Où des gérants adeptes de la gestion active présents au sein des mandats d’amLeague, peuvent-ils être tentés d’investir ? A cette question, en présence d’Antoine Briant, le fondateur de la plateforme, Bart Bartens, gérant chez Petercam AM et Bruno Fine, président de la société de gestion Roche-Brune, ont fait part de convictions pour le moins marquées (*). Notamment à l’international. Bart Bartens est tout d’abord revenu sur les atouts du Japon. Un pays qui doit certes trouver de la croissance mais qui montre actuellement des changements intéressants. «Des changements dans les mentalités», a insisté le gérant qui a recensé un nombre croissant de CEO étrangers à la tête des entreprises, à même de modifier les états d’esprit. En outre, le stock picker a relevé que les fonds de pension nippons montrent désormais un appétit plus marqué pour les actions, dont les valorisations restent intéressantes. Et ce d’autant que le niveau du yen permet désormais à de grands groupes japonais d'être compétitifs…Par ailleurs, les Etats-Unis restent l’autre conviction forte du gérant. Ce dernier y note un taux de chômage en baisse, et des salaires qui commencent à progresser. L’Europe, en revanche, n’a pas ses faveurs, en tous les cas pour le moment, où de grandes disparités subsistent entre les économies des pays… A la question de savoir s’il faut investir sur le Vieux Continent, Bruno Fine, s’est montré plus convaincu de l’intérêt de l’opération. Loin de contester les difficultés de certaines économies, le responsable a néanmoins assuré que les sociétés européennes ont bien créé de la valeur ces dernières années, quand bien même entre 2007 et aujourd’hui, un investissement en titres souverains aurait plus rapporté que des actions. Surtout, Bruno Fine s’est employé à paraphraser Warren Buffett en indiquant qu’investir sur les marchés d’actions ne doit pas être fait avec la volonté de devenir riche, mais avec l’objectif de le rester… Dans le monde, le responsable a également indiqué que les marchés émergents restaient incontournables. Mais il a aussi indiqué qu’il profitait de la croissance de ces pays en investissant dans des entreprises de pays développés…. qui y sont exposées. Quant aux facteurs exogènes, notamment les tensions géopolitiques en Russie, au Moyen Orient, etc, à même de chahuter les places financières, les deux gérants voient surtout en eux, une expression du risque avec lequel ils doivent composer pour gérer. D’ailleurs, malgré la présence de ces risques, les deux spécialistes ont réaffirmé leur confiance pour les mois qui viennent… Dans ce cadre, interrogé sur la gestion des portefeuilles au sein du mandat «Multi Asset Class» qui contrairement aux mandats actions purs, est ouvert à d’autres classes d’actifs, Antoine Briant a distingué deux types de gérants : certains d’entre eux utilisent largement des actions et gèrent le risque, tandis que d’autres gèrent avant tout un niveau de volatilité. Auprès des investisseurs, via ce mandat, les sociétés de gestion mettent surtout en avant leur qualité d’allocataire. Sachant que leurs performances "à deux chiffres pour les meilleurs chaque année, a de quoi séduire….», a conclu Antoine Briant. (*) http://www.newsmanagers.com/NewsManagersTV/lesgerantssexpliquent.aspx?id=842