Depuis novembre, les banques françaises doivent transmettre un état mensuel de leur production de crédit immobilier à leur tutelle, inquiète d’une surchauffe.
Santander a transmis une nouvelle offre pour racheter la participation de 80% détenue par KBC dans le polonais Kredyt Bank , rapporte le quotidien belge De Tijd dans un article publié samedi. Kredyt Bank est estimée à environ 1 milliard de dollars.
Royal Bank of Scotland a pris des risques inconsidérés en rachetant une partie de la banque néerlandaise ABN Amro et a évité de justesse la banqueroute voici trois ans. Le rapport de 452 pages de la Financial Services Authority (FSA) reproche à l’ex-Chancelier de l’Echiquier et Premier ministre Gordon Brown d’avoir été le chantre d’une législation peu regardante, pointe du doigt les faiblesses de la RBS en matière de fonds propres et de financement et critique la décision vis-à-vis d’ABN Amro.
La filiale de crédit immobilier de BPCE va lancer début 2012 un emprunt obligataire destiné aux particuliers. Un moyen de diversifier ses sources de financement alors que les turbulences de marché ont ralenti le rythme d'émission d’obligations foncières. Le Crédit Foncier doit détailler le 10 janvier à la presse les conditions de cet emprunt.
Swiss Re a annoncé à la surprise générale, le départ en 2012 de son directeur général Stefan Lippe, qui était entré en fonction en 2009. La nomination d’un successeur devrait tomber d’ici peu, a précisé le numéro deux mondial de la réassurance.
Le fonds de pension néerlandais ABP (240 milliards d’euros) a porté plainte contre la banque d’investissement JP Morgan Chase pour des pertes sur ses MBS, rapporte IPE.com. Selon un porte-parole, la banque a fait croire au fonds que les CDO étaient moins risqués qu’ils ne l'étaient en réalité.
Le gendarme des marchés financiers au Japon a accusé les filiales de négoce nippones des banques suisse UBS et américaine Citigroup d’avoir tenté de manipuler les taux interbancaires, selon la presse japonaise de samedi.L’instance de régulation a affirmé que des courtiers d’UBS Securities Japan et de Citigroup Global Markets Japan avaient tenté d’influer sur le processus de fixation du taux interbancaire de Tokyo (Tibor) et du taux interbancaire de Londres (Libor) au moins à partir de 2007.Elle a souligné qu’un des employés mis en cause était un courtier britannique spécialiste du négoce des produits dérivés qui opérait chez UBS Securities Japan en 2007 puis chez Citigroup Global Markets Japan à partir de 2009. Ce courtier ne travaille actuellement plus pour Citigroup.
Ahead Wealth Solutions AG indique être la première société de gestion à avoir obtenu de l’Autorité de surveillance des marchés financiers FMA Liechtenstein un agrément de conformité à la norme UCITS, au terme d’un processus de plusieurs mois et d’une réorganisation pour s’adapter aux dispositions communautaires.De ce fait, Ahead pourra désormais créer et administrer des fonds d’investissement dans les 30 pays de l’Espace économique européen (EEE), alors que sa licence précédente la limitait au Liechtenstein. De plus, la conformité à la directive européenne lui permet de distribuer ses fonds auprès du grand public dans les pays de l’EEE sans formalités ou autorisations complémentaires.Dans le cadre de l’ajustement à la norme européenne, le directoire d’Ahead a été porté de deux à quatre membres, a indiqué le CEO Wolfgang Mayer.
Les professionnels de la finance s’inquiètent des effets contreproductifs de la régulation, bâtie sur l’idée que les obligations souveraines étaient sûres, révèle L’Agefi. En matière de régulation «on a pratiquement eu tout faux» a asséné Jacques de Larosière, président d’Eurofi et auteur d’un rapport qui a inspiré la nouvelle supervision financière européenne, lors des deuxièmes rencontres annuelles de L’Agefi sur la régulation jeudi dernier. Bâle 3 prévoit deux ratios de liquidité - un à court terme (LCR) censé s’appliquer en 2015 et un à long terme (NSFR) prévu pour 2018. Benoît Coeuré, numéro deux du Trésor et pressenti pour remplacer Lorenzo Bini Smaghi au directoire de la BCE a plaidé pour une révision des ratios de liquidités. Car le LCR, contraint les banques à se désengager de certaines activités, à commencer par le crédit-export. Même s’il n’est pas question de remettre en cause ces deux ratios ni de les remettre complètement à plat, «il y a sans doute des éléments à recalibrer», a reconnu Sylvie Mathérat, directeur général adjoint opérations à la Banque de France et membre du Comité de Bâle.
La Tribune s’est procuré une liste de sociétés qui ont investi dans la Sicav de droit luxembourgeois « madoffée » Luxalpha en décembre 2008 (pour leur propre compte, celui de leurs clients ou en tant que teneur de compte-compensation).La Compagnie Financière Edmond de Rothschild, l’Association européenne d’urologie, le Sénat, Téthys (le holding de Liliane Bettencourt), le Comité olympique international et HSBC Private Banking Paris ou Aforge Capital Management : on trouve dans cette liste des sociétés de gestion, des banques privées, des holdings familiaux, des family offices, des associations et même une institution publique française, note La Tribune.
