D’après l’Agefi, les instances de régulation américaines vont proposer aujourd’hui au législateur que le versement de la moitié des bonus des dirigeants des plus grandes institutions financières soit différé d’au moins trois ans, selon des sources proches du dossier citées par Reuters.
Compte tenu de l'élargissement de son périmètre d’intervention, la Caisse des Dépôts (CDC) a décidé d’adapter les règles qui régissent le suivi de ses filiales et de ses participations. Dans l’idéal, la Caisse des Dépôts souhaite avoir dans chaque conseil un membre de la direction générale (Augustin de Romanet, directeur général, ou Antoine Gosset-Grainville, directeur général adjoint), un représentant de la direction des participations du groupe, et un spécialiste du métier de l’entreprise concernée. De par leur poids stratégique pour le groupe public, ses filiales CNP Assurance et le Fonds stratégique d’investissement (FSI) feront exception, Augustin de Romanet et Antoine Gosset-Grainville y conservant chacun leur siège d’administrateur. Au total, Augustin de Romanet détiendra neuf mandats d’administrateur, dont celui de La Poste, tandis que son directeur général adjoint en comptera cinq.
La chute observée l’an dernier des encours des OPCVM monétaires est due en partie à la faible rémunération de ces produits mais elle est aussi liée à la réglementation Bâle III, qui contraint les banques à améliorer la liquidité de leur bilan, rapporte Les Echos. Dès lors, elles ne lésinent pas pour faire venir vers leurs produits, comptes et dépôts à terme, les investisseurs déçus par les OPCVM monétaires. Dans un entretien au quotidien, Paul-Henri de La Porte du Theil, président de l’Association française de la gestion financière (AFG), estime que ces mesures sont «inutiles et dangereuses : inutiles car 80% des titres en portefeuille sont émis par les banques, notamment des certificats de dépôt. Cela ne changera pas leur liquidité car la ressource collectée au bilan en substitution des OPCVM ne fera que remplacer la ressource en certificats de dépôt qui disparaîtra. Dangereuses pour le marché parce que les OPCVM monétaires assurent une énorme partie de la liquidité du marché monétaire et contribuent au bon fonctionnement d’un marché nécessaire à l'économie».
Transaction officialisée vendredi matin, la cession de 6,3% du capital de Nordea a été réalisée au prix 74,5 couronnes par action, permettant aux pouvoirs publics de lever 19 milliards de couronnes (2,16 milliards d’euros). L’Etat voit ainsi sa participation dans la banque passer de 19,8 à 13,5%. L’opération a été coordonnée par Nomura, Morgan Stanley et SEB Enskilda agissant comme co-teneurs de livre.
La banque de la Défense, détentrice de 75% du capital de Rosbank, n’entend pas augmenter ses avoirs dans cette banque russe de taille moyenne, a déclaré vendredi Marc-Emmanuel Vives, premier vice-président du directoire de Rosbank. SocGen réserverait ainsi un bon accueil à des acquéreurs intéressés par la participation de 11% entre les mains de VTB.
Amundi collabore avec le Crédit Agricole de Savoie pour le lancement et la gestion de deux produits financiers : un fonds d’investissement de proximité (FIP) et un fonds commun de placement à risque, destinés à être investis dans le secteur du décolletage (usinage de petites pièces en métal) et de la mécatronique en Haute-Savoie, Savoie et Franche-Comté.
Après une semaine de paralysie provoquée par les manifestations réclamant le départ du président Hosni Moubarak, les établissements bancaires ont repris leurs activités dimanche en Egypte. Au total, 341 agences bancaires, dont 152 au Caire, devraient rouvrir dans la journée.
Les instances de régulation américaines, qui souhaitent limiter les prises de risques excessives, vont proposer aujourd’hui au législateur que le versement de la moitié des bonus des dirigeants des plus grandes institutions financières soit différé d’au moins trois ans, selon des sources proches du dossier citées par Reuters. Une fois ce délai écoulé, la prime ne pourrait être versée en une seule fois.
Sommée de lever 2,2 milliards d’euros d’ici la fin du mois, la banque irlandaise serait proche d’un accord avec le gouvernement portant sur une contribution publique sans relèvement de la participation. D’après Bloomberg, l’Irlande, qui détient 36% de l’établissement, prévoit d’acquérir pour 1,4 milliard d’euros d’actions dénuées de droit de vote.
410 millions de dollars. C’est le montant de l’amende que le principal établissement bancaire américain par les actifs a accepté de verser pour solder un litige sur des pratiques ayant mené à la facturation de commissions excessives auprès de la clientèle. La Fed a émis des règles l’an dernier visant à limiter les frais bancaires en cas de découvert non autorisé.
A en croire le journal suisse, UBS devrait verser à ses 65.000 employés un «bonus pool» global de 4,3 milliards de francs suisses au titre de 2010, contre 4,8 milliards au titre de l’exercice précédent. L’une des raisons qui expliquent cette diminution tient au fait que l’établissement a relevé la part fixe des salaires de 10 à 20%.
