Le superviseur européen, l’Eiopa, veut complexifier, une fois de plus, les règles de solvabilité pesant sur l’Europe de l’assurance. Il appartient au Ministre des Finances de sensibiliser la Commission Européenne et le Parlement Européen pour dire NON à la révision fondée sur l’hypothèse d’un choc de taux négatifs et pour dire OUI à une révision généralisant à 22 % l’exigence de capital liée au risque actions.
Les groupes bancaires font partie des acteurs les mieux préparés à ce danger, mais ils restent humbles, car les pirates, plus organisés, se montrent de plus en plus menaçants.
Les inscriptions au chômage ont diminué aux Etats-Unis lors de la semaine au 10 juillet, à 360.000 contre 386.000 (révisé) la semaine précédente, a annoncé jeudi le département du Travail. Les inscriptions au 3 juillet ont été révisées en hausse. La moyenne mobile sur quatre semaines recule néanmoins à 382.500 contre 397.000 (révisé) la semaine précédente. Le nombre de personnes percevant régulièrement des indemnités a poursuivi son reflux à 3,241 millions lors de la semaine au 3 juillet contre 3,339 millions la semaine précédente, alors qu’un certain nombre d’Etats (républicains) cesseront les aides supplémentaires de 300 dollars prévues dans le plan de soutien. Au 26 juin, le nombre total de demandeurs d’indemnités intégrant les différents régimes d’aides de retour à l’emploi représentait 13,8 millions d’Américains, contre 14,8 à fin mai.
La Cour de justice européenne a donné raison, dans une décision rendue jeudi, à l’Autorité bancaire européenne (ABE), sur un contentieux qui l’opposait depuis plusieurs années à la Fédération bancaire française (FBF). Le gendarme européen avait émis des recommandations en 2016 sur la vente de produits bancaires, pour qu’ils soient conformes à l’intérêt du client. La FBF avait contesté ces demandes, relayées en France par l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR). Elle avait introduit un recours en annulation devant le Conseil d’Etat, lequel avait ensuite renvoyé le dossier à la Cour européenne. Le Conseil d’État devrait prochainement statuer sur le recours formé par la FBF, selon un communiqué de l’ACPR.
Morgan Stanley a fait état d’une croissance plus forte que prévu de son bénéfice du deuxième trimestre, son activité de banque d’investissement ayant bénéficié de l’augmentation des volumes de transactions et du dynamisme sur les marchés de capitaux et contribué à compenser la baisse des activités à taux fixes. Le bénéfice net de la banque américaine a atteint 3,4 milliards de dollars (2,8 milliards d’euros) au trimestre clos le 30 juin, contre 3,05 milliards de dollars un an plus tôt
La Banque de France s’inquiète des difficultés de recrutement des entreprises qui semblent constituer aujourd’hui la principale menace à la reprise économique en France, a estimé jeudi son gouverneur sur Franceinfo. La banque centrale prévoit toujours +5,75% de croissance pour 2021 (le gouvernement +6%) et s’inquiète moins du variant Delta du coronavirus ou des difficultés d’approvisionnement (temporaires) que de l’offre d’emploi : «Les entreprises que nous interrogeons déclarent à la Banque de France pour 44% d’entre elles avoir déjà des difficultés de recrutement, alors qu’on est au tout début de cette reprise. La principale difficulté française, c’est l’insuffisance de l’offre de travail disponible : il n’y a pas de réforme plus essentielle dans notre pays que celle qui augmente cette offre de travail en quantité et en qualité», a déclaré François Villeroy de Galhau, évoquant les problèmes de formation, d’incitation et de sous-emploi des jeunes et des seniors.
Banco Santander a annoncé jeudi que Santander Holdings USA, la société holding américaine de la banque, a conclu un accord pour acquérir Amherst Pierpont Securities, un courtier en valeurs mobilières indépendant, par le biais de l’acquisition de sa société mère, Pierpont Capital Holdings LLC, pour une contrepartie totale d’environ 600 millions de dollars (environ 500 millions d’euros). Amherst Pierpont fera partie de la ligne d’activité mondiale de Santander Corporate & Investment Banking (Santander CIB). Amherst Pierpont compte environ 230 employés au service de plus de 1.300 clients institutionnels depuis son siège social à New York et ses bureaux à Chicago, San Francisco, Austin, et d’autres sites aux États-Unis et Hong Kong. Cette acquisition permet à Santander d’augmenter ses capacités de tenue de comptes sur les marchés américains, fournit une plate-forme de compensation sur les taux pour le groupe à l'échelle mondiale, accroît sa présence sur les clients institutionnels et étend ses capacités de structuration et de conseil.
