Nuage. Openbank, la banque digitale de Santander lancée en 1995 comme banque par téléphone avant d’être rénovée l’an dernier, a totalement migré dans le cloud d’Amazon Web Services. Avec 1,3 million de clients en Espagne, Openbank fait désormais tourner son core banking system, son site web et son application mobile sur cette infrastructure externe, car son objectif est de partir à la conquête d’autres pays. Le recours au cloud lui permet de préserver son business model, d’être en conformité avec les exigences du régulateur européen et de bénéficier des capacités technologiques avancées d’AWS, comme les outils de machine learning ou d’analytics qui donnent une bonne vision des comportements et des attentes des clients.
Les asset managers musclent leurs équipes sur les sujets environnementaux, sociétaux et de gouvernance. Des experts qui ont de plus en plus voix au chapitre. Et qui se sentent utiles.
BNP Paribas a annoncé mercredi avoir coopté Rajna Gibson Brandon à son conseil d’administration en remplacement de Laurence Parisot, qui a pris début octobre la présidence de Citi en France. De nationalité suisse, Rajna Gibson Brandon mène une carrière universitaire en enseignant la finance au sein de différentes universités en Suisse. Elle a aussi été directrice de recherche au Swiss Finance Institute, et administratrice de Swiss Re entre 2000 et 2018. La nomination de Rajna Gibson Brandon sera soumise, pour ratification, à la prochaine assemblée générale de ses actionnaires.
Alors que le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé mardi la suspension pour six mois de trois mesures de fiscalité verte, lors de la COP 24, la conférence internationale sur le climat qui se déroule à Katowice (Pologne), les ministres de l’Union européenne ont approuvé un «paquet énergie propre». La directive prévoit de porter à 32% d’ici 2030 la part de l'énergie produite à partir de sources renouvelables au niveau de l’UE, d’améliorer l’efficacité énergétique d’au moins 32,5% à la même échéance, et définit un cadre de gouvernance pour faire respecter ces objectifs.
Les principaux actionnaires de Mediobanca ont conclu un nouvel accord pour remplacer le pacte qui les lie actuellement, a annoncé mercredi la banque d’affaires italienne. Cet accord, qui couvre 19,82% du capital, entrera en vigueur le 1er janvier prochain pour une durée de trois ans. Il a été rendu nécessaire par la sortie de Vincent Bolloré - deuxième actionnaire avec 7,9% du capital - du précédent pacte. Parmi les participants à ce nouveau pacte figurent UniCredit de Silvio Berlusconi, le groupe Ferrero, et le groupe Gavio. Mediobanca, premier actionnaire de l’assureur italien Generali, a eu pendant des années des participations dans nombre d’entreprises italiennes majeures, mais s’en est souvent délesté pour se concentrer sur son cœur de métier bancaire. L'établissement veut également faire baisser sa part dans Generali.
L’assureur suisse Zurich Insurance a déclaré mercredi être en bonne voie d’atteindre ses objectifs financiers pour la période 2017-2019, lors d’une journée avec les investisseurs. L’assureur helvétique, numéro cinq en Europe, déclare qu’il réalisera des économies nettes de 1,1 milliard de dollars (971 millions d’euros) d’ici à fin 2018, en ligne avec son objectif de 1,5 milliard de dollars fixé pour la fin 2019.
Frank Annuscheit vient de démissionner de son poste de directeur des opérations de Commerzbank et sera remplacé par Joerg Hessenmueller à compter du 1er janvier prochain. Le deuxième groupe bancaire allemand cherche un nouveau dirigeant pour son entité dédiée aux grands comptes, alors que le plan de redressement de son PDG Martin Zielke reste inachevé. Michael Reuther va quitter le conseil d’administration en septembre 2019. Alors que la banque est en difficulté, des spéculations quant à sa possible fusion avec sa rivale Deutsche Bank ressurgissent régulièrement.
ING Group a nommé Tanate Phutrakul directeur financier de la banque, alors que celle-ci cherche à tourner la page du scandale du blanchiment d’argent. Né en Thaïlande en 1965, il a rejoint ING en 1998 en tant que directeur général de ING Barings Securities dans son pays d’origine. Après être passé par une autre banque, il est revenu chez ING en 2008 en tant que contrôleur de groupe. Tanate Phutrakul va prendre ses fonctions le 7 février prochain, le lendemain de la publication des résultats du quatrième trimestre, a indiqué ING dans un communiqué. Il succède à Koos Timmermans, qui a accepté de démissionner en septembre, en pleine tourmente. ING a été rétive à licencier des membres de son conseil d’administration, mais a finalement accepté de se séparer de Koos Timmermans, et de payer 900 millions de dollars pour mettre fin à l’investigation néerlandaise.
Londres cherchera à préserver la City en assouplissant encore l'approche du superviseur, ont estimé les intervenants des neuvièmes rencontres de l'industrie financière de L'Agefi.
