Mardi 28 septembre, Paris a finalement mis au point une alternative aux propositions de la présidence belge sur la réglementation des gestionnaires de hedge funds et de fonds de private equity, rapporte l’Agefi. Le texte tord le cou au passeport mais place le placement privé sous le contrôle des autorités nationales comme la règle générale. Entre autres, la proposition laisse la possibilité, pour les fonds de pays tiers, de lever des fonds auprès des investisseurs professionnels européens, dès lors que ces derniers remplissent leurs «obligations de vigilance» (due diligences). Néanmoins, l’accès réservé aux fonds étrangers par l’Autorité des marchés financiers et les autres superviseurs nationaux de l’Union serait cadré par quelques règles communes et surveillé par l’Autorité européenne des marchés financiers (ESMA) qui doit voir le jour le 1er janvier. @font-face { font-family: «Times New Roman"; }p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal { margin: 0cm 0cm 0.0001pt; font-size: 12pt; font-family: «Times New Roman"; }table.MsoNormalTable { font-size: 10pt; font-family: «Times New Roman"; }div.Section1 { page: Section1; } Pour accéder au marché européen, tous les fonds de pays tiers devraient également «avoir un dépositaire». Des négociations se sont engagées hier avec Berlin pour rallier l’Allemagne à cette alternative, note le quotidien.
Une «large majorité» de pays de l’Union européenne est favorable à la création d’un passeport pour les hedge funds et les gestionnaires basés à l’étranger, a déclaré Didier Reynders, le ministre belge des Finances, selon le Financial Times. Mais il a reconnu qu’il n’y avait pas unanimité sur le sujet et souligné que la présidence de l’UE ne voulait pas utiliser le vote à la majorité qualifiée pour faire adopter les nouvelles règles.
Opposé à l’entraide accordée aux Etats-Unis, un client d’UBS, qui ignorait tout de l’ouverture de cette procédure, a provisoirement obtenu gain de cause, selon L’Agefi suisse. Le Tribunal administratif fédéral (TAF) renvoie son dossier à l’Administration fédérale des contributions (AFC).A aucun stade de la procédure, l’AFC n’a respecté le droit d'être entendu de ce client, déplore le TAF. Il ne savait même pas qu’une procédure avait été engagée contre lui.L’UBS, qui aurait dû l’informer, n’a pas pu prouver qu’elle l’a fait. Elle avait expliqué que la presse américaine, notamment les grands journaux comme le New York Times, avaient largement parlé de l’affaire. Un argument repris par l’AFC. Pour le TAF, l’information par la presse n’est pas suffisante.
La Financial Services Authority a infligé une amende de 250.000 livres à Fabio Massimo de Biase, un ancien broker de TFS Derivatives, et lui a interdit à vie d’exercer dans le secteur des services financiers. Elle lui reproche d’avoir versé des dessous de table à un trader de hedge funds, Anjam Ahmad d’AKO Capital, pour qu’il lui apporte, en échange, des affaires, rapporte le Financial Times.
@font-face {font-family: Arial;}@font-face {font-family: Cambria;}P.MsoNormal {FONT-SIZE: 12pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt; FONT-FAMILY: «Times New Roman"}LI.MsoNormal {FONT-SIZE: 12pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt; FONT-FAMILY: «Times New Roman"}DIV.MsoNormal {FONT-SIZE: 12pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt; FONT-FAMILY: «Times New Roman"}DIV.Section1 {page: Section1}@font-face {font-family: Arial;}@font-face {font-family: Cambria;}P.MsoNormal {FONT-SIZE: 12pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt; FONT-FAMILY: «Times New Roman"}LI.MsoNormal {FONT-SIZE: 12pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt; FONT-FAMILY: «Times New Roman"}DIV.MsoNormal {FONT-SIZE: 12pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt; FONT-FAMILY: «Times New Roman"}DIV.Section1 {page: Section1}Stanley Chais, un gérant de Beverly Hills qui devait faire face à une plainte au civil et à une enquête pénale au sujet de ses liens avec Bernard Madoff, est mort à l’âge de 84 ans de causes naturelles, rapporte le Financial Times. Il était l’un des plus anciens et des plus importants investisseurs de Madoff, ayant fait transiter plus de 900 millions de dollars à l’escroc via des fonds nourriciers, selon la SEC.
