Après la panne qui s’est traduite, le jeudi 22 août, par une fermeture sans précédent de trois heures du Nasdaq, Mary Jo White, présidente de la SEC depuis le printemps, s’est engagée à accélérer la mise en place de nouvelles règles adoptées par le gendarme de la Bourse en mars, à laquelle s’opposent encore les opérateurs de marché. Le dispositif proposé par la SEC obligerait les organisations jusqu’ici largement autorégulées, comme les plates-formes boursières, les sociétés de compensation et les systèmes chargés de disséminer les cotations, appelés SIP, d’adopter des plans de prévention des pannes, de faire passer à leurs systèmes informatiques des « stress tests » et de notifier aux régulateurs les données relatives à leurs bugs. La SEC estime que le coût total de cette nouvelle règle serait de 242 millions de dollars, répartis sur les organisations concernées, pour la mise en place, puis à 191 millions de dollars par an pour remplir leurs obligations.
Le premier président de la cour d’appel de Paris a confirmé vendredi qu’il prenait acte de la décision de l’AMF du 6 août dernier de prolonger l’OPA sur Club Med sine die, rapporte L’Agefi. Initialement l’offre de Gaillon Invest (réunissant Axa Private Equity, le chinois Fosun et le management du Club) était ouverte du 17 juillet au 30 août. Mais les recours déposés par l’Association de défense des actionnaires minoritaires (Adam) présidée par Colette Neuville et le fonds d’investissement Charity Investment Asset Management (Ciam) demandant l’annulation de la décision de conformité de l’AMF du 16 juillet dernier ont allongé le calendrier.
Le président de la banque UBS, Axel Weber, a appelé les concurrents à régler rapidement leurs litiges avec les autorités de surveillance et la justice, pour réduire le plus possible les charges financières, dans un entretien paru vendredi au Börsen-Zeitung.La justice et les régulateurs ont tendance à infliger des amendes de plus en plus lourdes, a-t-il dit. «Tenter de gagner du temps, sans espoir fondé de remporter une action en justice (...), est vain et ne fait que renchérir les coûts d’un accord», souligne Axel Weber.UBS a dépensé environ 4 milliards de francs suisses en amendes, accords à l’amiable ou dommages et intérêts dans le cadre de litiges concernant notamment la manipulation du taux Libor, des titres de dettes aux Etats-Unis et d’autres affaires, rappelle le quotidien allemand.
ING Groep a signé l’accord de vente de sa filiale sud-coréenne d’assurance au groupe local de capital-investissement MBK Partners, une opération qui lui rapportera 1.840 milliards de wons (1,24 milliard d’euros) et le rapproche du terme de son programme de cessions en Asie. L’accord prévoit qu’ING conservera environ 10% du capital de sa filiale, pour environ 120 milliards de wons.
L’établissement financier va mettre du temps à redresser la rentabilité de son activité de banque de détail dont les bénéfices atteindront 500 millions d’euros à l’horizon 2016 seulement, a indiqué au quotidien berlinois Martin Zielke, membre du directoire. Cette activité devrait concentrer 35% des 5.200 licenciements prévus au total par la banque allemande.
Banca Monte dei Paschi di Siena est mise en cause par la Consob, l’autorité boursière italienne, qui lui reproche de lui avoir communiqué des informations trompeuses l’an dernier sur un produit hybride et un contrat de dérivés, alors que l'équipe dirigeante avait déjà été remplacée. «La dissimulation de telles informations a effectivement entravé l’activité de supervision», indique la Consob. Ces allégations sont susceptibles d’entraver le feu vert des autorités européennes au plan de sauvetage de la banque toscane.
Bank of America Merrill Lynch va lancer un audit interne après la mort mi-août d’un des stagiaires de ses bureaux de Londres, a indiqué un porte-parole de la banque américaine. De nationalité allemande, Moritz Erhardt est décédé à son domicile alors qu’il finissait sa sixième semaine d’un stage qui en comportait sept. Il aurait été victime d’une crise d’épilepsie, faisant suite à de très longues heures de travail. Son décès a soulevé le débat sur les conditions d’emploi des plus jeunes au sein du secteur financier.
Les clients allemands d’UBS détenant un compte offshore disposeront de 16 mois pour régulariser leur situation fiscale ou quitter la banque. «Notre attente est que l’ensemble de nos clients allemands soient en mesure de prouver d’ici à la fin de l’année prochaine qu’ils sont en règle avec le fisc», a déclaré au Börsen-Zeitung le président de la banque, Axel Weber.
La Société Générale va lancer en Malaisie un programme d’obligations islamiques d’un montant d’un milliard de ringgits (225 millions d’euros) d’ici à fin 2013, selon Reuters qui se réfère à deux sources familières du dossier. Elle deviendrait ainsi, après HSBC, la deuxième grande banque européenne à émettre des «sukuk» et la première en Asie.
La deuxième banque chinoise a publié hier un bénéfice net semestriel en hausse de 13% à 119,7 milliards de yuans (14,7 milliards d’euros), supérieur aux attentes des analystes. Ce niveau record a été atteint grâce au dynamisme de ses activités de prêts et des commissions prélevées sur les services bancaires.
