Marie-Pierre Peillon salue le travail d’Ibra Wane, qui a redonné à la SFAF une dynamique qu’elle entend pérenniser. « La diversité des membres, son Centre de formation, ses relations avec les Emetteurs, sa Revue Analyse Financière, ses commissions, ses groupes sectoriels et son équipe de permanents constituent autant d’atouts nécessaires pour positionner la SFAF comme un centre de réflexion et d’action. La SFAF entend s’imposer comme un acteur de la construction d’une nouvelle finance d’après-crise », a-t-elle déclaré. Dans cet esprit, elle présidera, le 19 janvier prochain, le grand débat organisé à l’occasion des 50 ans de la SFAF, sur le rôle de la Place de Paris face aux nouveaux défis de la finance. Composition du nouveau bureau : Présidente : Marie-Pierre Peillon Vice-président, en charge de l’international : Vincent Bazi Vice-président, en charge des relations de Place : Jean-Michel Cabriot Trésorier : Antoine de Montille (trésorier reconduit) Par ailleurs, au cours de l’assemblée générale qui s’est tenue le 5 décembre 2011, Alban Eyssette a été élu administrateur. Le Conseil d’Administration se compose désormais de : Vincent Bazi, Jean-Michel Cabriot, Isaac Chebar, Alban Eyssette, Bruno Farvacque, Daniel Fermon, Jacques de Greling, Jean d’Herbécourt, Patrice Lambert de Diesbach, Antoine de Montille, Marie-Pierre Peillon, Ibra Wane. Le parcours de Marie-Pierre Peillon, Présidente de la SFAF: Le parcours de Marie-Pierre Peillon illustre le challenge auquel la SFAF fait face aujourd’hui : allier les métiers traditionnels aux métiers d’avenir de la SFAF. Elle apporte son expérience d’analyste financier « buy side » et la maîtrise de l’ISR et de l’immatériel. Diplômée du Centre de formation (CEFA) et membre de la SFAF depuis près de dix ans, elle est, depuis 2010, membre du bureau et administrateur en charge de la revue Analyse financière. Marie-Pierre Peillon est aussi membre des commissions Développement durable et Immatériel. Agée de 50 ans, la nouvelle présidente de la SFAF est, depuis 2002, directrice de l’Analyse Financière et Extra-Financière au sein de Groupama AM, après avoir été successivement analyste financier au sein d’une filiale de la Banque Worms, chargée d'études sur les produits financiers et opérateur sur le marché monétaire chez Viel & Cie. Marie-Pierre Peillon a rejoint Gan en 1998 en tant qu’analyste crédit obligataire. Elle possède un doctorat en Sciences Economiques et un D.E.A. de l’université Paris I Panthéon-Sorbonne.
L’Autorité Bancaire Européenne a conduit un exercice visant à mettre en évidence les éventuels besoins en fonds propres pour répondre aux inquiétudes sur les expositions aux dettes souveraines et dont les modalités ont été approuvées par le Conseil européen du 26 octobre 2011. Les résultats provisoires, publiés le 27 octobre 2011, étaient établis sur les données au 30 juin 2011 mais il était prévu de prendre en compte les expositions aux dettes souveraines au 30 septembre 2011 pour déterminer les besoins en fonds propres des banques européennes. 71 établissements, pris parmi ceux déjà soumis aux stress tests de juillet 2011, ont été soumis à l’exercice dont l’objectif est de créer un coussin de sécurité pour démontrer la capacité des banques à supporter différents chocs tout en maintenant un niveau adéquat de fonds propres. Les banques doivent respecter un objectif de ratio « Core Tier One » de 9 % d’ici à fin juin 2012, incluant un impact reflétant les valeurs de marché des dettes souveraines européennes au 30 septembre 2011. La méthodologie suivie est sur le site de l’ABE (www.eba.europa.eu). Pour les quatre banques françaises soumises à l’exercice - BNP PARIBAS, Groupe BPCE, Groupe CRÉDIT AGRICOLE et SOCIÉTÉ GÉNÉRALE, lesquelles représentent plus de 80 % du secteur bancaire français - le besoin total en fonds propres s'élève à 7,3 milliards d’euros, en amélioration par rapport au résultat provisoire