Selon L’Agefi suisse, la société chinoise de notation Dagong Global Credit Rating a protesté le 27 septembre contre la décision de l’autorité boursière américaine, la SEC, de lui refuser le statut officiel d’agence de notation aux Etats-Unis, l’accusant de discrimination et menaçant d’une action en justice (NewsManagers du 27 septembre). Dagong Global Credit Rating affirme que la seule raison pour laquelle le régulateur américain a refusé est que les autorités américaines indiquent ne pas pouvoir mener de contrôle international sur la société. Dagong explique que le contrôle ne fait pas partie des critères imposés aux trois autres agences de notation non-américaines reconnues par la SEC.
Le Fonds monétaire international a annoncé le 27 septembre qu’il rendait obligatoire pour 25 pays un examen régulier de la santé de leur système financier, qui était jusque-là mené de manière très irrégulière.Le conseil d’administration du FMI a voté pour rendre obligatoires les «Programmes d'évaluation du secteur financier» pour les pays jugés les plus importants pour le système financier mondial, à raison d’un au moins tous les cinq ans, indique le FMI dans un communiqué. Il s’agit des plus grands pays développés dont l’ensemble des membres du G7, au total douze pays d’Europe de l’Ouest et l’Australie, mais également d'économies asiatiques nouvellement développées (Corée du Sud, Hong Kong, Singapour) et d'économies émergentes (Brésil, Chine, Inde, Mexique, Russie, Turquie).
Le cabinet d’analyse sur les problématiques ESG (environnementales, sociales et de gouvernement d’entreprise) Eiris veut profiter de l’intérêt croissant pour l’investissement responsable en lançant un service dédié à l’engagement éthique des investisseurs dans l’entreprise.Le nouveau Eiris Engagement Service a été présenté le 27 septembre à Londres. Il sera dévoilé à l'échelle mondiale le 4 octobre à San Francisco à l’occasion d’une conférence organisée par UN PRI.Le service mis au point par Eiris concerne toutes les phases de l’engagement responsable, de la sélection des thématiques et des sociétés à la publication de recommandations à destination des entreprises en passant par l'établissement de contacts et l’organisation de rencontres.Il se propose également d’assister les investisseurs pour la mise en œuvre des principes pour l’investissement responsable des Nations Unies et du nouveau code de gouvernance britannique.
Vendredi, le conseil des ministres a annoncé que les réductions de capital des sicav, le moyen que les grandes fortunes espagnoles utilisent pour extraire des liquidités en acquittant un prélèvement de seulement 1 %, comme pour les fonds d’investissement, seront taxées comme les plus-values, donc à 19 % jusqu'à un montant de 6.000 euros et à 21 % au-delà. Cotizalia rapporte que cette mesure figure dans le projet de budget pour 2010. Le ministère des Finances a précisé qu’elle s’appliquera à toutes les sicav, où qu’elles soient domiciliées. En d’autres termes, il ne servira à rien d’expatrier les sicav au Luxembourg ou à Malte, comme beaucoup de spécialistes le conseillaient.
Selon la dernière étude semestrielle sur le développement durable dans les pays de l’OCDE réalisée par Petercam, la Suède reste en tête alors que la Suisse se retrouve pour la première fois dans le trio de tête.L'étude, basée sur 53 indicateurs regroupés en cinq catégories (démocratie, environnement, éducation, économie, santé et répartition des richesses), indique que la France a amélioré sa position dans le classement en passant de la quinzième à la douzième place, principalement grâce à une amélioration en matière environnementale. L’Hexagone affiche un des meilleurs indices de performance climatique et se classe honorablement en matière d’émission de gaz carbonique, d’empreinte écologique ou encore de surface de zone protégée relativement à la surface totale du territoire. Mais le débat faisant rage actuellement sur la réforme des retraites prend tout son sens pour un pays dont le ratio de dépendance-vieillesse par rapport à la population active est un des plus élevés. La France, à ce niveau, se classe entre le Mexique et le Japon, en 32ème position.La Suède reste le leader en matière de développement durable et se positionne parfaitement bien dans l’ensemble des catégories retenues. Elle est suivie par la Norvège, numéro un en matière de protection de l’environnement. La Suisse et le Danemark se partagent la troisième place. En obtenant le meilleur résultat dans le domaine de la santé et de la répartition des richesses, la Suisse a gagné trois places dans le classement, et précède désormais la Finlande et les Pays-Bas.
