Harriet s’en va renifler un bout d’histoire de la Route du Rhum. La chienne vient de découvrir un drôle de trésor échoué, en l’occurrence l’étrave du flotteur tribord du Maxi Edmond de Rothschild. Cela un mois après que ce dernier s’est fait la belle début novembre pendant la première nuit de course. Le flotteur flotte donc parfaitement bien : il n’aura pas vu la Guadeloupe (pas plus que le trimaran, ayant rebroussé chemin vers La Corogne), et a fini son périple sur cette plage des Cornouailles anglaises nommée Fishing Cove. Belle pêche en effet pour Harriet. L’écurie Gitana a rapatrié son bien pour analyser les conditions de sa défection.
Résilience. L’étude 2018 d’Accenture sur la cybersécurité dans les services financiers montre un véritable progrès : alors que le nombre d’attaques a doublé, les acteurs du secteur sont parvenus à stopper 81 % des tentatives d’intrusion contre 66 % l’an dernier. Cela explique que 80 % des décideurs interrogés se disent confiants dans les performances de leurs dispositifs de sécurité. Néanmoins, 71 % des intrusions en France sont restées non détectées pendant plus d’une semaine et 6 % pendant plus d’un mois. Pour Accenture, c’est probablement l’indice d’un excès de confiance de la part des décideurs alors que l’adoption de technologies nouvelles, comme le cloud, les microservices, les interfaces de programmation ou la Blockchain entraînent aussi de nouveaux risques. 85 % des décideurs français estiment d’ailleurs que l’intelligence artificielle (apprentissage automatique, robotisation) est désormais indispensable à la cybersécurité, mais la moitié seulement investissent dans ces technologies. Et seuls 18 % indiquent que leurs dépenses de cybersécurité ont au moins doublé depuis trois ans.
L’effondrement de deux immeubles rue d’Aubagne à Marseille, début novembre, continue à faire parler de lui. Pas seulement pour déplorer le drame qui s’est joué avec huit habitants décédés mais parce que des assureurs ont trouvé le moyen d’attirer à eux la réprobation autour de l’événement. Non seulement les primes réclamées pour le risque d’effondrement seraient montées en flèche dans la ville, mais deux grands noms de l’assurance ont résilié début décembre la garantie effondrement qu’ils accordaient à des immeubles dans le secteur de la rue d’Aubagne et frappés d’arrêtés de péril. Avec effet d’ici février prochain ! De quoi fournir aux responsables politiques un dérivatif tout trouvé pour les critiques qu’ils ont dû essuyer. Même s’ils ont le droit de leur côté, ces assureurs ont perdu une occasion de se montrer allants dans le soutien aux assurés, alors même que la profession est en mal de reconnaissance par le grand public. La réaction paraît d’autant plus maladroite qu’après avoir soulevé un tollé, les deux assureurs ont rétabli leur garantie effondrement !
BNP Paribas a remporté le mandat de gestion de la trésorerie pan-européenne du groupe pétrolier BP, a-t-elle annoncé mercredi. Elle accompagnera le groupe britannique dans 20 pays pour ses transactions locales, estimées à 100 millions par an. La banque française sera «le seul gestionnaire de trésorerie de BP en euro et francs suisses ainsi que pour les devises des pays nordiques, de la Hongrie, de la Pologne, de l’Ukraine et de la Turquie», précise le communiqué.
Le gouvernement allemand étudie des moyens de faciliter une fusion entre les groupes bancaires Commerzbank et Deutsche Bank, a indiqué mercredi Bloomberg. Parmi les pistes étudiées figure une modification de la législation fiscale allemande de façon à rendre une telle opération moins coûteuse. Une levée de fonds auprès d’actionnaires nouveaux ou existants de Deutsche Bank fait également partie des options envisagées pour aider le groupe bancaire. Mercredi en fin d’après-midi, l’action Deutsche Bank bondissait de 5,14% à 7,81 euros, et le titre Commerzbank gagnait 5,61% à 6,94 euros.
Barclays envisage de doubler ses effectifs à Dublin, pour passer à 300 salariés d’ici fin 2019, indique-t-elle dans un communiqué. La banque britannique a obtenu l’autorisation de la banque centrale d’Irlande pour élargir son opération dans le pays, et d’y étendre son activité européenne, en englobant ses activités de banque d’investissement, de services bancaires, et de gestion du patrimoine. La banque a décidé d’y installer son principal hub européen en raison du Brexit. Barclays Bank Ireland, avec à sa tête Kevin Wall, devrait devenir le plus gros créancier basé en Irlande, avec 224 milliards d’euros d’actifs du groupe d’ici les cinq prochains mois.
