Dominique Strauss-Kahn, avait renoncé à la présidence du fonds d’investissement LSK & Partners trois jours avant le suicide de son associé Thierry Leyne, a indiqué le conseil d’administration de la société luxembourgeoise, rapporte L’Agefi suisse. Fondée par les deux hommes, elle était notamment active en Suisse. Cofondateur avec M. Leyne du fonds LSK (Leyne-Strauss-Kahn) en octobre 2013, M. Strauss-Kahn avait «souhaité pouvoir se consacrer à ses autres activités», a expliqué LSK. Par conséquent, M. Leyne «avait été réélu président du conseil d’administration» lundi 20 octobre, trois jours avant son suicide par défenestration à Tel-Aviv. M. Leyne, 48 ans, fondateur en 1994 de Assya Capital, avait déjà occupé cette fonction avant de céder la place à DSK. Le conseil d’administration a désigné Michel Jollant, directeur financier et administrateur délégué, en tant que nouveau président de LSK et a «examiné les mesures adéquates à prendre dans l’intérêt de ses clients et de ses actionnaires».
L’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF/ESMA) a publié le 28 octobre un «Public Statement» sur les priorités qui doivent être prises en compte par les sociétés cotées lorsqu’elles publient leurs états financiers. Ces priorités déclinent les thèmes principaux que l’Esma et les régulateurs locaux vont tout particulièrement considérer dans le cadre de l’examen des prochains états financiers proposés par les sociétés cotées européennes. Les priorités ainsi retenues par l’Autorité européenne comprennent la préparation et la présentation des états financiers consolidés et l’information financière; le reporting financier des entités qui ont des accords de publication et, enfin, la reconnaissance et la valorisation des actifs d’impôt différé. Ces thèmes sont importants à double titre : soit ils impliquent des modifications significatives dans les pratiques comptables en raison de la mise en œuvre de nouvelles normes comptables; soit ils doivent être pris en compte en raison de la conjoncture économique qui représente un défi particulier pour les émetteurs dans la mise en œuvre de certaines exigences des normes IFRS, notamment lorsqu’il s’agit de prévoir les bénéfices imposables futurs dans les périodes de faible croissance économique. Le Public Statement met en outre l’accent sur deux points à bien traiter dans la préparation des états financiers 2014. Tout d’abord, les banques européennes cotées devraient proposer une information appropriée sur les impacts concrets de l’examen du secteur bancaire réalisé par la Banque centrale européenne (BCE), notamment en ce qui concerne les évolutions sur le niveau de fonds propres réglementaires. Par ailleurs, l’Esma considère que ses conclusions de 2013 sur la comparabilité des comptes des institutions financières restent d’une grande actualité dans le cadre de la publication des comptes 2014. L’ESMA et les régulateurs vont surveiller et superviser l’application des exigences IFRS présentées plus haut,, avec l’objectif de les intégrer dans leur examen et de prendre des mesures correctrices si nécessaire. L’Esma va recueillir des données sur la façon dont les sociétés cotées européennes déclinent ces priorités et présentera ses conclusions début 2016.
L’Autorité des services et marchés financiers (FSMA) est devenue membre cette semaine de l’International Association of Insurance Supervisors (IAIS). L’association, établie dans les locaux de la Banque des règlements internationaux (BRI) à Bâle, rassemble à l’heure actuelle des autorités de contrôle issues de plus de 200 juridictions. Elle a pour objectif, d’une part, de promouvoir un contrôle effectif et cohérent, à l’échelle mondiale, de l’industrie des assurances afin de permettre le développement d’un secteur des assurances transparent, sûr et stable veillant aux intérêts et à la protection des assurés et, d’autre part, de contribuer à la stabilité financière mondiale. Elle élabore des normes et des bonnes pratiques pour le contrôle du secteur des assurances en veillant à l’application de ces normes.
Le groupe financier japonais a vu son bénéfice net progresser de 39% sur un an au deuxième trimestre, à 52,9 milliards de yens (482 millions de dollars). Le produit net bancaire ressort pour sa part en hausse de 5% à 373,8 milliards de yens. Sur le premier semestre, le PNB s’inscrit en recul de 5%, à 744,7 milliards de yens, tandis que le bénéfice net est en repli de 30% à 72,7 milliards de yens.
