Le groupe français Siaci Saint Honoré, spécialisé dans le courtage d’assurance, et Cambiaso Risso, courtier d’assurance italien spécialisé dans la couverture des risques maritimes, annoncent dans un communiqué la signature d’un partenariat stratégique. L’accord est soumis à l’approbation des autorités compétentes des 42 pays dans lesquels exercent les deux groupes et prendra effet au cours du deuxième trimestre. Cambiaso Risso conserve son autonomie. L’opération a été réalisée avec GOP (Gianni Origoni Grippo Cappelli and Partners - Milan) et PWC pour le compte de Siaci Saint Honoré et avec Studio Legale De Andrè et UBS Corporate Advisory pour le compte de Cambiaso Risso Group.
La banque américaine lance une monnaie digitale, le JPM Coin, que les clients pourront utiliser pour des virements instantanés via son propre réseau de blockchain, Quorum. Destinée à la clientèle institutionnelle du groupe, cette solution semble cependant, à première vue, assez éloignée d’une cryptomonnaie comme le bitcoin, puisqu’elle sera administrée centralement par JPMorgan, avec une valeur fixe d’un JPM Coin pour un dollar. Son président Jamie Dimon avait qualifié le bitcoin de «fraude». L’année dernière, plusieurs banques d’investissement dont JPMorgan avaient banni l’achat de bitcoins par les utilisateurs de cartes bancaires. Son concurrent Goldman Sachs a abandonné son projet d’ouvrir un service pour des transactions de cryptomonnaies.
Malgré un bénéfice net en forte hausse au quatrième trimestre, la banque allemande a réduit ses objectifs de rentabilité et de croissance des revenus pour 2020.
Royal Bank of Scotland (RBS) figure parmi les huit banques au coeur d’une enquête de la Commission européenne relative à une entente présumée sur le trading d’obligations d’Etat européennes, a indiqué jeudi l’agence Bloomberg. Les faits précis reprochés au groupe bancaire britannique ne sont pas connus, ni le montant de l’amende potentielle. RBS n’a pas souhaité fournir de commentaire à Bloomberg, ni à Dow Jones Newswires. La Commission européenne a annoncé en janvier qu’elle enquêtait sur huit banques soupçonnées de s'être entendues, à différentes périodes entre 2007 et 2012, pour fausser la concurrence dans le domaine de l’acquisition et du trading d’obligations souveraines européennes. La Commission n’a pas révélé l’identité des huit établissements concernés.
Royal Bank of Scotland (RBS) figure parmi les huit banques faisant l’objet d’une enquête de la Commission européenne concernant une entente présumée sur le trading d’obligations d’Etat européennes, a indiqué jeudi l’agence Bloomberg, en citant une source proche du dossier. Les faits précis reprochés au groupe bancaire britannique ne sont pas connus, ni le montant de l’amende qui pourrait lui être infligée. RBS n’a pas souhaité fournir de commentaire à Bloomberg, ni à Dow Jones Newswires.
Eric Syz, cofondateur et directeur général du groupe bancaire helvétique Syz, va quitter la tête de Banque Syz. Yvan Gaillard lui succèdera comme directeur général. Ce dernier, qui avait rejoint Syz en 2016, était depuis l’année dernière directeur général adjoint du groupe.
Credit Suisse perçoit une tendance à la stabilisation des marchés en ce début d’année, alors que la deuxième banque suisse a annoncé jeudi avoir dégagé en 2018 son premier bénéfice annuel depuis 2014 à l’issue d’un plan de transformation sur trois ans.
Pas question pour Deutsche Bank de remanier à nouveau sa banque de financement et d’investissement (BFI). Dans un communiqué adressé à Reuters, la banque allemande a répondu par la négative au souhait de quatre de ses dix principaux actionnaires, qui, selon le Financial Times, réclameraient de nouvelles coupes dans la BFI, en particulier aux Etats-Unis. « Nous avons ajusté notre BFI en 2018, y compris aux Etats-Unis.(…) Nous avons terminé ces ajustements en avance par rapport à notre feuille de route et disposons maintenant d’un bon socle pour réaliser de la croissance », a répliqué Deutsche Bank.
Commerzbank a affiché jeudi une forte progression de son bénéfice net au quatrième trimestre, à 113 millions d’euros, soit 43% au-dessus du consensus, qui était de 79 millions d’euros. Si le produit net bancaire (PNB) hors éléments exceptionnels n’a atteint que 2,16 milliards d’euros au quatrième trimestre, en repli de 0,7% par rapport à la même période de l’exercice précédent, il s’est en revanche établi à 8,6 milliards d’euros sur l’ensemble de l’année 2018, soit une hausse de 5,4%.
