Londres est en première ligne du futur texte de Bruxelles ambitionnant de limiter la prise de risque des banques en imposant un plafond aux bonus, selon les derniers chiffres de l’Autorité bancaire européenne (EBA), rapporte Les Echos. La City affiche un quota record de 2.714 banquiers rémunérés plus de 1 million d’euros en 2012. Leur nombre a même crû de 11 % en un an. Ils gagnent en moyenne 1,95 million d’euros et ils ont capté ensemble 1,12 milliard d’euros de fixe et 4,1 milliards de rémunération variable. Mais les banques françaises ont autant à craindre, sinon plus. Non pas, au regard du nombre de leurs banquiers très bien rémunérés, mais de leur mode opératoire. Ils ne sont en effet « que » 177 identifiés par l’EBA à percevoir en moyenne 1,56 million d’euros. Mais les banques françaises se révèlent les plus agressives en Europe sur l’importance donnée au bonus, en particulier en BFI. Dans ces métiers, le variable représente près de 5 fois le salaire de base, contre 3,78 fois à Londres. Bruxelles veut limiter la part du variable à une fois celle du fixe, ou au plus à deux fois, après accord des actionnaires.