Le CFA Institute peut se frotter les mains. L’Association des professionnels de l’investissement a enregistré une augmentation de 13 % du nombre de candidats dans le monde ayant passé, en décembre dernier, l’examen de niveau I du programme Chartered Financial Analyst (CFA). Et 45 % des quelque 77.000 aspirants à cette certification ont franchi avec succès ce premier niveau. Les candidats sont toujours plus nombreux dans la région Asie - Pacifique (59 % du total, en hausse de 19 %), la Chine continentale ayant, à elle seule, présenté plus de 23.600 candidats (30 %), devant les Etats-Unis (16 %) et l’Inde (10 %). Pour mémoire, les intéressés doivent réussir les trois niveaux d’examen, disposer de quatre ans d’expérience professionnelle dans le secteur et s’engager à respecter le code d’éthique et les normes de conduite de l’association. En moyenne, il faut quatre ans pour finaliser le parcours. Moins d’un candidat sur cinq décroche la certification.
Sixième année consécutive de hausse pour les recrutements de cadres, annonce l’Apec (Agence pour l’emploi des cadres) dans son Panel Entreprises, publié le 19 février. Au total, le nombre d’embauches dans les services devrait s’établir, en 2019, entre 196.300 et 211.000, dont 17.000 à 19.200 pour le seul secteur banque et assurance, en 4e position, très loin derrière les activités informatiques et télécommunication et l’ingénierie et la R&D. Les activités juridiques et comptables, le conseil et la gestion des entreprises prennent la 3e place (de 26.700 à 28.500). La fonction finance, comptabilité, contrôle de gestion, audit, devrait, elle, recruter entre 21.800 et 23.700 cadres. Une autre étude publiée par la Dares (ministère du Travail) le 11 février fait, elle, état d’une augmentation en 2018 de 3,9 % des ruptures conventionnelles individuelles par rapport à 2017. Et, parmi les 430.700 ruptures enregistrées, 12.460 ont concerné les activités financières et d’assurance. Soit une hausse, tout de même, de 7,2 % !
PASSIF. BlackRock aurait réduit de 60 % ses dépenses de recherche externe en 2018 pour la zone Emea (Europe, Moyen-Orient, Afrique) selon Financial News. Le budget alloué serait ainsi passé de 35 à moins de 15 millions de dollars. Deux fournisseurs estiment même que les coupes seraient encore beaucoup plus importantes. Mais avec près de 70 % de gestions indicielles ou ETF (Exchange Traded Funds), BlackRock peut-il encore être considéré comme un gestionnaire actif emblématique en termes de besoins d’analyses externes ? Une récente étude du CFA Institute évoque une baisse moyenne de 6,4 % des budgets 2018 pour l’ensemble de la gestion, et de 11,1 % pour les sociétés avec plus de 250 milliards d’encours.
La banque italienne Carige, placée sous la tutelle de la Banque centrale européenne en janvier, a présenté jeudi son plan stratégique. Elle a porté à 630 millions d’euros le montant des capitaux qu’elle devra lever cette année pour restaurer sa solvabilité. L’estimation précédente était de 400 millions d’euros, mais le renflouement de la banque avait été bloqué en décembre par son principal actionnaire, poussant la BCE à intervenir en tant que superviseur bancaire européen. Sur les 630 millions d’euros, 320 millions se substitueront aux titres subordonnés émis fin 2018 au profit d’un fonds de place en Italie.
BNP Paribas Fortis projetterait de supprimer 2.500 postes sur la période 2019-2021, selon le quotidien belge L’Echo. Interrogée par L’Agefi, la filiale belge de BNP Paribas se refuse à tout commentaire.
Nouveau plongeon pour l’action Metro Bank. Le cours de Bourse de la jeune banque britannique chutait de 20% mercredi matin, après l’annonce d’une prochaine augmentation de capital de 350 millions de livres (406 millions d’euros). Créée en 2010 avec pour objectif de prendre des parts de marché aux grandes banques du Royaume-Uni, Metro Bank a également annoncé que la Financial Conduct Authority et la Prudential Regulatory Authority projetaient d’enquêter sur ses erreurs comptables révélées le mois dernier. Cette confession d’un calcul erroné des actifs pondérés par le risque avait provoqué une chute du titre de près de 40% le 23 janvier.
Les gouvernements de l’Union européenne (UE) et le Parlement européen ont conclu un accord sur un contrôle renforcé des sociétés d’investissement offrant des services de «type bancaire». L’accord, conclu mardi soir et qui se rapproche davantage de celui validé par les Etats membres en janvier que de la position du Parlement, renforcera les pouvoirs de la Commission européenne en matière de surveillance des sociétés financières étrangères opérant dans l’Union, notamment des entreprises basées au Royaume-Uni, après le Brexit.