A l’exception de dédommagements entre des établissements et leurs bons clients, les victimes françaises de la fraude pyramidale de l’escroc Bernard Madoff, révélée le 11 décembre 2008, n’ont toujours pas obtenu réparation, souligne Les Echos.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a annoncé sur son site le 9 décembre, qu’elle soumet à consultation publique des modifications portant sur certaines dispositions de son règlement général (Livre II, titre III) relatives aux offres publiques d’acquisition (OPA).Les principales modifications envisagées sont les suivantes :- L’introduction d’un seuil de caducité automatique de 50% pour toute offre volontaire relevant de la procédure normale (article 231-9) : une telle offre publique sera caduque de plein de droit si l’initiateur ne détient pas au moins 50% du capital ou des droits de vote de la société visée à l’issue de l’offre, quel que soit le seuil de renonciation libellé par l’initiateur ;- L’extension aux procédures de contrôle des concentrations autres qu’européenne ou américaine de la condition suspensive antitrust visée à l’article 231-11, sous réserve d’un «test de matérialité» ;- L’autorisation de la poursuite d’un programme de rachat d’actions par l’initiateur d’une offre libellée en titres (article 231-41) ;- La mise en cohérence du régime des déclarations des interventions en période d’offre et de préoffre (articles 231-46, 231-47, 231-48 et 231-51) avec celui des déclarations de franchissement de seuils légaux ;- L’introduction sur les systèmes multilatéraux de négociation organisés (Alternext) de deux nouveaux cas de dérogation au dépôt obligatoire d’une offre publique applicables au franchissement des seuils de 50% du capital ou des droits de vote consécutif (i) à la souscription à une augmentation de capital réservée ou (ii) à l’exercice ou la conversion de titres donnant accès au capital.Le texte complet de la consultation est consultable sur le site internet de l’AMF.
L’agence d'évaluation financière Moody’s a confirmé le 12 décembre qu’elle reverrait les notes souveraines des pays de la zone euro et de l’Union européenne dans le courant premier trimestre 2012 en raison de l’absence de mesures décisives prises lors du sommet européen la semaine dernière.L’absence de mesures pour stabiliser les marchés sur le court terme signifie que la zone euro, et l’Union européenne plus largement, restent sujettes à de nouveaux chocs et la cohésion de la zone euro demeure sous une menace persistante, explique l’agence dans un communiqué.
L’agence de notation financière Standard and Poor’s (S&P) a annoncé le 9 décembre qu’elle envisageait d’abaisser les notes de la dette de 15 assureurs européens. L’agence précise qu’elle prendra sa décision «sous quatre semaines après avoir résolu la question des notes des pays européens» placés récemment sous surveillance négative.Parmi les groupes concernés par ce possible abaissement de note à court terme figurent l’allemand Allianz, le britannique Aviva, les français Axa, CNP et Caisse centrale de Réassurance (CCR), l’italien Generali ou encore l’irlandais Irish Public Bodies Mutual Insurances (IPB)."Le 5 décembre, Standard and Poor’s a placé les notes de 15 des 17 gouvernements de la zone euro sous surveillance négative. Par conséquent, nous plaçons les notes de certains assureurs européens sous surveillance négative», explique l’agence de notation dans un communiqué. «Selon l’issue de notre examen des notes des pays-membres de la zone euro, les notes de long terme de ces assureurs pourraient être abaissées d’un ou deux crans, et les notes de court terme d’un cran», précise-t-elle.
Il pourrait devenir illégal pour des sociétés de gestion détenues par des banques américaines de gérer de l’argent pour des investisseurs européens ou asiatiques, selon une interprétation de la règle Volcker, rapporte le Financial Times Fund Management. Selon le projet actuel, les mutual funds US régulés par l’Investment Company Act de 1940 sont exempts de la règle Volcker, ce qui signifie que les sociétés de gestion détenues par des banques peuvent continuer à les proposer sans restriction. Mais il n’existe pas de telles exemptions pour les Ucits européens ou les trusts japonais.
Irving Picard, le liquidateur de l’entreprise de Bernard Madoff, a porté plainte auprès d’un tribunal new-yorkais contre Julius Bär et la banque privée zurichoise Falcon, rapporte l’agence Bloomberg.Il exige 37 millions de dollars de Julius Bär et 39 millions de la banque Falcon. Selon Irving Picard, il s’agirait de sommes confiées par divers investisseurs à l’entreprise de Bernard Madoff Fairfield Sentry, que celle-ci aurait à son tour placé auprès des deux banques suisses.
