Carole Delga, secrétaire d’Etat chargée du Commerce, de l’Artisanat, de la Consommation et de l’Economie sociale et solidaire (ESS), qui co-présidait lundi 8 décembre le premier comité de pilotage du Fonds d’investissement dans l’innovation sociale avec Marie-Guite Dufay, vice-présidente de Bpifrance, a lancé trois nouveaux financements, opérés par Bpifrance, en faveur du développement de l’ESS et de l’innovation. Il s’agit : - Du Fonds d’investissement dans l’innovation sociale (FISO) cofinancé à parité par l’Etat et les régions, et géré par Bpifrance. Il sera doté d’une capacité publique totale de 40 millions d’euros. Il financera sous forme d’avances remboursables des projets socialement innovants, correspondant à des besoins sociaux non satisfaits par le marché ou par les politiques publiques, pour des « tickets d’investissement » d’une taille minimale de 30 000 euros.- Des Prêts pour les Entreprises sociales et solidaires (PESS) : Bpifrance diffusera ces prêts bancaires auprès des entreprises de l’ESS, telles que définies à l’article 1er de la loi ESS, via des partenariats avec le réseau bancaire classique et les financeurs solidaires spécialisés. D’une durée de 5 ans, avec un différé de remboursement d’un an, ces prêts pourront atteindre des montants compris entre 20 000 € et 50 000 €, portés à 100 000 € en cas d’intervention de la Région. Ils financeront les dépenses liées au développement de l’entreprise ou à la réalisation d’un programme d’investissement. Ce programme est doté d’une capacité d’engagement « Bpifrance » initialement ciblée à hauteur de 50 millions d’euros pour les exercices budgétaires 2015 et 2016, soit plus 100 millions d’euros de prêts, en intégrant les co-financements. - Par ailleurs, Bpifrance mobilisera, via un fonds de fonds, une capacité d’investissement en fonds propres dans les entreprises de l’ESS et les entreprises recherchant un impact social, pour une capacité totale de l’ordre de la centaine de millions d’euros. Un tour de table est en cours de finalisation s’agissant du projet de fonds d’investissement dans des coopératives de croissance (projet dit « Impact coopératif »), dans lequel le Crédit coopératif et la Confédération générale des SCOP se sont engagés. Le tour de table constaté à ce jour fait état d’engagements fermes à hauteur d’au moins 50 millions d’euros. Les premiers financements mis en œuvre à partir de ces trois nouveaux produits interviendront au premier trimestre 2015.Enfin, la troisième étape s’appuiera sur la mobilisation des financeurs privés, en incitant les financeurs privés à structurer de nouveaux vecteurs d’investissement solidaire ou à amplifier les vecteurs actuels. Dans un communiqué du ministère, Carole Delga attend de ces acteurs et des investisseurs privés qu’ils soient classiques ou spécialisés dans le financement solidaire, «de prendre leurs responsabilités et de s’en saisir. A partir de cette mobilisation, pourront ensuite être encouragés la création de nouveaux fonds d’investissement en fonds propres, une amplification de la collecte de l’épargne salariale solidaire ou encore la création de nouveaux produits d’assurance vie solidaires», a-t-elle ajouté.