Le 11 novembre, le Parlement européen, réuni en séance plénière à Bruxelles, a voté le projet de directive AIFM à une très large majorité de 513 voix pour, 92 contre et 3 abstentions. Cette législation constitue «un des éléments essentiels de la réponse de l’Europe à la crise financière», a commenté le rapporteur parlementaire, le conservateur français Jean-Paul Gauzès.L’Association européenne de la gestion d’actifs (Efama) a salué dans un communiqué la fin des incertitudes pour les gérants de fonds non-Ucits. Le texte adopté constitue un «compromis raisonnable, compte tenu du point de départ des négociations», selon l’association professionnelle qui souligne qu’il reste un énorme travail de mise en musique pour les douze prochains mois. Cela dit, l’Efama relève que les principes de meilleure régulation n’ont pas été pris en compte dans le cadre de l’élaboration de la directive si bien que «le résultat final est loin d’être optimal». Pas non plus complètement satisfaite, l’Association française de la gestion financière (AFG) aurait, on le sait, préféré pour les gestionnaires de pays tiers un texte plus contraignant qui les aurait incités à s’installer en Europe.