La banque espagnole de détail Banco Popular a fait état d’une chute de 23% de son bénéfice net annuel, affecté par des provisions pour pertes sur crédit imputables à l'éclatement de la bulle immobilière. Le bénéfice net est tombé à 590 millions d’euros, un chiffre inférieur aux 602 millions attendus par les marchés. Le bénéfice net d’intérêt a quant à lui diminué à 2,45 milliards d’euro. Les créances douteux ont augmenté à 5,27% à la fin décembre contre 4,71 décembre à la fin septembre. Le ratio de fonds propres «durs» est resté stable à 9,43%.
La transaction, annoncée ce matin, a été réalisée au prix de 74,5 couronnes par action. Cette opération permet aux pouvoirs publics de lever 19 milliards de couronnes (2,16 milliards d’euros). Stockholm avait annoncé jeudi son intention de se défaire d’une partie de ses parts dans la première banque du pays, faisant reculer le titre en Bourse. L’Etat, qui a vendu 255 millions actions Nordea, voit ainsi sa participation dans la banque passer de 19,8% à 13,5%. L’opération boursière a été coordonnée par Nomura, Morgan Stanley et SEB Enskilda ayant été choisis comme co-teneurs de livre.
AXA a indiqué le 3 février ne pas attendre d’impact significatif additionnel dans ses comptes 2010 suite à l’accord conclu par AXA Rosenberg, une filiale d’AXA Investment Managers, avec la Securities and Exchange Commission américaine, sur la base des provisions déjà reflétées dans ses comptes au premier semestre 2010.La SEC avait annoncé le même jour que trois entités d’Axa Rosenberg vont payer 242 millions de dollars pour régler un litige lié à une erreur de codage informatique. Axa Rosenberg avait révélé en avril 2010 avoir découvert une erreur dans un programme de modélisation du risque qui a eu pour effet de minimiser certains risques dans son système d’optimisation de ses portefeuilles.La Securities and Exchange Commission (SEC) précise que ce règlement va permettre de rembourser 216,8 millions de dollars de pertes subies par les clients d’Axa Rosenberg Group LLC, Axa Rosenberg Investment Management LLC and Barr Rosenberg Research Center LLC.A cela s’ajoute le paiement à la SEC d’une amende de 25 millions de dollars pour manquement au code de la déontologie et aux règles de la profession.
Selon des documents judiciaires dévoilés hier par le liquidateur de Bernard Madoff, Irving Picard, JPMorgan Chase aurait joué un rôle de couverture dans le scandale Madoff, rapporte Les Echos. Ces allégations s’inscrivent dans le cadre du recours engagé par le liquidateur judiciaire à l’encontre de JP Morgan en vue de recouvrer 1 milliard de dollars de profits et 5,4 milliards de dollars de dommages-intérêts. Selon le recours déposé le 2 décembre dernier, mais tenu secret à la demande de la banque jusqu’ici, «des dirigeants de JP Morgan avaient exprimé de sérieux doutes sur la légitimité de la firme d’investissement de Madoff plus de dix-huit mois avant l’effondrement de son schéma de Ponzi, mais ont continué à faire des affaires avec lui».
Au moins 15 hedge funds ont obtenu des informations confidentielles sur des entreprises de la part de dirigeants de sociétés, selon les régulateurs qui enquêtent sur les délits d’initiés à Wall Street, rapporte le Financial Times. La Securities and Exchange Commission a porté plainte au civil jeudi contre deux consultants travaillant au sein de la société de réseaux d’experts Primary Global Research et quatre employés les accusant d’avoir fourni des informations non publiques sur des résultats et des produits technologiques à des hedge funds et d’autres, ajoute le journal.
L’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF ou Esma) a annoncé le 3 février l’approbation par le Parlement européen de la désignation du Néerlandais Steven Maijoor en qualité de premier président de l’AEMF, à la suite d’une audition de l’impétrant.Steven Maijoor devrait prendre ses fonctions le 1er avril prochain.
L’association professionnelle des valeurs moyennes cotées a annoncé le 2 février le lancement, en partenariat avec l’Essec, d’un programme pour aider les femmes à prendre toute leur place au sein des conseils d’administration. Dès ce printemps, MiddleNext sera partenaire du programme de l’Essec «Women Be European Board Ready» dédié aux femmes accédant aux comités exécutifs et aux conseils d’administration. Dans la lancée, MiddleNext proposera à l’automne 2011, en collaboration avec l’Emlyon et l’Institut Français du Gouvernement des Entreprises (IFGE) un programme pour répondre aux problèmes spécifiques de la gouvernance des ETI et PME cotables et cotées. « Après la publication de notre code de gouvernance, il était naturel que nous prenions des initiatives concrètes pour faciliter la formation des administrateurs aux enjeux de gouvernance des petites et moyennes entreprises», souligne la directrice générale de MiddleNext, Caroline Weber, citée dans un communiqué.
