Le Comité de Bâle sur le contrôle bancaire a publié le 12 novembre deux documents établis en vue du Sommet des dirigeants du G 20 qui se tiendra à Brisbane les 15 et 16 novembre : un rapport sur des mesures visant à réduire la variabilité excessive, d’une banque à l’autre, des ratios de fonds propres réglementaires, ainsi qu’un document faisant le point sur la mise en œuvre des normes Bâle III depuis la publication du précédent rapport intérimaire aux dirigeants du G 20, en 2013. Des études conduites par le Comité de Bâle sur la pondération, par les banques, de leurs actifs en fonction des risques confirment une forte variance dans les ratios de fonds propres réglementaires des banques, qui s’explique par des facteurs autres que des différences dans le degré de risque présent dans les portefeuilles d’actifs. Or, cette variance est un facteur de défiance à l’encontre des ratios de fonds propres. Afin de s’attaquer à cette trop grande variabilité résultant des modèles internes d’une banque, le Comité a donc engagé des travaux touchant à l’orientation des politiques et au contrôle. L’une de ces initiatives consiste à revoir les approches standards (donc, les méthodes non fondées sur les modèles internes) du dispositif de Bâle sur les fonds propres. Une fois ce travail de révision achevé, les approches standards serviront à établir un plancher de fonds propres, faisant en sorte que les exigences de fonds propres, établies à partir de l’approche fondée sur les modèles internes, ne descendent pas sous des niveaux considérés comme prudents. En octobre 2014, le Comité a proposé de réviser l’approche standard de la mesure des fonds propres en regard du risque opérationnel ; il compte publier, d’ici la fin de l’année, son projet de révision de l’approche standard pour le risque de crédit, ainsi qu’un projet relatif au plancher de fonds propres. S’appuyant sur ses études des actifs pondérés en fonction des risques, le Comité a également élaboré des propositions d’orientation des politiques visant à réduire la variabilité excessive imputable aux pratiques des banques en matière de modélisation des risques. Ces modifications, à l'étude, limiteront les choix de modélisation qui s’offrent aux banques, en particulier dans des domaines qui, par nature, se prêtent mal à la modélisation, et contribueront à une plus grande cohérence et à une moindre complexité. En outre, le Comité se penche sur la question de savoir si une simplification notable de l’approche de mesure avancée (AMA) du risque opérationnel est nécessaire. Il compte mener à bien ce programme de travail d’ici à la fin 2015.
Bertrand Lussigny, 40 ans, a rejoint la Fédération bancaire française en qualité de directeur du département supervision bancaire et comptable le 1er novembre 2014, selon un communiqué envoyé aujourd’hui. Il remplace Jean-Paul Caudal qui fait valoir ses droits à la retraite. Bertrand Lussigny a commencé sa carrière au sein de BNP Paribas où il a occupé différents postes et était jusqu’à présent chef de service à la Banque de France. La FBF avait déjà annoncé début novembre l’arrivée de deux autres «quadras», Benoît de la Chapelle Bizot, 44 ans, pour remplacer Pierre de Lauzun, directeur général délégué, et Richard Boutet.
Le titre Aegon chutait de plus de 6% jeudi en fin de matinée à la Bourse d’Amsterdam. L’assureur néerlandais a annoncé des résultats trimestriels affectés bien plus que prévu par des modifications, annoncées en août, de ses modèles comptables. Au troisième trimestre, le résultat imposable courant d’Aegon a plongé de 47%, à 291 millions d’euros, alors que les analystes financiers interrogés par Reuters tablaient sur 371 millions. Le bénéfice net a chuté de 78%, à 52 millions, contre un consensus de 192 millions.
Le bénéfice net du groupe de bancassurance belge KBC, hors éléments exceptionnels, a augmenté de 4,4% au troisième trimestre, à 477 millions d’euros. Les analystes interrogés par Reuters avaient anticipé en moyenne 400 millions. Le titre gagnait plus de 6,5% à la mi-journée. KBC a indiqué en juin qu’il comptait rembourser la totalité de sa dette publique d’ici la fin de 2017, soit trois ans plus tôt que prévu au départ.
