L’ancien gouverneur de la Banque centrale suisse, Philipp Hildebrand, fait l’objet d’une enquête de la part des procureurs suisses pour déterminer s’il a enfreint la loi suisse sur le secret fédéral, rapporte le Financial Times. Un porte parole de BlackRock, où l’intéressé est désormais employé en tant que vice-chairman, a indiqué que l’enquête avait été déclenchée par une plainte d’un individu en juillet 2012, et couvrait la période précédant l’arrivée de Philipp Hildebrand au sein de la société de gestion. L’annonce de cette enquête a été publiée pour la première fois dans le magazine Die Weltwoche.
Coupable d’avoir volé des données pour les remettre au fisc allemand, un ex-employé de Julius Baer écope de trois ans de prison. Le Tribunal pénal fédéral (TPF) a ratifié le 22 août l’accord entre le Ministère public de la Confédération et l’ex-collaborateur de la banque privée.Cet informaticien allemand de 54 ans a une nouvelle fois avoué devant le tribunal les faits qui lui sont reprochés et reconnu sa culpabilité. En février 2012, il avait remis à un intermédiaire 2700 données relatives à des clients fortunés, allemands ou néerlandaisCet ex-collaborateur externe de la banque, qui travaillait pour elle depuis 2005 comme spécialiste en informatique, a reconnu qu’il avait rassemblé les données entre octobre et décembre 2011. Il les a ensuite transmises à un intermédiaire, un enquêteur du fisc allemand.L’ex-employé écope du sursis pour la moitié de la peine. Les 220 jours passés en détention préventive seront déduits de la sanction. Ses biens sont séquestrés pour garantir le paiement de la créance compensatoire de la Confédération, fixée à 740.000 euros.Pour la transmission des données subtilisées, l’informaticien aurait dû toucher une rétribution de 1,1 million d’euros. Il a perçu une partie de cette somme qu’il comptait utiliser pour payer des arriérés d’impôts.
L'agence d'évaluation Moody’s a annoncé jeudi qu'elle pourrait abaisser les notes de quatre des plus grandes banques américaines et qu'elle s'interroge sur deux autres
Selon la Banque de France, les OPCVM non monétaires (892,6 milliards d’euros, données non consolidées) ont enregistré une décollecte de 1,9 milliard d’euros en données cvs au mois de juin après une augmentation en mai (+1,4 milliard). Les fonds actions ont enregistré une décollecte de 1,5 milliard. La diminution de l’encours (-29,3 milliards) est due principalement à un effet de valorisation (-24,2 milliards) observé majoritairement sur les fonds actions (-11,4 milliards) et les fonds mixtes (-7,1 milliards). Pour les OPCVM monétaires (300,2 milliards d’euros, données consolidées), les rachats nets du mois de juin ont atteint 8,3 milliards en données cvs. Ils s’expliquent par des rachats menées par les entreprises d’assurance et les établissements de crédit (respectivement -6,0 et -3,1 milliards).
La banque néerlandaise a indiqué hier avoir passé une charge dans ses comptes du premier semestre en vue d’un accord avec les régulateurs sur son implication dans la manipulation du taux interbancaire. La banque a précisé que la somme mise de côté pour le Libor n'était pas incluse dans le poste «provisions» de son bilan mais dans la catégorie «autres engagements», cette dernière s'élevant à 11,88 milliards de dollars à fin juin, contre 11,07 milliards fin décembre et 11,32 milliards il y a un an. «Rabobank ne dévoile pas des informations détaillées au sujet de ces provisions, estimant que cela pourrait lui porter un grave préjudice», a cependant précisé la banque. En février, les agences rapportaient que Rabobank devrait écoper d’une amende plus de 440 millions de dollars (329 millions d’euros). Un montant qui serait du même ordre que les 290 millions de livres (336 millions d’euros) infligés en juin dernier à Barclays.
La banque américaine a été condamnée à verser un million de dollars pour avoir acheté et vendu des obligations à ses clients à des prix captieux. L’autorité américaine l’a également condamnée à payer 188.000 dollars de compensations à ses clients.
La banque de la rue d’Antin a annoncé avoir vendu un paquet de prêts indexés sur les matières premières à des investisseurs. Il s’agit de la première opération de ce type. Elle repose sur le même principe que la titrisation des crédits à la consommation ou hypothécaires aux Etats-Unis, mais appliqué au marché des matières premières. «C’est un moyen de s’adapter aux réglementations en termes de capitaux tout en continuant à accroître nos activités avec les sociétés de trading sur matières premières», explique Gabriel Vaduva, responsable chez BNP Paribas.