L’agence de notation a placé sous surveillance avec implication négative plusieurs assureurs européens, décision qui fait suite à celle de placer 15 des 17 pays de la zone euro également sous surveillance négative. Les assureurs concernés sont, entre autres, Allianz (Euler Hermes inclus), Aviva, Axa, Generali, Caisse Centrale de Réassurance, et CNP Assurances.
La banque tchèque, filiale de la Société Générale, va rembourser plus tôt que prévu un emprunt de 6 milliards de couronnes (235,9 millions d’euros). SocGen lui avait accordé un prêt subordonné à 10 ans fin 2006, avec une option de remboursement anticipé après 5 ans. Komercni a dit vouloir exercer ce droit le plus tôt possible, soit au 27 février 2012.
Le directeur de l’Association bancaire italienne (ABI) a menacé hier de poursuivre l’Autorité bancaire européenne (EBA) qui a réévalué à la hausse la semaine dernière les besoins de recapitalisation de 71 banques européennes, afin de leur permettre de faire face à la crise de la dette souveraine. Les besoins en capitaux des banques italiennes s'élèvent désormais à 15,37 milliards d’euros, selon l’EBA. «L’ABI s’engagera dans toutes les voies possibles, y compris légales, pour s’opposer à la décision de l’EBA», a déclaré Giuseppe Mussari lors d’une conférence à Rome. Selon lui, les évaluations de l’EBA sont «erronées, que ce soit au niveau des méthodes ou des conclusions tirées, et ne prennent pas en compte les facteurs spécifiques qui affectent les banques italiennes». Le président de l’EBA, Andrea Enria, a demandé hier une nouvelle fois aux banques de ne pas se montrer trop averses au risque sous peine de provoquer un resserrement du crédit.
L’agence a placé la note long terme BBB de l’assureur sous perspective négative et envisage de la dégrader dès cette semaine de deux crans, en raison des menaces sur sa solvabilité du fait des niveaux des marchés. «La direction de Groupama n’a pas attendu l’annonce de S&P pour prendre des mesures permettant de passer le cap de la fin de l’année avec sérénité», a répondu l’assureur.
L’Allemagne va réactiver son fonds de secours aux banques dès la fin de l’année et relever son volume de 100 milliards à 400 milliards d’euros. Les besoins en fonds propres du secteur d’ici à juin 2012 sont chiffrés à 13,1 milliards d’euros. Mais Commerzbank décline tout soutien.
La conférence du contrôle organisée par l'ACP le 7 octobre dernier a été l'occasion de faire le point sur
le Pilier 3 de Solvabilité II, lequel porte sur les nouvelles exigences de reporting prudentiel aux autorités de contrôle, ainsi que sur la diffusion au public d'information relative à la solvabilité et à la situation financière des organismes d'assurance. Le Pilier 3 répond donc au double objectif d'accroître la transparence envers le public et de fournir les informations nécessaires au contrôle dans le nouvel environnement réglementaire, afin d'assurer la protection des assurés et la stabilité du système financier.
L’agence Moody’s a abaissé d’un cran les notes de crédit de BNP Paribas, de la Société Générale et du Crédit Agricole, une décision qui reflète la nette dégradation des conditions de financement des banques européennes dans le contexte de crise de la zone euro. La note de la dette à long terme de BNP Paribas et du Crédit agricole passe à «Aa3» et celle de la Société Générale à «A1», dans le cadre d’un processus de révision enclenché en juin. Moody’s a également assorti les notes des trois banques d’une perspective négative. L’agence de notation estime qu’en cas de besoin, la probabilité que les banques françaises aient recours à un soutien de l’Etat reste «très élevée». Vers midi, l’action BNP Paribas progressait de 2% à 31,745 euros. Le Crédit Agricole et la Société Générale gagnaient respectivement 1,6% et 0,99%.
La Société générale a annoncé son intention de cesser ses activités de trading physique de gaz et d'électricité en Amérique du Nord. La banque française avait commencé cette activité au début de l’année via le rachat de la technologie et des infrastructures de trading de la branche Energie en Amérique du Nord de la société RBS Sempra. Jeudi, l’Autorité bancaire européenne (ABE) a annoncé à la SocGen qu’elle avait besoin de 2,1 milliards d’euros supplémentaires pour résister à la crise de la dette.
Réuni jeudi 8 décembre, le conseil d’administration de la caisse régionale Groupama Centre Atlantique a nommé Pierre Cordier au poste de directeur général à compter du 1er janvier 2012. Il remplace ainsi Helman le Pas de Sécheval, qui avait annoncé son départ mi-novembre. Agé de 47 ans, Pierre Cordier exerce actuellement la fonction de directeur financier de Groupama Assicurazioni, la filiale italienne de l’assureur mutualiste.
L’agence a annoncé ce matin la dégradation des notes de BNP Paribas, du Crédit Agricole et de la Société Générale, sur fond d’environnement opérationnel incertain pour les banques européennes. Au terme d’une revue entamée en juin, la note à long terme des deux premiers établissements a été abaissée d’un cran à Aa3. Celle de la Société Générale a été abaissée d’un cran à A1.