Carlo Trabattoni , head of UK & European Intermediary & global financial institutions group de Schroder Investment Management, est convaincu que la réglementation RDR finira par être adoptée sur le Continent."Certes», reconnaît-il, «il faudra certainement quelques années pour juger de l’impact du RDR qui interdit les rétro-commissions aux distributeurs, mais en Europe continentale, les Néerlandais sont les premiers à l’adopter, dès le début de 2014. C’est un laboratoire idéal, puisque le système bancaire y est très robuste et que le pays n’est pas trop grand», a déclaré le dirigeant à Newsmanagers.De fait, pour la mise en œuvre, «la grande différence tient au fait que, sur le continent, la distribution s’appuie sur les banques alors qu’au Royaume-Uni, elle s’effectue principalement au travers des plates-formes et des IFAs». Cela posé, continue Carlo Trabattoni, «en France, la transparence est un point important, et les gens comprennent probablement mieux qu’ailleurs l’intérêt qu’il peut y avoir à limiter les «kickbacks».Fidèle à la ligne britannique, l’Italien souligne qu’en fait, " tous les acteurs du secteur de la gestion d’actifs seraient bien inspirés de trouver une norme commune. Il est probable que les Allemands et les Suédois seront les premiers à adopter une réglementation de type RDR. Les Français et les Italiens sont plus réticents, mais je sens que cela va venir, parce que cela aboutit à un cercle vertueux. Cela dit, je ne pense pas que l’application s’effectuera de manière uniforme"Ce qui cadre bien d’ailleurs avec les récentes remarques de l’Association française de la gestion financière (AFG), dont le directeur des affaires internationales, Stéphane Janin, soulignait que la réglementation RDR est l’une des rares réglementations européennes qui s’imposera du fait d’un lobbying national, celui des Britanniques. Quant à Peter de Proft, délégué général de l’Efama, il a indiqué durant une présentation à Paris le 26 novembre s’attendre à ce que la RDR soit votée à l'échelon européen avant mars et que, sur ce point, «le trilogue avance bien».