Le projet de directive AIFM, qui devrait être adopté définitivement le 11 novembre prochain, ne va pas dans le bon sens, estime l’AFG. «Cette directive comporte des aspects positifs et des aspects négatifs. Les aspects positifs sont nombreux, à l’instar du maintien de la liberté d’investissement pour les professionnels ou encore les délais d’application. Mais il est un élément négatif de taille, le passeport», a lancé le 4 novembre à l’occasion d’un point de presse Paul-Henri de La Porte du Theil, président de l’AFG."La philosophie même du passeport est mauvaise», a insisté Paul-Henri de La Porte du Theil. C’est surtout la question de l'élargissement du passeport aux sociétés non européennes à l’horizon 2015 qui pose problème dans la mesure où le fameux sésame leur permettra de bénéficier des mêmes droits sans leur imposer les mêmes contraintes. «Il fallait obliger les sociétés de gestion non européennes à s’installer en Europe dans les zones à réglementation sérieuse. Du coup, nous avons manqué une occasion de rapatrier des fonds et des emplois et nous serons exposés à des distorsions de concurrence car les zones «light», même si elles s’engagent à appliquer les principes de bonne gouvernance européenne, resteront «light"", estime le président de l’AFG.Il est donc essentiel, estime l’AFG, de renforcer le rôle du nouveau régulateur européen, l’ESMA, qui aura la double tache de veiller à la mise en place d’un véritable label européen et d’assurer une équité concurrentielle minimale avec les fonds off shore. «Le rôle plus important dévolu à l’ESMA est acquis, les modalités d’application ne le sont pas encore», avertit Paul-Henri de La Porte du Theil.
L’AFG a salué le 4 novembre à l’occasion d’un point de presse la publication du rapport du Haut Comité de Place sur la stratégie et le développement de l’industrie française de la gestion. Le président de l’AFG, Paul-Henri de La Porte du Theil, qui co-présidait le groupe de pilotage dont les propositions ont été approuvées le 15 octobre dernier par le ministre de l’Economie, Christine Lagarde, a souligné la nécessité d’une transposition réussie de la directive OPCVM IV. Ce qui signifie entre autres qu’elle sera rapide, car elle interviendra avant fin mars 2011, la consultation publique étant lancée avant fin décembre. Elle sera littérale, car il s’agit d'éviter tout «gold plating» et elle sera l’occasion de renforcer la lisibilité et la compétitivité du cadre réglementaire et donc de l’offre.Dans cette perspective, Paul-Henri de La Porte du Theil a rappelé que trop d’obstacles techniques décourageaient l’investissement des non-résidents. «Si l’on veut attirer les investisseurs, il est indispensable qu’ils comprennent les règles», a-t-il indiqué. D’où un certain nombre de recommandations formulées par le groupe de pilotage, entre autres doter la place de Paris d’un référentiel pour les OPCVM à horizon 2012, permettre aux sociétés de gestion, notamment par le marquage des ordres, de mieux connaître le passif des fonds qu’elles gèrent ou encore promouvoir l’ordre direct dans un cadre sécurisé afin de permettre à des investisseurs étrangers d'établir une relation directe avec la société de gestion et développer ainsi en France un système proche de celui du"transfer agent».Parallèlement, l’AFG va participer activement à l’action de promotion internationale de la gestion d’actifs, avec la mise en place d’une meilleure coordination entre toutes les parties concernées, AFG, sociétés de gestion, régulateur et pouvoirs publics et la mobilisation de tout l'écosystème de l’industrie. Un dispositif dédié à la promotion internationale sera mis en place sous l'égide de l’AFG qui va dégager des moyens supplémentaires pour mettre en œuvre cette stratégie.
Gary Hoffman a quitté la banque nationalisée pour rejoindre en qualité de directeur général NBNK Investments, un véhicule piloté par Peter Levene, président de Lloyd’s of London, et David Walker. Northern Rock a par ailleurs annoncé que le président Ron Sandler occuperait désormais une fonction exécutive afin d’assurer la continuité de la direction.
Le groupe bancaire espagnol a lancé le processus d’unification de sa marque au Brésil, où il compte des agences Banco Real, au profit de la dénomination Santander.
Le leader mondial de l’assurance crédit a vu son bénéfice net atteindre 108,4 millions d’euros au troisième trimestre (256 millions sur neuf mois), après 99,8 millions au deuxième. Son ratio combiné s’est redressé à 68,9% à la fin septembre. Euler Hermes a par ailleurs dévoilé la mise en place d’un «plan de transformation» baptisé «Excellence» destiné à accroître sa compétitivité.
Les discussions de fusion entre les deux établissements allemands de crédit n’ont pas abouti après six semaines de négociations, portant ainsi un coup aux perspectives de consolidation rapide d’un secteur pourtant en grande difficulté. WestLB espère désormais ouvrir des négociations avec son concurrent francfortois Helaba et le gérant de fonds Deka, selon Reuters. «Nous sommes disponibles pour entamer des discussions», a déclaré Thomas Schäfer, le ministre des Finances du Land de Hesse, qui détient 10% d’Helaba. Une source proche des caisses d'épargne régionales allemandes, qui détiennent 85% du capital d’Helaba, a indiqué que ces dernières étaient également ouvertes à des discussions. Les établissements comme WestLB, BayernLB et Helaba ont dû être renfloués par l’Etat après avoir perdu plusieurs milliards d’euros durant la crise financière sur des actifs risqués.
