A une semaine de la présidentielle américaine, la probabilité d'une victoire du candidat républicain contribue à porter le dollar, les actions et le niveau des taux longs. Mais dans une économie en fin de cycle avec un marché bien valorisé, rien n'est écrit d'avance pour les investisseurs.
Le gouvernement travailliste de Keir Starmer présente ce 30 octobre son premier budget. Il entend relancer la croissance par l’investissement, mais doit composer avec de faibles marges de manœuvre. Sa chancelière Rachel Reeves veut changer la règle budgétaire.
Le sommet des Brics+ à Kazan en Russie a été l’occasion pour le groupe des plus importants pays émergents d’affirmer son ambition de proposer un système financier alternatif au dollar. Mais ces déclarations pèchent par l'absence de détails.
Six obligations ont été émises depuis le début de la semaine sur le marché euro, dont le «green bond» inaugural d’Iliad, et AccorInvest a placé une deuxième obligation en un mois. La forte demande a permis de resserrer les conditions de ces opérations.
Le groupe de services aux collectivités, récemment tombé en catégorie spéculative, a émis le premier «blue bond» sur le marché public en euros. L'opération a attiré une forte demande.
Les marchés de taux sont restés sous pression mardi après avoir nettement corrigé lundi, alors que les investisseurs anticipent un assouplissement plus progressif des banques centrales avec une économie américaine plus résiliente qu’attendu. Les élections américaines jouent également à la marge.
Les entreprises high yield se sont ruées cette semaine pour émettre de nouvelles obligations. Déjà neuf opérations sont annoncées, dont le premier green bond d'Iliad et le retour d'AccorInvest et de Picard, pour une année quasi record.
La saison des résultats trimestriels vient à peine de commencer avec son lot de déceptions et de sanctions boursières, principalement en Europe. Les pires depuis 2020. Mais pas de quoi faire dérailler le marché qui croit à un atterrissage en douceur de l'économie.