L’association britannique de la gestion d’actifs (IMA) a lancé un appel d’offres destiné à externaliser la surveillance des fonds, selon fundstrategy.Selon l’association professionnelle, les réglementations Ucits permettent aux fonds d’investir plus facilement dans des produits dérivés qui rendent plus difficile le processus de vérification de leur adéquation avec la nomenclature sectorielle de l’IMA.Les candidats intéressés doivent se manifester d’ici à la mi-octobre et déposer une offre d’ici au 19 novembre.
Selon L’Agefi suisse, le gendarme des marchés américains, la SEC, a refusé à la société chinoise Dagong Global Credit Rating le statut officiel d’agence de notation aux Etats-Unis. La SEC a rejeté la demande de Dagong de devenir une «organisation de notation statistique reconnue au niveau national», un statut régi par une loi mise en application en 2007. La commission a rejeté la demande de l’agence chinoise car «il ne semble pas possible à ce stade pour Dagong de se conformer aux exigences des lois fédérales en termes de tenue des dossiers, de production et de contrôle», selon la SEC.
Bank of America Merrill Lynch a annoncé le 23 septembre la création d’un pôle spécialisé dans la compensation des dérivés de gré à gré, le «Futures and Derivatives Clearing Services (GFDCS) group».La banque espère ainsi répondre à la demande croissante pour des services de compensation sur les marchés de dérivés OTC, liée notamment à l'évolution de la réglementation.Bob Burke et Gonzalo Chocano ont été nommés co-responsables du groupe GFDCS et sont rattachés à Denis Manelski et Syl Chackman, co-responsables de la plateforme «Global Markets Financing and Futures».
La Banque centrale de Norvège a porté plainte contre Citigroup pour fausses déclarations au sujet de sa situation financière avant la crise financière, ce qui se serait traduit par de lourdes pertes pour le fonds souverain norvégien, rapporte le Financial Times. Norges Bank estime avoir perdu 835 millions de dollars parce que la banque américaine n’aurait pas entièrement dévoilé les risques financiers auxquels elle était confrontée, notamment ses investissements dans les subprimes.
L’Autorité des marchés financiers a publié sur son site http://www.amf-france.org/, le 23 septembre, l’instruction n° 2005-02 du 25 janvier 2005 relative au prospectus complet des OPCVM agrées par l’AMF à l’exception des FCIMT, FCPR, FCPI, FIP, FCPE et des SICAVAS.
Christine Lagarde, ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi, s’est félicitée, vendredi 24 septembre, de la publication d’un arrêté qui entrera en vigueur le 31 décembre 2010, renforçant la solidité et le contrôle des risques au sein du secteur bancaire. L’arrêté, rappelle un communiqué, met en œuvre les directives bancaires européennes dites «CRD2» (directives 2009/27/CE, 2009/83/CE et 2009/11/CE) et renforce les exigences auxquelles sont soumises les banques et les entreprises d’investissement en matière de titrisation en obligeant ces établissements à conserver à leur bilan au moins 5% des actifs qu’ils titrisent. L’objectif étant de les inciter à contrôler la qualité des produits titrisés. Ces établissements devront également être en mesure de démontrer qu’ils ont une connaissance exhaustive et approfondie des actifs qu’ils titrisent et devront à cet effet avoir procédé à leur analyse approfondie (obligation de «due diligence»).L’arrêté instaure aussi des règles plus strictes afin d’éviter qu’une banque ou une entreprise d’investissement soit trop exposée sur une seule et même contrepartie. Il renforce la qualité des fonds propres des banques et des entreprises d’investissement, il établit une définition harmonisée des fonds propres au niveau européen et les soumet à des règles de plafonnement. D’ici à la fin de l’année, Christine Lagarde publiera un nouvel arrêté pour intégrer en droit français les dispositions de la directive bancaire européenne dite «CRD3» portant notamment sur l’encadrement des politiques de rémunérations des banques.
