Les trois comités européens de niveau 3, à savoir le CESR (marchés), le CEIOPS (assurances) et le CEBS (banques) ont publié leurs premières recommandations sur le dossier de l’encadrement des produits financiers d’investissement de détail (Package Retail Investment Products ou PRIPs) qui avait l’objet d’une communication en avril 2009.Le rapport du groupe de travail constitué à cette occasion traite du périmètre des PRIPs, de l’information à produire et de l’encadrement des pratiques de vente.Sur le premier volet, le groupe de travail relève que le CEIOPS et la Commission ont engagé des travaux sur le dossier des pensions et que dans un premier temps au moins, les produits de retraite ne devaient pas entrer dans le périmètre des PRIPs. Le groupe de travail indique aussi que l’intégration des produits d’assurance constitue «un problème très complexe» qui va nécessiter des travaux supplémentaires. Sur le deuxième volet de l’information, le groupe de travail rappelle que les dispositions des différents textes existant (directive assurance, directive prospectus, directive OPCVM, directive MIF) doivent bien entendu être prises en compte pour mettre en place la réglementation en la matière. Il insiste sur la nécessité de présenter un document d’information «concis, clair» et qui permette une comparaison avec les autres produits disponibles. A noter enfin que le groupe de travail se dit majoritairement opposé à l’approbation du document d’information KII par une autorité compétente, au motif que cette démarche pourrait notamment faire glisser la responsabilité du fournisseur du produit à l’autorité de tutelle.Sur le dossier des pratiques de vente, le groupe de travail estime nécessaire de prendre en compte le principe de proportionnalité, à savoir la prise en compte des spécificités de chaque société mais insiste aussi sur le fait que, du point de vue de l’investisseur, il convient d’exiger les mêmes informations et les mêmes façons de procéder indépendamment de la nature du distributeur. Le groupe de travail recommande par ailleurs des travaux supplémentaires sur les critères de classification des produits, qui seraient probablement tous estampillés de l’étiquette «complexes» sur la base de la directive MIF.