchés financiers que les banques européennes en termes de régulation. «Certains sujets très complexes doivent être laissés aux régulateurs nationaux», a-t-il estimé. Il a également jugé qu’il y a «trop de fonds en Europe au regard de la taille des encours». «Pour la retraite, les gens ont besoin de moins de fonds et ceux-ci doivent être faciles à comparer», a-t-il ajouté.Pour sa part, Nick Miller a estimé qu’il «est facile de se concentrer sur l’offre mais nous devrions davantage nous concentrer sur la demande».
Les banques de la zone euro n’ont pas fait suffisamment de progrès dans la levée de capital destinée à amortir des pertes et elles s’exposent à des conditions de marché plus difficiles en raison d’une plus forte volatilité et d’un creusement des écarts entre les rendements des dettes souveraines, estime l’Autorité bancaire européenne (EBA).
Elke König, la présidente du Fonds de résolution unique (FRU), a déclaré ce lundi que ce fonds destiné à renflouer les banques en difficulté devrait détenir près de 33 milliards d’euros l’an prochain contre 25 milliards cette année. Le but ultime est que les avoirs du FRU représentent 1% de l’ensemble des dépôts bancaires garantis de la zone euro d’ici la fin 2023, ce qui représenterait une somme de 55 à 60 milliards d’euros.
Bank of America (BoA) a annoncé lundi une hausse de 32% de son résultat net au quatrième trimestre, à 7,2 milliards de dollars (6,2 milliards d’euros). Les revenus de la banque ont dans l’ensemble progressé de 4,6%, à 22,8 milliards de dollars, soit légèrement plus que le consensus établi par Reuters. Les analystes tablaient par ailleurs sur un bénéfice par action de 62 centimes alors que BoA a dégagé 66 centimes.
La Commission pourrait modifier ses textes pour que les fonds Ucits n'aient à produire qu'un seul document d'information clé, celui prévu par le règlement Priips.
Barclays envisage d’ouvrir une banque de détail aux Etats-Unis, indiquait hier le Financial Times. Elle viendrait concurrencer la banque Marcus, la nouvelle marque que vient de lancer Goldman Sachs au Royaume-Uni. Marcus compte 1,5 millions de clients et a prêté plus de 4 milliards de dollars, selon les résultats de Goldman Sachs pour le deuxième trimestre. La nouvelle banque de Barclays vise des clients qui veulent profiter des coûts réduits d’une banque en ligne «pure player» et de la sécurité des opérations d’une institution financière majeure. Le quotidien cite Barry Rodrigues, à la tête de Barclaycard International chez Barclays. Il indique que la banque de détail est en retard en Europe sur le paiement sans contact face à la prédominance des des chèques, et compte utiliser les technologies pour conquérir de nouveaux clients. Elle proposera des taux d'épargne de 2%, dans une approche similaire à celle de Marcus.
UBS pourrait prochainement devenir la première banque étrangère à contrôler une majorité de ses activités de banque d’investissement en Chine, deux de ses partenaires ayant mis en vente leurs participations dans la coentreprise UBS Securities. La banque suisse pourrait passer de 24,99% à 51% de cette JV, si elle rachetait ces deux participations.
Le groupe bancaire américain Citigroup a engrangé un bénéfice net en hausse de 12% au troisième trimestre, à la faveur d’une baisse de ses dépenses et de ses impôts après la réforme de la fiscalité aux Etats-Unis et en dépit d’une stagnation de ses revenus. Citigroup a dégagé un bénéfice net de 4,62 milliards de dollars sur la période de juillet à septembre, alors que la banque avait enregistré un profit de 4,13 milliards de dollars au troisième trimestre 2017. Le bénéfice par action s’est élevé à 1,73 dollar, contre 1,42 dollar un an plus tôt, et un consensus des analystes de de 1,69 dollar par action.
L’Auditorat de l’Autorité belge de la concurrence (ABC) a approuvé le 10 octobre 2018 l’acquisition de Société Générale Private Banking NV par ABN AMRO Bank NV, selon un communiqué publié ce 11 octobre. L’opération a été notifiée le 26 septembre 2018 et l’application de la procédure simplifiée a été demandée. Dans sa décision du 10 octobre 2018, «l’ABC constate que les conditions d’application de la procédure simplifiée sont remplies et que la concentration notifiée ne soulève pas d’opposition».Société Générale avait annoncé fin juillet la signature d’un accord avec ABN Amro en vue de la cession de ses activités de banque privée en Belgique. «Société Générale Private Banking poursuivra son développement en continuant de renforcer sa position sur ses principaux marchés et franchises coeurs, à travers ses implantations en France, au Royaume-Uni, au Luxembourg, en Suisse et à Monaco, avait toutefois souligné le groupe français dans un communiqué. En Belgique, la banque reste présente à travers ses activités de banque de financement et d’investissement, de financements spécialisés et de leasing.De son côté, ABN Amro espère ainsi renforcer sa position sur le marché en Belgique «ainsi que sa position en tant que banque de premier plan dans la zone euro». L’acquisition permettra à ABN Amro de quasiment doubler ses actifs sous gestion, qui passeront à environ 12 milliards d’euros en Belgique..
