Les Etats-Unis ont indiqué le 8 novembre qu’ils comptaient conclure d’ici à la fin de l’année leurs négociations avec treize pays, dont la France, en vue d’un accord qui faciliterait la mise en œuvre de la loi américaine Fatca destinée à lutter contre l'évasion fiscale.Le département du Trésor indique dans un communiqué qu’il est «en train de boucler un accord intergouvernemental» pour lequel il «espère conclure les négociations d’ici à la fin de l’année» avec treize pays -Allemagne, Canada, Danemark, Espagne, Finlande, France, Italie, Irlande, Japon, Mexique, Norvège, Pays-Bas et Suisse. Le but de ces discussions est de mettre en oeuvre la «loi sur l’acquittement des obligations fiscales relatives aux comptes à l'étranger» (Fatca). Cette loi, votée en mars 2010, doit entrer en vigueur par étapes à partir de 2013. Elle impose aux établissements financiers étrangers (EFE) de transmettre au fisc américain (IRS) des informations sur les comptes détenus par des contribuables américains, citoyens des Etats-Unis ou non. Cette disposition risque de placer les EFE en porte-à-faux dans un certain nombre de pays où elle est incompatible avec les lois nationales sur la protection des données. Aussi les négociations actuelles portent-elles notamment sur un cadre en vertu duquel les pays partenaires des Etats-Unis obligeraient les EFE sous leur juridiction à transmettre aux autorités nationales les informations demandées par les Etats-Unis. Ces informations seraient transmises à Washington de façon «automatique» en échange de quoi les EFE de ces pays seraient dispensés d’informer directement l’IRS.
La proposition du secteur des fonds monétaires d’imposer des commissions aux investisseurs cherchant à sortir d’un fonds pendant une crise aurait reçu un accueil plutôt froid de la Securities and Exchange Commission, selon les informations du Wall Street Journal. Pour les régulateurs, la proposition ne va pas assez loin et pourrait provoquer une panique sur les fonds monétaires.
Selon nos informations, le directeur financier Laurent Cazelles a quitté la caisse le 1er octobre 2012. Le nouveau directeur financier, Alain Elegoet, diplômé de l’Institut Supérieur de Gestion, est l’ancien directeur financier et risques du Crédit Agricole Côtes d’Armor. Par ailleurs, Alina Ochinciuc, responsable de la gestion financière a été remplacée par Stéphane Gordet.
Le groupe financier belge a enregistré un bénéfice net sous-jacent de 406 millions d’euros, contre une perte de 248 millions d’euros un an plus tôt. Ce bénéfice, soutenu par de bonnes performances sur le marché domestique et en Europe de l’Est, se révèle supérieur aux attentes des analystes, qui misaient sur 350 millions d’euros.
L’assureur néerlandais Aegon a fait état d’un bénéfice trimestriel meilleur que prévu, grâce à une baisse des charges de dépréciation, un retour sur investissements plus élevé et un dollar plus fort. Le bénéfice net d’Aegon sur le troisième trimestre est ressorti à 374 millions d’euros contre un consensus Reuters de 244 millions.
Alior Bank, la banque polonaise créée par le financier Romain Zaleski, prévoit de vendre 700 millions de zlotys (216 millions de dollars) d’actions dans ce qui s’annonce comme la plus grande introduction en Bourse de l’année dans le pays. Carlo Tassara, la holding de contrôle du financier franco-polonais, vendra aussi des titres Alior. Lancée en 2008, la banque compte 1,36 million de clients et 680 agences, ce qui en fait le troisième réseau bancaire de Pologne derrière PKO Bank Polski et Pekao, la filiale d’UniCredit. Barclays, JPMorgan, Morgan Stanley, Ipopema Securities, Erste et Renaissance Capital dirigent l’IPO.
Swiss Re a dégagé un résultat net de 2,2 milliards de dollars au troisième trimestre, grâce notamment à une plus-value réalisée sur une cession aux Etats-Unis. Il envisage de verser un dividende extraordinaire à ses actionnaires s’il ne trouve pas l’occasion de réinvestir ses profits. Le groupe basé à Zurich a versé un dividende de trois francs suisses (2,49 euros) par action au titre des résultats 2011. Le réassureur a estimé par ailleurs qu’il était trop tôt pour estimer l’impact sur ses comptes de l’ouragan Sandy. L’action Swiss Re gagnait 1,67% à 67,00 francs suisses à 11h25.