de 8,8 milliards publié le 27 octobre 2011, compte tenu des résultats positifs que les groupes bancaires ont continué à dégager au 3e trimestre. Christian Noyer, Président de l’Autorité de contrôle prudentiel s’est félicité de ces bons résultats et a rappelé que les augmentations de fonds propres se feront sans aide de l'État. Les banques devront soumettre à l’Autorité de Contrôle Prudentiel, d’ici le 13 janvier 2012, les plans de renforcement de leurs fonds propres et d'évolution de leurs risques montrant leur capacité à atteindre l’objectif de 9 % de « Core Tier One » au 30 juin 2012. La situation détaillée banque par banque est présentée en annexe
Les douze ETF de Lyxor Asset Management (groupe Société Générale) admis à la négociation sur la Bourse de Hong-Kong seront retirés de la cote et la licence sera rendue à la Hong Kong Monetary Authority le 13 mars 2012, rapporte le Handelsblatt. Le dernier jour de cotation pour ces fonds sera le 7 mars 2012.Cette décision de Lyxor est liée au fait que tous ses ETF cotés à Hong-Kong sont des produits à réplication synthétique qui sont soumis à une surveillance étroite de la part de la Securities & Futures Commission (SFC). Cette dernière a stipulé en septembre que les gestionnaires d’ETF à base de dérivés doivent s’entourer de garanties supplémentaires sur leurs swaps.
La Commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers (AMF) a mis en cause, lors de sa séance du 8 décembre, trois sociétés de gestion et trois banques pour manquement au respect des dispositions concernant le règlement-livraison de titres dans le cadre de ventes à découvert sur le titre Natixis à l’automne 2008. Au moment des turbulences financières provoquées par la faillite de Lehman Brothers.Les sociétés incriminées sont d’un côté les sociétés de gestion alternative Coudrée Capital Management (CCM), Compania Internacional Financeria (CIF) et CMA Capital Partners (CMA), de l’autre les banques Goldman Sachs International, UBS et Citibank. Les trois sociétés de gestion, dans cette affaire les donneurs d’ordres, ont réalisé les 18 et 19 septembre 2008 des ventes à découvert sur le titre Natixis, afin de profiter de l’augmentation de capital de Natixis, d’un montant de 3,7 milliards d’euros avec droits préférentiels de souscription (DPS), annoncée peu avant. La Commission des sanctions reproche aux trois donneurs d’ordres de ne pas avoir réalisé la livraison des titres dans le délai de trois jours prévu par la réglementation française, alors qu’ils ont dans le même temps empoché des gains bruts de 2,6 millions d’euros pour CCM, de 1,7 million pour CIF et de 1,4 million pour CMA. Et, insiste la commission, alors même que l’AMF avait pris soin d’alerter la communauté financière sur la nécessité de respecter les dispositions de la règlementation en matière de livraison d’instruments financiers sous peine de s’exposer à des sanctions. A l’époque, la Banque d’Orsay avait d’ailleurs écopé d’une amende de 300.000 euros pour une affaire similaire.En l’occurrence, la représentante du collège de l’AMF a souligné que les retards de livraison, entre 1 et 8 jours, revêtaient une «particulière gravité», susceptible de porter atteinte à l’intégrité du marché dans un contexte perturbé. Elle a requis des sanctions pécuniaires de 3,2 millions d’euros pour CCM, de 2,6 millions d’euros pour CIF et de 2,5 millions pour CMA.Les trois banques, dans cette affaire les adhérents compensateurs, n’ont pas non plus été à la hauteur de leurs obligations puisqu’elles n’ont pas su empêcher les dysfonctionnements constatés. Le collège a suggéré des amendes de 750.000 euros pour Goldman Sachs et Citibank et de 450.000 euros pour UBS mais le rapporteur de la commission s’est dit favorable à leur mise hors de cause. La défense a vivement contesté la Commission des sanctions, l’accusant d’instruire un procès à charge et d’avoir eu parfois la main un peu lourde...
