La question du quota de femmes aux conseils de surveillance des entreprises a donné lieu à un choc au sommet du pouvoir politique en Allemagne, rapporte Les Echos. La ministre des Affaires sociales, Ursula von der Leyen, s’est opposée à la chancelière, Angela Merkel. Elle menaçait de voter aujourd’hui au Bundestag en faveur d’une proposition de loi de l’opposition sociale-démocrate (SPD) imposant un quota de femmes de 20 % en 2018 et de 40 % dix ans plus tard aux conseils d’administration des entreprises allemandes. Un compromis a finalement été trouvé à la dernière minute : en cas de victoire aux élections de septembre, la CDU s’engage à mettre en place un quota de 30 % de femmes aux conseils de surveillance des grandes entreprises d’ici à 2020. Les femmes occupent aujourd’hui 16,2 % des sièges dans les conseils de surveillance des groupes appartenant au DAX, selon l’initiative « Femmes aux conseils de surveillance » (Fidar). La proportion était de 12,8 % en janvier 2012. Elle s'élève à 5,9 % dans les directoires, contre 3,4 % il y a un an.