Selon Les Echos, la complémentaire retraite des fonctionnaires, Préfon, promet à ses affiliés une rente à vie dont le montant est garanti, mais l’assureur du régime doit aussi veiller à ce que les actifs restent supérieurs au passif. Dans l’environnement actuel de taux d’intérêt bas, cet engagement pourrait avoir, en fin d’année, des conséquences pour la CNP, l’assureur gestionnaire du régime, et, par ricochet, pour AXA, Allianz et Groupama, qui participent à la gestion financière des actifs et interviennent comme réassureurs. Le taux de couverture était de 104% fin 2008 et de 100,7% fin 2009.
La loi de réforme du crédit à la consommation est entrée en vigueur hier. Elle permet à 120.000 personnes de sortir du fichier national des incidents de paiement. Comme le rappelle Christine Lagarde dans un entretien au Parisien, «la loi réduit la durée d’inscription à ce fichier de dixans auparavant à cinqans pour les personnes qui étaient en plan de surendettement, et de huità cinqans pour celles qui étaient en procédure de rétablissement personnel».
Depuis ce lundi, les banques ont mis en place un système de prélèvement unique pour l’ensemble de la zone euro, une étape supplémentaire dans la mise en place d’un espace unique de paiement en euros (SEPA). Le Conseil européen des paiements (EPC) demande à ce que la réglementation envisagée par la Commission européenne définisse une date butoir pour la migration vers les différents schémas SEPA (prélèvements, virements) et que l’abandon des dispositifs nationaux existants soit lui aussi fixé dans le temps.
«La séparation fonctionnelle ne semble pas être la solution la plus prometteuse pour aller de l’avant dans le contexte européen», c’est ce qu’a confié le président de la BCE au journal chypriote Politis. «Nous devrions plutôt concentrer nos efforts sur le renforcement et l'élargissement du champ d’action de la supervision et, quand ce sera possible, de la régulation, sur un éventail plus large d’activités et d’institutions potentiellement plus porteuses de risques», a-t-il ajouté.
Selon le Wall Street Journal, la banque chinoise vient de racheter pour un dollar symbolique la filiale Prime Dealer Services de Fortis Securities auprès de BNP Paribas. Cette modeste acquisition doit servir à ICBC de point d’entrée sur le marché américain. La banque devrait se concentrer dans un premier temps sur la compensation des obligations.
Le rehausseur de crédit américain a déclaré qu’il risquait de déposer son bilan cette année, après avoir fait défaut sur un versement d’intérêts. Ambac précise négocier avec des créanciers obligataires une restructuration de sa dette par le biais d’une procédure de dépôt de bilan anticipée. L’action s’est effondrée hier de 50,6% à 0,41 dollars.
L’assureur a levé environ 27,1 milliards de dollars en numéraire par le biais de l’introduction en Bourse de sa filiale d’assurance-vie asiatique AIA et de la cession de sa filiale d’assurance-vie Alico, une opération bouclée lundi. Cette somme est suffisante pour rembourser une facilité de crédit ouverte par la Fed de New York (19,2 milliards). Dans le même temps, AIG va obtenir 22 milliards de dollars de la part du programme TARP afin de racheter des titres préférentiels détenus par la Fed de New-York au sein de deux véhicules (AIA Aurora and Alico Holdings). Ces participations seront transférées au Trésor. A l’issue de cette restructuration, le Trésor contrôlera 92,1% d’AIG. Le cours de clôture de vendredi valorise cet investissement 69,5 milliards de dollars, soit davantage que les 47,5 milliards de dollars injectés en cash par le Trésor dans AIG. De fait, le gouvernement s’attend à dégager un profit au bout du compte.
China Construction Bank a revu de 18% à la baisse ses ambitions pour son augmentation de capital avec droits de souscription. La banque chinoise vise désormais la vente cette semaine de titres à Shanghai et à Hong Kong pour un total de 61,7 milliards de yuans (6,6 milliards d’euros).
La banque allemande serait en négociation dans le but de vendre son portefeuille de cartes de crédit en Inde, indique le journal qui cite des sources proches du dossier. La banque possède actuellement 350.000 utilisateurs de cartes dans le pays. Yes Bank et IndusInd Bank feraient partis des acheteurs potentiels.
Le gendarme des marchés financiers américains enquête pour déterminer si la banque n’a pas fait jeu double dans le cadre d’une titrisation de créances immobilières en 2007 pour un montant de 1,1 milliard de dollars. Le hedge fund Magnetar en aurait acquis la part la plus risquée pour miser par ailleurs sur la chute du marché.
La Société Générale inaugurera demain au nom des banques françaises la publication des comptes du troisième trimestre. Ceux-ci ne devraient pas permettre de répondre à la préoccupation principale du marché, à savoir l’effet des futures règles de solvabilité.