L’Autorité bancaire européenne (EBA) a publié hier, à l’ouverture du sommet européen, son estimation définitive des besoins en fonds propres des banques européennes d’ici à juin 2012, rapporte Les Echos. Elle se monte à 114,7 milliards d’euros, soit 8,7 milliards d’euros de plus que son chiffrage initial d’octobre, qui se basait sur les résultats à fin juin. Cette différence s’explique donc par la prise en compte des bénéfices du troisième trimestre et des cessions de dettes souveraines intervenues cet été. La facture a légèrement baissé pour les banques françaises.
La Commission vient de présenter une proposition de règlement qui pose les fondements d’un marché européen fort pour les fonds d’investissement social. Il crée un nouveau label, dénommé «fonds d’entrepreneuriat social européen», afin d’aider les investisseurs à repérer facilement les fonds qui ciblent des investissements dans des entreprises sociales en Europe. L’approche est simple: une fois satisfaites les conditions définies dans la proposition, les gestionnaires de fonds d’investissement social pourront commercialiser leur fonds dans l’ensemble de l’Europe. Pour obtenir le label, il faut démontrer que le fonds sert en grande partie (70 % du capital reçu des investisseurs) à financer des investissements dans des entreprises sociales. Grâce à des règles uniformes en matière d’information des investisseurs, ces derniers pourront disposer d’informations claires et utiles sur les investissements en question. Principaux éléments de la proposition : Un label de l’UE reconnu pour les fonds d’entrepreunariat social: À l’heure actuelle, il peut être difficile pour les investisseurs d’identifier les fonds qui investissent dans des entreprises sociales, et cela peut miner la confiance dans le marché de l’investissement social. Parallèlement, les fonds d’investissement social peuvent avoir des difficultés à se distinguer des autres fonds et cela peut affaiblir la croissance du secteur. Le règlement adopté aujourd’hui crée un label commun: le «fonds d’entrepreneuriat social européen». Grâce à ce label, les investisseurs sauront que la majorité de leur investissement va à des entreprises sociales. En outre, en étant commun à tous les pays de l’UE, ce label leur permettra de repérer ces fonds beaucoup plus facilement.Des informations plus fiables pour l’investisseur: De même que les investisseurs peuvent éprouver des difficultés à repérer les fonds qui investissent dans les entreprises sociales, les informations concernant ces fonds et leur finalité peuvent être difficiles à comparer et à utiliser. Il est donc vital d'établir un cadre commun à l'échelon de l’UE. À l’avenir, tous les fonds revêtant le nouveau label devraient publier des informations claires concernant les types d’entreprise sociale qu’ils visent, la manière dont ils les sélectionnent, la manière dont ils les aideront et la manière dont les incidences sociales seront suivies et mesurées.Des mesures de la performance renforcées: Les retombées attendues sont un critère important pour les investisseurs lorsqu’ils choisissent entre différents fonds d’investissement social. Les mesures proposées imposeront aux fonds des exigences claires en matière d’information des investisseurs sur la manière dont ils suivront et mesureront les effets sociaux obtenus. Cependant, il est probable qu’il faille faire plus. La Commission poursuivra son travail en vue de définir des méthodes d'évaluation des performances sociales des investissements qui soient meilleures et permettent une plus grande comparabilité. La transparence sur le marché des investissements s’en trouvera accrue et la confiance des investisseurs renforcée.La suppression des obstacles à la levée de fonds dans l’ensemble de l’Europe: Les règles applicables aux fonds d’investissement social diffèrent d’un État membre à l’autre et elles rendent souvent les procédures coûteuses et compliquées. C’est pour cette raison que les nouvelles mesures proposées simplifieront les règles. Ainsi, un passeport européen donnera la possibilité aux fonds d’entrepreneuriat social de lever des fonds dans l’ensemble de l’UE. Les gestionnaires de fonds n’auront pas l’obligation d’utiliser le nouveau cadre mais s’ils le font, ils pourront atteindre des investisseurs dans toute l’UE et se prévaloir d’un label clairement identifiable à l'échelle de l’UE, auquel les investisseurs accorderont une confiance grandissante et qu’ils rechercheront.Une possibilité offerte aux investisseurs: En raison du risque inhérent aux investissements dans des entreprises sociales, la possibilité d’investir dans des fonds portant la dénomination «fonds d’entrepreneuriat social européen» ne serait, pour commencer, offerte qu’aux investisseurs professionnels. Une fois le cadre opérationnel, la Commission étudiera les mesures possibles pour mettre ces investissements à la portée des investisseurs de détail également.
