Une majorité d’Etats-membres de l’Union européenne n’a pas réussi à mettre en œuvre dans les temps la directive AIFM. Selon une étude de KPMG, 16 Etats sur 28 n’ont pas pu respecter la date-butoir du 22 juillet fixée pour l’entrée en vigueur de la directive.Selon KPMG, les seuls Etats qui ont réussi à se conformer aux dispositions de la nouvelle directive ont été l’Autriche, la Croatie, Chypre, le Danemark, l’Allemagne, l’Irlande, la Lettonie, le Luxembourg, Malte, les Pays-Bas, la Suède et le Royaume-Uni.En revanche, la Belgique, la Finlande, l’Espagne et la France n’ont pas honoré le rendez-vous du 22 juillet. En France, la directive AIFM (Alternative Investment Funds Managers) vient d'être transposée en droit français par une ordonnance et un décret en Conseil d’Etat adoptés en Conseil des Ministres le 24 juillet 2013. Par ailleurs, l’Autorité des marchés financiers (AMF) poursuit la mise à jour de son règlement général dans le cadre de la transposition de la directive AIFM.En Belgique, Finlande et Espagne, des projets de législation ont bien été déposés, selon KPMG, mais il faudra attendre janvier 2014 en Belgique et le premier trimestre 2014 en Espagne pour que ces textes deviennent loi. En Finlande, le projet de loi laisse encore quelques questions importantes sans réponse, relève KPMG.Cela dit, l’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF ou Esma) a conseillé que les fonds conformes à la directive AIFM puissent être distribués dans tous les Etats membres quel que soit le degré de conformité de l’Etat en question.