Michael Schechter a quitté son poste chez Citi, et devrait rejoindre Morgan Stanley, selon trois sources proches, citées par Bloomberg. Il co-dirigeait jusqu'à présent la négociation de prêts pour les Etats-Unis chez Citi, avec Fran Sutter. Il rejoindrait les activités de négociation de prêts chez la banque d’investissement américaine d’ici trois mois.
Sans surprise, la Banque centrale européenne (BCE) a annoncé qu’elle mettait fin à sa politique non conventionnelle d’achats nets d’actifs, dit de «quantitative easing». Depuis mars 2015, l’institution européenne a injecté au total près de 2.600 milliards d’euros sur les marchés. Les achats nets d’actifs composés à plus de 80% d’obligations souveraines, atteignaient encore 15 milliards d’euros par mois en octobre alors qu’ils s’élevaient à 80 milliards d’euros au démarrage entre mars 2015 et mars 2016. La taille du bilan de la BCE a ainsi doublé pour représenter plus de 4.500 milliards d’euros. Mais le soutien de la BCE au marché ne doit pas s’arrêter là. Le remboursement de titres acquis par la BCE et arrivant à échéance doit être réinvesti «en totalité (...) et pour une période prolongée après la date à laquelle il commencera à relever les taux d’intérêt directeurs de la BCE et, en tout cas, aussi longtemps que nécessaire pour maintenir des conditions de liquidité favorables et un degré élevé de soutien monétaire», indique la BCE. Cette politique accommodante devrait durer au moins jusqu’à l’été 2019, la BCE prévoyant de laisser ses taux directeurs à leurs niveaux actuels jusqu'à cette date et «aussi longtemps que nécessaire pour assurer la poursuite de la convergence durable de l’inflation vers des niveaux inférieurs à, mais proches de 2 % à moyen terme». La BCE laisse donc inchangés ses taux d’intérêt directeurs : taux d’intérêt des opérations principales de refinancement à 0%, taux d’intérêt de la facilité de prêt marginal à 0,25 % et taux d’intérêt de la facilité de dépôt à -0,40 %. TV
Le gouvernement allemand étudie des moyens de faciliter une fusion entre les groupes bancaires Commerzbank et Deutsche Bank, a indiqué mercredi Bloomberg, en citant des personnes proches du dossier. Le ministre allemand des Finances, Olaf Scholz, et le président du directoire de Deutsche Bank, Christian Sewing, ont pris part à des discussions sur la façon dont l’Etat pourrait aider les deux groupes à se rapprocher. Parmi les pistes étudiées figure une modification de la législation fiscale allemande de façon à rendre une telle opération moins coûteuse, ont précisé les sources. Une levée de fonds auprès d’actionnaires nouveaux ou existants de Deutsche Bank fait également partie des options envisagées pour aider le groupe bancaire.
Les banques espagnoles Unicaja et Liberbank ont confirmé mercredi avoir eu des discussions en vue d’une fusion. Elle donnerait naissance à la sixième banque espagnole en termes d’actifs avec près de 96 milliards d’euros, a rapporté le journal espagnol Expansion.
BNP Paribas a remporté le mandat de gestion de la trésorerie pan-européenne du groupe pétrolier BP, a annoncé ce matin la banque française. Elle accompagnera le groupe britannique dans 20 pays pour ses transactions locales, estimées à 100 millions par an. «Ce projet soutien la stratégie de modernisation du groupe BP, notamment la simplification et la standardisation de sa gestion de trésorerie et de ses transactions bancaires à l'échelle internationale», précise le communiqué de BNP Paribas, qui sera «le seul gestionnaire de trésorerie de BP en euro et francs suisses ainsi que pour les devises des pays nordiques, de la Hongrie, de la Pologne, de l’Ukraine et de la Turquie».