La Commission européenne vient de présenter une stratégie visant à promouvoir un meilleur accès au financement pour les PME et comprenant un plan d’action de l’Union qui prévoit de renforcer le soutien financier provenant du budget de l’UE et de la Banque européenne d’investissement, ainsi qu’ une proposition de règlement établissant des règles uniformes relatives à la commercialisation de fonds de capital-risque.Le nouveau règlement permettra aux fonds de capital-risque de mobiliser plus facilement des capitaux dans l’ensemble de l’Europe, au bénéfice des entreprises en phase de démarrage. L’approche est simple: dès lors qu’une série d’exigences sont satisfaites, tous les gestionnaires de fonds admissibles peuvent collecter des capitaux sous la dénomination de «fonds de capital-risque européen» dans l’ensemble de l’Union. Ils n’auront plus à satisfaire à des exigences complexes qui diffèrent d’un État membre à l’autre. Grâce à la mise en place de règles uniformes, les fonds de capital-risque seront en mesure d’attirer davantage d’engagements en capital et prendront plus d’ampleur.La proposition établit des règles uniformes régissant la commercialisation des fonds sous l’appellation de «fonds de capital-risque européen». Le «fonds de capital-risque européen» est défini par trois exigences essentielles: 1) il investit 70 % du capital souscrit par ses clients dans des PME; 2) il fournit à ces PME des financements sous forme de fonds propres ou de quasi-fonds propres (c’est-à-dire du «nouveau capital»); et 3) il n’utilise pas d’effet de levier (c’est-à-dire que les capitaux qu’il investit ne sont pas supérieurs aux capitaux engagés par les investisseurs, de sorte qu’il ne s’endette pas). Tous les fonds qui sont gérés sous cette dénomination doivent respecter des règles et des normes de qualité uniformes (notamment des règles en matière d’information des investisseurs ainsi que des exigences opérationnelles) lorsqu’ils recueillent des capitaux dans l’ensemble de l’UE. Grâce à ces règles uniformes, les investisseurs sauront exactement ce qu’ils obtiendront en investissant dans un fonds de capital-risque européen.La proposition instaure une approche homogène concernant les catégories d’investisseurs qui sont admissibles pour engager des capitaux dans un fonds de capital-risque européen. Les investisseurs admissibles seront des investisseurs professionnels au sens de la directive de 2004 concernant les marchés d’instruments financiers et certains autres investisseurs classiques de capital-risque (tels que des particuliers fortunés ou des business angels). Les règles uniformes sur les investisseurs de capital risque garantiront que la commercialisation pourra être adaptée aux besoins de ces catégories d’investisseurs.Le règlement prévoit, pour tous les gestionnaires de fonds de capital-risque éligibles, un passeport européen donnant le droit de commercialiser ces fonds auprès des investisseurs admissibles dans l’ensemble de l’UE. Il s’agit d’une amélioration notable par rapport aux règles en vigueur dans le domaine de la gestion de patrimoine, notamment la directive sur les gestionnaires de fonds d’investissement alternatifs Par ailleurs, les règles de l’AIFMD instaurent un cadre juridique visant typiquement les fonds spéculatifs et les fonds de capital-investissement et conviennent moins bien pour les fonds de capital-risque traditionnels, qui devraient bénéficier d’un régime sur mesure.