Selon Les Echos, René Grouman, juge d’instruction du pôle financier de Paris, vient d'être désigné pour examiner l’entrée en Bourse de Natixis en 2006 après la plainte avec constitution de partie civile de trois petits actionnaires qui s’estiment lésés lors de l’introduction en Bourse de la filiale de BPCE. L’information judiciaire portera sur les chefs de «diffusion d’informations trompeuses» et de «présentation de comptes inexacts». Les trois actionnaires ne devraient pas rester longtemps seuls. L’Association des actionnaires minoritaires (Adam) coordonne les dépôts de plainte et «776 actionnaires lésés ont à ce jour monté un dossier pour être partie civile», a indiqué au quotidien Colette Neuville, présidente de l’Adam.
Le Conseil de stabilité financière (FSB) se réunit aujourd’hui à Paris en séance plénière, à l’issue de laquelle son président Mario Draghi tiendra une conférence de presse, rapporte l’Agefi. Au menu des discussions: le traitement du capital contingent qui doit permettre aux banques d’absorber une partie de leurs pertes, le schéma de résolution de crise d’un établissement multinational, et la situation des institutions financières jugées systémiques. Sur ce dernier point, deux fronts se dessinent. D’un côté, la France, l’Allemagne et le Japon, rejoints par le Canada, rechignent à imposer aux banques jugées systémiques une couche supplémentaire d’exigences en capital. De l’autre, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, sont partisans d’une surcharge en fonds propres durs de 1% à 2%, qui s’ajouterait au nouveau seuil de 7 % fixé par le Comité de Bâle d’ici à 2019.
Selon fundstrategy, Morningstar envisage de retirer les ETF à découvert («short») et à effet de levier de son système de notation. Le responsable des ETF chez Morningstar, Scott Burns, a indiqué à l’occasion d’une conférence à Chicago que les ETF short sont plus adaptés aux traders qu'à des investisseurs à long terme.
Selon l’Agefi qui cite des sources proches du dossier, Paris et Berlin pourraient unir leurs forces et bloquer le passeport européen pour les gestionnaires de fonds alternatifs installés hors de l’Union européenne. La ministre de l’Economie Christine Lagarde, qui s’oppose depuis l’origine à l’idée de créer un point d’entrée unique pour tout le marché européen aux gestionnaires américains ou asiatiques, aurait finalement trouvé le soutien de Berlin pour bloquer un projet de compromis préparé par Didier Reynders, le ministre belge des Finances. Le texte belge en discussion, daté de vendredi et dont L’Agefi a eu connaissance, prévoit la cohabitation du régime actuel de placement privé au niveau national, d’une part, et du passeport européen, d’autre part. Au terme d’une période de cinq ans prolongeable, les régimes nationaux seraient toutefois appelés à disparaître. Mais ce système continue de mécontenter Paris où l’on se plaint des pressions exercées depuis plusieurs mois par le Trésor américain. Pour autant, le Parlement pourrait, lui, être tenté d’accepter un compromis pour en finir. Il se prononcera en plénière le 18 octobre, note le quotidien
La commission bancaire indépendante britannique (ICB) a rendu ses options de réformes, vendredi, rapporte l’Agefi. L’objectif est de déterminer le modèle bancaire idéal pour aboutir à un système stable. Le rapport hiérarchise ainsi six propositions relatives à la structure des banques, allant de la plus à la moins contraignante.La plus radicale consiste à séparer banque de détail et banque de financement. Deux axes de réformes pour les marchés sont par ailleurs détaillés, note le quotidien. L’un sur la lutte contre la concentration des marchés (réduction des barrières à l’entrée, taille maximale pour les transactions, etc.), l’autre sur une régulation des infrastructures, notamment pour les marchés de gré à gré. Un texte définitif doit être publié en septembre 2011. Une consultation publique est ouverte jusqu’au 15 novembre.