Premafin, holding de la famille Ligresti contrôlant l’assureur italien Fondiaria, pourrait annoncer dès aujourd’hui le lancement d’une augmentation de capital de plusieurs centaines de millions d’euros, selon plusieurs sources italiennes. Groupama est pressenti pour participer à cette opération. L’assureur mutualiste français ne devrait pas pour l’instant prendre de participation de contrôle dans la holding italienne. La cotation des titres Premafin et Fondiaria est actuellement suspendue temporairement à la Bourse de Milan.
Le conseil d’administration de l’Institute of International Finance, lobby international des grandes banques, a annoncé la nomination de Frédéric Oudéa au poste de président du Steering Committee on Regulatory Capital (SCRC) de l’IIF. Ce comité est en charge des questions de réglementation sur la liquidité et les fonds propres des banques, et dialogue avec les régulateurs. En pleines discussions sur les nouvelles normes Bâle 3, le PDG de la Société Générale succède dans ce rôle à Stephen Green, président sortant de HSBC.
Selon L’Agefi suisse, une étude internationale de KPMG montre que la tendance générale à la baisse de l’imposition des sociétés s’est maintenue en 2010. La Suisse a pu renforcer sa position dominante par rapport à la concurrence et continue d'évoluer dans le groupe de tête au niveau européen. Alors que les taux maximaux d’imposition des bénéfices ont été abaissés en moyenne mondiale de 25,44 à 24,99%, les impôts indirects ont pris davantage d’importance. Ces derniers, constitués notamment de la TVA, ont passé en moyenne de 15,41 à 15,61%. Selon l'étude, les taux d’imposition des sociétés ont été réduits de 21,7 à 21,52% en Europe. En comparaison européenne, la Suisse occupe la 12ème place et a gagné trois rangs par rapport à 2009.
L’International Accounting Standards Board (IASB) a publié le 28 octobre de nouvelles dispositions qui seront ajoutées à l’IFRS 9 sur les instruments financiers et viennent compléter la première phase des travaux sur le projet de remplacement de la norme IAS 39 sur les instruments financiers. Les nouvelles dispositions traitent notamment du problème de la volatilité du compte de résultat (P&L) lorsqu’un émetteur choisit de comptabiliser sa dette à la juste valeur. L’IASB a décidé de maintenir la comptabilité au coût amorti pour la plupart des engagements. Les modifications liées au recours à la juste valeur pour la comptabilisation de la dette ne seront plus imputées au P&L mais dans la partie «other comprehensive income» (OCI), qui permet de mesurer la variation des capitaux propres entre deux périodes.L’entrée en vigueur de l’IFRS 9 est programmée pour le 1er janvier 2013. Dans l’intervalle, l’IASB doit s’atteler aux phases deux et trois du projet de remplacement de la norme IAS 39, à savoir la comptabilité des dépréciations d’actifs financiers et la comptabilité de courverture. Ces deux volets devraient êre bouclés d’ici à fin juin 2011.
L’accord conclu entre la Suisse et l’Allemagne en matière de fiscalité est aussi «dans l’intérêt de l’Europe», estime le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble. Il pourrait contribuer à une solution dans la querelle interne à l’Union européenne sur l'échange d’informations, estime le ministre dans un entretien paru dans la Neue Zürcher Zeitung.Le ministre allemand se félicite de ce que la Grande-Bretagne ait elle aussi signé un tel accord. Cela «montre que d’autres que nous en Europe ne considèrent pas comme fondamentalement faux ce que nous avons développé et signé avec la Suisse», affirme-t-il. A ses yeux, «l’effet» de cet accord sera comparable à l'échange automatique d’informations - un sujet qui est encore contesté au sein de l’Union européenne. Le Luxembourg ou l’Autriche ont toujours refusé d’introduire l'échange automatique, parce qu’ils exigeaient que la Confédération se plie à des règles similaires.Le dirigeant conservateur se montre par ailleurs compréhensif pour le secret bancaire. Cette tradition helvétique «a beaucoup à voir» avec la façon dont les Suisses envisagent les relations entre l’Etat et les citoyens, «nous devons le respecter», a-t-il relevé. «Celui qui croit que le secret bancaire n’est qu’une sorte de complicité pour l'évasion fiscale se trompe», a-t-il ajouté, tout en réclamant un renforcement au niveau international de la lutte contre les possibilités d’abus.
Selon le managing director de Meteor Asset Management, Graham Devile, les projets du secteur des produits structurés de supprimer le risque de contrepartie en utilisant le format Ucits III ne vont cerrtainement pas régler tous les problèmes, rapporte Money Marketing.Le format Ucits III est trop coûteux pour être viable et Graham Devile ne pense pas qu’il s’agisse d’une panacée pour résoudre le problème du risque de contrepartie. Les fonds Ucits III doivent disposer d’au moins 10 millions de livres d’actifs sous gestion pour être rentables. Les produits structurés sont proposés sur des périodes fixes et atteignent rarement ces niveaux. «La gestion d’un tel véhicule peut coûter 100.000 livres par an», lance Graham Devile.