La Financial Services Authority (FSA) a condamné Integrated Financial Arrangements plc à une amende de 3,5 millions de livres pour manquements à ses obligations dans le cadre de la protection des actifs de ses clients. La société est propriétaire de la plus grande plateforme de packages de produits sur mesure, Transact. Elle est accusée de ne pas avoir procédé à toutes les vérifications nécessaires pour s’assurer que les actifs de ses clients étaient bien séparés de ceux de l’entreprise entre le premier décembre 2001 et le 30 juin 2010.
«Je ne sais simplement pas où se trouve l’argent, ou pourquoi les comptes n’ont pas été réconciliés à date», a déclaré hier John Corzine, l’ancien PDG du courtier en faillite MF Global, lors de son audition devant une commission de la Chambre des représentants. A cette occasion, John Corzine a réaffirmé que sa connaissance concernant des transactions spécifiques impliquant les fonds de clients était limitée. A l’occasion d’une audition distincte, un haut responsable de CME Group a expliqué que MF Global avait détourné plusieurs centaines de millions de dollars à la clientèle en déplaçant les fonds sur ses propres comptes. Le commissaire de l’autorité américaine des marchés à terme (CFTC), Jill Sommers, a indiqué pour sa part que les régulateurs s’employaient toujours à remonter l’ensemble des transactions et que certains fonds de la clientèle avaient pu être récupérés.
Lors d’un comité central d’entreprise, l’assureur a confirmé qu’il serait en mesure d’afficher une marge de solvabilié supérieure à 100% fin 2011 et qu’il négociait la vente de titres de préférence de Gan Eurocourtage à la CDC. Il a aussi procédé à des cessions d’actifs financiers.
148 millions de dollars, c’est la somme que Wachovia doit verser à la SEC et à plusieurs Etats pour solder un litige portant sur des abus supposés sur le marché des dérivés d’obligations municipales. La Fed a par ailleurs révisé à la hausse son estimation du marché des «municipal bonds», le chiffrant à 3.750 milliards de dollars au deuxième trimestre.
La Caisse des Dépôts a pris acte de mise sous surveillance avec implication négative par S&P. L’organisme public a néanmoins rappelé qu’il disposait d’une « situation de solvabilité très solide, nettement supérieure à celle requise par les normes bancaires, et adaptée à sa mission d’investisseur de long terme et de protection des dépôts réglementés».
La banque américaine espère sortir d’une procédure de faillite longue de trois ans en février et pourrait déposer dès lundi un accord issu de la médiation en cours, selon l’un de ses avocats. Le plan de résolution présenté en février devra déterminer la manière dont le groupe pourra rembourser 7 milliards de dollars à ses créanciers.
2è RENCONTRE D’ACTUALITÉ - Intégration aux DTS, licence RQFII, Shenzhen - HK Connect, financements corporate : les nouvelles opportunités de l’internationalisation du RMB
La Banque de France a publié sur son site les besoins des banques françaises suite aux nouveaux calculs de l’Autorité bancaire européenne. «Pour les quatre banques françaises soumises à l’exercice – BNP Paribas, Groupe BPCE, Groupe Crédit Agricole et Société Générale, lesquelles représentent plus de 80 % du secteur bancaire français – le besoin total en fonds propres s’élève à 7,3 milliards d’euros, en amélioration par rapport au résultat provisoire de 8,8 milliards publié le 27 octobre 2011, compte tenu des résultats positifs que les groupes bancaires ont continué à dégager au 3ème trimestre», note la tutelle. Dans le détail, BNP Paribas devra trouver 1,5 milliard d’ici au 30 juin 2012, contre 3,7 milliards pour BPCE et 2,1 milliards pour la Société Générale.
Le français Axa et l’italien Generali figurent parmi les candidats présélectionnés par HSBC pour la vente de son activité d’assurance, ont déclaré à Reuters des sources proches du dossier. HSBC, plus importante banque d’Europe, a engagé cette cession en septembre dans l’espoir de lever environ un milliard de dollars (745 millions d’euros).
Le réassureur allemand Munich Re s’attend à ce que les inondations en Thaïlande lui coûtent environ 500 millions d’euros avant impôts. Le groupe allemand, numéro un mondial de la réassurance, n’a toutefois pas donné d'évaluation pour l’ensemble de la branche, ajoutant que la situation était encore lourde d’incertitudes.