La troisième banque italienne pourrait demander un report du remboursement de 750 millions d’euros d’aides publiques afin d’assainir son bilan et elle pourrait aussi réfléchir à une fusion, a déclaré hier son président, Alessandro Profumo. Le Trésor italien a de son côté déclaré qu’il ne s’opposerait pas à une demande de report des remboursements d’aides publiques par la banque. Il a toutefois exclu que les montants prêtés par l’Etat puissent être convertis en actions.
Dans un communiqué, le député UDI Jean-Christophe Fromantin fustige un amendement socialiste présenté le 23 octobre dans le cadre du PLFSS. «En assujettissant aux charges sociales les dividendes versés par les SA et SAS, c’est tout le système de prise de risque des entrepreneurs qui est découragé», écrit le parlementaire. Jean-Christophe Fromantin dénonce une fiscalité confiscatoire pour les entrepreneurs majoritaires qui vont être taxés à plus de 60%.
La première banque allemande, qui publie ce matin ses résultats du troisième trimestre, a décidé de remplacer son directeur financier Stefan Krause par un associé de Goldman Sachs, Markus Schenck. Ce dernier a piloté les finances de l'énergéticien E.On de 2006 à 2013 avant de rejoindre la banque américaine. Stefan Krause, qui a essuyé des critiques de la part d’investisseurs, occupera pour sa part un nouveau poste couvrant entre autres la stratégie et les réductions de coûts. D’autres changements de gouvernance devraient être annoncés : Christian Sewing, un responsable des fonctions d’audit, va notamment prendre en charge les grands dossiers juridiques en cours.
L’Assureur Axa et l’association d'épargnants Agipi sont poursuivies par la CLCV pour non-respect du taux garanti d’un contrat d’assurance vie. L’association de défense des consommateurs en évalue le préjudice jusqu'à 500 millions d’euros. Les institutions incriminées contestent.
La réunion annuelle avec les investisseurs qui se tiendra mi-novembre à Hong Kong ne devrait pas être de tout repos pour Standard Chartered. Selon de grands investisseurs sondés par le quotidien, les questionnements sur la statégie sont nombreux. L’un d’entre eux estime que le directeur général Peter Sands devrait être remplacé avant la fin de l’année faute d’un signe de rebond.
Atom, la première banque britannique entièrement digitale, lève environ 20 millions de livres auprès d’actionnaires existants et de nouveaux investisseurs, a appris la chaîne britannique. L'établissement, qui se reposera sur l’internet et les applications mobiles pour interagir avec la clientèle, prévoit un lancement en 2015. Ce tour de table valorise la société autour de 30 millions de livres.
Klaus Wiedner, chef d'unité Assurances et pensions à la Commission Européenne revient sur les mesures contenues dans les actes délégués de Solvabilité 2, qui font notamment la part belle à la titrisation de « haute qualité ». Il estime que les assureurs européens devraient pouvoir passer le cap sans encombre.
Le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, a dit mardi qu’il demanderait aux assureurs de baisser de façon importante le taux de rémunération des assurances vie afin qu’ils ne prennent pas de risque excessif. Face aux risques liés à d'éventuelles fortes variations des taux d’intérêt, même si le plus probable est selon lui «une évolution en douceur», «il est très important que les compagnies d’assurance soient capables de faire baisser leur taux de rémunération», a-t-il déclaré devant la commission des finances du Sénat. «Et j’attends cette année une baisse significative du taux de rémunération des contrats d’assurances vie.» «Je veillerai à ce que les compagnies d’assurance le fassent», a poursuivi Christian Noyer. «Nous ne voulons pas qu’elles se mettent en risque.»
Le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, a dit mardi qu’il demanderait aux assureurs de baisser de façon importante le taux de rémunération des contrats en euros. Face aux risques liés à d'éventuelles fortes variations des taux d’intérêt, même si le plus probable est selon lui «une évolution en douceur», «il est très important que les compagnies d’assurance soient capables de faire baisser leur taux de rémunération», a-t-il déclaré devant la commission des finances du Sénat. «Et j’attends cette année une baisse significative du taux de rémunération des contrats d’assurances vie». «Je veillerai à ce que les compagnies d’assurance le fassent, a poursuivi Christian Noyer. Nous ne voulons pas qu’elles se mettent en risque».