L’Autorité des normes comptables (ANC) a fixé mercredi les normes comptables applicables aux jetons émis dans le cadre d’une ICO. Les normes fixées par l’ANC s’appliquent aux jetons qui ne sont pas considérés comme des titres financiers, ces derniers devant se conformer au plan comptable général dédié. Concrètement, l’émetteur de jeton devra préciser en annexe «les droits et obligations attachés aux jetons», qui déterminera leur traitement comptable. De même, pour le détenteur de jeton, son intention lors de l’acquisition «constitue l’élément clé du classement comptable». Si l’intention est d’échanger le jeton pour un service ou un bien, il devra être classé en immobilisation incorporelle et être amorti et déprécié en tant que tel. A défaut, un compte ad hoc a été créé dans le compte 52. L’annexe devra préciser les modalités de détermination des valeurs vénales des jetons détenus.
Le porte-parole du gouvernement a déclaré mercredi que l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) pourrait être supprimé s’il est prouvé après évaluation qu’il ne fonctionne pas. Benjamin Griveaux a précisé sur RTL que l’IFI pourrait faire l’objet d’une évaluation à l’automne 2019. Le rétablissement de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), transformé l’an dernier en impôt sur la fortune immobilière, est l’une des revendications des «Gilets jaunes», relayée par des responsables politiques et syndicaux. L’idée est «voir si cet argent» est «fléché dans nos PME pour les développer, pour qu’elles innovent, qu’elles investissent, pour qu’elles embauchent» a-t-il ajouté.
Adina Gurau Audibert, directrice des gestions d’actifs de l’Association Française de la Gestion financière (AFG), vient d'être nommée en tant que membre du comité consultatif de l’Autorité européenne des marchés financiers (ESMA). L’intéressée prendra ses nouvelles fonctionsà partir de janvier 2019. Pour rappel, le comité consultatif des marchés financiers de l’ESMA (SMSG - Securities and Markets Stakeholder Group) est établi selon le règlement constitutif de l’ESMA et a pour rôle de faciliter la consultation par l’Autorité des principaux acteurs des marchés financiers. Le comité fournit à ESMA des avis et conseils sur ses travaux de régulation et doit être consulté sur les normes techniques, les directives et les recommandations de l’Autorité. Le nouveau comité sera composé de 30 personnes issues de 18 pays européens et représentant les principales parties représentatives concernées par l’action de l’ESMA (participants issus de la finance de marché, représentants des employés, des consommateurs, utilisateurs des services financiers, entreprises de petite et moyenne taille et représentants du monde académique). Adina Gurau Audibert est titulaire d’un DESS Management Financier International de l’IAE d’Aix-en-Provence. Elle est actuellement directrice des gestions d’actifs au sein de l’AFG, depuis 2009. Précédemment, elle a travaillé chez Allianz Alternative Asset Management et Allianz Global Investors France.
L’Autorité des normes comptables (ANC) a fixé mercredi les normes comptables applicables aux jetons émis dans le cadre d’une ICO, pour les émetteurs et les détenteurs de jetons. Les normes fixées par l’ANC s’appliquent aux jetons qui ne sont pas considérés comme des titres financiers, ces derniers devant se conformer au plan comptable général dédié.
Santander «négocie» le rachat d’Oney, la filiale bancaire du groupe Auchan, rapporte ce matin le site espagnol Bolsamania sans citer ses sources. L’opération pourrait valoriser l’ex-Banque Accord environ 10 fois ses bénéfices annuels. Le Crédit Mutuel, BNP Paribas et UniCredit auraient décliné en raison de la présence d’Oney dans des économies à risques telles que la Russie, la Roumanie et l’Ukraine, ajoute le média espagnol.
Fitch Ratings a relevé la note de crédit long terme de BPCE de A à A+, assortie d’une perspective stable, a annoncé ce matin l’agence de notation. La note court terme du groupe mutualiste reste à F1.
L’assureur suisse Zurich Insurance a déclaré ce mercredi être en bonne voie d’atteindre ses objectifs financiers pour la période 2017-2019, à l’occasion d’une journée avec les investisseurs.
Les ministres des Finances de l’Union européenne (UE) se sont accordés mardi sur la réforme des règles bancaires. Elle contraindra notamment les banques de l’UE à respecter un ratio de levier de 3% afin de renforcer leur stabilité financière, et limitera leurs possibilités de recours à certains types de financements à court terme. L’UE va appliquer les nouvelles règles internationales qui contraignent les banques dites systémiques, comme Deutsche Bank ou la Société Générale, à disposer du matelas de ressources TLAC (Total Loss Absorbing Capacity). Les grandes banques européennes devront en outre respecter un nouveau ratio d’exigence minimale pour les fonds propres et passifs éligibles MREL, fixé à 8% (lire aussi en rubrique Economie et Marchés).