En Asie, le gouvernement d’entreprise est aussi un thème qui fait florès. Mais la crise semble avoir ralenti les progrès enregistrés ces dernières années. A l’aune de la décennie écoulée, les améliorations sont indéniables mais les marchés asiatiques sont encore loin des meilleures pratiques observées au niveau international, selon la huitième édition de l’enquête réalisée par le groupe CLSA Asia-Pacific Markets en collaboration avec l’association asiatique du gouvernement d’entreprise (ACGA ou Asian Corporate Governance Association). Commentant les conclusions de l’enquête, qui a porté sur 580 entreprises dans onze pays Japon y compris, le patron de la recherche thématique de CLSA, Amar Gill, estime que la crise financière de 2008 a été une «occasion ratée». Plutôt que d’en profiter pour pousser les feux du gouvernement d’entreprise, la plupart des gouvernements de la région ont pris les choses de haut, considérant que pour cette fois au moins, l’Asie nétait pas à l’origine de la crise. Du coup, les meilleures pratiques n’ont pas été mises en avant et «les tendances négatives actuellement à l'œuvre pourraient entraîner une concentration de risque de gouvernance au cours des prochains années», souligne Amar Gill. Preuve que du chemin reste à faire, l’analyse du comportement des sociétés de la région montre que les grosses capitalisations enregistrent de meilleures notes de gouvernement d’entreprise que les autres. D’un autre côté, l’Asie représente désormais plus de 20% des rapports sur la responsabilité sociale de l’entreprise (RSE ou CSR, Corporate social responsability) contre seulement 5% il y a cinq ans. Même les sociétés chinoises sont invitées à publier des rapports RSE avec l’objectif d’améliorer le classement et la compétitivité du pays. Selon le patron de la recherche sur le développement durable de CLSA, Simon Powell, les progrès sont bien là mais beaucoup de sociétés mélangent encore les dons à des œuvres caritatives avec la RSE. L’examen par pays montre que Singapour a ravi la première place à Hong Kong. Selon le président de l’ACGA, Jamie Allen, peut-être parce que le gouvernement de Hong Kong est davantage préoccupé par le développement à court terme de son marché boursier en concurrence frontale avec Shanghai. Souvent considérés comme les derniers de la classe, la Thaïlande, Taiwan et le Japon font cette fois bonne figure, l’Indonésie et les Philippines arrivant en queue de peloton. Il reste que même les meilleurs de la zone restent très en deçà des meilleures pratiques internationales, notamment parce que les régulateurs ont encore une approche trop laxiste…
Selon Le Temps, le gendarme boursier américain, la SEC, a indiqué le 23 septembre qu’UBS avait respecté ses obligations envers l’autorité dans l’affaire des Auction rate securities (ARS), des produits financiers décrits comme sûrs et qui avaient perdu toute valeur au plus fort de la crise, en février 2008. Selon l’accord passé avec la SEC, UBS s’était engagée à rembourser 18 milliards de dollars à ses clients lésés par ces produits. C’est désormais chose faite, puisque «presque 100% des investisseurs» sont aujourd’hui indemnisés, note la SEC qui renonce à imposer une pénalité à UBS.
Hedgefund.net rapporte que Bonnie Hoxie, 34 ans, a plaidé coupable de fraude devant la cour fédérale de Manhattan mardi 21 septembre. Cette ancienne assistante chez Disney au sein du département de la communication d’entreprise avait transmis des informations confidentielles sur l’entreprise à son petit ami, Yonni Sebbag. La détention de ces informations aurait conduit les deux escrocs a envoyer des e-mails à une vingtaine de hedge funds en leur proposant de vendre ces données non publiques portant sur la stratégie de Disney. Cependant, plutôt que d’entrer dans la combine, les entreprises contactées ont prévenu le FBI. Une opération d’infiltration a été mise en place qui a permis de mettre en évidence le délit d’initié. Bonnie Hoxie risque jusqu'à 10 mois de prison et Yonni Sebbag, qui a plaidé coupable le mois dernier, risque jusqu'à 33 mois de prison.
