Royal Bank of Scotland a déclaré que son plan de redressement était en bonne voie, alors qu’un projet controversé de rémunération de son directeur général a été entériné. «Nous avons fait en particulier des progrès dans la réduction du risque et la réorientation du groupe (...) Nous sommes en bonne voie pour atteindre nos objectifs ambitieux» a déclaré Philip Hampton, président du conseil d’administration, lors de l’assemblée générale. Le plan de rémunération proposé pour Stephen Hester, qui prévoit des versements allant jusqu'à 8,8 millions d’euros, a été approuvé par 99,2% des votants grâce au soutien de l’UKFI, structure publique britannique qui détient 83% des actions RBS. Le Financial Times évoque par ailleurs que RBS pourrait profiter du retrait de Marco Mazzucchelli, directeur de la banque internationale et des opérations de marché, pour réorganiser son pôle BFI. Une annonce pourrait être faite aujourd’hui.
Le courtier obligataire, qui tâche de se transformer en banque d’investissement, a vendu pour 635 millions de dollars de titres adossés à des prêts dans l’immobilier commercial. La tranche AAA la plus importante du deal, de 304,7 millions de dollars, arrivant à échéance dans 4,7 années, offre un rendement supérieur de 125 points de base au taux swap de référence, selon Bloomberg.
Les trois principales banques japonaises (Sumitomo Mitsui Financial, Mizuho Financial et Mitsubishi UFJ Financial) pourraient devoir passer entre 150 et 160 milliards de yens (environ 1,3 milliard d’euros) de charges dans leurs comptes du fait de la chute de la valeur de marché de Tokyo Electric Power suite à la catastrophe du 11 mars, selon des sources concordantes.
La structure mutualiste vient de finaliser l’acquisition du réseau d’agences MSI, filiale jusqu’alors de GHI, premier bailleur social du Valenciennois. Le réseau MSI est constitué de quinze agences situées dans le Nord-Pas de Calais. Par ailleurs, le Crédit Agricole Nord de France cède sa participation de 30% dans la SAS Créer (dans laquelle était logé le réseau MSI) au groupe GHI.
L’assureur français a procédé à l’acquisition de 100 % des titres d’Elco, un groupe situé à Montréal au Canada. Fondé en 1992, Elco est un courtier spécialisé dans les risques de dommages qui a réalisé en 2010 un chiffre d’affaires de 10,5 millions d’euros pour 80 salariés. Dans l’assurance plaisance, Elco détient 60% de parts de marché au Québec.
Natixis Paiements, filiale de Natixis spécialisée dans la gestion des flux de paiement monétiques, a annoncé la mise en ligne un nouveau site d’information entièrement dédié aux cartes prépayées, à destination des entreprises, des administrations et des enseignes de distribution : www.prepaidanywhere.fr.
Le maire d’Unieux, dans la Loire, a annoncé le dépôt d’une plainte contre la banque franco-belge, lui reprochant d’avoir accordé des crédits toxiques à sa commune. Cette municipalité de 8.500 habitants avait contracté en 2007 pour 7 millions d’euros d’emprunts, dont 4 millions se sont révélés toxiques, selon Christophe Faverjon. Le maire a donc décidé de porter plainte contre Dexia pour «défaut de conseil» et «contrat léonin».
Le groupe bancaire indépendant fondé en 1973, et Samena Capital, un groupe d’investissement spécialisé dans les placements pour compte propre en Inde, en Asie, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, ont annoncé la création d’une joint-venture. Ce partenariat associera Samena Asia Managers, la filiale hongkongaise de Samena Capital spécialisée dans le «seeding» de fonds alternatifs en Asie, aux activités réglementées de Reyl & Cie dans les domaines de la gestion de fonds de placement et de portefeuilles.
La première banque dépositaire au monde, Bank of New York Mellon, a dégagé un bénéfice net de 625 millions de dollars, ou 50 cents par action, au premier trimestre. Les analystes du panel Bloomberg tablaient en moyenne sur 56 cents par action.
Le troisième investisseur institutionnel au monde a fait état d’une hausse de 19% de son bénéfice opérationnel au premier trimestre à la faveur d’une amélioration des marchés financiers et d’acquisitions qui ont gonflé ses revenus. Hors exceptionnel, le bénéfice atteint 444 millions de dollars, ou 88 cents par action. Les actifs sous gestion ont grimpé de 7,7% sur un an, à 2.100 milliards de dollars.