La Breda annoncé ce matin un résultat net consolidé en progression de 8% à 277 millions d’euros en 2018, contre 257 millions d’euros l’année précédente. Le produit net bancaire (PNB) s’est lui aussi inscrit en hausse de 3,4% à 1,19 milliard d’euros. La première des Banques Populaires signe ainsi sa sixième année consécutive de hausse.
L’association européenne des gestionnaires d’actifs, l’EFAMA s’est réjouit hier de l’approbation par la commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen de l’accord de trilogue sur le projet de produit d’épargne retraite paneuropéen (PEPP), qui ouvre la voie au développement de produits de pension individuelle bénéficiant d’un label européen, indique un communiqué. L’EFAMA réitère son ferme soutien au PEPP, qui joue, selon l’association, un rôle stratégique important pour aider et encourager les citoyens européens à épargner pour leur retraite et pour orienter davantage leurs économies vers des investissements à long terme dans l’UE. Le PEPP pourrait devenir une partie importante du marché unique et renforcer l’Union des marchés des capitaux en augmentant la part de l'épargne des ménages investie dans des instruments des marchés des capitaux. L’association estime qu’il s’agit d’une bonne nouvelle pour les épargnants européens de pouvoir choisir des PEPP de base fondés sur des stratégies de cycle de vie compatibles avec l’objectif ultime de protection de la valeur réelle à long terme du capital apporté. À l’avenir, le règlement PEPP ne produira tous les effets positifs attendus que si les mesures d’accompagnement de niveau 2 garantissent que le PEPP est attrayant à la fois pour les épargnants et les fournisseurs. Le traitement fiscal applicable au PEPP constituera également un élément crucial pour sa promotion dans les États membres. À cet égard, l’EFAMA souscrit à la recommandation de la Commission européenne selon laquelle les États membres accordent au PEPP le même allégement fiscal que celui accordé aux produits de retraite nationaux afin de garantir le bon démarrage du PEPP. Les institutions européennes avaient entériné le 3 février l’accord politique intervenu en décembre dernier entre le Parlement européen et le Conseil sur le projet de PEPP. La Commission avait lancé cette initiative en juin 2017.
Le parlement européen et les Etats membres de l’Union européenne ont trouvé un accord politique sur la réforme européenne du régime prudentiel applicable aux sociétés d’investissement. Ces nouvelles règles ont pour but d’améliorer les flux d’investissement au sein de l’Union européenne et de permettre une meilleure protection des investisseurs. Selon la commission européenne qui voit cette réforme comme un élément clé de l’union des marchés de capitaux dans l’UE, les nouvelles règles seront plus équilibrées et permettront une meilleure supervision des sociétés d’investissement en terme de capital, liquidité et autres critères de gestion du risque. Ainsi les sociétés d’investissement qui opèrent des activités similaires à celles de banques et qui posent aussi des risques identiques seront soumises aux mêmes règles de supervision que les banques. La commission européenne ajoute que que les sociétés concernées bénéficieront d’une législation plus adaptée à leurs modèles d’activité. Les principesd'équivalence concernantla fourniturede services d’investissement par des pays tiers seront renforcés et clarifiés. Les sociétés d’investissement seront réparties en trois catégories avec cette réforme. Les grandes sociétés continueront à appliquer les règles prudentielles en vigueur tandis que celles considérées comme les plus systémiques seront soumises au même régime de supervision que les grandes institutions de crédit. Les autres firmes seront, elles, placées dans deux groupes et les nouvelles règles prudentielles prendront en compte leurs risques spécifiques. Les plus petites sociétés d’investissement pourront ainsi bénéficier de critères plus simples et en ligne avec leurs activités.
Le réassureur britannique Pool Re, qui prend en charge la couverture du risque terroriste au Royaume-Uni, a annoncé le placement d’une obligation catastrophe de 75 millions de livres (87 millions d’euros). Les obligations à 3 ans, qui paient 5,9% par an, sont «les premières insurance-linked securities (ILS) à couvrir exclusivement le risque terroriste», précise le groupe. GC Securities a placé ce «cat bond», et Clifford Chance a travaillé sur les aspects juridiques. Créé en 1993 à la suite de la campagne d’attentats de l’Armée républicaine irlandaise, Pool Re rassemble la plupart des assureurs et des membres du Lloyd’s, et bénéficie d’un engagement de soutien du Trésor britannique.
