Les négociations en vue d’une union entre BayernLB et WestLB sont sur le point d’être rompues, croit savoir le quotidien de sources financières sans pouvoir toutefois préciser les raisons de cette déconvenue. WestLB aurait engagé une quête parallèle d’autres prétendants à son rachat. Le rapprochement des deux promis donnerait naissance à la troisième banque allemande.
La Société générale a exclu tout recours à une augmentation de capital pour se conformer aux normes bancaires de Bâle 3, ce qui fait monter vers 13 heures le titre de 4,56% à 44,02 euros en Bourse. La deuxième banque française indique être en mesure d’atteindre un ratio de solvabilité financière ‘core tier one’ de 7,5% dès début 2013 et de 8,5% à la fin de la même année. Le marché a aussi salué la performance de la Société Générale au troisième trimestre, qui s’est soldé par des résultats supérieurs aux attentes grâce à un recul plus prononcé que prévu des provisions pour pertes sur le crédit et par la hausse de son activité dans la banque de détail. Le bénéfice net est ainsi multiplié par 2,1 pour ressortir à 896 millions d’euros. Les provisions ont reculé de 39% tandis que les revenus ont progressé de 5,5%.
Patrick Dixneuf, l’ancien directeur financier des AGF, qui dirigeait depuis un an les opérations du groupe Allianz à partir de Munich, va quitter l’assureur allemand, selon La Lettre de l’Assurance. Il rejoindrait Aviva pour prendre à compter du 1er janvier la responsabilité des opérations de l’ensemble des filiales européennes de l’assureur britannique. Il sera basé à Paris. Les deux groupes n'étaient pas en mesure mercredi matin de commenter l’information.
Société Générale, qui a dépassé les attentes au troisième trimestre, a une nouvelle fois exclu mercredi tout recours à une augmentation de capital pour se conformer aux nouvelles normes bancaires de Bâle III et confirmé les objectifs de son plan stratégique de juin.
La Securities and Exchange Commission a conclu un accord de principe pour mettre un terme aux accusations de fraude et de négligence, au civil, avec Cohmad Securities et trois individus qui avaient sollicité des investissements pour le compte de Bernard Madoff, indique le Financial Times. Robert Jaffe, Maurice Cohn et Marcia Cohn, et la société qu’ils représentaient, Cohmad Securities, avaient perçu plus de 100 millions de dollars de commissions pour avoir apporté des clients à Madoff. La SEC n’a pas conclu d’accord financier avec ces personnes.
La Commission n’exclut pas de légiférer sur les problématiques liées au gouvernement d’entreprise et à l’investissement responsable. Dans la communication publiée la semaine dernière («Vers un Acte pour le Marche unique - Pour une économie sociale de marché hautement compétitive»), la Commission indique, dans sa proposition 38, qu’elle lancera une consultation publique, par le biais d’un livre vert, en matière de gouvernance des entreprises.La proposition 38 ajoute que la Commission lancera également «une consultation publique sur les options possibles pour améliorer la transparence de l’information par les entreprises sur les aspects sociaux, environnementaux et le respect des droits de l’homme». Et la Commission précise que ces consultations pourront déboucher sur des initiatives législatives.La Commission explique qu’il est primordial que les entreprises européennes fassent preuve de la plus grande responsabilité, «tant vis-à-vis de leurs employés et de leurs actionnaires qu'à l'égard de la société en général». Leur gouvernance pourrait être améliorée notamment en ce qui concerne la composition et la diversité au sein des conseils d’administration, y compris la représentation des femmes, l’engagement à long terme des actionnaires ou encore l’actionnariat salarié.A noter par ailleurs que la Commission proposera une Initiative pour l’Entreprenariat Social en 2011 (proposition 36), afin de soutenir et d’accompagner le développement de projets d’entreprise innovants sur le plan social au sein du marché unique en utilisant notamment la notation sociale, les labellisations éthiques et environnementales, la commande publique, la mise en place d’un nouveau régime de fonds d’investissement et la captation de l'épargne dormante.
La commission boursière japonaise s’intéresse à la récente chute brutale des titres de plusieurs grands groupes du pays, entre autres Nippon Sheet Glass, Inpex ou encore Tepco, qui étaient sur le point d’annoncer la mise sur le marché de nouvelles actions, rapporte Les Echos. Des investisseurs, illégalement informés, auraient multiplié les ventes à découvert.