La modification des statuts qui sera votée le 19 mai permettra en théorie à Michel Lucas de rester aux commandes jusqu'à 77 ans. Le CIC va troquer par ailleurs son directoire et son conseil de surveillance contre une structure à conseil d’administration, plus resserrée.
La banque verte a réaffirmé qu’elle passerait avec succès les nouveaux tests de résistance et remplirait les critères de solvabilité de Bâle 3 sans avoir recours à une augmentation de capital. Dans un entretien accordé au quotidien, le président de CASA, Jean-Marie Sander, a par ailleurs annoncé qu’Amundi restait en attente concernant un éventuel rachat de Pioneer, dont la mise en vente par UniCredit aurait été suspendue. Mais de préciser que «si l’opération ne se fait pas, le Crédit Agricole n’en souffrira pas. Notre filiale de gestion d’actifs, Amundi, peut avoir vocation à s’ouvrir à d’autres partenaires, mais elle possède déjà la taille critique».
Un rapport parlementaire publié aujourd’hui à Londres par le Comité des Comptes publics avance que les banques britanniques n’ont pas suffisamment payé les garanties offertes par le gouvernement en termes de capacités de financement au plus fort de la crise. La facture doit être revue à la hausse. Il est temps pour les contribuables de récolter les fruits du risque pris, les bonus des banquiers attendront.
Le ministre des finances italien, Giulio Tremonti, et le gouverneur de la banque centrale du pays, Mario Draghi, auraient décidé de donner au groupe bancaire plus de temps pour se conformer aux nouvelles exigences de capitaux propres, compte tenu de la structure particulière de son capital, détenu à 7,5% par les autorités libyennes, selon le quotidien qui cite des sources proches.
Citigroup a annoncé qu’il se débarrassait progressivement d’un portefeuille de 12,7 milliards de dollars d’actifs toxiques responsables d’une grande partie de ses pertes au cours de la crise afin d’atténuer les effets attendus de la mise en place des règles de Bâle III. Le risque induit par ces actifs aurait contraint la banque à provisionner des sommes anormalement élevées dans le cadre de la nouvelle réglementation bancaire.
L’Organisation Internationale des Commissions de Valeurs (OICV ou IOSCO en anglais) a annoncé le 18 avril la nomination de Maria Helena Santana, présidente de la Comissão de Valores Mobiliários (CVM), comme présidente du comité exécutif de l’OICV à compter de la fin de la conférence annuelle au Cap, le 21 avril. Ce mandat court jusqu'à 2012 et à la fusion des comités constituants (comités techniques, comités régionaux, comités marchés émergents) en conseil de l’OICV (IOSCO Board).Maria Helena Santana remplace Jane Diplock, présidente de la commission des valeurs néo-zélandaise, qui a passé six ans à la tête de l’OICV.Pour sa part, Fulin Shang, président de la China Securities Regulatory Commission (CSRC), conserve son poste de vice-président du comité exécutif de l’OICV.
L’Organisation Internationale des Commissions de Valeurs (OICV ou IOSCO en anglais) a annoncé le 18 avril que neuf régulateurs supplémentaires ont été invités à devenir signataires du protocole d’accord sur la consultation, la coopération et l'échange d’informations (IOSCO Multilateral Memorandum of Understanding concerning Consultation, Cooperation and the Exchange of Information). Ce texte vise à intensifier la lutte contre les irrégularités de marchés transfrontalières.Il s’agit de l’Estonie, de la Macédoine, du ministère de l’Agriculture, des Forêts et des Pêcheries du Japon, du ministère de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie du Japon, du Liechtenstein, du Pakistan, de la Suède, de Taïwan et de la Tanzanie.Désormais, le nombre de signataires de l’accord atteint 79 et devrait monter à 80 lorsque l’adhésion du Liechtenstein aura été formellement approuvée, normalement le 20 avril 2011.