Le groupe espagnol Banco Sabadell a indiqué jeudi qu’il avait accepté de revendre ses 51,6% de parts dans son activité en Andorre à Mora Banc Grup pour 67 millions d’euros. Il a précisé que la somme finale pourrait être soumise à la certification de chiffres financiers du 30 juin 2021. Il s’attend à boucler la transaction au cours du quatrième trimestre. Sabadell possédait 51% des parts de Banco Sabadell d’Andorre, qui compte environ 1,8 milliard d’euros d’actifs sous gestion.
Après des années difficiles, les centres de relation client s’imposent désormais comme une filière à part entière dans la stratégie omnicanal déployée par les banques.
Cap 2024. Dans le cadre de la présentation de son plan stratégique à trois ans, BPCE a annoncé viser une croissance annuelle de ses revenus de 3,5 %, un coefficient d’exploitation inférieur à 65 % et un ratio core tier one dépassant 15,5 %. La banque de détail est au cœur du développement. Les deux réseaux du groupe, Banque Populaire et Caisse d’Epargne, qui comptent plus de 30 millions de clients, prévoient d’en gagner 800.000 additionnels et de réaliser un produit net bancaire de quelque 18 milliards d’euros d’ici
La Parole à… Stéphane Priami, directeur général de Crédit Agricole Consumer Finance et directeur général adjoint de Crédit Agricole SA en charge du pôle services financiers spécialisés
Mastercard et Verizon Business ont signé mardi un contrat pour utiliser la 5G et les technologies sans fil pour les paiements sans contact, et pour fournir un service de caisse autonome aux magasins de distribution. Le contrat entre Verizon et Mastercard vise à utiliser les smartphones 5G et la technologie sans contact (near-field communication ou NFC) pour les marchands, afin d’accepter des modes de paiements sans passer par des terminaux de points de vente. Des opérateurs télécoms tels que l’américain Verizon cherchent à s'étendre à de nouvelles activités allant de la robotique aux fintechs, pour développer des caisses automatiques, ou des points de vente nouvelle génération, tels les Go stores d’Amazon.
La banque espagnole Banco Santander a conclu la semaine dernière un accord en vue de céder un portefeuille de prêts non performants au spécialiste du crédit Marathon Asset Management dans le cadre de ses initiatives pour redresser son bilan, a indiqué mardi une personne proche de l’opération, citée par Dow Jones. Santander a vendu 600 millions d’euros de prêts non performants au fonds américain, qui les a repris pour 100 millions d’euros, a précisé cette source. C’est la première fois que Santander cède des prêts non performants depuis le début de la pandémie de coronavirus. Le portefeuille cédé est en grande partie composé de prêts non performants accordés à de petites et moyennes entreprises, notamment des sociétés hôtelières. Cette information avait initialement été rapportée par le journal espagnol El Confidencial.
Patrick Cohen a présenté mardi le nouveau comité exécutif d’Axa France. Composé de 10 personnes, dont 4 femmes, il compte quatre arrivées : Clément Rouxel, directeur communication, marque et responsabilité sociale d’entreprise, Amélie Watelet, directrice des ressources humaines, Gilbert Chahine en charge de l’épargne, retraite et prévoyance individuelles et Clémence Gastaldi Serisé, en charge des assurances collectives internationales. Au contraire, trois quittent ce comité : Didier Weckner, ancien directeur général d’axa santé et collectives devient conseil stratégie santé, Eric Lemaire, ex-directeur de la communication devient président exécutif d’Axa Passion, et Elise Bert-Leduc est nommée Présidente-directrice générale de Direct Assurance. Cette équipe a pour objectif « d’accélérer la transformation d’AXA France sur les thèmes de l’expérience client, la technologie, la simplicité et le bien-être des collaborateurs », précise un communiqué.