La banque de Richard Branson aurait fixé un prix d’introduction en Bourse de 283 pence par action, dans le bas de la fourchette proposée, selon plusieurs médias britanniques. La première cotation est attendue aujourd’hui. Virgin Money avait relancé la semaine dernière son projet d’IPO en proposant aux investisseurs de souscrire les titres dans une fourchette de 283 à 333 pence, pour une valorisation minimale de 1,25 milliard de livres. Virgin Financial Investments détient 46,5% de Virgin Money, tandis que WL Ross, le fonds d’investissement de Wilbur Ross, en contrôle 44,9%. Le groupe visait à l’origine une valorisation de 1,5 à 2 milliards de livres, mais avait dû repousser une première fois son projet le 17 octobre en raison de conditions de marché devenues défavorables. Ces dernières avaient conduit à l’annulation d’autres projets d’IPO dans le secteur bancaire britannique.
Sur les neuf premiers mois de l’année, Swiss Life a augmenté ses primes de 6% en monnaie locale, les portant à 14,4 milliards de francs, selon un communiqué. En France, deuxième marché de l’assureur suisse, la croissance des primes en euros a atteint 15% sur un an au troisième trimestre, à 1,23 milliard de francs suisses. La part des affaires nouvelles en unités de compte s'élève à 54%.
La compagnie d’assurance a bouclé hier le placement de 500 millions d’euros de dette subordonnée tier 2. Les titres pourront être rachetés par anticipation au bout de 10 ans. Ils ont été émis à un rendement de 310 points de base au-dessus des swaps, resserré par rapport à une indication initiale de 330 pb. Credit Agricole CIB, Deutsche Bank, Natixis, Nomura, RBS et la Société Générale étaient en charge du placement.
La banque canadienne prévoit de lever jusqu'à 7 milliards de dollars. Le prospectus déposé auprès de la Securities and Exchange Commission indique que le projet pourra prendre la forme de plusieurs appels au marché, pour différentes catégories de titres: actions ordinaires, actions de préférence, dette senior et dette subordonnée.
La Caisses des dépôts et consignations (CDC), actionnaire de CNP Assurances à hauteur de près de 41%, a répété que la compagnie d’assurances est un actif stratégique et qu’elle ne discutait pas d’un rapprochement avec Groupama. «A ma connaissance, ni Bercy ni l’Elysée n’ont été approchés», indique au Monde Pierre-René Lemas, le directeur général de la CDC.
La banque a émis hier ses premières obligations sécurisées depuis juin, à hauteur de 3 milliards d’euros. Santander a profité d’un marché qui présente un rétrécissement des spreads. Santander a placé 1,75 milliard d’euros de titres à 10 ans et 1,25 milliard à 20 ans à des spreads respectifs de 23 et 43 points de base au-dessus des swaps.
Goldman Sachs a élevé 78 de ses employés au rang d’associés (participating managing director), soit 8 de plus que lors de la précédente vague de nominations il y a deux ans. Cela porte le nombre total d’associés à 467, soit 1,6% de l’effectif. Les associés perçoivent habituellement un salaire de 900.000 dollars et un bonus spécifique. Ils peuvent aussi investir dans des fonds privés. Au 13 août, les associés détenaient 8,5% du capital de la firme.
Dans le cadre de sa stratégie digitale, Axa France lancera le 24 novembre prochain son nouveau comparateur «Testezvotreassurance.com». Disponible sur internet, tablettes et smartphones, il permettra de tester les garanties offertes par les assurances auto de 12 assureurs et mutualistes et de les comparer à celles des offres Axa. L’application permettra également de réaliser des devis en ligne.
Banca Monte dei Paschi di Siena, lanterne rouge des derniers tests de résistance européens, a fait état hier d’une perte nette totale de 797 millions d’euros au titre du troisième trimestre. Les analystes tablaient en moyenne sur 300 millions. La banque a passé sur les neuf premiers mois des provisions pour créances douteuses d’un montant total de 2,46 milliards d’euros, dont 1,26 milliard au troisième trimestre, un chiffre en hausse de 72% sur un an.