Par l’intermédiaire de l’Association française des investisseurs en capital (Afic), les professionnels du capital-risque s’inquiètent de certaines dispositions dans le cadre du projet de loi de finances 2011 (PLF), rapporte l’Agefi. Notamment celles concernant le traitement fiscal des FCPI et FIP (fonds communs de placement dans l’innovation et fonds d’investissement de proximité). Le PLF prévoit de limiter à 1,5 million d’euros par période de 12 mois les investissements réalisés par les fonds dits «IR» (donnant droit à un avantage fiscal au titre de l’impôt sur le revenu) de façon à subir le même traitement que les fonds «ISF» (offrant une exonération de l’impôt sur la fortune). Or, plus des deux tiers des investissements réalisés aujourd’hui par les FCPI et les FIP sont de montants supérieurs au plafond envisagé. L’adoption par l’Assemblée nationale de l’amendement du rapporteur Gilles Carrez, proposant que le plafonnement ne soit pas appliqué aux FCPI, soulage certes les professionnels qui s’inquiète cependant du délai de mise en oeuvre de l’amendement. Le décret d’application est prévu d’ici à fin 2011, précise le quotidien.
L’Association internationale des contrôleurs d’assurance (IAIS) a annoncé le 2 novembre vouloir évaluer le risque systémique émanant des assureurs au niveau mondial et voir comment appliquer les récentes réformes bancaires au secteur de l’assurance.Au terme de leur réunion triennale à Dubaï, l’IAIS, qui regroupe les régulateurs de 140 pays et plus de 120 assureurs, a mis en place un calendrier de deux ans durant lequel elle va évaluer les recommandations du Comité de stabilité financière (FSB, Financial Stability Board) en matière de réforme financière, a précisé l’association . «L'évolution du secteur de l’assurance avec de plus en plus de sociétés d’assurances qui étendent leurs activités au niveau mondial (...) a renforcé la pression pour mettre en place des réformes», a estimé le président de l’IAIS, Peter Braumüller.Même si l’association reconnaît que les assureurs traditionnels représentent peu de risques systémiques, les régulateurs estiment qu’ils doivent être vigilants face à «l’opacité des frontières du secteur financier» qui débordent largement sur les assureurs.
Selon la Financial Services Authority, l’utilisation du terme «cash» dans la dénomination d’un fonds monétaire est «potentiellement trompeuse» dans la mesure où il implique que le capital des souscripteurs est protégé alors que ces fonds peuvent accuser des pertes si leurs commissions de gestion amputent le capital dans un environnement de taux d’intérêt bas, précise la Life Insurance Newsletter (n° 3) du régulateur.*La FSA a aussi constaté des manquements en matière de gouvernance et/ou de respect des normes concernant les investissements sous-jacents. Elle indique avoir l’intention de se manifester auprès des gestionnaires fautifs et de prendre les mesures correctives qui s’avéreraient nécessaires.* http://www.fsa.gov.uk/pubs/newsletters/life_nov10.pdf
La Commission européenne ne devrait pas légiférer sur la légalité des aides accordées aux Landesbanken avant 2011, une décision susceptible de ralentir la consolidation des banques publiques allemandes,indique Reuters, ajoutant que Bruxelles veut se prononcer sur toutes les aides simultanément.
Des sources concordantes évoquent cette nuit des discussions menées par Mitsubishi UFJ Financial Group pour le rachat de l’activité de financement de projet de Royal Bank of Scotland. La banque japonaise a indiqué qu’aucune décision n’avait été prise. «C’est tout ce que nous pouvons dire» a assuré un porte-parole cité par Reuters. Le montant de la transaction pourrait s’élever à 6,4 milliards de dollars. De quoi accélérer la croissance de MUFG au-delà de son marché domestique, notamment dans le financement de projets au sein des secteurs de l’énergie et des infrastructures en Europe, au Moyen-Orient ou en Afrique. Le quotidien nippon Nikkei a le premier rapporté l’information, misant sur une signature de l’accord de cession avec le gouvernement britannique, qui contrôle RBS, fin 2010 pour une finalisation de la transaction au premier semestre de l’an prochain.
La Consob, l’autorité boursière italienne, a indiqué mardi que le Crédit Agricole avait réduit la part pour comptes de tiers dans Premafin de 9,054% à 2,59%.