La banque allemande doit lancer dans les semaines à venir le processus d’enchères pour la vente de sa filiale Depfa, spécialisée dans les financements publics, indique Reuters de sources proches du dossier, confirmant les informations du magazine Der Spiegel. Celui-ci précise que des investisseurs financiers européens et non-européens figureront parmi les acquéreurs potentiels.
Le commissaire européen au Marché intérieur et aux Services présentera le 4 septembre une «communication» sur le système bancaire parallèle, rapporte L’Agefi. La Commission européenne réfléchirait notamment à limiter l’amplitude d’un actif proposé en collatéral. Objectif: éviter que celui-ci passe de main en main un trop grand nombre de fois, au point de ne plus savoir au final qui détient quoi et de ne plus connaître les risques associés. Les services de Michel Barnier réfléchissent également aux moyens d’améliorer la traçabilité du marché du collatéral.Selon les différents régulateurs européens, Esma, Eba et Eiopa, la réutilisation ou les techniques d’optimisation du collatéral «conduisent à une plus grande interconnexion au sein du secteur financier, à des risques de contagion entre les secteurs, ou à des effets pro-cycliques en réponse à des chocs sur les prix ou à des dégradations de participants de marché ou de titres de collatéral».
Les procureurs américains ont annoncé qu’ils réclamaient 13,7 millions de dollars en numéraires et la maison en Floride de Mathew Martoma, un ancien gérant de portefeuilles de SAC Capital accusé d’avoir participé à l’un des délits d’initiés les plus rentables de l’histoire, rapporte le Financial Times. L’intéressé a plaidé non coupable face aux accusations selon lesquelles il a négocié des actions Wyeth et Elan Pharmaceuticals après avoir appris que les résultats d’un essai clinique seraient décevants.
L’agence d'évaluation financière Moody’s a annoncé le 22 août qu’elle envisageait d’abaisser les notes de quatre des plus grandes banques américaines en raison d’un moindre soutien financier attendu de la part du gouvernement des Etats-Unis à l’avenir.Moody’s «examine les notes de créances prioritaires et subordonnées des holdings des six plus grandes banques américaines alors qu’elle envisage de réduire ses hypothèses de soutien gouvernemental» en cas de crise financière, explique l’agence dans un communiqué. JPMorgan Chase, première banque américaine en termes d’actifs, dont la principale note se situe actuellement à A2, Wells Fargo (également notée A2) ainsi que les banques d’affaires Goldman Sachs (A3) et Morgan Stanley (Baa1) pourraient ainsi voir leur note abaissée à moyen terme. Bank of America (Baa2), deuxième banque américaine, et Citigroup (Baa2) font également l’objet d’un examen de la part de Moody’s. Mais l’agence ne présage pas de la direction que pourrait prendre une éventuelle modification de leurs notes, ces deux notes étant auparavant sous surveillance pour un éventuel relèvement.Bank of New York Mellon et State Street, dont les notes étaient préalablement examinées en vue d’un abaissement, sont également dans le collimateur.
L’ancien gouverneur de la Banque centrale suisse, Philipp Hildebrand, fait l’objet d’une enquête de la part des procureurs suisses pour déterminer s’il a enfreint la loi suisse sur le secret fédéral, rapporte le Financial Times. Un porte parole de BlackRock, où l’intéressé est désormais employé en tant que vice-chairman, a indiqué que l’enquête avait été déclenchée par une plainte d’un individu en juillet 2012, et couvrait la période précédant l’arrivée de Philipp Hildebrand au sein de la société de gestion. L’annonce de cette enquête a été publiée pour la première fois dans le magazine Die Weltwoche.
Coupable d’avoir volé des données pour les remettre au fisc allemand, un ex-employé de Julius Baer écope de trois ans de prison. Le Tribunal pénal fédéral (TPF) a ratifié le 22 août l’accord entre le Ministère public de la Confédération et l’ex-collaborateur de la banque privée.Cet informaticien allemand de 54 ans a une nouvelle fois avoué devant le tribunal les faits qui lui sont reprochés et reconnu sa culpabilité. En février 2012, il avait remis à un intermédiaire 2700 données relatives à des clients fortunés, allemands ou néerlandaisCet ex-collaborateur externe de la banque, qui travaillait pour elle depuis 2005 comme spécialiste en informatique, a reconnu qu’il avait rassemblé les données entre octobre et décembre 2011. Il les a ensuite transmises à un intermédiaire, un enquêteur du fisc allemand.L’ex-employé écope du sursis pour la moitié de la peine. Les 220 jours passés en détention préventive seront déduits de la sanction. Ses biens sont séquestrés pour garantir le paiement de la créance compensatoire de la Confédération, fixée à 740.000 euros.Pour la transmission des données subtilisées, l’informaticien aurait dû toucher une rétribution de 1,1 million d’euros. Il a perçu une partie de cette somme qu’il comptait utiliser pour payer des arriérés d’impôts.