Lloyds Banking Group a dit mardi qu’il allait provisionner 900 millions de livres (1,14 milliard d’euros) supplémentaires dans ses comptes du troisième trimestre pour faire face aux coûts potentiels de dédommagement liés à la commercialisation de produits d’assurance-emprunteur. Ceci porte à 11,3 milliards de livres le montant des provisions constituées par la banque britannique dans ce dossier. Le groupe, qui a fait état d’un résultat opérationnel de 2,2 milliards de livres au titre du troisième trimestre, en hausse de 41% sur un an, a par ailleurs confirmé un plan de suppression de 9.000 postes sur les trois prochaines années et la fermeture de 200 agences.
L’Association française des banques a présenté aux syndicats un objectif de 40.000 à 42.000 recrutements entre 2015 et 2017, tous types de contrats confondus (CDI, CDD, apprentissage, professionnalisation...). A titre de comparaison, les banques AFB ont recruté 12.650 personnes en 2013. Ces propositions constituent les contreparties du pacte de stabilité du gouvernement et des allégements de cotisations sociales. Les négociations entre partenaires sociaux sur le sujet se poursuivent.
La Caisse d'épargne de Gênes a annoncé mardi la vente de ses filiales d’assurance au fonds d’investissement Apollo pour un montant de 310 millions d’euros. Une nouvelle qui a provoqué un rebond de 7% du cours de Bourse. Banca Carige est l’une des banques italiennes ayant échoué aux tests de résistance en Europe. Elle doit présenter sous 15 jours un plan pour se recapitaliser à hauteur de 810 millions d’euros.
L’action de la banque britannique perdait 9,7% mardi 12h20 à la Bourse de Londres (à 988,7 pence), après l’annonce d’une baisse de son bénéfice trimestriel et d’une augmentation de ses charges de dépréciation. Le titre a cédé jusqu'à 10,21% à 983,2 pence, la plus forte baisse du FTSE-100. StanChart, qui exerce la majeure partie de ses activités en Asie, a vu son bénéfice d’exploitation reculer de 16% au troisième trimestre, à 1,5 milliard de dollars (1,18 milliard d’euros). Elle a indiqué que ses bénéfices allaient de nouveau baisser sur les trois derniers mois de l’année, en raison d’une augmentation des créances douteuses et des coûts liés à l'évolution de la réglementation. En conséquence, le groupe s’attend désormais à une baisse de son bénéfice au second semestre, alors qu’il anticipait précédemment une hausse. Pour s’adapter au ralentissement des marchés émergents (notamment la Chine et l’Inde), StanChart veut réaliser 400 millions de dollars d'économies supplémentaires en 2015 et réduire son exposition aux matières premières.
L’association de consommateurs CLCV a annoncé mardi qu’elle attaque en action de groupe devant le tribunal de Nanterre l’assureur Axa et l’association d’épargnants Agipi pour non-respect d’engagement sur un taux garanti concernant un contrat d’assurance-vie. Ce contrat, baptisé «Cler», garantissait un taux de rémunération annuel minimum de 4,5% pour les versements réalisés avant juin 1995 par les souscripteurs. La procédure pourrait être facilitée par un précédent défavorable aux deux institutions sur le même produit: en septembre 2013, elles ont été condamnées par la cour d’appel de Paris à tenir leur promesse à l’égard d’une assurée qui avait souscrit des contrats en 1988 et 1989. La CLCV estime le préjudice collectif entre 300 et 500 millions d’euros. Cette procédure est la deuxième action de groupe en France, après celle qui a été lancée début octobre par l’UFC-Que Choisir contre l’administrateur de biens Foncia.