L’action Commerzbank a gagné près de 6% hier à la Bourse de Francfort après la publication d’un article du Manager Magazin, qui cite une source du ministère des Finances, selon lequel le gouvernement allemand est prêt à vendre sa participation de 17% dans la banque du pays à un autre acteur européen. En choisissant le repreneur, le gouvernement espère conserver un droit de regard sur la gestion de Commerzbank et préserver son rôle de prêteur aux PME allemandes.
La banque chinoise envisage de lever quelque 34,8 milliards de yuans (4,3 milliards d’euros) à l’occasion de son émission d’actions. Il s’agirait ainsi de la deuxième plus importante opération de ce type dans l’année. China Merchants Bank offrira 3,75 milliards d’actions sur les places de Shanghai et de Hong Kong à un prix unitaire de 9,29 yuans ou l’équivalent en dollars hongkongais. Des capitaux qui serviront à renforcer ses fonds propres pour se conformer aux exigences réglementaires.
Treize banques et émetteurs de cartes vont devoir rembourser 1,3 milliard de livres à des clients dans le cadre de la vente abusive d’assurances liées à des cartes de crédit et de débit. La facture risque d'être particulièrement lourde pour Barclays, numéro un des cartes outre-Manche.
La Banque centrale d’Irlande a annoncé le 21 août la nomination du Français Cyril Roux en qualité de sous-gouverneur en charge de la régulation financière. Cyril Roux sera responsable de l’ensemble des activités réglementaires de la banque centrale irlandaise.Cyril Roux, actuellement premier secrétaire général adjoint de l’Autorité de contrôle prudentiel (ACP) en charge de la régulation des banques et des compagnies d’assurance, prendra ses fonctions le 1er octobre, précise un communiqué.
Le premier fabricant mondial de PC a annoncé hier soir une baisse de 8% de son chiffre d’affaires au troisième trimestre à 27,2 milliards de dollars. Une érosion imputable à des ventes de PC qui continuent de s’effriter, tandis que son segment professionnel est aux prises avec des dépenses informatiques qui tournent au ralenti, même si le chiffre est conforme aux attentes du consensus. L’action perdait plus de 2% à 24,87 dollars après la clôture.
L'établissement suisse aurait émis 250 millions de francs de dette contingente Tier One, sa première opération de ce type, en consentant un rendement de 6%, selon Bloomberg qui cite des sources proches. «Le coupon sur les dernières opérations reflète à quel point le marché du franc suisse est favorable. C’est très en dessous de ce qu’il aurait dû payer sur les marchés internationaux», estime Simon Adamson, analyste chez CreditSights.
La banque américaine aurait décidé de supprimer quelque 2.300 postes dans sa filiale de créances hypothécaires, la remontée récente des taux d’intérêts ayant réduit la demande pour les refinancements, selon Bloomberg.
Le Joint Forum, qui réunit les superviseurs des banques, des marchés et de l’assurance, a publié le 20 août son rapport définitif sur l’assurance des prêts hypothécaires. Un document de synthèse dont une première version avait été proposée en début d’année et qui dans le sillage de la crise de 2007 propose un encadrement plus strict des activités d’assurance hypothécaire.Le document décline une série de recommandations qui insistent notamment sur l’alignement des intérêts des originateurs et des souscripteurs, sur le strict respect de critères de souscription rigoureux ainsi que la nécessité pour les assureurs de constituer des coussins de capitaux de long terme sur tout le cycle.Pour mémoire, le Joint Forum a été créé en 1996 sous l’égide du Comité de Bâle (BRI ou BIS), de l’Organisation Internationale des Commissions de Valeurs mobilières (OICV ou Iosco) et de l’Association internationale des contrôleurs d’assurance (IAIS). Il a pour mission de coordonner les travaux sur les sujets communs aux secteurs de la banque, des valeurs mobilières et de l’assurance, y compris la régulation des conglomérats financiers.
Près de la moitié des 54 chief risk officers interrogés par EY (ex-Ernst & Young) dans le cadre d’une enquête sur la gestion des risques s’inquiètent d’éventuelles attaques de cybercriminalité, contre 19 % des 42 dirigeants sondés l’an passé, rapporte Financial News. Cette année, la sécurité sur Internet est considérée comme un sujet de risque plutôt qu’un problème informatique.
