Françoise Bonfante vient de renoncer à sa fonction de membre de la commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers (AMF). Lundi 23 décembre, l’Autorité avait annoncé, pour un mandat d’une durée de cinq ans, le renouvellement de six des douze membres de la commission des sanctions parmi lesquels figurait la responsable. Appréciée notamment pour ses compétences financière et juridique ainsi que pour leur expérience en matière d’APE et d’investissement dans des instruments financiers, sa nomination n’a cependant pas tardé à faire l’objet de rumeurs liées à sa fonction de responsable de la filière risques du groupe UBS en France, la banque ayant écopé d’une sanction de 10 millions d’euros pour n’avoir pas entendu les avertissements de son audit interne sur des soupçons de blanchiment de fraude fiscale. Dans ce cadre, le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, aurait demandé à Françoise Bonfante de renoncer à faire partie de la commission des sanctions de l’ AMF et ce bien qu’elle ait été nommée par son ministère... Dans un communiqué diffusé hier, Pierre Moscovici, ministre de l’Economie et des Finances, a salué la décision de Françoise Bonfante et a souligné la dignité de ce choix. Par ailleurs, le ministre a précisé que la responsable «n’a jamais été mise en cause personnellement ni es-qualité dans aucune des procédures visant ou ayant visé la banque UBS.» Pierre Moscovici a également réaffirmé qu’à aucun moment, ni avant sa nomination ni depuis, l’honnêteté, la probité et les grandes qualités professionnelles de Françoise Bonfante n’ont été remises en cause.