Le budget rectificatif prévoit aussi des augmentations d'impôt pour les banques. Ces mesures rapporteraient 280 millions d'euros en net à l'Etat en 2015.
La taxe systémique, qui devrait disparaître en 2019, sera rendue non-déductible à l’IS, tout comme les contributions au futur fonds de résolution européen.
La banque a mis sur le marché un troisième portefeuille de créances hypothécaires après avoir cédé un portefeuille d’une valeur de 1,5 milliard de dollars australiens (1,05 milliard d’euros) à Macquarie en septembre. ING Direct vend ces prêts «sans marque» afin de libérer de l’espace sur son bilan. Gresham devrait l’assister sur cette opération.
La première banque allemande devrait signer dans le courant du mois la vente de la majeure partie d’un portefeuille de 2 milliards de dollars de créances dans l’immobilier commercial au fonds américain TPG. L’opération est motivée par la bonne santé du marché outre-Atlantique qui devrait permettre à l'établissement d’engranger une plus-value.
La banque a cédé ses intérêts résiduels dans Foncia à Eurazeo et Bridgepoint, actionnaires de la société de gestion et de transactions immobilières depuis 2011. L’opération s'élève à 185 millions d’euros. BPCE avait réinvesti 200 millions d’euros il y a un peu plus de trois ans.
Le groupe ne voit aucune raison d’augmenter sa participation de 80% dans sa banque en ligne Comdirect ou de réaliser des acquisitions dans ce domaine, indique le responsable de la clientèle des particuliers. Même si la part de marché de la banque directe a vocation à croître, «le nombre de personnes qui veulent uniquement de la banque en ligne est limité», ajoute Martin Zielke.
Le Groupe BPCE annonce la signature d’un accord avec Bridgepoint et Eurazeo portant sur la cession de l’ensemble de ses intérêts dans le groupe Foncia. Le Groupe BPCE annonce ce jour la conclusion d’un accord avec Bridgepoint et Eurazeo portant sur la cession, pour un montant de 185M€, de l’ensemble des titres détenus dans le groupe Foncia (18% du capital de Foncia Holding, 1,9% du capital de Foncia Groupe et intégralité des obligations). Cette opération, dont la réalisation est prévue à la fin du mois de novembre, s’inscrit dans le prolongement de la cession du contrôle majoritaire de Foncia Groupe, intervenue en juillet 2011, à Bridgepoint et Eurazeo.
La Caisses des dépôts et consignations (CDC), actionnaire de CNP Assurances à hauteur de près de 41%, a répété que la compagnie d’assurances est un actif stratégique et qu’elle ne discutait pas d’un rapprochement avec Groupama. «Aucune négociation n’est engagée avec la Caisse des dépôts. La CNP est un actif stratégique», déclare Pierre-René Lemas, le directeur général de la CDC, dans une interview publiée mercredi par le quotidien Le Monde. «A ma connaissance, ni Bercy ni l’Elysée n’ont été approchés», poursuit l’ancien secrétaire général de l’Elysée. Début novembre, Les Echos ont prêté à Groupama des velléités de rapprochement avec la CNP pour les activités vie.
La banque espagnole a émis mercredi ses premières obligations sécurisées depuis le mois de juin, à hauteur de 3 milliards d’euros. Santander a profité d’un marché où la pénurie d’offre (avec des tombées supérieures aux nouvelles émissions) et le programme d’achat de la BCE provoquent un rétrécissement des spreads. La banque a placé 1,75 milliards d’euros de titres à 10 ans et 1,25 milliard à 20 ans à des spreads respectifs de 23 et 43 points de base au-dessus des swaps.
La banque de Richard Branson aurait fixé un prix d’introduction en Bourse de 283 pence par action, dans le bas de la fourchette proposée, selon plusieurs medias britanniques. La première cotation est attendu demain. Virgin Money avait relancé la semaine dernière son projet d’IPO en proposant aux investisseurs de souscrire les titres dans une fourchette de 283 à 333 pence, pour une valorisation minimale de 1,25 milliard de livres. Virgin Financial Investments détient 46,5% de Virgin Money, tandis que WL Ross, le fonds d’investissement de Wilbur Ross, en contrôle 44,9%.