La Financial Conduct Authority (FCA) britannique a annoncé le 22 août que des banques allaient devoir rembourser jusqu'à 1,3 milliard de livres à leurs clients pour des ventes abusives de contrats de protection de cartes de crédit. Outre la société Card Protection Plan Limited (CPP), les banques concernées sont au nombre de treize, dont Barclays, HSBC, Royal Bank of Scotland (RBS) et une filiale de Lloyds Banking Group (LBG).Sept millions de clients, qui ont au total acheté ou renouvelé 23 millions de polices d’assurance, sont concernés. Ils avaient acheté des produits de protection de leurs cartes de crédit ou contre le vol de documents d’identité. Les clients recevaient des informations trompeuses ou manquant de clarté sur les polices afin de les inciter à acheter des protections qui soit n'étaient pas nécessaires soit couvraient des risques qui avaient été exagérés, explique la FCA. Les grandes banques et les sociétés émettrices de cartes de crédit avaient incité des millions de leurs clients à acheter les produits de la société CPP."Un grand nombre de sociétés se sont regroupées volontairement pour créer un plan de remboursement qui offrira une solution juste aux clients. Ce type d’approche collaborative et responsable constitue un bon exemple de la manière dont ces groupes prennent de plus en plus leurs responsabilités pour aider à reconstruire la confiance, pas à pas», a affirmé Martin Wheatley, le directeur général de la FCA, cité dans un communiqué..
L'agence d'évaluation Moody’s a annoncé jeudi qu'elle pourrait abaisser les notes de quatre des plus grandes banques américaines et qu'elle s'interroge sur deux autres
Selon la Banque de France, les OPCVM non monétaires (892,6 milliards d’euros, données non consolidées) ont enregistré une décollecte de 1,9 milliard d’euros en données cvs au mois de juin après une augmentation en mai (+1,4 milliard). Les fonds actions ont enregistré une décollecte de 1,5 milliard. La diminution de l’encours (-29,3 milliards) est due principalement à un effet de valorisation (-24,2 milliards) observé majoritairement sur les fonds actions (-11,4 milliards) et les fonds mixtes (-7,1 milliards). Pour les OPCVM monétaires (300,2 milliards d’euros, données consolidées), les rachats nets du mois de juin ont atteint 8,3 milliards en données cvs. Ils s’expliquent par des rachats menées par les entreprises d’assurance et les établissements de crédit (respectivement -6,0 et -3,1 milliards).
Treize banques et émetteurs de cartes vont devoir rembourser 1,3 milliard de livres à des clients dans le cadre de la vente abusive d’assurances liées à des cartes de crédit et de débit. La facture risque d'être particulièrement lourde pour Barclays, numéro un des cartes outre-Manche.
La banque néerlandaise a indiqué hier avoir passé une charge dans ses comptes du premier semestre en vue d’un accord avec les régulateurs sur son implication dans la manipulation du taux interbancaire. La banque a précisé que la somme mise de côté pour le Libor n'était pas incluse dans le poste «provisions» de son bilan mais dans la catégorie «autres engagements», cette dernière s'élevant à 11,88 milliards de dollars à fin juin, contre 11,07 milliards fin décembre et 11,32 milliards il y a un an. «Rabobank ne dévoile pas des informations détaillées au sujet de ces provisions, estimant que cela pourrait lui porter un grave préjudice», a cependant précisé la banque. En février, les agences rapportaient que Rabobank devrait écoper d’une amende plus de 440 millions de dollars (329 millions d’euros). Un montant qui serait du même ordre que les 290 millions de livres (336 millions d’euros) infligés en juin dernier à Barclays.
L’action Commerzbank a gagné près de 6% hier à la Bourse de Francfort après la publication d’un article du Manager Magazin, qui cite une source du ministère des Finances, selon lequel le gouvernement allemand est prêt à vendre sa participation de 17% dans la banque du pays à un autre acteur européen. En choisissant le repreneur, le gouvernement espère conserver un droit de regard sur la gestion de Commerzbank et préserver son rôle de prêteur aux PME allemandes.
La banque chinoise envisage de lever quelque 34,8 milliards de yuans (4,3 milliards d’euros) à l’occasion de son émission d’actions. Il s’agirait ainsi de la deuxième plus importante opération de ce type dans l’année. China Merchants Bank offrira 3,75 milliards d’actions sur les places de Shanghai et de Hong Kong à un prix unitaire de 9,29 yuans ou l’équivalent en dollars hongkongais. Des capitaux qui serviront à renforcer ses fonds propres pour se conformer aux exigences réglementaires.
La banque américaine a été condamnée à verser un million de dollars pour avoir acheté et vendu des obligations à ses clients à des prix captieux. L’autorité américaine l’a également condamnée à payer 188.000 dollars de compensations à ses clients.
La banque de la rue d’Antin a annoncé avoir vendu un paquet de prêts indexés sur les matières premières à des investisseurs. Il s’agit de la première opération de ce type. Elle repose sur le même principe que la titrisation des crédits à la consommation ou hypothécaires aux Etats-Unis, mais appliqué au marché des matières premières. «C’est un moyen de s’adapter aux réglementations en termes de capitaux tout en continuant à accroître nos activités avec les sociétés de trading sur matières premières», explique Gabriel Vaduva, responsable chez BNP Paribas.