La Belgique et la France vont réinjecter 5,5 milliards d’euros dans Dexia, dont les pertes se sont creusées au troisième trimestre du fait des cessions d’actifs engagées dans le cadre du démantèlement de la banque franco-belge. Les gouvernements des deux pays ont précisé qu’ils apporteraient respectivement 2,9 milliards d’euros et 2,6 milliards à l’ancien leader mondial du financement des collectivités locales, sous la forme d’actions de préférence. Avec le Luxembourg, les deux Etats ont dans le même temps convenu de ramener à 85 milliards d’euros les garanties publiques dont bénéficient Dexia pour ses besoins de financement, contre 90 milliards précédemment. «La clé de répartition des garanties entre les Etats a été modifiée comme suit: 51,41% pour la Belgique, 45,59% pour la France et 3% pour le Luxembourg», précise Dexia. La contribution de la Belgique, auparavant de 60,5%, s’en trouve ainsi réduite. Celle de la France était jusqu’ici de 36,5%. Ces modifications prendront effet dès leur approbation par la Commission européenne, attendue au début 2013, indique le ministère français de l’Economie dans un communiqué. A 13h20, le cours de l’action Dexia était inchangé à 0,18 euro.
Commerzbank ne compte plus sur une amélioration de ses activités de banque de détail et de banque d’investissement cette année mais anticipe en revanche une hausse de ses provisions pour créances douteuses et irrécouvrables. Elle pense que ces provisions seront ramenées à 1,4 milliard d’euros d’ici 2016. L’action Commerzbank, qui avait ouvert en légère baisse, aggravait sensiblement ses pertes en matinée, cédant 3,32% à 1,4570 euro en matinée. Le bénéfice net ressort à 78 millions d’euros contre une perte nette de 687 millions un an auparavant.
Legrand a abaissé son objectif annuel de chiffre d’affaires à cause de la dégradation de la conjoncture économique en Europe, qu’il compte toutefois compenser par des acquisitions, en particulier dans les émergents. Le chiffre d’affaires de 3,3 milliards d’euros sur les neuf premiers mois de l’année ressort en baisse de 1,6% en données organiques mais en hausse de 5,9% en données publiées, grâce notamment aux acquisitions. Le résultat opérationnel ajusté sur neuf mois a augmenté de 2,9% à 675,3 millions d’euros tandis que le résultat net part du groupe s’est hissé de 0,4% à 390,4 millions. Hors effets de change, ce dernier ressort en hausse de 5,6%.
La Société générale a annoncé que les efforts de réduction de bilan engagés ces derniers mois lui permettraient d’atteindre ses objectifs de solvabilité en 2013. La Société générale fait valoir qu’avec 16 milliards d’euros d’actifs vendus depuis juin 2011, le programme de cessions de sa banque de financement et d’investissement (BFI) est terminé. Marqué par deux éléments exceptionnels, la réévaluation de la dette du groupe et des valorisations des couvertures de son portefeuille de crédit, le produit net bancaire de Société générale recule de 18,3% sur la période juillet-septembre à 5,39 milliards d’euros. Le résultat net diminue de 86,3% à 85 millions d’euros, grevé notamment par des moins-values de cessions comptabilisées à hauteur de 235 millions en Grèce (Geniki) et aux Etats-Unis (TCW).
La Fed a fait état d’une hausse de 11,4 milliards de dollars des encours de crédit à la consommation en septembre aux Etats-Unis, un chiffre ajusté des variations saisonnières. Il s’agit du deuxième mois consécutif de hausse significative, après la progression de 18,3 milliards de dollars observée en août. Cette augmentation s’explique avant tout par un recours accru au crédit non revolving (prêts automobiles, prêts personnels ou prêts étudiants).
L’agence américaine de refinancement du crédit hypothécaire se félicite de signes forts de renouveau durable du marché résidentiel outre-Atlantique. Fannie Mae a engrangé au troisième trimestre un bénéfice net de 1,8 milliard de dollars, contre une perte de 5,1 milliards il y a un an et elle versera un dividende de 2,9 milliards au Trésor.
Les membres de l’European Repo Council (ERC), groupe rattaché à l’Association internationale des marchés de capitaux (ICMA), ont discuté avec la BCE de solutions alternatives à l’Euribor ou à son équivalent londonien, le Libor, ont confié plusieurs sources à Reuters. Un nouveau standard pourrait être fondé sur des prêts garantis par divers actifs tels que des actions ou obligations.
Malgré les défis que son réseau doit relever en France, la banque affiche des comptes solides et une solvabilité déjà supérieure aux exigences de Bâle 3.
Taiwan est en pourparlers avec la banque centrale chinoise pour que les établissements financiers taiwanais puissent obtenir des quotas libellés en RMB en qualité d’investisseurs institutionnels étrangers qualifiés (RFII) et développer dans ce cadre une offre d’ETF, rapporte Asian Investor.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a publié le 7 novembre une position relative aux critères applicables aux OPC de partage.Pour pouvoir user de cette qualification d’OPC « de partage », l’OPC doit respecter les règles spécifiques précisées dans la position de l’AMF.