« Le marché de l’emploi des métiers comptables et financiers en 2018 a retrouvé son niveau d’avant crise », souligne le cabinet de recrutement Fed Finance qui publiait, le 29 janvier, son baromètre emploi annuel (à partir des missions confiées à ses treize bureaux en France). Alors que les créations de postes s’étaient maintenues à un niveau stable les trois années précédentes, 2018 a marqué « un véritable tournant ». Certes, les employeurs recrutent encore avant tout pour remplacer du personnel (43,5 % des cas) – des remplacements majoritairement pourvus en CDI –, mais les créations de postes ont représenté, l’année dernière, 28 % des embauches, soit 9 points de mieux qu’en 2017. Quel que soit le motif, plus d’un recrutement sur deux (55 %, +6 points) s’est effectué en CDI. Avec 35 % des embauches, l’intérim a, lui, perdu plus de 5 points.
Le « jaune » aurait-il illumine la table des négociations ? Le 7 février, les partenaires sociaux de la branche AFB se sont accordés sur une augmentation de 2 % des minima. « Cet accord dépasse les pratiques habituelles de la branche », commente Hervé Hirsch, négociateur pour la CGT. Qui aurait préféré discuter d’augmentation des salaires. « Mais les dernières revalorisations de minima étaient de l’ordre de 0,4 % – il y a une dizaine d’années, nous étions montés jusqu’à 1,5 %. Ce n’est donc plus quelques centaines, mais quelques milliers de salariés qui seront concernés. » Majoré aussi, le salaire plancher des cadres passe de 34.000 à 34.500 euros annuels. L’accord NAO prévoit en outre d’engager un dialogue paritaire sur la qualité de vie au travail (QVT), la responsabilité sociale des entreprises (RSE) et la diversité. De quoi permettre « d’aborder ou de poursuivre des sujets tels que le handicap, l’égalité professionnelle, la santé et la sécurité, les enjeux des territoires ».
Contribuer au développement de la culture et des usages de la data : c’est l’objectif de la chaire internationale d’enseignement et recherche « Business analytics for future banking », créée en décembre dernier par Natixis, l’Ecole polytechnique et HEC Paris. De quoi permettre aux étudiants des deux écoles de se confronter à des cas réels et d’échanger avec des experts de la banque de financement et d’investissement du groupe BPCE, qui s’intéresse de près à la valorisation des données pour mieux comprendre les comportements et les besoins de ses clients. Un certificat Data science for management sera ouvert aux intéressés sous la forme d’un cursus de quatre à cinq semaines. Outre les cours théoriques, les étudiants auront l’occasion de travailler sur des challenges proposés par Natixis et relatifs à une problématique business d’actualité.
« Les entreprises qui réussiront à attirer et fidéliser la ‘Gen Z’ seront celles qui leur permettront de vivre plusieurs vies professionnelles et cela nécessite une évolution forte des modèles en place. »
« Je te laisse servir le cafe ma belle ? » Du sexisme dit ordinaire. Insidieux et tenace, parce que souvent involontaire. Selon deux enquêtes menées en 2013 et 2016 pour le Conseil supérieur de l’égalité professionnelle (CSEP), ces comportements ou propos touchent 80 % des femmes cadres et 74 % des femmes non cadres au travail. En décembre dernier, 30 entreprises et organisations, parmi lesquelles Accenture, Aviva, Axa, BNP Paribas, EY, ou encore la Société Générale ont lancé une initiative visant à lutter contre ce sexisme. #StOpE, c’est son nom, doit permettre de partager et de promouvoir les bonnes pratiques. Un livret de huit thématiques prioritaires a d’ores et déjà été produit. Les participants se sont engagés à déployer, au cours de l’année, au moins une de ces actions dans leur entreprise : appliquer le principe de tolérance zéro, diffuser des outils pédagogiques, mettre en place des indicateurs… Ils se réuniront une fois par an pour dresser un bilan et réorienter les champs prioritaires.
La directive sur la distribution d’assurances (DDA) accentue la transformation à l’œuvre au sein des forces de vente. Avec des impacts conséquents sur les processus RH.
Baromètre. Le risque cyber demeure la première menace pour les assureurs et réassureurs en France, selon la deuxième édition du baromètre des risques émergents publiée par la FFA (Fédération Française de l’Assurance), qui se base sur les principaux risques identifiés par les acteurs de la place, selon leur probabilité d’occurrence et leur impact potentiel. A horizon un an, le risque de croissance des inégalités et tensions sociales (pouvant induire augmentation des émeutes, concentration de l’assurance vers les plus riches ou encore hausse de la non-assurance) progresse de dix places, pour arriver au deuxième rang. Suivent ensuite la crise du secteur financier, le changement de normes comptables et le réchauffement climatique. A horizon cinq ans, le réchauffement climatique arrive en deuxième position.