BNP Paribas a déboursé 7,98 millions d’euros pour être l’unique mécène, sur cinq ans, d’une licence «Impact positif» destinée à former aux métiers du développement durable, selon Libération. Sa création a été votée jeudi dernier par le réseau d’établissements parisiens Paris Sciences et Lettres (PSL). Selon le quotidien, la création de cette licence a provoqué des réactions chez une partie des étudiants et enseignants, certains craignant «une remise en cause de l’indépendance académique». Elle comporte cependant une clause de «non-dénigrement» mutuel, qui permettra à BNP Paribas, en cas de désaccord, de se retirer et de mettre fin au financement de cette licence.
L’assureur helvétique Swiss Life a publié mardi un bénéfice net en hausse de 7% à 1 milliard de francs suisses (950 millions d’euros) pour 2018. Les revenus issus de frais et commissions de l’assureur ont, eux, progressé de 6%, à 1,6 milliard de francs suisses. Les actifs sous gestion deSwiss Life AM ont atteint 233 milliards de francs suisses au 31 décembre 2018. L’assureur, qui a dégagé un rendement des capitaux propres de 9,1% en 2018, a dépassétous les objectifs de son plan sur trois ans. En conséquence, Swiss Life a pris la décision de relever son dividende à 16,50 francs suisses par action, contre 13,50 francs suisses lors de l’exercice précédent.
La banque Credit Suisse a annoncé mardi plusieurs changements à son comité exécutif, qui se féminise par la même occasion. Déjà membre du comex, Lara Warner devient responsable des risques pour le groupe (chief risk officer), et remplace Jo Oechslin qui quitte l’instance de direction pour devenir senior adviser. Lydie Hudson, qui était responsable des opérations pour les activités de marché, est nommée patronne de la conformité (chief compliance officer) et fait son entrée au comex. Antoinette Poschung fait également son entrée au comité de direction pour remplacer Peter Goerke en tant que responsable des ressources humaines du groupe.
Le groupe Crédit Agricole lance CA Transitions, le premier fonds d’investissement bancaire pour compte propre dédié aux transitions énergétique, agricole et agroalimentaire. Il est géré par Idia Capital Investissement, filiale de gestion spécialisée du groupe Crédit Agricole. Il a pour objectif de lever 200 millions d’euros, apportés par les caisses régionales de Crédit Agricole et le groupe Crédit Agricole S.A. Le fonds cible les PME, les ETI et les coopératives, auxquelles il sera proposé, en co-investissement avec les sociétés de capital investissement régionales du groupe, des investissements compris entre 1 et 20 millions d’euros pour 5 à 10 ans.
Le réassureur britannique Pool Re, qui prend en charge la couverture du risque terroriste au Royaume-Uni, a annoncé le placement d’une obligation catastrophe de 75 millions de livres (87 millions d’euros). Les obligations à 3 ans, qui paient 5,9% par an, sont «les premières insurance-linked securities (ILS) à couvrir exclusivement le risque terroriste», précise le groupe. GC Securities a placé ce «cat bond», et Clifford Chance a travaillé sur les aspects juridiques.
BNP Paribas a déboursé 7,98 millions d’euros pour être l’unique mécène, sur cinq ans, d’une licence «Impact positif» destinée à former aux métiers du développement durable, selon Libération. La création de cette licence a été votée jeudi dernier par le réseau d’établissements parisiens Paris Sciences et Lettres (PSL), qui réunit plusieurs grandes écoles comme Chimie ParisTech, l’Ecole normale supérieure Ulm, les Mines ParisTech et l’université Paris-Dauphine.
Standard Chartered a annoncé mardi un programme de réduction de coûts de 700 millions de dollars (616,3 millions d’euros) et la cession de certaines activités, dans le cadre de son nouveau plan stratégique de trois ans visant à redorer sa croissance.
L’assureur helvétique Swiss Life a publié mardi un bénéfice net en hausse de 7% à 1 milliard de francs suisses (950 millions d’euros) pour l’année 2018. Les revenus issus de frais et commissions de l’assureur ont, eux, progressé de 6% l’année passée, à 1,6 milliard de francs suisses, grâce à la contribution accrue des activités de conseil, de la gestion d’actifs et des produits et services tiers propres à l’entreprise, selon un communiqué.