Le groupe de médias Lagardère a confirmé hier avoir déposé une plainte pour demander à la justice d’enquêter sur un possible délit d’initié autour de son assemblée générale du 3 mai dernier. La plainte a été déposée contre X, le 7 juin, auprès du parquet national financier, a indiqué le groupe dans un communiqué. «Le groupe Lagardère a déjà engagé et engagera toutes les procédures utiles à l’effet d’obtenir réparation de l’ensemble de ses préjudices», ajoute-t-il. Selon Les Echos d’hier, la plainte accuse les fonds d’investissement Amber Capital, DNCA Finance et Edmond de Rothschild Asset Management d’avoir acheté des actions après avoir eu connaissance que Qatar Holding, un fonds basé à Doha, avait décidé le 24 avril, de voter en faveur des résolutions d’Amber.
Le Réseau des banques centrales et des superviseurs pour le verdissement du système financier (NGFS), mis en place lors du sommet international sur le climat (One Planet Summit) qui a eu lieu à Paris le 12 décembre 2017, a tenu une réunion plénière à Bali en marge des réunions annuelles du FMI et de la Banque Mondiale et a publié ce 11 octobre son premier rapport d’étape. Les membres du NGFS reconnaissent ainsi que les risques liés au climat sont source de risques financiers. Par conséquent, il appartient aux banques centrales et aux superviseurs, dans le cadre de leur mandat, de veiller à la résilience du système financier face à ces risques. Certains membres du NGFS ont étendu leur analyse aux risques environnementaux au sens large, estimant que ces risques étaient également source de risque financier. Les banques centrales et les superviseurs, ainsi que les institutions financières, approfondissent leur compréhension de ces risques et la nécessité d’une meilleure approche. Toutefois, les outils et les méthodologies en sont encore à un stade précoce et les défis analytiques sont nombreux. Les banques centrales et les superviseurs, ainsi que les institutions financières, doivent développer de nouvelles approches analytiques et prudentielles, notamment en s’appuyant sur une analyse de scénario prospective et sur des tests de résistance. Certaines banques centrales jouent également un rôle de plus en plus important dans le renforcement de la finance verte, par exemple en prenant en compte des facteurs liés au climat ou à l’environnement dans leurs stratégies d’investissement. Au cours des prochains mois, le NGFS poursuivra l’élaboration de son premier rapport complet dont la publication est prévue en avril 2019. «Le rapport d’étape du NGFS montre que les banques centrales et les superviseurs comprennent qu’il est urgent d’agir face aux risques liés au climat et à l’environnement. Nous n’y sommes pas encore, mais nous avançons dans la bonne direction en évaluant les risques de façon active et en développant des outils», déclare Frank Elderson, président du réseau, cité dans un communiqué.Le rapport est disponible à l’adresse suivante :https://www.banque-france.fr/en/financial-stability/international-role/…
JPMorgan a annoncé une hausse de son bénéfice net supérieure aux attentes au troisième trimestre, en raison notamment des bonnes performances de sa banque de détail et en dépit d’un affaiblissement de ses activités dans le négoce de titres.
« C’est un métier clé pour les marchés financiers. Et une voie royale chez nous, qui permet d’évoluer vers la gestion d’actifs ou la banque d’affaires », souligne Philippe Oddo, associé gérant du groupe financier franco-allemand Oddo BHF. Lequel s’est associé à HEC Paris, le 17 septembre dernier (photo), pour créer une chaire d’enseignement « Financial Analysis ». Objectif : former des étudiants de l’école de commerce et de management aux méthodologies d’analyse financière des entreprises, de leur valorisation à l’élaboration de recommandations, avec les équipes d’Oddo BHF. « Aujourd’hui, 28 % de nos étudiants se destinent aux métiers de la finance », rappelle Peter Todd, directeur général de HEC Paris. Et une vingtaine d’anciens élèves font d’ores et déjà partie des équipes de la banque, qui prévoit une centaine de recrutements dans l’Hexagone et outre-Rhin d’ici à fin 2019.
Analyste extra-financier, analyste gouvernance, responsable ESG, assistant analyse recherche ISR, analyste crowdfunding… : ce sont quelques-uns des 12 métiers de la finance responsable en quête de compétences, annonce Birdeo, cabinet de recrutement spécialisé dans le développement durable. Selon l’étude qualitative qu’il a menée en 2018 auprès de 637 sociétés de gestion financière, ce secteur enregistre une croissance annuelle de 15 % depuis trois ans. Certes, l’emploi sur ce créneau demeure limité, avec 154 postes dénombrés au premier trimestre 2018 (contre une centaine en 2015). Mais le déséquilibre s’accroît entre les offres et les compétences disponibles. Ce qui, considère Birdeo, « devrait jouer en faveur des profils de l’industrie financière ‘classique’ qui souhaitent se spécialiser en finance verte, des profils des services ‘private equity’ des entreprises du CAC 40 et, surtout, de ceux des grands cabinets d’audit et de conseil ».