Dans le sillage de Paris Europlace (Newsmanagers du 9 janvier), la Fédération bancaire française (FBF) est à son tour montée au créneau pour dénoncer le projet de taxe sur les transactions financières défendu par le gouvernement français. Si une taxe sur les transactions financières devait voir le jour, elle devrait être mise en place à un niveau international, en principe au niveau mondial, souligne dans un communiqué l’association professionnelle, qui estime qu’une «taxe sur les transactions financières qui ne serait appliquée qu’en France pèserait sur la croissance, entraînerait une perte de compétitivité et constituerait un lourd handicap pour le financement de l’ensemble de l'économie française».Une telle taxe, qui viendrait s’ajouter aux nombreuses taxes spécifiques déjà en vigueur, renchérirait par nature le coût des opérations financières au point, «d’une part, de contraindre les acteurs à délocaliser une grande partie des opérations actuellement réalisées à Paris vers d’autres centres financiers et, d’autre part, d’empêcher l’installation de nouveaux acteurs du financement de l'économie dans notre pays.Autrement dit, au moment où la priorité doit être de permettre au secteur financier français de financer l'économie tout en s’adaptant à de nouvelles réglementations très contraignantes, dans un environnement très dégradé, «une taxe purement nationale et produisant des effets négatifs rapidement serait très contre-productive», estime la FBF.