La banque Credit Suisse a annoncé mardi plusieurs changements à son comité exécutif, qui se féminise par la même occasion. Déjà membre du comex, Lara Warner devient responsable des risques pour le groupe (chief risk officer), et remplace Jo Oechslin qui quitte l’instance de direction pour devenir senior adviser. Lydie Hudson, qui était responsable des opérations pour les activités de marché, est nommée patronne de la conformité (chief compliance officer) et fait son entrée au comex. Antoinette Poschung fait également son entrée au comité de direction pour remplacer Peter Goerke en tant que responsable des ressources humaines du groupe.
A l’occasion d’une conférence sur ses résultats annuels dont les grands indicateurs ont été publiés le 21 février, la Banque Postale a annoncé mardi son intention de procéder au premier semestre 2019 à une augmentation de capital de 800 millions d’euros. L’opération se fera en convertissant des titres hybrides additional tier one (AT1) en fonds propres durs. «La reconnaissance en fonds propres durs des titres émis lors de cette opération est soumise à l’autorisation de la Banque centrale européenne», précise le groupe dans un communiqué.
Le régulateur des marchés financiers espagnols, CNMV, a présenté son plan d’activité pour 2019 qui comporte trois principaux éléments : la priorité donnée à la supervision, le renforcement de l’attractivité du marché espagnol et le suivi des développements technologiques dans le secteur financier. Quelque 44 objectifs spécifiques à atteindre d’ici la fin d l’année par le régulateur ont été définis. La CNMV envisage notamment de développer l’usage d’outils de technologie d’information comme l’analyse de big data. Elle procédera aussi à des opérations dites de «mystery shopping» dans le cadre de la supervision du marketing de produits financiers dans les réseaux commerciaux d’un échantillon de compagnies. Cette année, le régulateur espagnol s’intéressera de plus près aux activités des institutions enregistrées comme évoluantsous le régime de la libre prestation de services et celles des institutions délivrant des certificats de qualification. Côté fonds d’investissement, le régulateur espagnol prépare notamment une étude sur les coûts et le profitabilité des fonds espagnols comparés aux fonds européens. Elle devrait être publiée au cours du deuxième trimestre 2019. La CMNV rappelle que 923 milliards d’euros ont été négociés en actions espagnoles en 2018 tandis que les investissements étrangers en actions espagnoles ont atteint un record historique l’an dernier, constituant 46% des investissements dans le segment concerné. La liste des objectifs de la CNMV pour 2019 est disponible ici.
L’Irlande et le Luxembourg sont les grands gagnants de la sous-traitance et des délégations opérées par les sociétés de gestion basées à Londres et provoquées par le Brexit, écrit le Financial Times. Dans ces deux pays, les «mancos» servent quelques 6.800 milliards d’euros d’actifs domiciliés dans ces pays. En Irlande, les deux plus importantes se nomment Carne Global Fund Managers qui pèse quelque 31 milliards d’euros et Northern Trust Fund Services (16,5 milliards d’euros). Mais il existe aussi les «supermanco» qui sont des versions gonflées des mancos. Une manco sert un seul type d’investissement tandis que les supermanco ont des licences pour offrir des services à de multiples types d’investissements. Et les groupes de gestion sont de plus en plus conscients des économies d'échelle qu’ils peuvent réaliser en utilisant ces supermancos. Les grands groupes font grossir leur propres surpermanco mais des supermancos peuvent aussi être utilisées par plusieurs sociétés de gestion.
La banque italienne a annoncé dimanche la démission de son directeur général, Mauro Selvetti, qui sera remplacé par le président du groupe, Luigi Lovaglio. Ancien patron de la banque polonaise Pekao de 2011 à 2017, ce dernier était devenu président de Creval en octobre, dans le cadre d’un chamboulement de la gouvernance du groupe par ses actionnaires. Il devra concevoir un plan à trois ans qui sera présenté d’ici à la fin de l’année. Son cours de Bourse grimpait de 10,62% en clôture, lundi. Creval a pour premier actionnaire le hedge fund Altera Capital, avec une participation de 7%. Parmi les principaux actionnaires figure également le Crédit Agricole, et qui a un partenariatavec Creval dans l’assurance.
Le régulateur chinois des secteurs bancaire et de l’assurance a dit lundi avoir exhorté toutes les banques du pays à accroître leurs prêts au secteur privé, pour contrer le ralentissement de l'économie. Les grandes banques commerciales contrôlées par l’Etat doivent augmenter leurs prêts aux PME de plus de 30% cette année, écrit la Commission chinoise de régulation bancaire (CBRC) dans un communiqué. Le secteur privé représente plus de la moitié de la croissance économique chinoise, mais les entreprises sont confrontées à une hausse des coûts d’emprunt, et ont plus de difficultés à obtenir des prêts en raison de la campagne des pouvoirs publics contre la finance parallèle.