NYSE Euronext a annoncé le 3 février l’harmonisation de sa gamme d’indices à Paris afin d’apporter aux émetteurs et aux investisseurs toujours plus de visibilité et de liquidité. Cette nouvelle organisation a été approuvée par le Conseil Scientifique des Indices de NYSE Euronext à Paris et prendra effet le 21 mars 2011. Elle consistera à appliquer les règles de gestion du CAC 40 à l’ensemble des indices globaux du marché français de NYSE Euronext, à supprimer certains indices à moindre valeur ajoutée et à réviser les autres afin qu’ils représentent aux mieux les trois segments principaux: petites, moyennes et grandes capitalisations. Le CAC 40 est composé de valeurs dont la sélection est basée sur le capital flottant et les capitaux échangés. Les indices de NYSE Euronext à Paris seront désormais tous soumis aux mêmes règles et seront calculés et diffusés en temps réel, toutes les 15 secondes, afin de renforcer leur dynamisme et de faciliter leur réplication et la cotation de produits dérivés les prenant pour sous-jacents. Les changements au sein de la gamme d’indices de NYSE Euronext à Paris sont les suivants : Indice Remarques Code ISIN Code mnémonique CAC 40® Pas de changement FR0003500008 CAC 40, PX1 CAC Next 20® Pas de changement QS0010989109 CN20 CAC Large 60® Nouvelle introduction - L’indice inclura les constituants du CAC 40® et du CAC Next 20® QS0011213657 CACLG CAC Mid 60® Nouvelle introduction - L’indice remplacera le CAC Mid 100® QS0010989117 CACMD SBF 120® L’indice combinera désormais les constituants du CAC Large 60® et du CAC Mid 60® FR0003999481 PX4 CAC Small® Nouvelle introduction - L’indice remplacera le CAC Small 90® QS0010989125 CACS CAC Mid & Small® Nouvelle introduction - L’indice remplacera le CAC Mid & Small 190® QS0010989133 CACMS CAC All-Tradable® Nouvelle introduction - L’indice remplacera le SBF 250® FR0003999499 CACT CAC All-Share® L’indice inclura désormais toutes les entreprises cotées à Paris *** QS0010989141 PAX
Bercy s’est félicité de la publication de deux nouveaux décrets d’application de la loi Lagarde du 1er juillet 2010 portant réforme du crédit à la consommation. Ils visent à renforcer l’information et la liberté de choix du consommateur, à rendre plus lisibles les contrats de crédit à la consommation et à retenir un taux annuel effectif global qui exprime le véritable coût du crédit. La transposition de la directive européenne sur le crédit à la consommation est ainsi achevée.
Le Parlement européen a donné son accord à la nomination des candidats présélectionnés pour prendre les rênes des trois nouvelles autorités de supervision financière: l’Autorité européenne des marchés et valeurs mobilières (ESMA), l’Autorité européenne des assurances et des retraites professionnelles (EIOPA) et l’Autorité européenne bancaire (EBA).
Le gouvernement suédois a annoncé la cession de jusqu'à 6,3% du capital de Nordea. Il prévoit de mettre en vente 200 millions de titres Nordea, puis peut-être 55 millions de titres supplémentaires. Cette cession pourrait réduire la part de l’Etat suédois dans le capitale de la banque de 19,8% actuellement à 13,5%.
Le groupe a fait état d’un bénéfice de 415 millions de dollars au quatrième trimestre, au-delà des attentes, contre 294 millions de dollars un an auparavant. Le chiffre d’affaires a progressé de 11% à 1,44 milliard de dollars.
La banque américaine a confirmé la cession de l’assureur Balboa au bénéfice de QBE Insurance, le principal acteur du secteur en Australie, pour un montant avoisinant 700 millions de dollars.
Reuters croit savoir que l’ex-GMAC a mandaté les services de quatre banques, à savoir Citigroup, Goldman Sachs, JPMorgan Chase et Morgan Stanley, afin de préparer son introduction en Bourse. Ally Financial a récemment indiqué souhaiter cette opération cette année. L’Etat américain détient 74% du capital du prêteur.
Irving Picard, liquidateur des intérêts du financier, estime qu’«alors que de nombreuses institutions financières ont permis la fraude organisée par Bernard Madoff, JPMorgan Chase se trouvait au cœur même du mécanisme, et en a assurément été complice». Ce jugement sévère est extrait d’une plainte déposée le mois dernier, et dévoilée publiquement hier, dans le cadre des poursuites à l’encontre de la banque américaine visant à récupérer les fonds perdus par les clients bernés de Bernard Madoff. Irving Picard réclame 6,4 milliards de dollars à la banque. Des cadres auraient eu de sérieux doutes sur la probité du financier mais auraient gardé le silence dans un souci de préserver de bonnes relations. Des soupçons internes à la banque qui remontent au moins à l’année 2006, près de trois ans avant l’écroulement de la pyramide de Ponzi bâtie par l’escroc.
Soulignant que l’économie européenne est encore principalement financée par les banques, à l’inverse des Etats-Unis, la ministre des Finances a estimé qu’«une réglementation(sur les fonds propres des banques) qui ne prévoirait pas un mécanisme de géométrie variable en fonction du rôle joué par les établissements bancaires (dans le financement de l’économie) créerait une vraie difficulté sur le plan économique».