La Mutualité Française se réjouit des annonces du Président de la République concernant la vaccination obligatoire des soignants et l’extension du pass sanitaire dès le 21 juillet. Elle avait appelé de telles actions de ses vœux la semaine dernière, soulignant le risque d’une nouvelle vague avec le variant delta et le taux de vaccination trop bas dans les hôpitaux et Ehpad (respectivement 64% et 57%). L’organisation, qui représente 518 mutuelles, précise qu’elles « continueront à se mobiliser au quotidien dans les territoires afin de permettre à chacun d’avoir accès au vaccin qui reste la meilleure des protections contre le virus
BlackRock, le numéro un mondial de la gestion d’actifs, a largement dépassé les prévisions mercredi avec un bond de 28% de son bénéfice du deuxième trimestre et un nouveau record de ses actifs sous gestion. Le bénéfice net ajusté du groupe américain ressort à 1,55 milliard de dollars (1,31 milliard d’euros), soit 10,03 dollars par action, pour le trimestre clos le 30 juin, contre 1,21 milliard de dollars (7,85 dollars/action) sur la même période l’an dernier. Les analystes tablaient en moyenne sur un bénéfice de 9,46 dollars par action, selon les données IBES de Refinitiv. Les actifs sous gestion de BlackRock ont atteint le montant record de 9.490 milliards de dollars, contre 7.320 milliards au deuxième trimestre de l’an dernier. La collecte nette s’est élevée à 81 milliards de dollars, grâce à l’augmentation des investissements dans les différents fonds de BlackRock, y compris ses fonds indiciels cotés (ETF).
Les records continuent pour Goldman Sachs, mais pas assez pour satisfaire les investisseurs. La banque américaine a dévoilé mardi, pour le deuxième trimestre d’affilé, des revenus issus de sa banque d’investissement records à 3,61 milliards de dollars (3,06 milliards d’euros) soit une hausse de 36% sur un an. Une performance notamment rendue possible par une hausse de 83% sur les conseils en fusions et acquisitions(1,25 milliard de dollars), qui n’a pas souffert du ralentissement des sociétés chèque en blanc (Spac). Cependant, malgré ces chiffres, la valeur baissait de 1,34 % à 375 dollars, dans un marché américain en hausse de 0,15%. Les marchés ont considéré que les bonnes nouvelles étaient déjà dans les cours. La banque devra maintenant prouver qu’elle est capable de réitérer l’exploit.
Une hausse des profits qui ne satisfait pas le marché. JPMorgan a publié mardi un bénéfice trimestriel en hausse de 155% à 11,9 milliards de dollars (10 milliards d’euros) contre 7,3 milliards l’année passée. Finalement, Le bénéfice net par action atteint 3,78 dollars alors que les analystes s’attendaient à 3,21 dollars selon Refinitiv. Une performance qui n’a toutefois pas convaincu les investisseurs, l’action JPMorgan perdait 2,6% en séance à la Bourse de New-York. Une nouvelle fois, la reprise de provision a largement contribué à ce résultat, avec 3 milliards de dollars de réserves de crédits repris. Au total, le bénéfice net par action est de 3,03 dollars en excluant cette reprise. « Nous ne considérons pas cela comme des bénéfices essentiels ou récurrents », a relativisé le président de JPMorgan, Jamie Dimon. Au contraire, les revenus du trading et de conseils se sont inscrits en baisse de 28% sur un an à 8,1 milliards de dollars. Le trading seul subit une baisse significative de 30% à 6,8 milliards de dollars. Surtout, le revenu net d’intérêts (la différence entre les taux auxquels elles prêtent et ceux auxquels elles se refinancent) « s’est élevé à 12,9 milliards de dollars, soit une baisse de 8 %, principalement due à la diminution du revenu net d’intérêts de CIB Markets et à la baisse des prêts dans le secteur des cartes », rapporte la banque. Jamie Dimon s’est néanmoins dit optimiste quant à l’évolution des prêts dans le secteur. Le revenu de la banque ont atteint sur le trimestre 31,4 milliards de dollars (30,01 milliard un an auparavant). Le rendement des capitaux propres est lui en net progression sur un an à 18% (contre 7% il y a un an), mais diminue par rapport au 23% du premier trimestre 2021.