Lloyds a réalisé un bon troisième trimestre et pense réaliser une performance financière correcte en 2010, grâce à une diminution des créances douteuses et à une amélioration des marges. La première banque britannique de dépôt observe que ses ratios de fonds propres sont solides et un peu supérieurs à ce qu’ils étaient au premier semestre. Lloyds avait alors fait état d’un ratio Tier 1 core de 9,0%.
Swiss Re Capital Markets a structué pour le compte d’Axa Global P&C l'émission de 275 millions d’euros d’obligations notées «BB sf» par S&P et de maturité 2014. Ces titres permettront à l’assureur français de se couvrir contre le risque de tempête dans neuf pays européens, dont la France.
La banque espagnole BBVA a pris une participation de 24,9% dans son homologue turque Garanti Bank et va réaliser une augmentation de capital de 5,1 milliards d’euros. Le groupe Dogus, maison-mère de Garanti Bank, et BBVA géreront ensemble l'établissement turc avec une participation combinée de 49,8%. La transaction repose sur un versement de 4,2 milliards d’euros et de huit lires turques (quatre euros) par action, soit une décote de 10% par rapport au cours moyen de Garanti Bank au cours de la dernière semaine. Dans le cadre de cette opération, BBVA va racheter 18,6% de Garanti à General Electric, qui ne détiendra plus ainsi qu’une participation minoritaire dans l'établissement turc, et 6,3% à Dogus. BBVA a dit que l’augmentation de capital de 5,1 milliards d’euros était destinée à améliorer sa structure financière et cette somme pourrait être utilisée pour financer sa prise de participation dans Garanti Bank. Cette levée de fonds se fera sur la base d’une action émise pour cinq existantes, à un prix unitaire de 6,75 euros, représentant une décote de 29% par rapport au cours de clôture de BBVA vendredi.
Aviva France annonce une croissance de 12% de croissance à 4 milliards d’euros au 30 septembre 2010 de son activité commerciale des affaires nouvelles vie, épargne et retraite, en primes brutes.
La banque espagnole a annoncé ce mardi matin un projet d’augmentation de capital pour 5,1 milliards d’euros ainsi que l’acquisition d’une participation de 24,9% au capital de Garanti Bank pour un montant de 4,2 milliards d’euros. BBVA et le groupe Dogus, société mère de la banque turque, assureront la gestion en commun de Garanti à la suite de l’opération.
L’Institut de la finance internationale (IIF) a annoncé le 29 octobre la nomination du patron de la Société Générale, Frédéric Oudéa, à la tête du comité en charge de la réglementation sur les fonds propres au sein de l’Institut. Frédéric Oudéa va prendre les rênes du Comité de pilotage sur les capitaux réglementaires (SCRC), qui a en charge les questions de réglementation sur la liquidité et les fonds propres au sein de l’IIF. Il succède à Stephen Green, président de HSBC, nommé ministre du Commerce et de l’Investissement dans le nouveau gouvernement britannique.
Dans un entretien aux Echos, le président de l’Autorité des marchés financiers, Jean-Pierre Jouyet, estime que l’organisation et la structuration des marchés est un «enjeu essentiel» qui appelle un «traitement urgent». Selon Jean-Pierre Jouyet, «il faut lutter contre les effets de la fragmentation et de l’opacité, qu’il s’agisse des marchés actions ou des marchés de dérivés. Michel Barnier, le commissaire européen au Marché intérieur, propose d’encadrer les marchés de dérivés en compensant les produits et en enregistrant systématiquement les transactions dans des bases de données européennes. Nous soutenons cette initiative ambitieuse, mais ce ne sera pas facile avec nos amis britanniques. Quant aux marchés d’actions, le chantier de révision de la directive MIF est une priorité absolue».
Selon Les Echos, la complémentaire retraite des fonctionnaires, Préfon, promet à ses affiliés une rente à vie dont le montant est garanti, mais l’assureur du régime doit aussi veiller à ce que les actifs restent supérieurs au passif. Dans l’environnement actuel de taux d’intérêt bas, cet engagement pourrait avoir, en fin d’année, des conséquences pour la CNP, l’assureur gestionnaire du régime, et, par ricochet, pour AXA, Allianz et Groupama, qui participent à la gestion financière des actifs et interviennent comme réassureurs. Le taux de couverture était de 104% fin 2008 et de 100,7% fin 2009.