Les marchés américains raccourciront à «T+1» le rythme de règlement-livraison des titres à partir de mardi 28 mai. Ils risquent ainsi d’imposer cette nouvelle norme au reste du monde malgré les coûts et contraintes supplémentaires pour les investisseurs.
Alors que cela pourrait contrarier la banque centrale, les marchés continuent à vendre les taux japonais. Celui à 10 ans ayant dépassé 1% pour la première fois depuis onze ans.
La fragmentation créée par 28 dépositaires centraux différents entraînerait un coût des services de règlement-livraison bien supérieur à celui des Etats-Unis, estime notamment le rapport Noyer.
Un peu remontés depuis deux semaines, les prix des conteneurs du transport maritime avaient bien diminué entre fin février et fin avril et restent très inférieurs à leurs niveaux de 2022.
D’un côté, le marché primaire est structurellement réduit. De l'autre, les émetteurs atténuent la volatilité autour des périodes de remboursement anticipé.
La BCE ne devrait pas procéder à une deuxième réduction dès juillet, selon un principe de prudence qu’elle a défendu vendredi. Les craintes d’une divergence avec la Fed ressortent davantage du débat d’idées que des données.