Le vice-commissaire aux affaires internationales de la Financial Services Agency of Japan (JFSA), Masamichi Kono, a été promu président du comité technique de l’Organisation internationale des commissions de valeurs (OICV ou IOSCO en anglais), en remplacement de Hans Hoogervorst, dont il était jusqu'à présent le vice-président.Masamichi Kono, qui prendra ses nouvelles fonctions à l’issue de la conférence annuelle de l’OICV au Cap le 21 avril (son mandat court jusqu'à 2012 et à la fusion des différentes instances dirigeantes au sein du conseil de l’OICV) sera remplacé comme vice-président du comité technique par Fernando Restoy, vice-président de la Comisión Nacional del Mercado de Valores (CNMV) espagnole.
A l’origine de la plainte portant sur les soupçons de manipulation des taux Libor (London interbank offered rate) dans laquelle se retrouvent toutes les grandes banques américaines et européennes (notamment Bank of America, JPMorgan, HSBC, Barclays, Deutsche Bank, Credit Suisse...), figurent trois fonds d’investissement, rapporte L’Agefi : l’autrichien FTC Capital GmbH Vienna, le luxembourgeois FTC Futures Fund SICAV et FTC Futures Fund PCC Ltd., enregistré à Gibraltar. Les banques ont prétendument vendu des futures, des options, des swaps et d’autres instruments dérivés basés sur le taux Libor à des prix artificiels portant dès lors atteinte aux investisseurs, souligne la plainte.
Après les avertissements des régulateurs selon lesquels les ETF synthétiques pourraient constituer une menace à la stabilité des marchés financiers, les fournisseurs d’ETF contre-attaquent, rapporte le Financial Times Fund Management. Alain Dubois, président de Lyxor Asset Management, indique ainsi que la plupart des ETF sont des produits simples régulés par la directive Ucits, qui sont plus transparents que la plupart des autres fonds. Pour lui, l’utilisation des dérivés dans les fonds Ucits est déjà très bien réglementée.
John Nelson succèdera à Lord Levene comme prochain président du marché d’assurance du Lloyd’s. Depuis 2004, il était président de la société foncière Hammerson, un poste qu’il continuera d’occuper.
Selon un rapport de la Federal Deposit Insurance Corporation, le fonds de garantie américain des dépôts, les créanciers de Lehman Brothers auraient pu récupérer beaucoup plus d’argent après la faillite de l’établissement en 2008 si les régulateurs bancaires américains avaient conduit une liquidation ordonnée. La FDIC, qui a reçu ce pouvoir l’an dernier dans le cadre de la loi Dodd Frank, estime que les créanciers non garantis auraient pu récupérer 97 cents sur chaque dollar réclamé si les autorités avaient rapidement engagé une cession structurée des actifs de Lehman. Un fossé par rapport aux 21 cents estimés dans le plan de réorganisation le plus récent élaboré dans le cadre de la procédure de faillite. Une procédure dont la FDIC souligne le coût exorbitant. Jusqu’en février dernier, plus de 1,2 milliard de dollars de commissions ont été versées aux avocats et professionnels impliqués dans ce dossier.
Le troisième réassureur mondial rachète un portefeuille de réassurance appartenant à Scottish Re. Celui-ci couvre le risque de mortalité dans le cadre de contrats d’assurance vie et d’assurance à capital différé souscrits entre 2000 et 2003. Selon Hannover Re, l’activité devrait générer un volume annuel de primes d’environ 80 millions de dollars.
Un tribunal milanais a blanchi Citigroup, Bank of America, Deutsche Bank et Morgan Stanley des accusations de manipulation des prix liée à la faillite en décembre 2003 du groupe agroalimentaire Parmalat. Un procureur avait demandé cette année des sanctions financières à l’encontre de ces quatre banques à hauteur de 120 millions d’euros environ. Les banques avaient à plusieurs reprises protesté de leur innocence. Le tribunal a également blanchi des responsables des quatre établissements bancaires. Parmalat avait été acculé à la faillite en 2003 après la découverte d’un trou de 14 milliards d’euros dans ses comptes. Sa chute avait ruiné plus de 100.000 épargnants qui avaient investi dans ses obligations. Le groupe est à présent l’objet d’une bataille pour sa prise de contrôle entre le français Lactalis, qui détient 29% de son capital, et un groupe d’investisseurs italiens qui tente de monter un consortium.
Le membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne se dit «confiant» dans la capacité des nouvelles règles bancaires à ne pas mettre à mal la croissance économique tout en renforçant les fondements du système financier. Il ne s’agit pas de «tuer les banques en bonne santé» mais d’éviter la répétition de tous les excès du passé, a assuré Nout Wellink.