Le Conseil de stabilité financière (CSF/FSB), qui réunit banquiers centraux et experts de la régulation financière, a engagé le 10 novembre des consultations qu’il espère voir déboucher d’ici un an sur l’imposition de règles de capital plus strictes pour les banques mondiales d’importance systémique.Au terme de cette consultation, que le FSB veut boucler pour le sommet du G20 en 2015, les mégabanques mondiales, les banques «too big to fail» dont la faillite est impensable sous peine de faire plonger l’ensemble du système financier, devront accroître leurs réserves de capitaux pour éponger d'éventuelles pertes.Depuis la crise des crédits à haut risque «subprime», qui a obligé les Etats à mettre la main à la poche pour sauver nombre de grands établissements, une réflexion est engagée pour que les pertes futures de ces banques soient supportées par l'établissement lui-même et non par le contribuable. Un accord sur des normes communes, leur imposant un montant minimal de capitaux supplémentaires pour absorber sur leurs fonds propres d'éventuelles pertes, constitue un «tournant historique», a fait valoir le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Mark Carney, qui préside aux travaux du FSB."Une fois mis en oeuvre, ces accords vont jouer un rôle important en permettant que les banques d’importance systémique puissent être liquidées sans faire appel aux fonds publics et sans perturbations du système financière mondial», ajoute Mark Carney, cité dans un communiqué.La consultation est ouverte jusqu’au 2 février 2015. Au début de l’année prochaine, la Banque des règlements internationaux (BRI) et le comité de Bâle sur la supervision bancaire mèneront des études d’impact pour calibrer les exigences en matière de fonds propres appliquées aux très grandes banques. L’objectif est de finaliser ces propositions pour le sommet 2015 des vingt pays les plus importants de la planète (G20). L'édition 2014 du G20 se tient les 15 et 16 novembre à Brisbane (Australie).
Le groupe suisse UBS a trouvé un accord avec les autorités de régulation dans le dossier de la manipulation des devises, selon un communiqué publié le 12 novembre. La grande banque va verser 290 millions de dollars (281 millions de francs) à l’autorité américaine de régulation des produits dérivés CFTC et 234 millions de livres au régulateur britannique de surveillance des marchés, la FCA (359 millions de francs).L’autorité fédérale de serveillance des marchés, la Finma, a en outre procédé à une confiscation de bénéfices pour un montant de 134 millions de francs, indique le groupe suisse. La FINMA a pour sa part formellement clos la procédure à l’encontre de la grande banque.Ces règlements constituent «un pas important» dans le processus de transformation» et vers la conclusion pour UBS de cette affaire, souligne le patron de la banque, Sergio Ermotti, cité dans le communiqué. «Nous continuons à coopérer dans les enquêtes en cours», ajoute-t-il. UBS a comptabilisé les provisions pour ces charges au troisième trimestre 2014.
L’action Barclays abandonnait plus de 2% mercredi matin en raison de l’incertitude persistante liée au litige sur les changes. La banque britannique a en effet choisi de rester à l'écart du règlement intervenu ce matin entre les autorités britanniques (FCA), américaines (CFTC) et suisses (Finma) dans le dossier de la manipulation du forex, avec cinq autres acteurs. La Financial Conduct Authority a imposé des amendes d’un total de 1,7 milliard de dollars (1,4 milliard d’euros) à ces cinq banques, Citigroup écopant de 358 millions de dollars, HSBC de 343 millions, JPMorgan de 352 millions, RBS de 344 millions et UBS de 371 millions. La Commodity Futures Trading Commission américaine a annoncé de son côté des amendes de plus de 1,4 milliard de dollars pour le même motif, avec des pénalités de 310 millions pour Citi et JP Morgan, de 290 millions pour RBS et UBS et de 275 millions pour HSBC. Enfin, la Finma a de son côté ordonné à UBS de lui verser 134 millions de francs (111 millions d’euros), ajoutant avoir exigé de la banque qu’elle automatise au moins 95% de son trading sur le marché des changes mondial.