Reuters avance que la banque japonaise envisage une augmentation de capital de 500 milliards de yens (4,4 milliards d’euros). La nouvelle a fait chuter le titre à la Bourse de Tokyo ce matin (de plus de 16%, jusqu’à la limite autorisée en yens), le montant évoqué représentant deux tiers de la capitalisation de Resona Holdings.
La banque espagnole s’allierait avec China Construction Bank pour investir ensemble 500 millions d’euros dans le cadre du développement d’agences en Chine rurale. Le quotidien cite à ce propos le directeur général de Santander en Asie-Pactifique, Juan Manuel San Roman. Santander sera actionnaire minoritaire d’une coentreprise qui entend ouvrir une centaine d’agences d’ici trois ans.
BNP Paribas, qui a signé un troisième trimestre au-dessus des attentes, se dit confiant pour la fin de l’année et confirme une nouvelle fois que la banque n’a pas besoin d’augmenter son capital pour satisfaire aux nouvelles normes bancaires du Comité de Bâle. La deuxième banque de la zone euro par la capitalisation boursière, après Santander, a compensé au cours du troisième trimestre la baisse de ses revenus dans les activités de marché par sa banque de détail et par un nouveau recul des provisions pour pertes sur le crédit. Son bénéfice net ressort en hausse de 46% à 1,9 milliard d’euros au troisième trimestre. Ses provisions pour pertes sur le crédit ont reculé de près de 47% tandis que ses revenus ont progressé de 1,8% sur la période. Vers 13h30, le titre bondissait de 4,40% à 54,70 euros. Avec un ratio de solvabilité financière «tier one» de 11,2% à fin septembre, BNP estime que le marché devrait se satisfaire des niveaux de fonds propres de la banque.
Zurich Financial a publié un bénéfice net en baisse à 751 millions de dollars pour son troisième trimestre 2010, contre 909 millions à la même période de l’an dernier. Zurich avait déjà indiqué qu’une charge de 295 millions de dollars serait inscrite au troisième trimestre dans le cadre de la résolution d’une plainte collective aux Etats-Unis concernant sa filiale Farmers Group. La période sous revue a en outre été impactée par un amortissement inattendu de goodwill de 104 millions de dollars en Russie.
Swiss Re a annoncé vouloir rembourser l’emprunt convertible de Berkshire Hathaway en précisant que l’accord a été dénoncé avec effet au 3 novembre de cette année. Le réassureur prévoit un règlement final en espèces en janvier 2011 et va inscrire une charge d’un milliard de dollars pour ce remboursement au quatrième trimestre.
Le Conseil de stabilité financière (FSB) a annoncé le 3 novembre la création de groupes consultatifs régionaux qui permettront de réunir les autorités financières des pays membres mais aussi des pays non membres de l’organisation internationale, entre autres les pays émergents non membres. L’objectif étant d’échanger sur les vulnérabilités des systèmes financiers ainsi que sur les initiatives à prendre pour promouvoir la stabilité financière.Chaque groupe sera co-présidé par un pays membre et un pays non-membre pour des mandats de deux ans.
Le médecin français Yves Benhamou a été arrêté par les enquêteurs américains sur une plainte pour délit d’initié déposée par la Fed, rapporte la Börsen-Zeitung (lire aussi notre dépêche d’hier). Le régulateur reproche à l’intéressé d’avoir fourni des informations d’initié au gestionnaire alternatif FrontPoint Partners (groupe Morgan Stanley), permettant à ce dernier d'éviter 30 millions de dollars de pertes sur Human Genome Sciences.Il semble qu’Yves Benhamou ait eu au moment des faits des contrats de conseiller auprès de six hedge funds.FrontPoint a mis a pied Chip Skowron, le gérant de fonds spécialiste du secteur médical.En dernier lieu FrontPOint gérait 7 milliards de dollars. Morgan Stanley a récemment indiqué vouloir se séparer de ce véhicules et en confier la majorité au management.
Selon l’Agefi, la SEC, le régulateur américain, a voté à l’unanimité l’obligation faite aux sociétés de courtage d'établir des règles pour éviter tout écart de conduite des traders sans licence lorsqu’elles louent des emplacements d’accès au marché. L’autorité de tutelle de la Bourse veut permettre aux intermédiaires habituels de faire jeu égal avec les tenants du trading haute fréquence, dont les algorithmes programmés permettent de créer et d’exécuter des ordres en une fraction de seconde.
La Securities & Exchange Commission (SEC) s’est prononcée mercredi en faveur d’une meilleure rétribution de ses informateurs, rapporte la Tribune. Jusqu’alors limités à 10 % des sanctions décidées sur les seuls cas de délits d’initiés, les dénonciateurs de comportements frauduleux pourront à l’avenir toucher jusqu'à 30 % des amendes, si elles excèdent le million de dollars.
