Le 17 septembre, l’Association française des investisseurs institutionnels (AF2I) a présenté la deuxième édition de son «Guide du reporting des fonds ouverts» à destination des investisseurs institutionnels, même s’il s’agit en fait d’un cahier des charges s’adressant aux sociétés de gestion. La première édition avait été publiée en avril 2007, et elle avait été «assez bien prise en compte par ces sociétés de gestion», selon un des dirigeants de l’AF2I. Le document revêt d’autant plus d’importance, d’un côté parce que la crise financière a eu lieu depuis la première édition (57 % des gestionnaires ont modifié leur reporting à la suite de la crise), de l’autre parce que 47 % des encours institutionnels sont gérés en externe.Francis Weber (Reunica, vice-président de l’AF2I) a décliné le décalogue des recommandations de l’AF2I portant à la fois sur les méthodes de valorisation, le choix des indices, la fréquence et le délai de livraison, le format, la classification des OPCVM, l’affichage des frais de gestion et de transaction, le contenu des commentaires de gestion, la transparence du portefeuille ainsi que la méthodologie pour la contribution et l’attribution de performance/risque, tous éléments assortis in fine d’une illustration concrète, un reporting-type sur cinq pages.Parmi les points relevés par Francis Weber, on retiendra notamment que l’AF2I souhaite que les fournisseurs de reporting utilisent les cours de clôture et des indices larges, et qu’il y ait dissociation des commentaires de gestion entre le mensuel à J+5, quantitatif, et le trimestriel, plus qualitatif, à J+15,en faisant porter davantage ce dernier sur les décisions de gestion, l’effet de levier éventuel et les instruments utilisés.Les fournisseurs ne demeurent pas inactifsReprésentant les deux sociétés de gestion qui ont apporté leur concours à la réalisation du guide, Pascal Coulnecheff (BNP Paribas Investment Partners, BNPP IP) et Sébastien Appleby (Edmond de Rothschild Asset Management, Edram) ont exposé pour leur part les vues des producteurs de reportings. Le point le plus controversé tient au respect du délai J+5, pour des raisons de fabrication et de disponibilité des données, y compris celle du benchmark, qui est livré le plus souvent à J+8 comme c’est le cas pour Morningstar. Et ce, sans oublier les étapes de traduction, de validation et de conformité. En revanche, pour respecter la norme NF 343, il faut fournir le reporting à J+10 et deux sociétés de gestion, dont BNPP IP, sont déjà certifiées NF 343.Les travaux continuent sur le projet de présentation au format Funds XML qui est déjà utilisé en France, en Allemagne, en Autriche et au Danemark, et dont l’extension à la Belgique et au Luxembourg est envisagée. Un groupe de travail met au point avec l’Efama un format pour le futur KID, un document d’information concentré prévu par la directive OPCVM III. De plus, la profession travaille à la consolidation du reporting, avec des formats compatibles entre eux.Le groupe Ampere (Asset Management Performance & Reporting) constitué en 2007 prépare pour sa part l’harmonisation des méthodes d’attribution du risque ainsi que sur différents autres aspects méthodologiques.