Lors d’un débat organisé par l’Agefi, les acteurs de la Place ont demandé au régulateur d’améliorer la gestion des offres publiques. L’activiste Guy Wyser-Pratte a noté qu’il n’existait pas de véritable loi sur les OPA en Europe ce qui rend difficile la réalisation d’opérations transfrontalières. L’Autorité des marchés financiers (AMF) a reconnu le peu d’harmonisation des règles boursières en Europe, et a proposé d’abaisser le seuil de déclenchement des offres d’un tiers à 30% pour s’aligner sur les autres pratiques. Dans un autre genre, le problème de la comptabilisation des voix en AG a été abordé, particulièrement l’exercice des droits de vote des actionnaires étrangers, essentiellement américains. Le problème n’est pas nouveau pour l’AMF qui rappelle qu’elle n’est pas en charge du contrôle de l’AG. Selon elle, il faut modifier le droit des sociétés si l’on veut une évolution. En attendant, l’AMF espère obtenir «le vote par internet, pourvu qu’un dispositif en assure la sécurité».
Le Comité européen des régulateurs des marchés de valeurs mobilières (CESR) a publié le 23 septembre son premier rapport d’activité sur l’application en 2009 des normes comptables IFRS en Europe.Le Comité relève une augmentation des activités des autorités de tutelle mais aussi une amélioration de la qualité de l’information produite au format IFRS en Europe.Le CESR a comptabilisé quelque 900 décisions à travers l’Europe, dont 19 ont débouché sur la publication d'états financiers revus et corrigés et 160 sur la publication de corrections sous la forme de notes ou de communiqués supplémentaires.Le rapport décline enfin les problèmes récurrents qui ont pu être identifiés, entre autres certains aspects concernant l’information à publier sur les instruments financiers ou encore la dépréciation des actifs non financiers.
Selon L’Agefi suisse, une étude de la société de gestion de fortune zCapital indique que la présence des actionnaires aux assemblées générales augmente, mais reste insuffisante. Pour les sociétés du SMI, 52% en moyenne des voix d’actionnaires sont représentées à l’assemblée générale. Pour les valeurs secondaires (SPI Extra), la participation est même de 58%. Lors de la dernière enquête il y a deux ans, le taux de participation aux assemblées générales se montait à 43%, sans encore faire la différence entre les sociétés du SMI et celles du SPI Extra.
La Bourse suisse SIX Swiss Exchange SA a indiqué le 24 septembre dans un communiqué que sa Commission des sanctions avait prononcé un avertissement à l’encontre de Sulzer SA, relatif à la corporate governance et au devoir d’annonce. L’entreprise a, en partie, omis de publier des informations sur le contenu et la procédure de fixation des rémunérations des membres du conseil d’administration et de la direction générale dans le rapport de gestion 2008.Ces informations doivent être présentées de manière pertinente et compréhensible pour les participants au marché. La Commission des sanctions a constaté que la description du système de rémunération du conseil d’administration et de la direction générale faite par Sulzer était trop succincte et nécessitait d'être complétée.
Dans le numéro 37 de sa publication Market Watch publiée le 23 septembre et consacrée aux fuites, la FSA émet 25 recommandations à l’intention des entreprises régulées et des émetteurs pour prévenir la divulgation d’informations qui pourraient influer sur le prix des actifs ou sur une transaction en préparation.Le texte est disponible à l’adresse http://www.fsa.gov.uk/pubs/newsletters/mw_newsletter37.pdfParmi ces recommandations, le régulateur souligne (point 2) que toute question émanant des médias doit être immédiatement transmise à l'équipe des relations média et que tous les personnels n’appartenant pas aux relations médias devraient avoir l’interdiction de répondre directement à toute question, quelle que soit leur ancienneté.Au point 5, la FSA souligne que lorsque la discussion avec les médias laisse supposer qu’une information confidentielle pourrait déjà avoir fui, ces soupçons doivent être immédiatement signalés aux responsables de la conformité de l’entreprise et à l'émetteur concerné, de façon qu’il soit possible de décider de l’opportunité de la publication immédiate d’un communiqué.Au point 7, le régulateur souligne qu’en cas de fuite, les entreprises régulées doivent mener leur enquête sans attendre de contacter l'émetteur, le Takeover Panel ou la FSA pour savoir s’il faut lancer la procédure.