Le Pôle commun ACPR/AMF a publiéce12 décembre 2018 une étude pluridisciplinaire intitulée « Pratiques de commercialisation et populations vieillissantes : comment faire face au déclin cognitif des personnes âgées au sein de la relation-client ? »ayant vocation à poser les bases d’une réflexion collaborative.Dans un contexte de vieillissement démographique et de mutation digitale du secteur financier, le Pôle commun présente un état des lieux général des pratiquesde commercialisation des produits financiers aux personnes âgées : besoins et difficultés éventuelles, mécanismes de protection et usages du marché. Le rapport vise à constituer une première base de réflexion et à ouvrir le débat, par le biais d’un appel à contributions, sur une série de questions-clés. L’objectif est de trouver, en collaboration avec les consommateurs, les professionnels et les acteurs du vieillissement, les moyens d’identifier les bonnes pratiques de commercialisation à l’égard des personnes vieillissantes et vulnérables, au regard notamment de difficultés cognitives. L’ambition de ces travaux est double : s’assurer qu’un conseil adapté est délivré par les professionnels et qu’un consentement éclairé est donné par cette clientèle lors de la souscription de produits financiers. L’ACPR et l’AMF invitent toutes les personnes intéressées à envoyer leurs contributions,qui nourriront les réflexions du Pôle commun pour la suite des travaux en 2019. Cette consultation publique prendra fin le 12 février 2019.
Le titre Credit Suisse était stable (+0,05%) à la mi-journée à Zurich, après l’annonce d’un programme de rachats d’actions dont le montant pourrait atteindre 3 milliards de francs suisses (2,7 milliards d’euros) sur deux ans. A l’occasion d’une journée investisseurs à Londres, la deuxième banque suisse a dévoilé ce matin qu’elle rachètera ses propres actions en 2019 pour un montant d’au moins 1 milliard de francs suisses et pouvant aller jusqu'à 1,5 milliard de francs. Elle devrait faire de même en 2020, en fonction des conditions de marché, et augmentera son dividende d’au moins 5% par an à partir de l’année prochaine.
Le régulateur des marchés financiers portugais CMVM a dévoilé, mardi 11 décembre,les résultatsd’un audit destiné à déterminer l’offre minimale qui doit être faite par le groupe financier espagnol CaixaBank aux actionnaires de son homologue portugais Banco BPI faisant suite à la volonté du premier de racheter entièrement le second. En mai 2018, CaixaBank avait trouvé un accord avec Allianz pour racheter 8,425% du capital de Banco BPI pour un montant d’environ 178 millions d’euros, grimpant ainsi à 92,935% du capital du groupe financier portugais. Le retrait de la cotation de Banco BPI était demandée par CaixaBank dans le cadre de la transaction, requête soumise à l’approbation des actionnaireset du régulateur. CaixaBank proposait en mai de racheter l’ensemble des actions restantes, hors celles d’Allianz,au prix d'1,45 euro par action. Or, l’audit demandé par la CMVMestime que l’offre minimale quidoit être proposée aux actionnaires par CaixaBank doit s'élever à1,47 euros par action. De plus, la CMVM a indiqué que la procédure pour le retrait de la cotation de Banco BPI n'était pas encore achevée. Banco BPI dispose d’une filiale de gestion d’actifs, BPI Gestão de Activos.
La Commission européenne a discuté hier de la possibilité de prolonger de six mois l’équivalence octroyée à la Bourse suisse, rapporte L’Agefi suisse. Elle donnerait ainsi du temps à la Suisse pour conclure un accord-cadre. Le collège a parlé des derniers développements en lien avec la Suisse, a déclaré le porte-parole de la Commission européenne, Margaritis Schinas. «C’était juste une discussion», a-t-il indiqué. L’exécutif européen n’a pas encore pris de décision définitive.
La Commission européenne a décidé mardi d’accorder à la Suisse un délai de six mois supplémentaires, afin qu’elle accepte de conclure avec Bruxelles un accord destiné à régir les relations liant la Confédération helvétique à l’Union européenne, selon Reuters. Cette décision, qui doit être formalisée cette semaine à Bruxelles, se traduira par la prolongation temporaire du régime «d'équivalence», qui permettra aux marchés d’actions suisses de maintenir jusque fin juin leurs liens avec leur clientèle européenne. Le gouvernement suisse a refusé vendredi de se soumettre à un ultimatum de l’Union qui exigeait qu’il se prononce sur un projet de traité d’ici la fin de l’année. Bruxelles avait menacé de ne pas renouveler l’équivalence en l’absence d’avancée suisse.
