L’Autorité des marchés financiers a annoncé, mercredi 2 février, la publication d’une étude sur l’évaluation des questionnaires MIF (*) en France réalisée par André de Palma de l’Ecole normale supérieure de Cachan et Nathalie Picard de l’Université de Cergy Pontoise. L'étude en question porte sur la pertinence des questionnaires mis en place par les établissements financiers au profit de la clientèle particulière .Dans le détail, il s’agissait de savoir «si ces questionnaires facilitaient la fourniture d’un conseil financier adapté en établissant un diagnostic suffisamment précis des connaissances et de l’expérience du client en matière d’investissement, de sa situation financière et de ses objectifs, indique un communiqué de l’AMF. Il s’agissait également de déterminer si les questionnaires appréhendaient convenablement son profil de risque.L’étude a été réalisée à partir de 14 questionnaires, fournis par 10 intermédiaires financiers différents : 3 groupes bancaires, qui exercent à la fois des activités de banque de détail et de banque privée ;3 banques mutualistes, dont deux ont fourni également un questionnaire banque privée ;2 banques spécialisées dans la gestion privée ;1 banque en ligne ;1 association professionnelle de conseillers en investissement financier. Ces questionnaires ont ensuite été testés par 1.544 investisseurs particuliers (panel de TNS Sofres). Les conclusions doivent permettre d’alimenter les réflexions engagées par l’AMF au sujet de la protection des épargnants, sur la base d’un dialogue fructueux entre les professionnels, le milieu académique et le régulateur. Au-delà du strict cadre national, elles nourriront en outre la contribution de l’AMF à la révision de la directive MIF. (*) Marchés d’instruments financiers (MIF)