Le Financial Times révèle qu’un dirigeant de Mizuho International a été arrêté à Londres dans le cadre d’une enquête de la Financial Services Authority sur les délits d’initié. Une femme de 28 ans, qui n’est pas employée de Mizuho, a aussi été arrêtée, selon la FSA.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a annoncé le 3 novembre la publication d’un guide relatif à la prévention des manquements d’initiés imputables aux dirigeants des sociétés cotées, quelle que soit leur taille. Ce document, qui décline une série de recommandations, est le fruit des travaux menés par la mission confiée à Bernard Esambert, membre du Collège de l’AMF.Le guide consacre tout un chapitre à la pratique des mandats de gestion programmée, qui consistent pour un dirigeant à confier à un mandataire indépendant l’exercice de ses stock-options, la cession ou l’achat d’actions de la société qu’il dirige. A l’occasion d’un point de presse, Bernard Esambert a indiqué que la mission s'était inspirée entre autres de la pratique des «trading plans» (mandats de cession) particulièrement développée aux Etats-Unis et au Royaume-Uni où ils sont inscrits dans la réglementation boursière.L’AMF, qui privilégie «la persuasion plutôt que la coercition», rappelle Bernard Esambert, recommande ainsi la mise en place de mandats de gestion programmée très encadrés qui permettent de bénéficier d’une présomption simple de non-commission d’un manquement d’initié sauf violation des règles du mandat.L’exécution de ces mandats est encadrée par des conditions strictes garantissant l’indépendance du mandataire et leur mise en place doit faire l’objet d’une information du public. Les opérations réalisées dans le cadre de ces mandats sont en outre soumises au régime de déclaration des transactions des dirigeants et seront publiées dans un format clairement identifiable sur le site de l’AMF.Le guide présente par ailleurs les principales mesures de prévention que le régulateur recommande aux sociétés de mettre en place, notamment la définition de périodes d’abstention («fenêtres négatives») à appliquer dès que les personnes concernées sont détentrices d’une information privilégiée et notamment lorsque la remontée des éléments comptables permet de cerner suffisamment le résultat d’une société en amont des périodes d’abstention.L’AMF recommande d’appliquer ces fenêtres négatives 30 jours calendaires minimum avant la publication des comptes annuels, semestriels et, le cas échéant, des trimestriels complets, et 15 jours calendaires minimum avant la publication de l’information trimestrielle. Parmi les sociétés du SBF 120 qui les pratiquent déjà, les fenêtres négatives ont une durée de 26 jours avant la publication des comptes annuels et de 25 jours avant les semestriels.Sans s’interdire d’intervenir dans l’intervalle, l’AMF se propose de dresser un bilan de l’application du guide dans un délai de trois ans. Dans l’immédiat, l’Autorité entend pousser les feux du dispositif des mandats de gestion programmée auprès de la Commission européenne, qui pourrait en tenir compte dans le cadre de la révision de la directive sur les abus de marchés. Enfin, l’AMF suggère que le guide pourrait utilement inspirer d’autres acteurs du marché, à l’instar des prestataires de services d’investissement, des analystes ou des agences de notation…
L’Agefi cite une étude réalisée par le cabinet Aedian auprès de plus de 166 intervenants du secteur de l’assurance et de la protection sociale selon laquelle 43% des entreprises affirment qu’elles devront recourir à des dispositions transitoires dans la mise en place de Solvabilité 2.
La banque Monte dei Paschi prépare une émission de titres adossés à des crédits immobiliers. JPMorgan et RBS dirigeront l’opération, qui constituerait le premier RMBS italien sur le marché primaire depuis juin 2007.
La banque britannique a trouvé son nouveau directeur général, Antonio Horta-Osorio, chez Santander, dont il dirigeait les activités en Grande-Bretagne depuis 2006. Santander a indiqué hier soir qu’Ana-Patricia Botin, fille d’Emilio, prenait la tête de Santander UK, confirmant ainsi des informations parues dans la presse espagnole.
La filiale grecque du Crédit Agricole a dégagé 210 millions d’euros de pertes au troisième trimestre contre 325,9 millions au deuxième trimestre. Sur cette période, Emporiki a comptabilisé pour 259,1 millions d’euros de provisions pour créances douteuses, portant le total sur les neuf premiers mois de l’année à 826,1 millions.
Une étude réalisée par le cabinet Aedian auprès de plus de 166 intervenants du secteur de l’assurance et de la protection sociale montre qu’à l’échéance de début 2013, date d’entrée en vigueur de la directive Solvabilité 2, plus de la moitié des entreprises interrogées estiment que leur projet aura atteint les objectifs fixés alors que 43% d’entre elles affirment qu’elles devront recourir à des dispositions transitoires.
L’ancien directeur financier des AGF, qui dirigeait depuis un an les opérations du groupe Allianz à partir de Munich, va quitter l’assureur allemand, selon La Lettre de l’Assurance. Il rejoindrait Aviva pour prendre à compter du 1er janvier la responsabilité des opérations de l’ensemble des filiales européennes de l’assureur britannique. Il sera basé à Paris. Les deux groupes n'étaient pas en mesure mercredi de commenter l’information.