Au cours d’une réunion avec tous les régulateurs impliqués dans la réforme du système financier, entre autres, la SEC, la CFTC (matières premières) et la FDIC (garantie des dépôts), le président Barack Obama a souligné l’importance de mener à bien l’application de toutes les règles prévues dans la fameuse loi Dodd-Frank de 2010, rapporte Les Echos. Il s’agit selon lui « de s’assurer que nous sommes capables d’empêcher le type de catastrophe financière, qui a conduit à la grande récession, de se reproduire ». Selon le cabinet juridique Davis Polk & Wardwell, seulement 40 % de la loi a été appliqué jusqu’ici. Parmi les dispositions qui n’ont toujours pas été mises en place figure l’importante règle « Volcker », qui vise à limiter de manière très stricte les activités spéculatives des banques pour compte propre, et leurs investissements dans les fonds spéculatifs ainsi que les fonds de capital-investissement.
Alors qu’une introduction en Bourse n’est pas abandonnée, la banque, partiellement nationalisée après avoir été sauvée de la faillite par le gouvernement américain, a annoncé qu’elle allait racheter pour 5,2 milliards de dollars de ses propres titres au Trésor. Des actions convertibles préférentielles donnant droit à une rémunération prioritaire, qui ont été acquises par le Trésor dans le cadre de son sauvetage. Pour financer ce rachat, Ally Financial a réalisé un placement privé de 166.667 nouvelles actions pour un montant d’un milliard de dollars, et effectuera un versement supplémentaire de 725 millions de dollars pour renoncer à certains droits. Washington a injecté au total 17 milliards de dollars et détient encore 74% de la banque, l’ex-bras financier du constructeur automobile General Motors et qui s’appelait alors GMAC. Ally a déjà remboursé 6,2 milliards, et avec ces nouveaux paiements, ce montant sera porté à environ 12,1 milliards.
FXCM, le courtier new-yorkais sur produits de change, serait en négociation en vue d’investir dans la société de trading haute fréquence en difficultés Infinium Capital Management basée à Chicago, selon le Wall Street Journal qui cite des sources proches. «Nous envisageons de nombreuses options pour des partenariats stratégiques dans le but de renforcer nos positions», indique Mark Palchak, président d’Infinium.
Dans un entretien, l’activiste Eric Knight estime que l’amélioration de la situation d’UBS n’efface pas les risques que fait peser la banque d’investissement sur la banque privée. Il affirme que son opinion fait consensus parmi les actionnaires.
Le gérant de hedge funds Philip Falcone a reconnu avoir mal agi dans le cadre d’un accord avec les régulateurs, rapporte le Wall Street Journal. L’intéressé et sa société de hedge funds, Harbinger Capital Partners, vont aussi payer plus de 18 millions de dollars et Philip Falcone ne pourra plus exercer dans le secteur boursier pendant au moins cinq ans. C’est la première fois qu’un individu ou une société reconnaît avoir fauté dans un accord avec la SEC. Le règlement met fin à deux procès de la SEC alléguant que Philip Falcone et sa société ont trompé les investisseurs au sujet d’un prêt personnel de 113 millions de dollars que Philip Falcone s’est octroyé auprès d’un fonds pour payer ses propres taxes, alors que les autres investisseurs ne pouvaient pas retirer leur argent.
Le ministère de la Justice américain a lancé une nouvelle enquête pour déterminer si la banque américaine JPMorgan Chase avait manipulé les prix de l'énergie, selon le Wall Street Journal.Le ministère de la Justice a décidé de lancer son enquête ces dernières semaines alors que JPMorgan Chase finalisait un accord à l’amiable avec une autre agence gouvernementale, la FERC, le régulateur de l'énergie, explique le quotidien financier, citant des sources proches du dossier.Les autorités américaines soupçonnent par ailleurs la banque américaine d’avoir embauché des enfants d’influents responsables chinois afin de décrocher des contrats dans ce pays, selon le New York Times. Une enquête de l’unité anti-corruption de la Securities and Exchange Commission (SEC) a été ouverte pour vérifier ces allégations, précise le quotidien qui cite un document confidentiel du gouvernement américain.
Le Crédit immobilier de France a jusqu’au 28 novembre pour finaliser son plan de résolution. La Commission européenne a accepté de prolonger jusqu’à cette date son autorisation sur la garantie temporaire octroyée par l’Etat français. Elle s’éteignait initialement le 22 août. Bruxelles a également accepté l’augmentation du montant maximal de la garantie, porté de 18 à 19 milliards d’euros.