BNP Paribas propose à partir de janvier une nouvelle gamme de solutions d’assurance, pour ses clients entreprises et des associations de sa banque de détail en France, dans le cadre d’un nouvel accord de distribution avec Axa France. L’assureur français sera en charge de la souscription des contrats, du traitement des actes de gestion, des sinistres et du recouvrement. La nouvelle gamme prévoit aussi bien des contrats de dommages aux biens que de cyber sécurité en passant par des contrats automobiles.
Le mouvement de grève lancé mardi à l’appel des organisations syndicales de BNP Paribas aurait été suivi à entre 30% et 50% selon les structures et les régions, de sources syndicales.L’intersyndicale formée par le SNB/CFE-CGC, la CGT, FO et la CFTC, rejoints ensuite par la CFDT, dénonçait un manque de reconnaissance, et une dégradation des conditions de travail, notamment en raison de la baisse des effectifs, qui doivent diminuer de 3% d’ici 2020. La direction a refusé fin octobre toute augmentation générale des salaires après celle de 0,6% octroyée l’an dernier. A la place d’une augmentation pérenne jugée nécessaire selon les syndicats pour maintenir le pouvoir d’achat, elle a proposé une prime d’intéressement fonction du salaire, de 400 à 1.600 euros. Soit une enveloppe de 20 millions d’euros.
Le secteur bancaire sera marqué par la volatilité des marchés en 2019 en raison de l’instabilité politique et du recul de l’assouplissement monétaire, selon l’agence de notation Standard & Poor’s (S&P). Si les conditions de crédit restent plutôt favorables aux banques, les tensions commerciales et les risques politiques font baisser la confiance des investisseurs. Le changement de politique monétaire pourrait, lui, mener à une réévaluation des risques sur les marchés financiers. Le risque de récession aux États-Unis oscille entre 15 et 20%, selon S&P, tandis que l’économie européenne reste menacée par un éventuel Brexit sans accord.
L’assureur Allianz est, avec Mitsui Sumitomo Insurance, finaliste pour l’acquisition du deuxième plus grand assureur automobile de Malaisie, AmGeneral Insurance. La transaction valoriserait l’assureur malaisien à près de 800 millions de dollars (702 millions d’euros). Les deux entreprises devront attendre l’approbation de la banque centrale malaisienne pour entrer dans des négociations détaillées avec AmGeneral Insurance. L’assureur malaisien est détenu à 51% par AMMB Holdings et Insurance Australia Group. Il compte 4 millions d’assurés et un réseau de 7.000 employés et vendeurs d’assurances. AmGeneral Insurance a généré un résultat net de 255,5 millions de ringgits (54,2 millions d’euros) à fin mars 2018.
La Suède n’aura probablement plus de billets ni de pièces de monnaie d’ici cinq ans au plus, a prédit mardi Cecilia Skingsley, vice-gouverneure de la banque centrale. L’utilisation d’espèces baisse spectaculairement en Suède depuis plusieurs années au profit des paiements électroniques instantanés et d’autres technologies. L’argent physique ne sera pas interdit, mais est si peu utilisé par les consommateurs et les entreprises qu’il n’aura presque plus d’existence matérielle. Les banques centrales elles-mêmes devront s’adapter en instaurant par exemple leurs propres monnaies numériques, ce sur quoi planche déjà la Riksbank suédoise. Ces institutions pourraient aussi se transformer en autorités de régulation de monnaies privées créées par des firmes tentées de dominer le marché mondial des paiements électroniques, a suggéré Cecilia Skingsley.
Sam Woods, un gouverneur adjoint de la Banque d’Angleterre (BoE) a prévenu mardi qu’environ 4.000 emplois dans la banque et l’assurance allaient partir du Royaume-Uni vers l’Union européenne d’ici au jour J du Brexit fin mars. Il répondait, aux côtés du gouverneur de la BoE Mark Carney, aux questions de la commission du Trésor de la Chambre des communes. Ces 4.000 emplois représentent toutefois «un très petit nombre si l’on prend en considération les 500.000 employés du secteur de la banque et de l’assurance», a-t-il jugé.
Jamie Dimon, PDG de JPMorgan Chase, a déclaré mardi préférer réinvestir les fonds propres excédentaires dans les activités de la banque. Le titre JPMorgan évolue depuis un an au-dessus de 100 dollars, soit deux fois la valeur comptable tangible par action. «L’utilisation optimale de nos fonds propres consiste à les réinvestir et nous commençons à le faire actuellement», a dit Jamie Dimon, évoquant notamment des dépenses supplémentaires dans les technologies, les agences du groupe et les prêts aux petites entreprises. «L’idée qu’il faille racheter des actions à trois fois la valeur comptable tangible pour rendre de l’argent aux actionnaires est de la folie», a-t-il affirmé. Selon lui, il faut privilégier le versement de dividendes représentant entre 30% et 35% des bénéfices annuels.