La Financial Industry Regulatory Authority (FINRA) a annoncé aujourd’hui qu’elle a censuré et infligé une amende de 3,5 millions de dollars à la société Merrill Lynch professionnel Clearing Corp. (Merrill Lynch PRO). Cette dernière a violé le règlement SHO établi par la Securities and Exchange Commission (SEC), une règle qui fixe un cadre réglementaire précis pour régir les ventes à découvert et prévenir les ventes à découvert abusives. Par ailleurs, la FINRA a condamné à une amende de 2,5 millions d’euros le «broker-dealer» affilié de Merrill Lynch, Pierce, Fenner & Smith Incorporated (Merrill Lynch), pour avoir omis d'établir, de maintenir et de faire respecter les systèmes et les procédures de contrôle relatives au Règlement SHO entre autres. Le constat de la FINRA porte sur la période septembre 2008 à juillet 2012, période durant laquelle Merrill Lynch PRO n’a pas pris de mesures pour résoudre certaines défaillances. Le régulateur a également constaté que de septembre 2008 à mars 2011, les systèmes et les procédures de contrôle de Merrill Lynch étaient insuffisantes et mal adaptées.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a accordé, au 1er septembre 2014, 282 agréments au titre de la directive AIFM. Compte tenu des dossiers en cours d’instruction, la moitié des sociétés de gestion françaises devraient disposer du statut d’AIFM d’ici à la fin de l’année (45 % au 01/09/2014). Parmi celles-ci, le tiers environ a choisi d’opter volontairement pour le régime intégral bien qu’étant situées en dessous des seuils fixés par la directive. A noter que selon la base geco de l’ AMF, 45 agréments AIFMD avait été accordés à des sociétés de gestion au 31 mars 2014.
Bien accueille par les analystes, la publication des résultats de l’examen du secteur bancaire européen l’a moins été par les marchés boursiers, note L’Agefi. Pour les observateurs, les tests ne ferment pas le débat: ils doivent au contraire encourager le secteur à poursuivre sa nécessaire restructuration. Par exemple, le pire des scénarios de stress, élaboré il y a un an, ne fait pas l’hypothèse d’une déflation en zone euro. En outre, le coût des litiges n’a été pris en compte que pour les cas avérés et provisionnés. Enfin, le seuil de 5,5% de ratio common equity tier one (CET1) fixé par la BCE et l’Autorité bancaire européenne (EBA) s’entend en normes Bâle 3 «phased in». Tous les «arrangements transitoires» représentaient au 1er janvier 2014 un total de capital de 126,2 milliards d’euros équivalent à 1,5 point de ratio CET1 pour les banques soumises à l’examen de la BCE. Résultat douze banques viendraient ajouter leur nom à la liste des 24 ayant échoué au test de l’EBA. Parmi ces nouveaux venus, l’autrichienne Raiffeisen, mais aussi quatre banques régionales allemandes, dont HSH Nordbank et DZ Bank.
L’agence d'évaluation financière Fitch Ratings a annoncé le 27 octobre avoir attribué la note «Highest Standards» à Deutsche Asset & Wealth Management Germany (Deutsche AWM comprenant Deutsche Asset & Wealth Management International GmbH et Deutsche Asset & Wealth Management Investment GmbH). La note est assortie d’une perspective stable.Cette décision marque une extension du périmètre de notation des activités de gestion d’actifs de la Deutsche bank puisqu’il inclut désormais à la fois les activités retail et institutionnelles. Précédemment, l’agence ne notait que la partie institutionnelle.La note attribuée à Deutsche AWM est notamment liée à l'étendue de la plateforme retail et institutionnelle et à l’engagement renouvelé du groupe dans les activités de gestion d’actifs.
La Banque centrale européenne a acheté 1,7 milliard d’euros d’obligations sécurisées pour la première semaine de mise en œuvre de son nouveau programme d’achat, a-t-elle annoncé hier. Des sources de marché avaient indiqué la semaine dernière que la BCE avait notamment acquis des titres français et espagnols.
L’assureur a enregistré au cours des neuf premiers mois de l’exercice un chiffre d’affaires consolidé de 578 millions d’euros, en retrait de 1,3% par rapport à la période comparable de 2013. Si les commissions de courtage reculent de 3,7% à 362,6 millions d’euros, les primes d’assurance progressent de 2,8% à 215,4 millions d’euros. L'évolution des devises a eu un impact défavorable de 5,5 millions d’euros, essentiellement sur l’Amérique du Sud et le Canada. Retraité des effets de change et de périmètre, le chiffre d’affaires pro forma reste quasi stable.