Responsable. Le numéro un mondial de la vente de meubles veut moderniser son modèle. Il se lance dans la location de meubles, selon des contrats de leasing qui seront gérés par des partenaires financiers, permettant aux clients de rendre le meuble loué à l’issue du contrat ou de lui substituer un autre meuble. Le lancement de cette nouvelle offre pour une gamme délimitée d’articles démarre en Suisse dès ce mois-ci. La baisse des revenus et des profits du groupe explique ce tournant, de même que d’autres nouvelles démarches, comme les implantations dans les centres de grandes villes. La location financière des meubles s’inscrit aussi dans une logique environnementale, Ikea rénovant les meubles restitués pour en prolonger la durée de vie. Le leasing place ses pions dans les initiatives favorisant l’économie circulaire.
« Banque propre ». BPER Banca anime la concentration bancaire italienne. Le sixième plus important acteur de la Péninsule a convenu de racheter pour 220 millions d’euros l’activité bancaire de son principal actionnaire (15 %, bientôt 20 %), l’assureur Unipol. L’ancienne Banca Popolare dell’Emilia Romagna, qui se félicite de l’acquisition d’une « banque propre », verra ainsi ses actifs grossir de 17 % et y gagnera 500.000 clients et 258 agences. L’assureur rachète en parallèle pour 130 millions d’euros à BPER un portefeuille de créances douteuses d’une valeur comptable brute d’un milliard. BPER Banca a également annoncé le rachat des intérêts minoritaires au capital de sa filiale Banco di Sardegna. L’acquéreur entend tirer de ces opérations une croissance d’un tiers de son résultat par action en 2021.
Optionnelle. Le Conseil des ministres a adopté une ordonnance sur les services financiers en cas de Brexit sans accord, afin d’assurer la continuité sur : l’accès des entités françaises aux systèmes de règlement interbancaire et de règlement-livraison britanniques, les contrats d’assurance souscrits par des entités françaises auprès d’assureurs britanniques, les pouvoirs de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) vis-à-vis des entités britanniques, le fonctionnement du contrat-cadre Isda (produits dérivés) en droit français, et le mécanisme de substitution de contrats-cadres au profit de nouveaux contrats de droit français. Une sixième mesure concerne la période de liquidation des titres cotés britanniques dans les PEA soumis à ratios d’investissement, entre six et vingt-quatre mois a priori, et une septième désigne l’Autorité des marchés financiers (AMF) compétente pour la supervision des activités liées à la titrisation.
Jeffrey Gundlach (photo) a la dent dure contre Frédéric Oudéa… et la rancune tenace. Le fondateur de DoubleLine Capital se fend depuis quelques semaines de tweets assassins à l’encontre du directeur général de la Société Générale. Le dernier en date, posté lors de la publication des résultats du groupe, accuse le dirigeant français de n’avoir « aucune idée de ce qu’il fait, à part envoyer la banque dans le mur ». Il faut dire que la Société Générale n’avait pas hésité il y a dix ans à mettre sur la touche Jeffrey Gundlach, alors gérant star de sa filiale américaine TCW, elle-même cédée début 2013. S’en était ensuivi un procès haut en couleur, où chaque partie accusait l’autre des pires turpitudes, avant la signature d’un armistice. Le traité de paix n’a, semble-t-il, pas effacé toutes les blessures…
En ligne. Pour sa quatrième édition, l’étude « Nouveaux services et nouveaux modèles numériques dans la banque » réalisée par Next Content pour CGI et Sab montre une réelle évolution des consommateurs en faveur des usages digitaux dans les services financiers. Ainsi, 56 % des personnes interrogées sont prêtes à passer à la banque en ligne, soit 11 points de plus qu’il y a deux ans. Le chiffre atteint même 66 % chez les multibancarisés, dont 84 % souhaitent en faire leur banque principale. La moitié des Français utilisent leur application mobile bancaire plusieurs fois par semaine mais l’ordinateur reste l’appareil refuge pour les opérations nécessitant davantage de sécurité, comme la souscription d’un nouveau produit, la modification des bénéficiaires de virement ou la commande d’un moyen de paiement. Les usages liés à la voix semblent bien acceptés pour des fonctionnalités simples. S’ils utilisent encore peu les services des fintech (Lydia, Bankin4 ou Linxo…), les consommateurs sont prêts à essayer de nouveaux services, comme le microcrédit entre particuliers ou les plates-formes bancaires multimarques.