De nombreuses banques françaises sont à présent menacées, par Standard & Poor’s, d’une dégradation de leur note, dont BNP Paribas, BPCE (maison mère du Crédit Foncier), la Société Générale, la BRED-Banque Populaire, le Crédit foncier de France, le Crédit lyonnais, le Crédit Agricole et des caisses régionales. Côté allemand, Deutsche Bank et sa filiale Postbank, Commerzbank ou encore Eurohypo sont concernées, tout comme UniCredit et Intesa Sanpaolo en Italie. L’UE, notée «AAA» depuis 1976, pourrait aussi perdre cette note, mise sous surveillance négative.
Standard Chartered a averti que la croissance de son produit net bancaire (PNB) se situerait juste en-dessous de son objectif de 10% en 2011. Une dépréciation de 2% à 5% des devises en Asie vis-à -vis du dollar depuis le mois d’août a pesé sur le PNB à hauteur d’environ 200 millions de dollars et devrait affecter les résultats de 30 à 40 millions de dollars, a estimé le directeur financier Richard Meddings. La banque s’attend néanmoins à une progression d’au moins 10% de son bénéfice avant impôts pour l’année 2011.
BNP Paribas a annoncé la nomination de Lars Machenil au poste de directeur financier à compter du 1er mars prochain. Agé de 42 ans, Lars Machenil occupait jusque-là le poste de directeur financier de BNP Paribas Fortis. Il succédera à Philippe Bordenave, nommé le 2 décembre directeur général délégué de la banque.
La Commission de surveillance du secteur financier (CSSF) a lancé une mise en garde le 7 décembre à l’encontre des activités d’une entité dénommée Premier Partners qui prétend être établie à l’adresse Tour La Porte I, Place de l’Europe, Plateau de Kirchberg, à Luxembourg (site Internet : www.premier-partners.com). Selon les informations dont dispose la CSSF, cette entité propose aux personnes contactées des services d’investissement et de conseil en investissement. «La CSSF informe le public que Premier Partners ne dispose pas de l’agrément nécessaire à la prestation de services financiers au ou à partir du Luxembourg», souligne la Commission dans un communiqué.
Trente-sept valeurs parisiennes, dont EADS et STMicroelectronics, n’ont aucune femme dans leur conseil d’administration, onze mois après l’adoption de la loi Zimmermann-Copé, qui instaure un quota de 40% de femmes dans les instances de gouvernance des sociétés cotées, rapporte Les Echos. Elles ont jusqu'à mi-2012 pour corriger le tir. Faute de quoi, toute tentative de nomination d’un administrateur de sexe masculin pourrait être annulée.
Lors d’une présentation des impacts de la réforme sur les gérants d’actifs, Vincent Dupriez, associé chez Ernst & Young, a prévenu que l’impact de Solvabilité 2 sur la gestion d’actifs sera majeur, rapporte L’Agefi. Les asset managers vont devoir s’habituer à rentrer dans les process de gestion des risques et chaque investissement va être passé au crible de grilles d’analyse. De fait, des réflexions se font notamment sur les véhicules d’investissement. Un fonds ouvert ayant l’inconvénient de réunir plusieurs porteurs de parts aux besoins différents, l’idée de mandats de gestion et de fonds dédiés fait son chemin. Ernst & Young évoque également le développement de positionnements sur des niches rémunératrices et un abandon probable de la multigestion alternative, coûteuse en capital et au risque difficile à apprécier.
Selon La Tribune, la Commission européenne souhaite que les PME européennes puissent trouver dans le capital-risque une source de financement alternatif. En Europe, 2 % seulement des besoins de financement des PME sont assurés par le capital-risque, contre 10 % aux États-Unis, chiffre que vise à terme la Commission.Celle-ci va proposer au Parlement et au Conseil européen de doter les fonds de capital-risque européens d’un label commun, le «European Venture Capital Fund». Il sera appliqué aux fonds qui investissent 70 % de leurs capitaux dans des PME sans utiliser l’effet de levier, précise le quotidien.