Selon Les Echos, les nouvelles réglementations financières suscitent des inquiétudes tant en Europe qu’aux Etats-Unis. Les différences de méthodes, de calendrier et parfois même d’objectifs ont été soulignées, le 28 octobre à New York, autant par Michel Barnier, le commissaire européen au Marché intérieur et aux Services, que par les questions des membres de la Securities Industry and Financial Markets Association (Sifma) auxquels il s’adressait. Pour aplanir les difficultés, Michel Barnier doit rencontrer cette semaine la plupart des régulateurs américains, du président de la Fed au secrétaire au Trésor, en passant par le président de la US Commodity Futures Commission. Les sujets qui fâchent vont des règles de rétention de capital pour la titrisation aux standards comptables, en passant par Bâle III et les rémunérations des banquiers. Sur ce dernier point, « il faut du parallélisme» du côté américain, a insisté Michel Barnier. Les Européens veulent aussi davantage de convergence sur les normes comptables « car si elles sont différentes, les niveaux de capital requis le seront aussi». Il s’accorde d’ailleurs une certaine flexibilité pour adapter Bâle III.
Selon Asian Investor, le régime en vigueur de l’investisseur institutionnel étranger qualifié (QFII) pourrait être remplacé dans un délai de trois à cinq ans par un statut plus souple de «free market investing scheme». D’ici là, l’assouplissement voire la suppression des restrictions à l’investissement devrait se poursuivre, a indiqué à l’occasion d’une conférence régionale Mao Shuguang, responsable de la gestion produits chez Harvest Global Investments.Mao Shuguang a par ailleurs souligné l’intérêt croissant des investisseurs pour le marché du renminbi (RMB). Le gouvernement chinois semble vouloir faire évoluer ce marché, ne serait-ce que parce que la Banque de Chine a mis en place un nouveau département dont la mission est précisément de promouvoir l’internationalisation du RMB. La libre circulation des capitaux n’est toutefois pas pour tout de suite. Il faudra attendre au minimum une dizaine d’années pour s’en rapprocher, estime Mao Shuguang.
La boutique a vu son bénéfice atteindre 3,5 millions de dollars (17 cents par action) au troisième trimestre, contre 2,6 millions (14 cents) un an plus tôt. Evercore Partners a bénéficié d’une hausse des commissions de conseil, alors qu’elle a notamment porté assistance à Sanofi-Aventis et Intel.
Les deux établissements bancaires ont annoncé jeudi avoir finalisé la constitution de leur plate-forme bancaire commune en Espagne, après avoir obtenu le feu vert des autorités européennes et espagnoles. Dans ce cadre, Crédit Mutuel-CIC doit prendre une participation de 5% au sein du capital de Banco Popular et placer un représentant au conseil d’administration.
Société Générale a annoncé jeudi la finalisation de la cession d’ECS à Econocom. Cette opération valorise les titres ECS à 210 millions d’euros, dont 30 millions d’euros sont financés par une émission d’actions d’Econocom souscrite par la banque française. Cette dernière devient ainsi actionnaire du groupe de services informatiques à hauteur de 10,4%.
La banque d’investissement italienne a dégagé un bénéfice net de 128 millions d’euros sur le trimestre clos fin septembre, contre 201 millions un an plus tôt. Les analystes tablaient en moyenne sur un résultat de 99 millions d’euros. Le produit net des intérêts a grimpé de 23%, à 214 millions d’euros grâce à «un élargissement des marges nettes dans la banque d’affaires, et au coût réduit du financement face à des volumes de crédit plus élevés dans les services financiers de détail».
La banque d’investissement australienne a publié ce matin des résultats semestriels supérieurs aux attentes. Macquarie a qui plus est estimé que la convalescence des marchés allait bon train. Sur six mois à fin septembre, le résultat net de la banque a tout de même concédé un repli de 16%, à 403 millions de dollars australiens (283 millions d’euros). Le consensus Bloomberg misait sur une chute de 24% de ce bénéfice.
Le groupe asiatique d’assurance vie mis en Bourse par AIG fait ce matin des débuts en nette hausse à la Bourse de Hong Kong. Dans l’après-midi sur la place asiatique, le titre AIA gagnait jusque 13% à 22,25 dollars locaux.
Elizabeth Warren, responsable de la mise en œuvre de l’agence américaine de protection des consommateurs dans le domaine financier, avance que les banques tentent toujours de freiner les efforts déployés dans ce cadre par l’administration Obama. «Chaque jour ils dépensent plus d’argent pour réduire les pouvoirs de l’agence, avant même que son travail n’ait commencé» a-t-elle indiqué dans un discours à l’université de Berkeley.