Depuis 2007, le gestionnaire activiste du hedge fund Absolute Capital Management Holdings (ACMH), l’Allemand Florian Homm, avait plongé dans la clandestinité, même s’il affirme avoir vécu officiellement pendant tout ce temps à Paris jusqu’en avril 2012 en tant qu’attaché culturel du Libéria. Il refait surface avec la publication d’un livre autobiographique de 368 pages «Kopf Geld Jagd».Florian Homm, connu pour ses spéculations contre Bremer Vulkan, MLP, WCM et Sixt, indique dans un entretien avec la Frankfurter Allgemeine Zeitung avoir à présent l’intention de contester en justice les accusations tant des dirigeants d’ACMH (il aurait revendu au fonds des actions d’entreprises dont il aurait artificiellement fait monter les cours) que de la SEC américaine (il aurait utilisé sa société de portefeuille Hunter World Markets pour faire monter ces cours).
L’association professionnelle représentant les investment trusts, l’AIC (Association of Investment Companies), a annoncé le 7 novembre la publication d’un nouveau guide invitant ses membres à publier la totalité de ses avoirs en portefeuille après l’entrée en vigueur de la réglementation RDR.L’association suggère que les membres investis principalement dans des sociétés cotées publient ces informations sur une base mensuelle avec un décalage de trois mois au maximum. Pour les investisseurs dans le non-coté et les classes d’actifs plus sophistiquées, la publication pourrait intervenir sur une base trimestrielle avec un décalage de trois mois au maximum.
Les membres de l’European Repo Council (ERC), groupe rattaché à l’Association internationale des marchés de capitaux (ICMA), ont discuté avec la BCE de solutions alternatives à l’Euribor ou à son équivalent londonien, le Libor, ont confié plusieurs sources à Reuters. Un nouveau standard pourrait être fondé sur des prêts garantis par divers actifs tels que des actions ou obligations.
BNP Paribas a annoncé mercredi l’achèvement avec trois mois d’avance de son plan d’adaptation engagé l’an passé pour se conformer aux évolutions réglementaires et publié un résultat net en forte hausse au troisième trimestre, notamment grâce à une augmentation des revenus dans son activité de taux. Vers 12h25, l’action BNP gagnait 4,70% à 40,96 euros.
ING a annoncé la suppression de 2.350 postes, soit 2,5% de ses effectifs, dans le cadre d’un plan de séparation des activités bancaires du groupe de ses activités dans l’assurance. ING a par ailleurs a dégagé un bénéfice net de 609 millions d’euros sur le troisième trimestre. Le groupe de services financiers néerlandais, qui doit rembourser une aide de l’Etat de 10 milliards d’euros reçue en 2008 va se désengager entre autres de ses activités dans l’assurance et dans la gestion d’investissements par le biais de cessions ou d’introductions en Bourse.
Munich Re a relevé sa prévision de bénéfice annuel au vu du bond des revenus d’investissement et du niveau modéré de demandes d’indemnisations, des éléments qui ont permis au réassureur de faire mieux que prévu au troisième trimestre. Le groupe allemand a dit tabler sur un résultat net d’environ trois milliards d’euros contre un précédent objectif légèrement supérieur à 2,5 milliards. Le réassureur a fait état d’un bénéfice opérationnel de 1,43 milliard d’euros sur la période juillet-septembre. Le résultat net du troisième trimestre est ressorti à 1,13 milliard d’euros contre un consensus de 739 millions d’euros.
L’assureur français Axa a revu à la baisse ses prévisions de résultats à l’horizon de 2015 en raison de perspectives plus défavorables sur les marchés financiers et table désormais sur une croissance annuelle de son résultat opérationnel de 5 à 10% sur la période 2010-2015. A l’occasion d’une conférence avec les investisseurs, le numéro deux de l’assurance en Europe, après l’allemand Allianz , indique aussi tabler en 2015 sur un ratio de retour sur fonds propres (ROE) compris entre 13% et 15%. Axa visait jusqu'à présent un taux de croissance annuel de 10% de son résultat opérationnel à l’horizon de 2015 et un retour sur fonds propres de 15%. A la Bourse de Paris, l’action Axa baissait de 0,32% à 12,46 euros à 12h30 après avoir ouvert en hausse de plus de 1%. Les résultats d’Axa pour les neuf premiers de l’année ont d’ailleurs montré que les activités dans les pays émergents ont permis de compenser la contraction des revenus en Europe, surtout dans l’assurance vie.