Interrogé lors de la conférence de résultats 2020 de Covéa sur sa saisine du Parquet national financier contre Denis Kessler, patron de Scor, Thierry Derez (photo), président-directeur général du groupe (aux marques GMF, Maaf, MMA), a précisé : « Nous n’agissons pas pour le compte de Covéa, mais dans l’intérêt de Scor ». Une action « ut singuli », a-t-il dit, donc au nom de Scor dont Covéa est le premier actionnaire avec 8,45 % du capital. L’objet : manipulation de cours et abus de biens sociaux. En parallèle, Thierry Derez et Covéa sont attendus en juillet par le tribunal correctionnel de Paris, respectivement pour abus de confiance et recel d’abus de confiance. Condamné pour avoir transmis à son groupe des informations en vue d’une prise de contrôle de Scor et ainsi avoir violé ses obligations d’administrateur en nom propre, cet avocat de formation a fait appel de la décision du même tribunal de commerce de Paris pour réparer le préjudice subi dans cette affaire par le réassureur : verser plus de 19 millions d’euros – avec les entités Covéa Sgam et Covéa Coopérations, donc in solidum.