L’intégration d’XL, repris en mars par Axa, est en marche. «Cela représente l’un de nos principaux chantiers actuellement. Le processus devrait prendre environ deux ans pour être totalement finalisé», indique Stephen Robb, directeur financier d’Axa XL, s’exprimant lors d’une rencontre avec la presse à New York. «Le regroupement opérationnel des équipes devrait être achevé d’ici fin 2019», précise Greg Hendrick, directeur général d’Axa XL. L’objectif étant de regrouper, au sein de la nouvelle division Axa XL dédiée à l’assurance dommages des grandes entreprises, les entités XL Group, Axa Corporate Solutions, Axa Art et Axa Matrix. L’intégration sur le plan informatique devrait suivre l’année suivante. «Les synergies joueront à plein en 2020», estime Greg Hendrick. Axa vise des synergies de 100 et 300 millions d’euros par an sur le plan des revenus et des coûts.
Secrétaire générale adjointe en charge de la direction des émetteurs et de la direction des affaires comptables, Martine Charbonnier va quitter l’Autorité des marchés financiers (AMF) fin 2018 pour prendre sa retraite, a appris L’Agefi de plusieurs sources. Spécialiste des marchés boursiers et des enjeux liés à la cotation, elle a accompagné de nombreuses introductions en Bourse. Martine Charbonnier avait rejoint l’AMF en 2013, en provenance d’Oddo Corporate Finance. Elle avait auparavant occupé pendant 16 ans plusieurs postes à la SBF, devenue depuis Euronext.
Thibaut de Roux, le patron des activités de marchés du groupe bancaire HSBC, a quitté la banque après qu’une salariée junior l’a accusé de conduite inappropriée à un bar d’hôtel à New York, selon Bloomberg. La banque avait annoncé mi-septembre, dans un mémo interne, le départ du Français basé à Londres, qui avait rejoint HSBC en 1990, et travaillait depuis trente ans dans le secteur bancaire. Des cas de harcèlement supposé se sont répandus dans le monde économique, y compris la finance, mettant la pression auprès des sociétés. Plus tôt dans l’année, UBS avait indiqué avoir ouvert une hotline confidentielle ad hoc pour le personnel, tandis que HSBC mettait en place de nouvelles procédures disciplinaires.
Le directeur général de Credit Suisse Group, Tidjane Thiam, devrait annoncer un rachat d’actions de quelque 3 milliards de francs suisses (3 milliards de dollars) et une hausse du dividende, afin de stimuler le cours de l’action, qui a chuté depuis le début de son mandat. La seconde banque suisse prévoit un rachat d’actions ces deux prochaines années, à hauteur de 2 à 3 milliards de francs suisses, et de limiter la hausse du paiement en espèces, selon Bloomberg. Ce projet devrait être annoncé durant la journée des investisseurs, ce mercredi, selon l’agence. Credit Suisse va redistribuer aux investisseurs davantage via des rachats d’actions que par des dividendes, selon une source. La banque est dans la dernière phase d’une réorganisation sur trois ans lancée en 2015 par Tidjane Thiam, qui inclut notamment la suppression de 1.600 postes.
Lors du 6ème Dialogue économique et financier de haut niveau franco-chinois, qui s’est tenu à Paris le 7 décembre 2018, l’Autorité des marchés financiers (AMF) et la China Securities Regulatory Commission (CSRC) ont signé une lettre de coopération conjointe pour faire progresser la collaboration réglementaire entre les deux autorités et intensifier la coopération au sein des marchés des capitaux des deux pays, afin de contribuer à la construction d’un partenariat stratégique économique global étroit et durable entre la Chine et la France. «Dans le contexte de la situation économique et financière internationale actuelle, la signature de la lettre réaffirme l’engagement des deux autorités à renforcer leur coopération dans des domaines tels que la prévention des risques et la garantie de l’intégrité des marchés, le financement de l'économie réelle, ainsi que la coopération bilatérale concernant la gestion d’actifs, la finance durable et l’innovation financière», expliquel’AMF dans un communiqué. Avec un programme de mise en œuvre de cette coopération d’une durée de deux ans mis au point pour atteindre ces objectifs, la lettre viendra compléter le « Memorandum of Understanding » bilatéral concernant la coopération en matière de régulation des marchés d’instruments financiers, signé en 1998 par les deux autorités.